Christine avait entonné l'Aria d'Hannibal a la demande des gestionnaires, avant que Carlotta ne l'interrompe en fesant une crise d'hysterie.
La Diva avait du mal a se dire qu'une danseuse et jeune chanteuse pouvait l'égaler et pourtant, Marguerite voyait son amie pour la troisieme fois sur scene cette semaine, applaudie et ovationée par le public.
C'etait un veritable festival de bouquets de fleurs, bonbons et autres cajoleries qui maintenant allaient et venait dans la loge de christine, Meg savait que cela provenait d'admirateurs, et comme sa mère le lui avait dit: sans mécènes, une Prima Donna ou une danseuse étoile n'était rien.
Meg avait fini par trouver le temps de discuter avec Christine et un instant, tandis qu'elle dansait, elle repensa a la conversation, ses yeux rivés sur sa meilleure amie.
Les essayages et les répetitions etaient terminée et les filles allaient vers le dortoir, quand meg profita de l'attention prise de sa mère pour aller voir Christine dans sa loge.
Ouvrant la porte, elle appela Christine et fini par s'assoir près d'elle, prenant la rose enrubannée que la jeune prima donna venait de recevoir, s'ensuivit une conversation sur le spectacle et de possibles mécènes, avant finalement d'oser parler plus ouvertement et de lui demander comment elle était parvenue en quelques temps seulement a obtenir une voix de Cristal:
- L'esprit, l'ange de la musique est venu a moi, et m'as appris.
- L'ange de la musique?
- Oui, repondit Christine, quand j'etait petite, mon père me disait qu'un ange prédisait a la musique et aux chants, quand je suis arrivée ici, tu t'en souviens?
- il me semble que cela remonte a 7 ans, tu en avait 14 et moi 10, tu es arrivée en même temps que madame Valerius.
- oui, et bien, deux ans après mon arrivée, alors que je chantait, une voix m'as parlée a travers mon miroir et j'ai alors demandé si c'etait mon ange de la musique, il m'as promis d'apprendre, et c'est ce qu'il a fait.
- tu ne l'as jamais vu?
- non jamais, mais as t'on deja vu un ange?
- je ne sais pas, mais...
Elle ne pus tenter d'avoir un préssentiment, ni mettre en guarde Christine, sa mère, madame Giry venait de faire irruption dans la loge, le visage sévère et une expression outrée dans les yeux.
- Mademoiselle Marguerite Giry, etes vous une chanteuse? non, dès lors veuillez regargner votre dortoir avec les autres filles, et laissez mademoiselle Daaé se reposer.
Meg avait optempéré, sachant que mettre sa mère en colère lui aurait valu une douloureuse intervention sur sa peau.
tandis que ses pensées s'apesantissait sur elle même, elle ne pus s'empêcher de remarquer un beau jeune homme dans une des loges, qui semblait devorer Christine du regard, du moins, jusqu'a ce que des hurlements se fassent entendre.
Se retournant, ce fut pour voir le corps d'un des machinistes se balancer au bout d'une des cordes du chapitre, un noeud coulant autour du cou.
Le gala était gaché et alors que se yeux regardait vers le haut, elle remarqua le même homme que dans la loge numero 5, etait ce vraiment Erik qui avait fait cela? pourquoi?
Le spectacle gaché, sa mère la rappela ainsi que les filles, tandis que la salle se vidait précipitement.
Tournant la tête, elle vis les gendarmes poser des questions aux gestionnaires, avant de suivre sa mère, vers les dortoirs, quand au détour d'un couloirs, elle vit Christine avec le jeune homme de la loge qui l'avait devorée des yeux, Christine souriait d'un air délicieux tandis que l'homme semblait heureux, lui tenant la main.
Meg les trouva très proche pour des inconnus, avant que Christine ne lève les yeux et ne fasse un signe vers la ballerine et ne l'invite.
