Hey ! Hum… Je suis peut-être un petit peu en retard… *rire innocent* Je suis désolée, mais en ce moment je ne vais jamais sur FF donc je ne poste pas, et je ne lis presque rien… Pardonnez-moi :(
ClaireR5er : Tu verras pour le Sebandler, je ne préfère rien dévoiler pour l'instant ! Oui, Sebastian parle de 6 car en vérité il s'est juste trompé sur le numéro que porte Chandler, il n'a pas trop prêté attention à son numéro, tout ce qu'il voulait c'était le corps de Chandler pour quelques heures, voire plus… x)
Nick ouvrit les yeux. Il vit tout d'abord une chevelure blonde puis le corps tout entier de Jeff, qu'il tenait dans ses bras. Il ne put s'empêcher de sourire. Il embrassa Jeff dans le cou, ce qui eut pour effet de le réveiller.
– Oh, j'ai dormi là, on dirait, murmura-t-il.
– Oui…
La porte de leur cellule s'ouvrit. Ils sursautèrent et se lâchèrent instantanément. Le gardien les emmena aux vestiaires. En chemin, ils ne purent s'empêcher de fixer Chandler. Celui-ci paraissait encore plus surexcité et joyeux que d'habitude. Mais, en même temps, il semblait autre part. Il regardait pensivement devant lui, rêveur. Il ne leur parla que très peu, ce qui était très inhabituel. Nick se retrouva à travailler avec Sebastian. Il faillit s'enfuir à toutes jambes mais ne fit rien.
– Salut, Numéro 3 ! murmura gaiement le grand brun. Je sens que tu es content de travailler avec moi !
Alors qu'il allait partir avec le Numéro 33, Nick croisa le regard vert de Jeff. Ses lèvres remuèrent légèrement. « Courage. » Le brun lui sourit pour toute réponse.
– Amène-toi au lieu de faire les yeux doux à Justin Bieber.
Ils allèrent dans les cuisines. Ils avaient pour tâche de préparer à manger pour tout le monde, ce qui était un grand travail.
Nick commença à couper le pain et à passer les morceaux à Sebastian, qui étalait du beurre dessus ainsi que du jambon et de la salade. Ils firent ces mêmes gestes durant toute la matinée.
– Dis-moi, Numéro 3 ?
– Quoi ? marmonna le brun.
– Tu sors avec Numéro 6 ?
– Non. Pourquoi tu me demandes ça ?
– Tu t'es fait tabassé à sa place, l'autre jour. Si ça c'est pas une preuve d'amour.
– T'y connais rien. De toute façon, le jour où tu te feras tabasser pour Chandler, il neigera en août.
Sebastian allait répliquer mais referma la bouche. Nick se mordit la lèvre. Il avait parlé sans réfléchir. Il n'aurait pas dû.
– Qui est Chandler ? dit Sebastian au bout d'un moment, en plissant les yeux.
– Joue pas au plus con avec moi. Tu sais très bien ce que je veux dire.
– De quoi tu parles ?
– Sebastian, je suis au courant.
– Et au courant de quoi ?
– Que tu couches avec Chandler.
– Je ne-
– Oh, pardon, le coupa-t-il. Vous êtes seulement des sex friends.
Le grand brun écarquilla les yeux. Au bout de plusieurs secondes, il lâcha son couteau et empoigna Nick par le col de son t-shirt. Il le plaqua contre le mur. Son regard était planté dans celui du plus petit. Ce dernier était terrifié. Il savait très bien de quoi le Numéro 33 était capable. Il chercha à se justifier :
– J'étais dans les couloirs, hier, quand vous-
– Non. Tais-toi.
– Pourquoi ?
– Personne ne doit savoir. Personne.
Sebastian avait parlé d'un ton menaçant et enragé mais son visage exprimait plutôt de l'inquiétude. Nick crut déceler de la peur dans son regard. Il semblait même fragile, faible.
– Je ne dirai rien, c'est promis.
Sebastian le fixa intensément. Il le lâcha et le plus petit tomba à terre. Après qu'il se soit relevé, le grand poursuivit :
– Nicholas, c'est sérieux. Ils me tueront s'ils savent que je suis… comme ça.
Il l'avait appelé « Nicholas ». Il l'avait appelé par son prénom. Comment le connaissait-il ? Nick leva les yeux vers lui. Il pouvait presque sentir la crainte de Sebastian.
– Pourquoi ? demanda timidement le plus petit.
– Il y a trois règles primordiales. Règle numéro 1 : pas de pitié. Règle numéro 2 : être craint de tous. Règle numéro 3 : tabasser n'importe qui (surtout ceux qui sont différents ou plus faibles), récita-t-il.
– Mais qui a osé établir des règles pareilles.
– Puck. Numéro 13, si tu préfères.
Nick, qui avait recommencé à couper le pain, déglutit. Qu'est-ce qu'il serait devenu si Puck et sa bande avaient su qu'il était gay ?
