6_ La vengeance des Sentry Buster
La dernière vague était plus dur que les autres une bonne dizaine de Spy avait été lâché sur le terrain et Pyro ne savait plus où donner de la tête. Tout le monde se méfiait de tout le monde mais lorsque le tank arriva, il fallut se regrouper. Soldier se prit un coup de couteau dans le bras en se retournant par hasard au bon moment alors qu'il cherchait ses munitions. Il put empoigner le robot déguisé et le jeter sous les chenilles du véhicule blindé. La ferraille craqua sous le poids important et l'ennemi mourut dans un cri sans sentiment.
-Allez les gars ! Ça fait quatre jours qu'ils nous collent au cul on va pas s'laisser faire ! encourageait le soldat.
-On est des bons, on est des bons, on est des bons ! fit Scout ramassant l'argent.
Enfin le tank explosa et les défenseurs profitèrent de la fumée pour se mettre à l'abri. Un Heavy géant accompagné de trois médecins à roue débarquaient devant la mine. Pyro appela son Medic et réussit à le convaincre de l'accompagner. Ils grimpèrent des escaliers de bois, se cachant de la vue de l'ennemi derrière les murs de quelques cabanes et arrivèrent sur le toit d'un des bâtiments Ouest. L'ennemi leur faisait dos. Aussitôt, l'Allemand compris ce que voulait faire le pyromane et il acquiesça d'un hochement de tête.
Ils sautèrent du toit le lance-flamme en avant, et, par un grand geste, tous les Medic mécaniques brûlèren en un instantt. Le brûleur-arrière était redoutable pour attaquer l'ennemi dans le dos. Pyro s'en prit alors aussi vite que possible au géant de fer qui s'embrasa à son tour. Bien entendu, il se retourna pour lancer une rafale sur son assaillant mais le petit démarreur de feu avait lui aussi son soigneur. Celui-ci lança son Übercharge et Pyro avançait autant qu'il le pouvait sous les balles, forçant sur la détente de son arme comme pour brûler plus fort. Enfin la tête du Heavy métallique explosa. Sniper avait profité de son immobilité pour lui tirer en pleine tête. Il salua même ses deux compagnons de loin puis s'arrêta, regardant vers l'horizon.
-Ces trous du cul ont mis l'paquet c'te fois… grommela Engineer.
-Ouais, mon pote, mais on les laissera pas passer ! Crois-moi ! le conforta l'Australien.
Douze Soldier et neuf Demoman à épée arrivaient au loin. Pyro et Medic s'étaient cachés contre la palissade de sécurité, attendant que l'ennemi atterrisse pour le calciner par surprise.
-Bon sang ! Pyro ! Mais qu'est c' tu fous ? grogna Dell entre ses dents.
-Ils ont pas dû voir c'qui arrivait, j'vais changer de poste et essayer d'les couvrir !
L'homme au fusil sniper descendit de son perchoir pour une nouvelle cachette d'où il voyait parfaitement ses deux coéquipiers. L'ennemi arrivait au compte-goutte mais les deux mercenaires commençaient à s'épuiser malgré le medigun. De plus, le pyromane allait manquer de munition. Sniper parvint à tuer deux Demoman d'un coup et siffla ses camarades en leur faisant signe de revenir. Ceux-ci se précipitèrent à l'abri, derrière la palissade ou se cachait déjà l'ingénieur. Après avoir repris son souffle, le médecin partit retrouver le Heavy en difficulté. Pyro resta avec le mécano, tirant de loin ses fusées de détresse pour endommager les hommes de métal.
-Tu prends trop d'risques, mon garçon, fait gaffe à toi ! le sermonna le Texan.
-Mmmmh ! Mhmhmhmh !
-Et t'prends ça bien toi ?!
Le jeune incendiaire lui tapota amicalement l'épaule et leva le pouce. L'autre lui répondit par un sourire puis mis son partenaire à terre.
-SNIPER ! hurla-t-il.
En effet, cinq faisceaux lumineux les cherchaient. L'un d'eux se déplaça pour contourner la palissade.
