Hola, gentes :) Désolé je sais que c'était hier que je devais poster mais j'ai totalement zappé... J'su pardon...
ClaireR5er : Pour la relation Sebandler tu verras ça un peu plus tard :) Haha toi aussi tu te fais des monologues intérieurs comme Nick ? Ça m'arrive rarement à moi, mais ça m'arrive !
Bonne lecture à tous !
Le lendemain matin, le brun ouvrit les yeux et sourit quand il vit son meilleur ami dans son lit. Ça faisait le deuxième soir qu'ils dormaient ensemble. Ça ne plaisait pas tellement au Numéro 3. Il appréciait d'être près de Jeff. Nick observa pendant plusieurs secondes le visage endormi du blond. Il posa ensuite sa main sur sa joue, la caressant de son pouce.
– Nick, ta main est froide…, grommela-t-il dans son sommeil.
– Pardon, souffla-t-il en retirant sa main de sa joue.
Les paupières de Jeff s'ouvrirent lentement et il plongea son regard vert dans celui, marron, de Nicholas. Jeffrey sourit. Mais Nick ne lui rendit pas ce sourire.
– Jeff, il faut que je te dise quelque chose.
Le blond l'incita à poursuivre d'un hochement de tête.
– Sebastian m'a dit un truc important. Et ça nous concerne, toi et moi.
Le Numéro 6 s'appuya sur son coude en se redressant.
– Qu'est-ce que c'est ?
– Il a dit que la bande de Numéro 13 adorait tabasser les gays.
– En quoi ça nous concerne ?
– Jeff, tu sais très bien de quoi je parle. S'ils apprennent un jour qu'on est gays, ils nous feront du mal !
– Ils ne le sauront jamais, ne t'en fais pas…
– Ecoute, personne ne sait pour moi à part toi, David et Wes.
Jeff sourit faiblement et répondit :
– Tu es le seul qui sache pour moi. En fait, tu es le seul en qui j'ai assez confiance pour le dire.
Nick caressa le dos de la main du blond.
– Jeff, il ne faut le dire à personne, tu m'entends ? Tu sais de quoi ils sont capables. J'ai encore des bleus de la dernière fois.
– Et j'en suis tellement désolé, Nick. Mais je ne dirai rien, c'est promis.
Nick se pencha doucement vers le blond et l'embrassa sur la joue. Ce dernier rougit légèrement et serra la main du brun.
Un peu après, le gardien les mena jusqu'aux vestiaires. Alors que Nick se séchait les cheveux avec sa serviette, Chandler s'approcha doucement de lui.
– Nicholas ? Je peux te parler ?
– Euh, ouais, bien sûr, vas-y.
Le brun remarqua que Jeff, tout en se brossant les dents, les observait dans le miroir.
– … En privé.
– Oh. Euh, d'accord.
Le blond attendit patiemment que Nick enfile un jean gris serré et un t-shirt blanc – avec le numéro 3 écrit dessus en noir – puis l'emmena dans un endroit où personne ne pouvait les entendre.
– Sebastian m'a dit que tu savais pour nous.
Nick hocha la tête.
– S'il te plait, ne le répète à personne !
– Ne t'en fais pas. J'ai promis à Sebastian que je tiendrai ma langue.
– Merci… Je ne veux pas qu'ils me frappent. Surtout si c'est Sebastian. Je ne le supporterais pas.
Nick posa sa main sur son épaule.
– Ne t'inquiète pas, Chandler. Tout ira bien.
Le blond acquiesça lentement et les deux hommes se dirigèrent vers le gardien qui les attendait.
– Vous en avez mis du temps, grommela ce dernier.
Ce jour-ci, Nick devait nettoyer les cellules de plusieurs des secteurs, en compagnie de Jeffrey. Ils commencèrent par le secteur A.
– Je me demande ce qu'ils font pour laisser des draps aussi dégoûtants ! grommela Jeff en mettant des draps destinés à être lavés dans une corbeille, pendant que Nick en mettait des propres.
Nicholas haussa les épaules. Ils continuèrent leur besogne dans le silence, jusque dans le secteur C – leur secteur. Ils arrivèrent dans la chambre de Chandler.
– Tiens, dit Nick, on dirait qu'il a oublié de fermer son tiroir.
Le brun s'approcha de la petite table de chevet et ouvrit le tiroir. Elle contenait un livre, une photo et un petit mot. Le livre s'intitulait « Entre la vie et la mort » la photo représentait Chandler en compagnie d'une fille qui lui ressemblait beaucoup le petit mot indiquait : Ce soir, 19:30, secteur F. Je t'aime –S.
– Ça ne serait pas de Sebastian, par hasard ? demanda Jeff, qui s'était penché par-dessus l'épaule de Nick pour voir.
– Si, sûrement.
