Hola, Niffleurs!

Guest : Coucou, merci d'avoir pris le temps de reviewer c'est très gentil ! J'espère que tu vas aimer ce chapitre là autant que les autres :)

ClaireR5er : Hahaha mais ne meurs pas sinon tu ne pourras pas lire la suite :3 Enjoy this chapter!


Quand Nick se réveilla, il fut content de voir qu'il n'avait pas fait de cauchemar et que Jeff avait l'air de rêver aussi. Le brun replaça une mèche blonde du Numéro 6 sur le côté. Qu'est-ce qu'il était beau. Il fallait l'avouer. Nick avait rarement vu quelqu'un d'aussi magnifique – à part Fabian, peut-être.

Nicholas observa son colocataire en détails, plus qu'il ne l'avait jamais fait auparavant. Jeff avait des cheveux d'un blond si clair qu'on aurait pu croire qu'il se les teignait. Mais c'était une couleur naturelle. Ses cheveux bruns sur sa nuque le rendaient d'autant plus beau. Même au travers de ses paupières closes, les yeux verts et pétillants du jeune homme éclairaient son beau visage pâle. Sa bouche, rose et fine, tel un aimant, attirait Nick sans qu'il ne puisse savoir pourquoi. Il ne se l'était jamais trop avoué, mais il aurait bien aimé – rien qu'une fois, pour goûter – poser ses lèvres sur celles du garçon. Il n'en avait jamais parlé à Jeffrey, de peur d'être ridicule, mais il aurait bien voulu mettre ses sentiments au clair vis-à-vis du blond.

Nick, trop occupé à réfléchir, n'avait pas vu que son ami avait ouvert les yeux.

– A quoi tu penses ?

Nicholas sursauta presque. Il posa son regard dans celui vert émeraude du jeune homme.

– A toi.

– A moi ?

– Oui, à toi.

– Pourquoi ?

Nick haussa les épaules.

– Je ne sais pas trop…

Jeffrey fronça les sourcils.

– Comment ça « tu ne sais pas » ?

– Laisse tomber.

Nick se retourna dans le lit, dos à son meilleur ami. Jeff essaya de le faire changer de côté mais l'autre ne voulait pas.

– Nick, explique-moi !

– C'est rien, Jeff.

– Je veux savoir !

– Non.

– S'te plait…

Le brun jeta un coup d'œil au détenu. Le Numéro 6 faisait une tête de chien battu.

– Nicky…

– Ne me fais pas ces yeux là ! grommela-t-il. De toute façon, je ne te dirai rien.

Jeffrey croisa ses bras sur sa poitrine et tourna le dos au Numéro 3, boudeur.

– Tu me boudes ?

– Oui, dit Jeff, comme un enfant de cinq ans.

– Oh, allez ! Tu vas pas me bouder pour ça…

– Alors dis-moi ce que tu pensais de moi.

– Mais c'est rien.

– Ben dis-le-moi, si c'est rien.

Nick rougit.

– Je me disais juste que tu étais mignon quand tu dormais…

Jeff décroisa ses bras et sourit.

– C'est vrai ?

Sans écouter la réponse, il fit un câlin au plus petit et déposa un baiser sonore sur sa joue. Nick rit en entourant la taille de Jeffrey avec ses bras.

– Merci, Nicky.

– De rien, Jeffy.

Jeff enfouit sa tête blonde dans le cou du prisonnier et s'accrocha à ses épaules.

– Debout, là-dedans ! lança une voix joyeuse.

Nick sauta hors du lit du blond. Le gardien passa la tête à l'intérieur de la cellule.

– Ah, déjà réveillé, Numéro 3 ?

Le brun hocha simplement la tête. Lui et son colocataire prirent une douche et se lavèrent les dents.

La matinée se passa comme d'habitude pour les deux détenus – ils firent des travaux d'intérêt chacun de leur côté – puis midi arriva. Nick allait rejoindre Jeff quand quelqu'un, calé contre un mur, dans l'ombre, l'interpella :

– Tu crois que je t'ai pas vu, l'autre jour ?

Nicholas se retourna, inquiet. Sebastian sortit de sous l'abri et sourit.

– Quoi ? dit Nick, la voix tremblante.

– Je t'ai vu mettre un truc dans ta poche.

Nick pâlit.

– Allez, crache le morceau ! Y avait quoi dedans ?

– Ça ne te regarde pas.

– Tu ne nies pas, au moins.

Ils avançaient côte-à-côte et venaient d'entrer dans la cour, leur sandwich à la main.

– Je sais que tu as volé quelque chose.