-Merde, merde, merde ! Damned !
Engineer reprit son fusil à pompe et tenta de toucher l'adversaire mais il ne fit que peu de dégât. Pyro sortit à son tour de sa cachette, ajusta son tir et « Pzziouuuuuuuuww ». Le tireur d'élite brûlait. Les autres manquèrent l'homme en combinaison ignifuge qui s'était de nouveau accroupi. Le mécano réapparut dans le champ de vision ennemi et acheva l'incinéré en deux tirs. Mais il fut trop lent à se cacher, une balle lui transperça l'épaule.
-HAAAH !
-DEMM ! s'épouvanta Pyro
-Haarh… C'est rien !
Il s'accroupit auprès de son distributeur qui le soigna, au grand soulagement du démarreur de feu. Ce dernier le regarda un moment. Il était étrange de voir cet ingénieur porter la chemise rouge de son équipe mais finalement, elle lui allait bien. Et puis, ainsi, il ne risquait pas de le confondre avec ces fichus robots.
-J'sais qu' t'aimes m'admirer, mon garçon, mais on a du pain sur la planche ! Crames-en un autre !
Pyro acquiesça et chercha sa prochaine cible, mais un tir l'obligea à se retrancher derrière la palissade. Il tira au passage sur un Soldier géant qui passait sur le côté, trop occupé par l'homme aux bombes pour remarquer les deux autres. Il tira une nouvelle fois et le géant explosa, libérant les billets verts de ses entrailles. Puis l'incendiaire se remit à la recherche des snipers ennemis. Le leur avait déjà abattue deux d'entre eux mais il devait s'occuper à présent de soigneurs mécaniques qui roulaient derrière deux Pyro géants. Il parvint à en trouver un et tira pour l'enflammer. Il lui envoya une nouvelle fusée et l'ennemi tomba.
-Bien ! Au suivant ! Il en reste combien ? demanda l'ingénieur.
Des tirs venant d'un peu partout obligèrent le Pyro à se recroqueviller derrière la palissade. Quatre autres tireurs d'élite étaient arrivés sur le terrain. Engineer frotta le dos de son compagnon totalement dépassé par cette surabondance d'ennemis.
-Allons, r'prend toi, petit ! Ça va l'faire j'te dis ! tenta-t-il. Ne t'décourage pas ! Combat avec moi !
Il sortit son dompteur, une petite machine qui lui permettait de prendre contrôle de ses tourelles et de tirer plus loin. C'était radical contre les robots, encore fallait-il que le manipulateur ne se fasse pas toucher. Dell prenait un risque en faisant ça, mais il le fallait. Il ignora la main qui agrippait sa salopette et commença à faire feu. Trois des robots moururent de ses tirs et il put en voir un autre tomber, la tête explosée.
D'un coup, tous les faisceaux lumineux bleus se réunirent sur le casque jaune. Pyro entreprit de faire tomber son coéquipier d'un coup de pied pour lui éviter le coup fatal. Deux balles avaient touché le casque sur le côté, mais rien de bien grave.
-Bon sang ! Pour un peu s'en était f'ni d'moi ! T'mas sauvé, héhéhé !
Il tourna son visage vers le pyromane pour le remercier d'un sourire et alors il la vit. Depuis tout ce temps, ils s'étaient concentrés sur les Sniper et avaient totalement oublié les Sentry Buster. L'une d'elle se tenait là, entre l'ingénieur et la tourelle. Il était trop tard, la tête de la bombe commençait déjà à tourner et Dell était incapable de se relever et de fuir en si peu de temps.
Alors Pyro se positionna devant lui
-Je te protégerai, Dell, jusqu'à la mort.
Silence…
Le noir total…
Néant…
…
Enfin, un sifflement.
Une lumière pâle.
Une odeur âcre et un goût amer dans la bouche.