– Mais pourquoi Chandler ne se fait pas frapper par…
Il n'eut pas besoin de terminer sa phrase pour que Nick comprenne.
– Tu crois vraiment que Sebastian va aller le dénoncer à sa bande ?
– Ben…, fit le blond, se rendant compte de la stupidité de sa question.
– Qu'est-ce que tu peux être bête ! dit le brun pour le taquiner.
Les deux garçons sortirent de la cellule de Chandler puis le Numéro 6 demanda :
– Tu penses que c'est ce soir leur rendez-vous ?
– J'en sais rien et je n'ai pas envie de savoir, si c'est aussi gênant que l'autre jour.
– Moi non plus ! assura son ami.
A midi, ils partirent manger dans la cour. Jeff, Nick et Chandler fixaient pensivement le groupe de Numéro 13. Sebastian, qui était appuyé contre un mur, tourna légèrement la tête vers eux. Aucun des trois ne bougea. Le grand châtain fit un petit sourire à Chandler, adressa un hochement de tête à Nick et ne regarda même pas Jeff.
Le soir, en rentrant dans leur cellule, exténués d'avoir dû faire les lits des secteurs A à L, les deux détenus se jetèrent sur leurs lits.
– Nick ?
– Mmh ?
– Est-ce que j'ai le droit de savoir ce que tu as dans ton tiroir ?
Le brun leva la tête de son oreiller et la tourna en direction du blond.
– Oui, bien sûr. Viens ! Je vais te montrer.
Le blond, un sourire aux lèvres, sauta de son lit pour rejoindre celui de son meilleur ami. Nick se pencha et prit quelque chose dans son tiroir. C'était le livre « Roméo et Juliette ». Il sortit autre chose. C'était une montre en cuir marron, elle avait l'air ancienne.
– Waouh, elle est belle, commenta le Numéro 6. Pourquoi tu ne la portes pas ? Elle t'irait bien.
Nick haussa les épaules.
– Elle appartenait à Fabian.
Jeff posa une main réconfortante sur l'épaule du brun. Celui-ci prit autre chose dans son tiroir. C'était un bracelet. Il était en argent. Il portait la lettre « N ».
– Celui-ci était à Fabian, expliqua Nick en montrant le bracelet. Et lui, c'est le mien.
Il remonta la manche de son t-shirt, découvrant exactement le même bracelet, mais avec la lettre « F ».
– Je nous les avais offerts à nos cinq ans, on venait juste d'emménager dans notre maison.
Jeff posa sa tête dans le creux de l'épaule de son ami. Nick passa à l'objet suivant. C'était une sorte de torchon, ou de serviette usée.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Jeff, intrigué, en relevant la tête.
Nick sourit puis rit.
– C'est mon doudou.
Jeff le regarda, se demandant s'il plaisantait ou non.
– Tu as encore un doudou ?
– Oui, je l'avais quand j'étais bébé. C'est ma mère qui me l'a donné. Je ne l'ai jamais quitté, parce qu'il sent encore son odeur. Tu sais, les mères imprègnent leur odeur dans le doudou de leur enfant pour qu'il se sente en sécurité et tout… ?
– Ouais.
– Ben, il m'arrive encore de… tu sais… prendre ce doudou, d'enfouir ma tête dedans et de respirer… Juste pour me souvenir de ma mère.
Jeffrey ne dit rien, il se contenta de hocher la tête. Il passa son bras autour des épaules du brun. Nick posa sa tête contre celle de son ami. Il respira une dernière fois le doudou et le posa sur son lit. Il sortit une dernière chose du tiroir. C'était des photos. Il y en avait une demi-douzaine.
Sur la première, on voyait un couple tenant un bébé dans ses bras. L'homme était assez petit, brun à la peau mate. La femme était blonde et plutôt pâle. Le bébé dormait dans les bras de sa mère. Les deux parents souriaient.
– C'est toi ? demanda Jeff, même si la réponse était évidente.
– Oui, j'avais trois jours.
La seconde photographie représentait Nick, vers huit ans, souriant de toutes ses dents, un grand gâteau avec des bougies devant lui.
– Ça, c'était à mon anniversaire. Papa m'avait offert un avion télécommandé, je m'en souviens.
Jeff sourit. Il prit la photo entre ses mains et dit :
– Tu étais mignon.
Nick rougit.
– Et maintenant ? demanda-t-il timidement.
– Encore plus, assura le blond dans un sourire.
Le visage du brun devint écarlate et il se mordit la lèvre. Alors Jeff le trouvait mignon ?
Sur la troisième photo, Nick avait environ dix-neuf ans. Il était sur une scène, un micro devant lui, une guitare dans les mains. Il avait l'air en train de chanter.
– Tu sais chanter ? s'étonna le blond.
– Oui, j'adore ça. Mais ça fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de le faire.
– Moi aussi, j'adore ça.
