Bonjour bonjour !
ClaireR5er : Hahaha tu verras bien pour le Wevid :x Merci pour ta review !
Nick ouvrit péniblement les yeux. Il venait de faire un cauchemar. Encore. Son corps était plein de sueur et ses vêtements collaient à sa peau. Il tourna la tête vers Jeff. Son sommeil était agité, à lui aussi.
– Calvin ! murmura-t-il. Non, non, tu ne peux pas me laisser… Reviens !
Nick soupira. Lui aussi revoyait dans ses cauchemars la mort de son ex-petit ami.
– Je t'en prie, Cal, tu es tout ce que j'ai… Ne me laisse pas !
Le brun commença à se lever pour aller le tirer de son mauvais rêve mais le blond se releva en sursaut, criant presque :
– Nick !
Tous les deux se regardèrent, Nick surpris et Jeff gêné. Nicholas s'approcha du blond et le prit dans ses bras.
– Toi aussi tu faisais un cauchemar ?
– Oui, chuchota le Numéro 6.
Nick passa une main dans les cheveux de Jeffrey puis se leva. La porte de la cellule s'ouvrit et ils purent aller se doucher. Il n'y avait qu'eux ce matin dans les vestiaires.
Tout en faisant couler l'eau tiède – il n'y avait pas souvent d'eau chaude – sur son corps, Nick repensa à l'anniversaire de son ami. Il lui restait un jour avant de le fêter. Le Numéro 3 aurait bien aimé faire quelque chose de spécial pour Jeff mais ne savait pas quoi. Alors qu'il allait sortir de la douche, il entendit le blond, près de lui, murmurer en rythme :
– And I can't fight this feeling anymore, I've forgotten what I started fighting for…
Cette voix. Nick la trouvait tout simplement magnifique. Jeff chantait si bien…
Le Numéro 6 leva les yeux vers lui et rougit car il avait remarqué que son ami le regardait.
– Pardon, dit-il, je ne pensais pas que-
– Tu as une voix extraordinaire.
Le visage de Jeffrey devint écarlate.
– Merci…
Nick s'habilla et eut soudain une idée de génie. Il savait ce qu'il allait faire pour l'anniversaire de son ami : chanter, tout simplement ! Reste à savoir quelle chanson…
Comme travail du jour, Nick devait préparer à manger pour les gardiens de la prison, avec l'aide de Sebastian.
– Comme on se retrouve ! plaisanta le grand.
Nicholas commença à cuisiner, suivant les instructions du manuel. Son plat – qui était sensé être un gâteau au chocolat – n'était pas assez cuit mais serait mangeable. Le Numéro 33 préparait de la viande. Nick se surprit à penser que Sebastian était assez sexy dans son tablier.
Alors que la matinée touchait à sa fin, Nick profita que le garçon aux cheveux bruns avait le dos tourné pour couper discrètement deux parts du gâteau au chocolat et les fourrer rapidement dans une serviette. Puis il mit la serviette dans sa poche de pantalon. Le gardien vint les chercher pour les amener dans la cour – mais surtout pour prendre sa propre nourriture.
Nick alla rejoindre Jeffrey, faisant attention de ne pas écraser les parts de gâteau. Le blond lui sourit et dit une place entre lui et Wesley pour que son ami s'assoie.
– Vous saviez que les gardiens avaient le droit à de la viande le midi ? dit Nick.
– Ouais, répondit Wesley. Une fois, j'ai dû leur préparer à manger.
– Quelle chance ils ont, grommela Jeff en regardant piteusement le reste de son sandwich.
Nick sourit en repensant à ce qu'il avait dans la poche. La pause de midi se termina et Nicholas retourna dans sa cellule. Il rangea rapidement la serviette contenant les deux parts de gâteau dans son tiroir. Il sourit faiblement en voyant la photo où il embrassait Fabian. Ensuite, il réfléchit à la chanson qu'il allait chanter. Il la trouva bien assez tôt et commença à répéter. Quand il réussit à se souvenir entièrement et parfaitement de la chanson, il s'assit sur son lit et sourit, heureux. Il allait donner à Jeff un cadeau d'anniversaire qu'il apprécierait sûrement.
Lorsque le blond entra dans la pièce, il sourit à l'attention de Nick puis s'affala sur son lit, épuisé.