– Je t'ai dit que ça ne te regardais pas.

Sebastian soupira. Il allait poursuivre quand une voix féminine le héla :

– Seb ! T'as trouvé une nouvelle victime ?

Ils se retournèrent. Puck et sa bande arrivaient vers eux, ravis. Numéro 1 sourit devant Nick.

– Ah, Numéro 3 ! T'as pas eu ta dose, l'autre jour ? T'en veux encore ?

Ses acolytes se placèrent en cercle autour du plus petit. Le Numéro 33, malgré lui, dut faire de même.

– Bravo, Sebastian, le félicita le Numéro 13.

– Bon, allez, dépêchez-vous, grommela Numéro 16. J'ai d'autres chats à fouetter !

– On l'emmène, décida Puck.

Nick jeta un regard apeuré à Sebastian. Celui-ci ne savait pas quoi faire. Numéro 1 empoigna fermement le brun par le col et toute la bande se dirigea vers un coin sombre. Nick regretta amèrement que Jeff et Wesley ne soient pas arrivés plus tôt dans la cour.

– A toi l'honneur, Numéro 33, dit Puck. L'autre fois, tu n'as pas pu, alors vas-y.

Le grand châtain se mordit la lèvre inférieure. Nick voyait bien qu'il n'en avait pas envie. Sebastian avait développé une sorte d'amitié pour lui. Il soupira et fit un pas vers Nick. Ils se fixèrent, les yeux dans les yeux.

– Ecoutez…, essaya de négocier Nick.

– Tais-toi, Arthur, ou on te renvoie chez tes copains les Minimoys, répliqua Numéro 16.

Sebastian la regarda méchamment et dit :

– Santana, quand on ne sait pas faire la différence entre un buisson et un humain puis qu'on couche avec, on se tait.

– D'abord, c'était un buisson à forme humaine. Et ensuite, fais ce qu'on t'a demandé, le Suricate.

– C'est pas toi la chef, que je sache.

– C'est pas toi non plus.

– Vous n'allez pas vous battre quand même ? grogna Numéro 1. On se croirait en maternelle.

– Tu veux que je t'enfonce mon biberon dans le cul, Jesse ? répliqua Santana.

Puck éclata de rire. Le Numéro 1, vexé, dit :

– Sebastian, règle-lui son compte à celui-là, qu'on passe à autre chose.

Le Numéro 33 lança un regard désolé à Nick puis murmura, pour que seul lui l'entende :

– Ne m'en veux pas…

Nicholas sentit un poing s'enfoncer dans son ventre. La douleur fut si intense que Nick se plia en deux. Sebastian frappa une deuxième fois, puis encore et encore. Au bout d'une vingtaine de coups, Nick perdit le fil et tomba par terre, replié sur lui-même. Puis des mains du Numéro 33, il passa à celles du Numéro 16, puis au Numéro 1 et enfin au Numéro 13 – qui était le plus fort des quatre. La dernière chose que Nick vit fut le regard triste de Sebastian. Puis tout de vint noir.

Quand Nick reprit conscience, il était par terre. Tous ses membres le faisaient souffrir et il sentait que sa tête saignait. Il ouvrit difficilement les yeux. Il eut du mal à identifier le lieu, dans la pénombre. Mais au bout de quelques instants, il vit qu'il était dans un vestiaire. C'était le secteur F, à en croire la lettre peinte en blanc sur la porte. Nicholas essaya de bouger son bras mais la douleur l'en empêcha. Il grimaça et inspira profondément. Son thorax avait dû être endommagé car sa respiration n'était pas normale.

En ce moment, il détestait Puck et sa bande pour l'avoir frappé. En ce moment, il détestait Sebastian pour lui avoir parlé et engendré une baston. En ce moment, il se détestait lui-même pour avoir volé ce gâteau. En ce moment, il détestait Jeff pour avoir chamboulé sa vie. En ce moment, il détestait l'inspecteur de police pour l'avoir envoyé en prison. En ce moment, il détestait celui qui avait tué son bien-aimé. En ce moment, il détestait Fabian pour être arrivé dans sa vie. En ce moment, il détestait la vie pour l'avoir créé, lui, Nicholas Duval. En ce moment, c'était simple, Nick détestait tout. Il voulait juste que ça s'arrête et qu'il se retrouve au ciel – ou peu importe où on va après la mort – juste pour voir Fabian, son Fabian. Et peut-être qu'il y verrait sa mère et même Calvin, qui sait ?

– Nicholas ? chuchota une voix.

Le brun n'eut même pas la force de rouvrir les yeux. Quelqu'un s'approcha de lui. Une main gelée mit un doigt contre son cou. La personne prenait son pouls.