– Pause de midi ! leur cria un geôlier. Rangez le matériel. Après, vous pourrez sortir.
Sebastian et Nick restèrent donc. Pendant que le petit rangeait les aliments, le brun lui dit :
– Tu comprends mon dilemme ?
– Oui. Mais pourquoi est-ce que tu as rejoint leur bande ?
– Je me sentais important dans leur groupe. Je servais enfin à quelque chose.
– Tu terrorises tout le monde.
– Je sais. Mais c'est la seule chose que je sais bien faire.
– C'est faux. Chandler avait l'air de bien s'amuser, hier.
Nick crut voir le grand rougir.
– Ouais, grommela-t-il en reprenant son air sérieux. Mais je n'ai pas le droit d'être avec lui. J'aimerais tellement, pourtant.
– Peut-être que si tu sortais du groupe… ?
– Ils me tueraient.
Nick voulait vraiment l'aider. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Au fond, Sebastian devait être gentil. En plus, il était gay lui aussi.
Sebastian s'assit contre un mur et prit sa tête entre ses mains. Nick, continuant de ranger, ne prêta pas attention à lui.
– La seule chose que je puisse faire, c'est de continuer de voir Chandler en cachette.
Nick acquiesça. Soudain, il demanda :
– Sebastian ?
– Mmh ?
– Est-ce que ça veut dire que si ta bande et toi appreniez qu'il avait des gays dans la prison, vous vous précipiteriez sur eux pour leur faire mal ?
– En gros, oui. Les autres trouvent ça marrant de frapper des gays.
Nick soupira en baissant les yeux. Sebastian lui jeta un regard empreint de doute.
Quelques minutes plus tard, ils partirent dans la cour. Nick s'assit près de Jeff et Chandler – David et Wesley mangeaient sur-place, dans un chantier. Le petit blond fixait Sebastian. Le grand brun faisait de même. Puis Nick croisa le regard du Numéro 33. Celui-ci sourit faiblement et baissa les yeux.
– Ça crève les yeux qu'ils s'aiment, murmura Jeff à l'oreille de Nick.
Le brun se contenta de hocher la tête. Il ne lui dit rien de sa conversation avec Sebastian. Il ne voulait pas l'effrayer. Nick retourna dans sa cellule. Tout en attendant que Jeff finisse son travail, il réfléchit.
Il pensa d'abord à Fabian, à combien le garçon lui manquait. Bien sûr, il savait pertinemment qu'il ne pourrait jamais le revoir. Fabian n'était plus de ce monde. Mais il aurait tout donné pour le revoir rien qu'une journée, une heure, une minute, ou même une seconde. Ce garçon avait été son tout premier amour. L'amour de sa vie. Même si ses parents l'avaient jeté dehors, Nick avait trouvé une famille, et cette famille c'était Fabian. Son Fabian. Nick se dit qu'avec le temps, si Fabian n'était pas mort, ils auraient pu se marier et – peut-être – avoir un enfant. Le brun avait toujours voulu être père. Il y avait cru, pendant toutes ces années près de Fabian. Mais il devait se résoudre à dire que jamais plus il ne pourrait envisager quoi que ce soit avec son défunt petit ami. Fabian était parti trop tôt, beaucoup trop tôt.
Ensuite, il pensa à ses parents. Depuis qu'il était enfant, il vivait avec son père. Il n'avait jamais connu sa mère – qui était morte alors qu'il savait à peine marcher – et il n'avait personne d'autre. Son père, une personne très fière et arrogante, lui avait mené la vie dure. Il l'avait élevé avec autorité, pour qu'il reprenne sa suite dans sa carrière de banquier. Nick avait toujours été un garçon très sage. Il avait écouté son père et lui avait obéi. Le seul hic, c'était qu'il était chrétien. Et dans la religion du christianisme, les homosexuels ne sont pas les bienvenus, pas vrai ? Quand Nick lui avait annoncé qu'il était gay, son père l'avait directement mis à la porte sans chercher à comprendre le pourquoi du comment. En larmes, Nicholas s'était réfugié chez son meilleur ami et il avait rencontré Fabian. Même si l'acte de son père lui avait permis de rencontrer la personne la plus extraordinaire du monde, le garçon regrettait un peu de ne plus pouvoir parler avec l'unique membre de sa famille qui lui restait. Il aurait aimé partager plus de moments avec lui. Regarder des matchs de foot – même si Nick haïssait ça –, aller à l'église – même si c'était une honte qu'un homosexuel entre dans ce lieu sacré. Pour Nick, Dieu n'existait pas. Ça ne pouvait être autrement. Après tout, si Dieu n'aimait pas les gays, pour les avait-il créés ?