– Bonne journée ? lança le brun.
– Mouais. J'ai vu mieux.
Nick s'allongea, posant sa tête dans sa main, le regard tourné vers le détenu. Le blond avait sorti le sous-vêtement de son ex-petit ami et s'amusait avec les élastiques.
– Tu sais, Nick, Calvin portait toujours ce caleçon la veille de mon anniversaire…
Nicholas haussa un sourcil.
– Tu veux que je porte ce caleçon ?
– Non, non… Mais c'est juste que c'est la première année que Calvin ne le portera pas.
Nick se redressa et adressa un regard désolé à son ami. Jeff murmura :
– Et il ne le portera plus jamais…
Nick se déplaça et rejoignit le blond pour poser sa main sur la jambe du Numéro 6.
– N'y pense plus, Jeffrey.
Le prisonnier aux cheveux clairs regarda son colocataire et demanda :
– Nick ?
– Oui ?
– Est-ce que tu penses que tu pourrais dormir avec moi cette nuit ?
– Bien sûr, pourquoi ?
– J'ai besoin de quelqu'un auprès de moi.
Le Numéro 3 hocha la tête et entoura la taille de son ami avec ses bras. Ils s'allongèrent dans le lit de Jeff, l'un contre l'autre. Nick ferma les yeux, tout en enfouissant sa tête dans le cou du blond.
– Nick ? Tu es réveillé ?
Non. Le brun dormait encore. Le Numéro 6 se retourna dans les bras de son ami. Il se retrouva en face de la bouche du plus petit. Rougissant, il baissa la tête mais leva les yeux vers le détenu. Il était encore endormi. Il rêvait, ça se voyait à son sourire béat et à sa main qui caressait inconsciemment le bras de Jeffrey. Au bout de plusieurs minutes, le brun ouvrit des yeux fatigués. Jeff lui sourit.
– Bon anniversaire, Jeffy.
– Merci, Nicky, répondit-il en caressant la joue de son meilleur ami.
Le brun émit un petit rire et embrassa son ami sur la joue. Le visage de Jeff se colora d'une légère teinte de rouge.
Ils allèrent dans les vestiaires où ils apprirent avec joie qu'ils étaient tous les deux dispensés de travail pour la journée.
Ils entrèrent dans leur cellule et s'assirent sur leur lit respectif. A un moment donné, Nick s'allongea sur sa couchette, croisant ses bras derrière sa tête. Jeff le fixait intensément.
– Nick ? A quoi tu penses ?
Le brun tourna la tête vers lui.
– A nous.
D'un signe du menton, le blond l'incita à poursuivre.
– Je me demande ce que j'aurais bien pu devenir sans toi.
Un sourire vint éclairer le visage du Numéro 6. Il sauta de son lit et Nick lui fit une petite place dans le sien pour que son ami s'y glisse. Le Numéro 3 se blottit dans les bras de Jeffrey.
– Moi aussi, je me demande ce que j'aurais bien pu devenir sans toi. Sans doute un autre de ces détenus qui se suicident.
Nick lui jeta un regard inquiet.
– Tu serais capable de te suicider ?
– Oui, souffla le blond. Sans Calvin, sans toi, je ne suis plus rien. Je ne peux pas vivre dans un monde où personne ne m'aime.
– Mais je t'aime, protesta Nick. Tu ne me laisseras pas, hein ? Tu vas rester avec moi ?
– Bien sûr ! Parce que tu m'aimes et que moi je t'aime aussi.
– Tu m'aimes ?
– Comme un frère, comme un ami. Mon meilleur ami.
Nick déposa un baiser dans le cou du blond.
– Et nous deux, on restera ensemble pour toujours, on ne se quittera jamais. Pas vrai ?
– Oui, approuva le brun. Même après la prison, on continuera de se voir et on pourra sortir le soir, entre amis. On recommencerait une vie normale, sauf que maintenant on veillerait l'un sur l'autre.
Jeff acquiesça lentement en caressant les cheveux de Nicholas. Il murmura en anglais :
– Because you are the Three to my Six.*
Nick eut un petit rire et embrassa son ami sur la joue.