Ils se sourirent puis passèrent à la photo suivante. Il y avait dessus un homme que Jeffrey ne connaissait pas, grand, à la peau mate, aux cheveux châtains, aux yeux bleus, qui souriait.
– Qui est-ce ? demanda Jeff, même s'il pensait connaître la réponse.
– Fabian.
– Il est magnifique, murmura Jeff.
Une larme coula sur la joue de Nick. Le Numéro 6 leva les yeux vers lui puis essuya la larme avec son doigt. Nick se colla contre son ami en réclamant un câlin. Jeffrey posa la photographie et prit délicatement le garçon dans ses bras.
– Il était si beau, si beau… Je ne le méritais pas… Je n'étais pas assez bien pour lui…
– Je t'interdis de dire ça. Tu es la plus belle personne que je connaisse.
– Tu dis ça pour me faire plaisir, se plaignit Nick.
– Non. Je le pense vraiment.
Nick leva ses yeux rougis et planta son regard dans celui du blond.
– C'est vrai ?
– Bien sûr.
Nick enfouit de nouveau sa tête dans le cou de Jeff et murmura :
– Toi aussi, tu es la plus belle personne que je connaisse.
Le blond déposa un baiser dans les cheveux de son ami. Quand le brun se fut calmé, il essuya ses larmes et déclara :
– Il reste une dernière photo. Tu veux la voir ?
– Oui, c'est quoi ?
Nick la lui donna. On voyait deux hommes sur un banc en train de s'embrasser. L'un était petit et brun, l'autre grand et châtain. L'un était Nick, l'autre Fabian. Ils avaient l'air si heureux, si amoureux.
– Vous êtes tellement magnifiques, tous les deux.
– Merci. Dommage que tu ne l'aies pas connu. Il t'aurait adoré.
– Tu crois ?
– J'en suis persuadé.
Jeff se serra contre lui. Nick, tout en caressant avec tendresse les cheveux soyeux de son meilleur ami, demanda :
– Et toi, tu as quoi dans ton tiroir ?
– Une photo et…
Il rougit comme une pivoine.
– Et quoi ?
– … un caleçon.
– Un caleçon ? répéta Nick en souriant.
– C'était la seule chose appartenant à Calvin qui rentrait dans ma poche, se justifia-t-il. L'inspecteur m'a laissé deux minutes pour prendre des affaires pour la prison. J'ai trouvé que ça.
– Tu me montres ?
– Si ça peut te faire plaisir.
Il se défit de l'emprise du brun et revint quelques secondes après avec la photo et le sous-vêtement. Le caleçon était noir avec des fraises dessus.
– Sérieux, Jeff ? Des fraises ?
– C'était son préféré ! Et le mien, aussi…
Nick rit. Jeff sourit simplement.
– Il sent encore son odeur ?
– Oui… Pendant mes premières semaines ici, je dormais avec…
– Plus maintenant ?
– Non. Je le sors seulement quand tu n'es pas là et que je me sens seul.
Nick posa sa main sur celle de Jeff en lui souriant faiblement.
– Montre-moi cette photo, maintenant.
Le blond la lui donna. Il y avait dessus Jeff – aux alentours de vingt ans – dans les bras d'un garçon un peu plus grand, assez pâle, aux yeux marrons, blond aussi, et qui avait un grand sourire sur le visage. Jeffrey avait joint ses deux pouces et ses deux index pour faire un cœur.
– J'adore cette photo ! dit Nick.
Jeff sourit en se rappelant du souvenir.
– On venait de fêter nos un an. Il m'avait emmené dans un restaurant romantique. Je me rappellerai toujours la tête de la serveuse quand elle venue prendre notre commande…
Nick esquissa un sourire et appuya son menton sur l'épaule du plus grand.
– Dormons, chuchota le blond. Il est tard.
Après que les garçons aient rangé leurs affaires dans leurs tiroirs, ils s'allongèrent sur leur lit respectif, face à face. Ils se fixèrent pendant de longues minutes sans rien dire.
– Bonne nuit, Jeffy.
Nick vit le blond lever rapidement les yeux vers lui. Il rougit mais répondit en souriant :
– Bonne nuit, Nicky.
Questions (plus ou moins) utiles : Que pensez-vous globalement de la première partie du chapitre ? Je ne saurais dire trop ce qu'elle contient. En gros, c'est quand il y a Nick qui dit à Jeff qu'ils sont morts si la bande de Puck apprend qu'ils sont gays… Ou que Chandler supplie Nick de se taire à propos de ce qu'il sait de la relation Sebandler… Et aussi la scène dans la chambre de Chandler avec le papier rédigé par Seb. Ensuite, comment avez-vous trouvé la scène des « tiroirs » ? C'était bien ? Complètement nul ? Une bonne idée ? Mignon ? Ennuyant ? Bref, donnez vos avis !