Dell rouvrit les yeux en battant des paupières. Il reprit peu à peu connaissance malgré un blast auriculaire qui l'étourdissait. Il regarda un peu autour de lui, histoire de se situer, et remarqua qu'il était toujours sur le toit, adossé contre le mur en bois d'une des deux tours du bâtiment. Il n'entendait absolument rien, impossible de savoir si le combat était finit ou non. Dans tous les cas, il n'y avait plus Sniper après lui.
Il toussa et voulu frotter son front de sa main droite, comme il le faisait habituellement mais… sa tête ne rencontra pas sa main.
L'air benêt, il baissa les yeux sur son bras et mis quelques secondes avant de réaliser qu'il n'avait plus qu'un moignon sanglant au bout du bras.
Il déglutit.
Il ferma ses yeux aussi fort qu'il le pouvait. Il se sentit défaillir mais il se força à rester conscient, il le fallait. Tout cela ne pouvait être qu'un mauvais rêve après tout !
Il rouvrit ses yeux. Sa main avait belle et bien été emportée durant l'explosion. Il hurla. Il hurla de peur et de douleur serrant son bras contre son ventre. Il serrait les dents à s'en faire mal à la mâchoire et retenait ses larmes.
-AAAaaaahhaaaaaah… Bon Dieu ! HMMMMh ! Faut qu'j'arrête… aaaaaaaaah… Allez mon vieux uuuheuheuuu… PUTAIN BOUGE-TOI !
Ses larmes l'aveuglaient et il avait du mal à détacher sa ceinture. Il s'énerva contre la boucle en geignant et parvint enfin à tirer la lanière de cuir de sa salopette. Il l'étendit sur sa jambe, se pencha pour poser son bras amputé en travers et reboucla la ceinture aussi serré que possible. Il n'y avait pas que Medic qui sache faire des garrots.
Puis il écarta les bras, ferma les yeux et respira fort. Il essayait de se calmer et de ne plus penser à la douleur ainsi qu'à sa main manquante. Il renifla un bon coup et essuya ses larmes de son autre main.
Alors il revit Pyro faisant face à la bombe. Offrant son corps en guise de bouclier devant lui bras écartés. Il revit ce masque relevé au-dessus de sa bouche et se remémora ses lèvres blessées qui lui marmonnaient…
Il ouvrit les yeux et se redressa dans un geste de panique.
-Pyro ?! Pyro, mon garçon, où es-tu ?! PYRO !
Il parvint à se lever, encore un peu sonné et balaya le toit du regard. Il aperçut les débris de ses bâtiments et ceux de la Sentry Buster mais pas de pyromane. Il se tourna pour regarder entre les tours et vit un corps allongé sur le côté non loin du bord. Il lui faisait dos mais il reconnut les bouteilles d'air grises et jaunes. L'ingénieur poussa un soupir de soulagement, tituba jusqu'au démarreur de feu et s'agenouilla auprès de lui.
-Oh, petit, tu m'as fait une de ses pe…
Sa main trembla sur le bras du corps inerte.
Il était criblé de débris métalliques et sa jambe droite comportait un angle supplémentaire. Les planches du toit buvaient le sang qui se déversait doucement de ses plaies. Alors le masque à gaz bougea, se tournant faiblement vers le mécano horrifié à la vue du sang qui dégoulinait du filtreur. Il n'entendait pas le sifflement difficile de sa respiration mais il voyait les côtes se soulever par à-coup.
Cette fois Dell pleura pour de bon :
-Non, non, non, non, non ! Ce… C'pas possible, non ! Damned tu n'peux pas… Pas maintenant… J't'en prie…
Il tira le corps à demi conscient contre lui et s'adossa au mur le plus proche, assit dans le sang de son compagnon. Il câlina Pyro, déversant ses pleurs et ses plaintes. Il hurla sa tristesse, jura contre un destin si cruel, il s'égosilla jusqu'à en avoir la voix cassé.
Les larmes tombaient sur le masque endommagé par l'explosion il n'y avait plus de verre.