- Oh, Meg, viens que je te présente un vieil ami
Meg s'avança doucement et s'inclina, tandis que Christine la présentait:
- Raoul, je te présente Marguerite Giry, ma meilleure amie et confidente, Marguerite, je te présente mon ami d'enfance dont je te parlais a mon arrivée, Voici, Raoul, Vicomte de Chagny
- dites meg, ce sera plus façile et je préfère, enchantée, monsieur le Vicomte.
Raoul s'inclina de même et sourit a Christine avant de prendre un air interrogatif.
- ne seriez vous pas une parente de la tenancière, Madame Giry?
- Je suis sa fille ainée, en realité, ma soeur Eugenie est actuellement en pensionnat pour jeune fille de bonnes familles.
- Je suis dès lors enchanté de faire votre connaissance, et je vous remercie d'avoir et de supporter Christine
Meg haussa un sourcil, et cela du être quelques peu hors normes car Christine se mit a rire ainsi que Raoul.
- Qui as t'il de si drole?
- Et bien, fit le vicomte, etant petite, Christine etait des plus espiegles et adorait jouer les princesses en chantant, ce qui fait que voir quelle femme elle est devenue par rapport a la gentille petite peste enfantine qu'elle etait est des plus amusant, mais j'en suis heureux, surtout que vous l'avez aidée dans un moment des plus durs.
- ho, je vois, ce n'est rien, et j'en suis heureuse a vrai dire, je n'avais jamais vraiment eu d'amies avant Christine, d'une certaine façon, nous nous complétions.
Son regard se porta par dessus l'epaule de Christine pour voir sa mère, et meg fit la grimace, elle semblait en colère, mais l'etait elle par christine ou le vicomte ou par le fait qu'elle ne soit pas a s'entrainer avec les autres filles, elle ne le savait.
S'escusant, Meg baissa la tête avant de rejoindre les etages inferieurs menant aux dortoirs, jetant un regard un arrière pour voir sa mère discuter avec Le vicomte et Christine.
Passant devant la loge de Christine, Meg s'y faufila et inspecta les affaires de Christine, avant de remarque comme la dernière fois, une rose ecarlate bordée d'un ruban de soie noire sur le lit ainsi qu'un panier contenant une bouteille de vin blanc de grand cru, quelques dattes et fruits frais.
Raoul n'aurait pas pus l'apporter donc c'etait quelqu'un d'autres qui s'etait introduit ici, cependant que Christine chantait l'Aria, malgré tout, Meg se mit a reflechir aux relations entes sa mère et cet homme masqué nommé Erik.
Christine lui avait avouée avoir entendu une voix, qui depuis la hantait maintenant depuis 5 ans, venant de son miroir, Meg regarda longuement le miroir avant que son ventre ne lui rapelle qu'elle avait faim, le panier étant là, elle se dit qu'une ou deux dattes n'allait pas manquer a Christine.
Prenant les fruits, elle les cacha dans son giron, avant d'entendre un bruit qui la fit sortir de la loge, avant que quelqu'un ne se rende compte qu'elle etait là.
Christine n'etait pas encore revenue, et visiblement sa mère n'etait pas dans les parages pour surveiller son alimentation.
Meg se faufila dans les couloirs de l'Opera jusqu'au toit, puis s'assit sur une ballustrade, regardant la ville de paris illuminée, puis, prenant l'un des fruits, mordit a pleine dents dedans.
Posant sa tête contre l'une des statues imposante du toit, elle se mit a chantonner, ho certes ce n'etait nullement du même niveau que Christine et ce n'etait qu'une comptine enfantine, cependant, au bout d'un moment, sa tête lui tourna et meg se prit la tête dans les mains, continuant de chantonner pour calmer la panique qui prenait corps en elle, en raison que losqu'elle levait la tête tout autour d'elle devenait flou et prenait des formes bizzares.
Tentant de se lever, elle fini par s'effondrer les yeux ouverts regardant le ciel, sombrant dans l'inconscience.