Pendant le reste de la matinée et le début de l'après-midi, les deux garçons se racontèrent des anecdotes de leur vie, aussi bien de leur enfance que de leur adolescence.
– Une fois, raconta Jeff dans un sourire, j'avais été invité à une fête chez un ami et Calvin était venu. C'était encore du temps où nous étions de simples amis. On a joué tous ensemble à « Fais tourner la bouteille » et… Calvin a dû embrasser un de mes meilleurs amis, Blaine Anderson. Ils se sont roulé des pelles à ne plus pouvoir respirer. J'étais mort de jalousie !
Nick, tout en écoutant attentivement le récit du blond, s'amusait à effleurer l'avant-bras de son ami avec ses doigts, puis les faisait revenir dans le sens inverse, et ainsi de suite.
– Personne ne s'en est rendu compte ?
Jeffrey soupira.
– Si. Calvin lui-même.
– Qu'est-ce qu'il a dit ?
– Il m'a seulement pris à part après pour me demander ce qui n'allait pas.
– Et que lui as-tu répondu ?
– Je lui ai dit que ça devait être l'alcool qui n'était pas bien passé.
Nick sourit, se retourna vers Jeff et se blottit tout contre son torse.
– A toi, maintenant, dit le blond. Raconte-moi un épisode de ta vie.
Nick fouilla dans sa mémoire pour trouver quelque chose d'intéressant à dire.
– Un jour, à l'université, je me suis fait… Comment dire ? … abuser par une prof.
Jeff sursauta presque.
– Quoi ?!
– Enfin, pas vraiment… Elle était jeune, elle devait avoir sept ou huit ans de plus que moi et je l'avais en cours de français. Je crois que tout a commencé au premier jour de cours. Elle avait demandé à tout le monde de se présenter, tu sais. Et moi, je suis à moitié français, donc j'avais un accent presque parfait. A la fin du cours, elle m'a pris à part et m'a sorti tout un baratin comme quoi j'étais très doué, etc. Après, ses tentatives ont été plus fréquentes. Elle me mettait des meilleures notes que ce qu'il fallait, elle me favorisait toujours par rapport aux autres et ne me punissait jamais.
Jeff hocha lentement la tête et attendit la suite.
– Une fois, en fin de journée, elle m'a retenu dans sa classe. Elle m'a dit que j'étais mignon.
– Elle a bien raison, murmura Jeff dans un sourire.
– Elle a commencé à me caresser et me toucher… Elle a fermé la porte de la salle et…
Jeffrey lui caressa tendrement le dos de la main.
– … elle a voulu m'embrasser. J'étais un peu moins fort qu'elle alors elle m'a immobilisé et a posé ses lèvres sur les miennes…
Nick grimaça à ce souvenir.
– A ce moment-là, la porte de la salle s'est ouverte violemment. J'ai senti la prof se décoller de moi et atterrir sur le sol. Quelqu'un a crié : « Ne touchez pas à mon copain ! » C'était Fabian. Il était venu me chercher pour qu'on aille manger en amoureux – en cachette, bien sûr. La prof s'est relevée et s'est engueulée avec Fabian. Finalement, il a eu raison d'elle et on est parti.
– Fabian devait vraiment être fou de toi, commenta le blond.
– Il l'était. Un peu trop protecteur, même.
Le brun sourit et demanda à Jeff de raconter une dernière histoire.
– J'avais neuf ans, dit-il en se rappelant. Mes parents m'avaient laissé seul à la maison. J'étais en train de jouer au football dans le jardin quand quelqu'un est venu. C'était un petit garçon de mon âge. Je lui ai demandé ce qu'il voulait et il m'a répondu : « Je peux jouer avec toi ? » J'ai accepté et on a fait des parties de foot. Un peu plus tard, comme il faisait chaud, je lui ai proposé de rentrer à l'intérieur pour se rafraichir. Il m'a raconté un peu sa vie. Il disait qu'il s'appelait Kurt Hummel, que ses parents étaient morts depuis longtemps et qu'il vivait maintenant dans un orphelinat. Il est parti mais est revenu le lendemain. On est devenus des meilleurs amis après plusieurs semaines. Et… vers nos dix ans, on a commencé à grandir, à comprendre le sens de la vie, tout ça. On a réalisé que les garçons n'aiment pas forcément les filles…
– Attends, tu veux dire que Kurt et toi, vous étiez gays à dix ans ?