– Tu es encore en vie, dit l'homme avec soulagement.

Nick ne bougea pas, ne dit rien.

– S'il te plait, dis-moi quelque chose.

Une main attrapa celle du brun.

– Nicholas ? Tu m'entends ? Si tu m'entends, serre ma main.

Dans un effort ultime, le Numéro 3 referma ses doigts sur ceux de l'inconnu. Ce dernier soupira, soulagé, et caressa les cheveux bruns du détenu.

– Tiens bon, Nicholas.

Le garçon souffrant ouvrit avec peine les yeux. Il reconnut immédiatement l'homme.

– S- Sebastian ? murmura-t-il.

– Tout va bien, je suis là.

Le Numéro 33 lui caressa doucement la joue.

– Pou- Pourquoi je suis ici ? réussit à articuler Nick.

– Ils m'ont chargé de t'amener là.

Nick passa sa langue sur ses lèvres. Il grimaça quand il vit qu'elles avaient le goût du sang. En effet, il avait une entaille sur la lèvre supérieure.

– Seba- Sebastian ? Quelle heure est-il ?

– Environ minuit.

– Comment as-tu fait pour- pour sortir de ta cellule ?

Le grand brun lui sourit faiblement.

– Je peux être très persuasif.

– Tu veux dire que tu as-

– Oui, plus ou moins.

Nick soupira. Pauvre Chandler ! Lui qui était si dévoué à Sebastian ! Ce dernier flirtait avec un des gardiens pour avoir "la permission de minuit", d'après ce que Nicholas avait compris.

– Nicholas, tu peux marcher ?

– Je ne crois pas.

– Tu veux qu'on essaie ?

Sans attendre la réponse, il prit la main du brun dans la sienne. Le Numéro 3 fit tout son possible pour se relever mais il ne réussit qu'à avoir triplement plus mal. Il gémit de douleur et Sebastian le laissa retomber en douceur.

– J'ai trop mal…

– Il faut que je t'emmène à l'infirmerie.

– A cette heure-là ?

– L'heure n'a aucune importance. Ta santé passe avant tout.

– Mais l'infirmerie est loin ! C'est à une dizaine de secteurs d'ici.

– Tu as besoin de soins.

Le plus petit soupira.

– Ça te gêne si je te porte ?

– C'est plutôt toi que ça va gêner.

Sebastian sourit à demi et se mit sur ses pieds. Il souleva difficilement le détenu ensanglanté. Celui-ci accrocha ses bras autour du cou du châtain.

– Allons-y, murmura le Numéro 33.

Il poussa la porte sans bruit et s'engagea dans le couloir sombre. Il n'y avait pas un chat. Sebastian avançait lentement. D'une part pour ne pas faire souffrir son ami, d'autre part parce qu'il était lourd. Le plus grand des deux sentait le souffle chaud de Nick contre son cou. Le garçon avait les yeux fermés et les sourcils froncés, preuves qu'il avait mal.

A un moment donné, Sebastian se cogna dans un mur, ce qui fit gémir Nick de douleur. Le plus petit resserra son étreinte autour du cou du Numéro 33, enfonçant ses ongles dans sa peau.

– Pardon, murmura Sebastian, ignorant la douleur dans son cou.

– C'est rien. On est bientôt arrivé ?

– Plus qu'une dizaine de minutes.

Ils continuèrent leur progression lente. Au bout de plus d'une demi-heure en tout, ils arrivèrent enfin devant la porte de l'infirmerie. Le plus grand posa les yeux sur Nick.

– Nicholas ?

Il n'y eut aucune réponse.

– Nicholas ? répéta-t-il un peu plus fort.

Le brun frotta sa tête contre le torse de Sebastian. Le Numéro 33 comprit alors qu'il dormait profondément. Le détenu tenta d'ouvrir la porte. Fermée. Il regarda piteusement le garçon dans ses bras. Il chercha des yeux un endroit où passer la nuit. Il vit alors un banc qui avait l'air assez confortable. Il posa délicatement Nick dessus, sans le réveiller. Lui, il s'assit sur une chaise dure et sans accoudoirs. Tout en observant d'un air désolé le prisonnier, il s'endormit.


Questions d'aide : Wouwh, que d'émotions ! Bon, comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Est-ce que vous avez aimé le début, quand Nick pense à embrasser Jeff ? Et pour la baston, qui s'est produite à cause de Sebastian ? Est-ce que vous avez trouvé ça bien que Sebastian revienne chercher Nick pour s'occuper de lui ? Allez, dîtes-moi tout.