Les gouttes d'eau délicatement salées venaient couler sur les paupières closes. Engineer sentit un mouvement et tourna son attention vers les yeux de son compagnon. Il avait déjà vu l'œil aveugle à la peau torturée mais il n'avait encore jamais vu l'autre côté. Un rond de peau blanche au milieu de laquelle brillait faiblement un œil bleu clair entouré de paupières rosées. Le pyromane contempla une dernière fois le visage de son amant avant de refermer les yeux.
-NON, PYRO ! Non j't'en prie, bat-toi ! Je t'aime, t'entends ça ?! Je t'aime, j'veux qu'tu restes 'vec moi ! J'veux… J'veux pas… que… tu meurs…
Il ne put parler plus, ses sanglots avalaient ses mots. Il serra un peu plus son partenaire et pleura de plus belle, penché sur le corps entre ses bras. Jamais il ne s'était sentit aussi seul et perdu, jamais il ne s'était sentit aussi brisé et malheureux.
Soudain il perçut de faibles bruissements au loin.
-MEDIIIIIIIIIC ! MEEEEDDIIIIIIIIIIIIIC ! cria-t-il d'une voix déchirante.
Soldier arriva, suivit de Sniper et Medic. Ils le trouvèrent assis sur le sol rougit, pitoyable, serrant contre lui le corps sanguinolent du pyromane en pleurant toutes les larmes de son corps.
Il lui avait fallu trois jours pour que son bras guérisse totalement avec le médigun. Mais il n'arrivait toujours pas à se faire à son moignon. Ses collègues non plus d'ailleurs, surtout le Scout qui faisait une mine dégouté chaque fois qu'il posait les yeux dessus.
Cela faisait cinq jours que les robots n'avaient pas attaqués et l'équipe restait donc à la maison, chacun s'occupant comme il le pouvait. Les autres mercenaires n'osaient toujours pas parler à l'ingénieur ; le pauvre homme ne dormait pratiquement plus et ne mangeait pas plus que ça et si quelqu'un avait le malheur de lui proposer un remontant il le renvoyait sèchement. Il restait des heures assis sur une chaise dehors sous le haut-vent, Balloonicorn sur ses jambes, sans dire un seul mot, le regard perdu dans le vide. La nuit, il pleurait assis contre le mur de sa chambre comme lorsqu'il tenait encore Pyro dans ses bras. Il ne dormait qu'entre 14h et 16h à l'infirmerie. Ce laps de temps correspondait aux deux heures de visite quotidienne que Medic lui accordait auprès du Pyro. Engineer prenait alors un tabouret pour s'asseoir auprès du lit de son amant toujours inconscient et s'effondrait la tête sur le matelas. Le médecin le laissait faire car il n'y avait que comme ça qu'il dormait depuis la dernière bataille.
Un soir cependant, Medic vint le trouver sur sa chaise dehors.
-Engineer ?
-Quoi…
-Arh… je suis désolé…Scheiße… fit le médecin en serrant les poings.
-Si c'est encore pour tes médocs, j'en veux pas…
-Non, non… soupira l'Allemand.
-Alors quoi ?! commença à s'énerver l'ingénieur.
-Pyro… est… il est mort…
Dell ferma les yeux.
-Je suis… Arh verzweifelt… je suis vraiment navré j'ai…
-Va-t'en…
-Engineer…
-VA T'EN J'TE DIS ! FAUT TE L'DIRE COMBIEN DE FOIS ?!
Medic s'empressa de rentrer à nouveau et une fois derrière la porte il soupira :
-Pauvre homme…
Dehors, le Texan balança sa chaise ainsi que sa clef à molette. Il donna de violents coups de poing dans la poutre du haut-vent jusqu'à la faire craquer, puis il empoigna la peluche et… il s'arrêta. Il regarda le petit ours dans sa poche, puis la licorne rose.
Des larmes roulèrent sur ses joues et il se mit à geindre tout en serrant Balloonicorn aussi fort que possible :
-Pourquoi toi…
Il jeta un coup d'œil aux fenêtres de la maison, puis il se détourna et pris le chemin du terrain. Il avait besoin de marcher, d'être seul, de respirer pleinement l'air nocturne sans être dérangé. Il ne voulait que la lune comme témoin de ses pleurs.