Enfin, il pensa à Jeff. Jeff qu'il aimait comme un frère. Bien qu'au début ils n'aient pas été en bons termes et qu'il l'ait rejeté, Nick avait toujours apprécié le garçon. Ils avaient le même vécu. Tous deux avaient été victimes de la même injustice et du même traumatisme. Ils avaient été jugés, à tort, pour le crime de la personne qui comptait le plus à leurs yeux. Pourtant, ils avaient réussi à surmonter l'épreuve, grâce à l'instinct de survie. Mais à quoi bon vivre dans un monde où la personne que vous aimez n'est plus là ? Tout ça, les deux hommes y avaient pensé à un moment ou à un autre. Ils avaient tous les deux pensé à se tuer, à tout abandonner. Mais ils avaient continué, ils étaient restés forts, ils avaient tenu bon. Parce que maintenant, ils étaient là l'un pour l'autre, ils étaient des amis. Nick ne pouvait imaginer un monde sans Jeff, Jeff ne pouvait imaginer un monde sans Nick. Ils étaient, grâce à leurs passés communs, devenus très proches. Ils se soutenaient mutuellement, se comprenaient mieux que personne. Nick savait quand Jeff n'était pas bien et inversement. Ils se réconfortaient comme ils pouvaient. Nicholas aurait aimé qu'ils se rencontrent dans d'autres circonstances. Par exemple, ils auraient pu se rapprocher autour d'un café ou bien dans un bar gay. Mais le destin en avait décidé autrement. Ils étaient condamnés à vivre cette amitié dans une prison, pendant encore quelques années. Nick se surprit à s'imaginer, une fois sorti de prison, vivre aux côtés de Jeffrey dans une maison. C'est vrai, ils avaient beaucoup de points communs et s'entendaient parfaitement bien. Nick aimait vraiment Jeff. Mais il ne pouvait pas oublier Fabian. Le brun savait qu'il devait passer à autre chose, mais la cicatrice qu'il avait laissée n'avait toujours pas guéri. Il avait toujours du mal à parler de lui, c'était dur, mais il savait que Jeff prendrait le temps de l'écouter. Après tout, il l'avait toujours fait. Peut-être qu'en fin de compte, Jeff et lui pourraient être plus qu'amis ? Non pas que Nick était amoureux du blond, mais il l'attirait étrangement. Le brun secoua vivement la tête. Non. Il ne devait pas penser à Jeffrey de cette manière-là. Ils étaient amis, seulement amis, rien de plus. Il ne devait pas oublier que son cœur était fidèle à Fabian. Fabian qui avait été tout pour lui : son ami, son confident, son petit ami, son fiancé, tout. Fabian était son véritable amour. Personne ne pourrait le lui faire oublier. Pas même Jeff.
– Nick ? Tout va bien ?
Le brun se redressa sur ses coudes. Jeffrey venait de rentrer dans la cellule, et il le regardait bizarrement.
– Oui, pourquoi ?
– Tu parlais tout seul.
Nick rougit. Est-ce que le Numéro 6 avait entendu ce qu'il avait pensé ? Mieux valait que non. Le blond s'assit sur son lit. Il fixait le sol. Il leva un moment les yeux pour planter son regard vert dans celui de Nick. Il dit un instant après :
– Nick, tu sais, avant qu'on découvre la liaison de Sebastian et Chandler, je voulais te demander quelque chose…
– Qu'est-ce que c'est ?
– Est-ce que tu penses que… Tous les deux, on est comme des amis ?
– Bien sûr qu'on est des amis !
– Oui, fit le blond en rougissant, mais je n'ai jamais eu de relation comme la nôtre avec mes autres amis. Je veux dire, ce qu'on partage tous les deux, c'est assez spécial. Je te vois à la fois comme un frère et un meilleur ami…
Nick, touché par sa révélation, se leva de son lit et alla avec Jeff. Il entoura ses épaules avec son bras et posa sa tête dans le creux de la clavicule du Numéro 6.
– Tu es mon meilleur ami, Jeffrey, souffla-t-il.
Le blond se serra contre lui.
– Toi aussi.
Nick leva les yeux vers lui. Puis il déposa un baiser sur sa joue. Rougissant, Jeff sourit et caressa le dos de la main du garçon, qu'il tenait dans la sienne.
Après avoir mangé un bout, les deux hommes s'allongèrent dans le lit de Nick et s'endormirent l'un dans les bras de l'autre, exténués.
Mes petites questionnettes : Qu'avez-vous pensé de la conversation entre Sebastian et Nick ? Pensez-vous que Sebastian aime vraiment Chandler ? Que pensez-vous des règles instaurées par Numéro 13 (Puck) ? Comment avez-vous trouvé le petit moment « à l'intérieur de la tête de Nick », quand il réfléchit à Fabian, ses parents, et Jeff ? Lequel des trois paragraphes étaient le plus touchant, d'après vous ? [Autant vous dire mais j'ai l'impression de préparer un contrôle de français là, avec toutes mes questions xD Dîtes-moi si vous préférez que j'arrête !]