– Oui… Mes parents me voyaient souvent avec lui et ils m'ont dit que ce n'était pas bien d'être aussi proche d'un garçon, qu'il existait des homosexuels, qu'il ne fallait pas être comme ça… J'en ai parlé à Kurt et il m'a dit qu'il n'y avait aucun mal à être différent. Puis, un soir, j'ai demandé à Maman si on pouvait inviter Kurt à dormir à la maison. Elle était inquiète mais a accepté. Kurt était ravi ! On a regardé des films et joué à des jeux de société. On a aussi dessiné des robes de filles parce que Kurt aimait ça. La nuit, on a dormir dans le même lit, mais aucun de nous deux n'arrivait à trouver le sommeil.
Jeff s'arrêta. Nick leva les yeux vers lui. Le blond regardait le mur pensivement.
– Kurt m'a prit la main, poursuivit-il, évasif. Il m'a regardé longtemps, et moi aussi je l'ai regardé. Il m'a dit exactement ces mots : « Jeff, j'aime les garçons. » Alors je lui ai répondu : « Moi aussi, j'aime les garçons, Kurt. » Il m'a fait un sourire et il m'a pris dans ses bras. Tu sais, tu me fais un peu penser à lui…
Nick passa sa main dans ses cheveux bruns et sourit à son ami.
– Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé ensuite, mais quand j'ai relevé la tête vers lui, il s'est penché vers moi et m'a embrassé. J'ai été d'abord très surpris puis j'ai aimé le goût qu'avaient ses lèvres. Alors je lui ai rendu son baiser. Après quelques minutes, on s'est endormi l'un dans les bras de l'autre. Le lendemain matin, on n'arrêtait pas de rougir à chaque fois qu'on se regardait. Mes parents ont bien vu que quelque chose s'était passé. Kurt et moi, on a discuté un peu de nos baisers et on a décidé qu'on était bien amoureux. Alors, pendant quelques temps, on a continué à se voir et, des fois, on se faisait des petits bisous sur la bouche…
Jeff posa sa tête sur celle de son meilleur ami et resserra son emprise sur le corps du brun.
– Mais, un jour, mon père nous a surpris en train de nous embrasser dans le jardin. Il a commencé à nous hurler dessus. Il m'a… giflé. Et il a crié sur Kurt en lui disant de ne plus jamais revenir chez nous. Je n'ai même pas pu lui dire au revoir. On s'est contenté d'un regard. C'était la dernière fois que je l'ai vu.
Une larme coula sur la joue du blond. Le brun l'essuya avec tendresse.
– Ne pleure pas, Jeffrey. Ce n'est rien. N'y pense plus.
– Oui, mais Kurt était mon meilleur ami, le seul qui me comprenait vraiment ! Et il n'est plus là, maintenant ! Je ne sais même pas s'il a trouvé un foyer, avec des parents qui l'aiment pour ce qu'il est – à supposer qu'il soit encore gay.
– Jeff, écoute-moi. Je suis sûr qu'une famille très gentille et aimante l'a emmené dans une grande et belle maison. Je suis certain qu'il est heureux et que, où qu'il soit, il pense encore à toi.
Nick sourit à demi et poursuivit :
– On ne va tout de même pas gâcher ta fête d'anniversaire pour ça ?
Jeffrey lui retourna son sourire et secoua la tête.
– Tu as raison. On ferait mieux de parler d'autre chose.
Nick regarda la montre de Fabian. Il était presque 16:00. Il sourit de toutes ses dents à Jeffrey et sortit les parts de gâteau de sa table de nuit.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Jeff.
– Du gâteau ! Je l'ai chipé hier, mais il doit être encore bon. Enfin, j'espère.
– Oh, merci, Nick, tu es trop gentil !
Le blond prit Nicholas dans ses bras pour le remercier. Le Numéro 3 donna une part à son ami et, avant qu'ils ne commencent, à manger, Nick chantonna :
– Happy birthday to you, happy birthday to you, happy birthday to you Jeffrey, happy birthday to you!
Le blond rit et ses yeux verts pétillèrent de bonheur.
– Merci !
– De rien. Mangeons !