L'homme anéanti marcha jusqu'au bâtiment ou avait explosé la Sentry Buster. Il n'osa pas aller sur le toit, ce n'était pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.
-Pyro… J'sais pas si j'arriverai à… à me battre sans toi, j'crois que… que j'ai… ai p'us envie d'me battre, sanglotait-il.
Il couvrit ses yeux de son unique main et se mordit la lèvre inférieure pour retenir quelques hoquets. Il resta longtemps ainsi, debout au milieu de la grande allée qui menait à la mine. Une fois calmé et épuisé, il reprit lentement le chemin du retour, épaules voutées, regard baissé.
Mais lorsqu'il passa devant le bâtiment de la base il entendit un grincement. Il s'arrêta. Le bruit recommença mais il n'y avait rien autour de lui. Peut-être dans l'entrée de la fabrique ? Curieux, Dell ouvrit l'un des rideaux de fer, entra et s'arrêta, son poing en avant au cas où. Ses yeux s'habituèrent à la pénombre et il put voir quelque chose se tenant recroquevillé au milieu de la pièce sombre. Il crut d'abord qu'il s'agissait d'un robot mais la chose poussa un nouveau son qui ressemblait d'avantage à un gémissement.
-Pyro ? souffla-t-il.
Le masque à gaz se redressa vers lui et le pyromane voulu se relever mais il retomba. Engineer réalisa ce qui se passait et il accourra, se laissant glisser à genoux pour serrer son Pyro dans ses bras. Celui-ci se recroquevilla pour être blottit contre son amant, encore tremblant de peur. Il marmonna quelques choses dans son masque en pleurant mais le mécano réussit à comprendre : « J'ai si peur tout seul dans le noir, suis-je perdu pour toujours ? Je n'existe plus ?! Je suis dans les Limbes ? Pourquoi es-tu là ? Tu es une illusion c'est ça ?!».
Il était encore affolé par son aventure dans le Respawn et sa réapparition solitaire. Alors comme à leur rencontre, Dell lui fit d'une voix douce :
-Chhhhhht, là, y a pas d'soucie, t'es p'us tout seul, on est tous les deux, tout vas bien, mon garçon, d'accord ? J't'entends, j'te vois, c'est promis, tu vie, parole de Texan !
Il lui caressa la tête en gardant ses yeux fermés pour savourer le moment et il soupira :
-Dieu soit loué !
-Mhu mplluumrrh ? fit la petite voix étouffée.
-Oui, mon garçon, je pleure parc'que j'suis heureux que tu sois rev'nu à la vie !
-Meeh fwih fifaaanh ?
-Oui, l'Respawn marche ! Oh Pyro, t'imagines même pas à quel point j'suis heureux !
-Vufkh ah mah morrh, veuh mee dih…
-Ouais, bah ne r'fait p'us jamais un coup pareil quand y'a p'us d'Respawn ! le gronda-t-il.
Un rire timide fut sa demande en pardon puis les mains gantées vinrent s'agripper à la chemise rouge. Comme il était heureux de sentir contre lui un cœur qui bat. Et ce sentiment était partagé. Il n'y avait plus qu'à annoncer la bonne nouvelle au reste de l'équipe. Dell aida Pyro à se relever car il n'avait pas encore recouvré toutes ses forces et il le soutint jusqu'à la maison.
Ils furent accueillit par des cris de joie et quelques larmes. Tous étaient heureux de voir leur Pyro de retour. Même Soldier qui lui offrit une accolade à laquelle se joignirent tous les coéquipiers.
Cette nuit-là, Pyro dormit dans le même lit que l'ingénieur, pelotonné contre lui. Il regarda longtemps son sourire qu'il avait cru perdu à jamais. Son sourire qui le faisait fondre, rire, rougir et frissonner. Son sourire qui l'avait rendu amoureux et hypnotisé depuis deux mois. Jamais il n'avait été aussi heureux dans toute sa carrière.
FIN