Ils entamèrent le gâteau.
– Il est un peu dur, commenta Nick.
– Non, pas du tout, il est excellent !
Quand ils eurent fini, Jeffrey embrassa le détenu sur la joue.
– Merci, vraiment.
Nick sourit et dit :
– Maintenant, c'est l'heure de ton cadeau !
– Mon cadeau ?
– Oui ! Tu vas voir, ça va te plaire.
Jeff s'assit en tailleur sur son lit et attendit patiemment. Nick se leva et commença à chanter a capella :
The sun goes down
The stars come out
And all that counts is here
And now, my universe will never be the same
I'm glad you came
You cast a spell on me, spell on me
You hit me like the sky fell on me, fell on me
And I decided you look well on me, well on me
So let's go somewhere no-one else can see you and me
Turn the lights out now
Now I take you by the hand
Hand you another drink
Drink it if you can
Can you spend a little time?
Time is slipping away
Away from us, so stay
Stay with me, I can make
Make you glad you came
I'm glad you came
So glad you came
I'm glad you came, I'm glad you came
The sun goes down
The stars come out
And all that counts is here
And now, my universe will never be the same
I'm glad you came, I'm glad you came
Nick se tut et posa son regard sur son ami. Le blond avait les larmes yeux et souriait.
– Merci, dit-il. C'était vraiment magnifique.
Nicholas s'assit près du détenu et le prit dans ses bras.
– Encore un joyeux anniversaire, Jeff.
Ils se serrèrent l'un contre l'autre.
– On ne m'avait jamais fait un cadeau comme ça, avant.
– Il t'a plu ?
– J'ai adoré ! Tu es tellement génial, Nick.
Le Numéro 3 rougit et posa sa main sur celle du Numéro 6.
– Nicky ?
– Mmh ?
– Tu penses que tu pourrais dormir avec moi cette nuit ?
– Encore ? s'étonna le brun.
– Si tu n'en as pas envie, je-
– Si, si, j'en ai envie.
Jeff acquiesça. Il n'avait pas besoin de se justifier mais il le fit quand même :
– J'aime beaucoup être dans tes bras. Ça me fait du bien.
– A moi aussi.
Jeffrey sourit et frotta son nez contre celui de Nicholas. Ce dernier émit un petit rire.
– C'était quoi ?
– Un bisou d'Esquimau. J'avais l'habitude d'en faire avec Calvin…
Nick hocha simplement la tête, compréhensif.
Un peu plus tard, dans la soirée, après le diner, ils étaient tous les deux allongés sur le lit du Numéro 6, côte-à-côte, Nick la tête posée sur la poitrine de Jeff.
– J'aimerais tellement sortir de cette prison et vivre avec toi…
Le blond le regarda étrangement. Nicholas se rattrapa :
– C'est pas ce que je voulais dire ! Je voulais juste- Enfin, c'est- Je voudrais- C'est que-
– Du calme, Nick ! J'ai bien compris que tu ne voulais pas vivre avec moi, mais juste près de moi.
Le Numéro 3 hocha la tête.
– Moi aussi, reprit le blond, j'aimerais sortir d'ici et vivre près de toi. Tu es tellement important pour moi, Nick.
Le brun lui sourit et posa son menton sur les pectoraux de son ami, pour le regarder dans les yeux.
– J'espère qu'on ne s'oubliera pas.
– Jamais je ne pourrais t'oublier ! le rassura Jeffrey.
– Moi non plus. Je t'aime tellement.
– Je t'aime aussi.
Les prisonniers se sourirent et Nick reposa sa tête contre la poitrine du plus grand, caressant tendrement les cheveux blonds de son ami.
Ils s'endormirent. Et ils étaient probablement en ce moment les deux détenus les plus heureux de la prison, venant de fêter le vingt–huitième anniversaire de l'un d'eux.
* « Parce que tu es le Trois à mon Six. »
Questionnettes : Alors euhm… il était bien cet anniversaire ? D'abord, est-ce que vous pensez que le vol du gâteau au chocolat valait le coup ? Et est-ce que le cadeau que Jeff a reçu était bien ? Est-ce que les anecdotes de leur enfance vous ont plu ? Si vous avez des commentaires à faire sur le reste du chapitre, allez-y !