Elle est enfant, non encore changée par les desirs de sa mère, ses cheveux noirs tombant sur ses epaules, tandis que sa peau mate etait encore intacte, a peine cinq ou six ans, elle entendait sa mère et son père se disputer, ses petits pieds descendit quelques marches de l'escalier menant a l'etage de la maisonnée et s'arreta au premier craquement avant de poser sa tête contre le mur et d'ecouter.
- Tu as conscience de ce qu'est ce garçon?
- oui, j'en ai parfaitement conscience mais je ne pouvais pas le laisser la bas, cela aurait été comme laisser Marguerite dans des mains de bohemiens.
- c'est une bouche de plus a nourrir, et on en a pas les moyens.
- Ho je t'en prie, qui nous a mis sur la paille, hein? ce pauvre garcon etait detenu par ces odieux gitans comme une bête de foire, je ne pouvais pas le laisser.
- est ce qu'il s'est mis a parler? as t'il dit quelques choses?
- non pas pour le moment, il est prostré, je lui ai donné un bain, mon dieu qu'on bien pus lui faire ces "egyptiens", tout son cotés droit est brulés.
- les bohémiens tu crois?
- Peut etre, c'est connu qu'ils fabriquent leurs "monstres", mais imaginer qu'ils puissent bruler un enfant pour ensuite le présenter comme monstre de foire me fait froid dans le dos.
- c'est pas notre affaire de toutes façon, et je ne veux pas qu'il croise Meg, compris? d'ailleurs où est il?
- pour l'instant dans la remise, le feu de la cheminée y apporte de la chaleur et j'y ai ammenagé un lit après lui avoir donné son bain.
- Alors dès que ce sera le moment, lors d'un des marchés de minuit, prend le et laisse le, ce n'est pas a nous de nous en occuper compris?
- soit, je ferais ce que je dois !
un brouhaha puis les choses autours de Meg se mirent a tournoyer avant qu'elle ne se revoye, un bougoir a la main n'offrant qu'une faible lueur, tandis qu'elle descendait les marche menant a la remise, proche de la cave.
la cave s'ouvrait par un loquet qu'elle defit, tout en se rehaussant sur la pointe des pieds, il ne fallait pas reveiller papa et maman, sinon il allait lui crier dessus et la punir.
ouvrant la porte menant vers les ténèbres, elle descendit malgré sa peur, tenant contre elle, quelques sucreries qui lui restait ainsi qu'une ou deux pommes.
La cave etait sombre et elle tourna légèrement sur elle même avant de remarquer une faible lueur sous une porte en bois qui fermait une vieille remise qui avait servis autrefois de saloir et d'enfumoirs.
Posant la bougie sur le sol, poussée par sa curiosité, elle s'agenouilla et tenta de regarder sous l'interstice de la porte, tout ce qu'elle vit etait une ombre etrange sur le mur, la tête etrangement formée, et la silhouette de quelqu'un tenant une sorte de poupée.
inspirant tout en se relevant, elle chuchota:
- Petit garçon? y a quelqu'un?
Aucune reponse ne lui parvint
- Je ne te veux pas de mal, j'ai entendu mes parents parler de toi, tu t'appelles comment?
Encore une fois le silence lui répondit, puis s'asseyant, elle reflechit, il devait avoir peur, ca devait etre cela, donc le mieux etait de faire comme grand maman fesait quand elle avait peur de l'orage.
- Ecoute, je parle pas très fort parce que si mes parents me decouvrent ici, je vais me faire disputer, mais j'aimerais etre ton amie, j'ai pas d'amis alors tu serais mon premier ami, oui?
le silence se fit sentir et Meg baissa les yeux, avant de commencer a chantonner la comptine que sa grand-mère lui chantait quand elle avait peur, cependant, quand elle entendit un faible bruit et grattement derrière la porte, elle s'arreta net et sourit de sa façon enfantine, elle se pencha et remarqua une paire de jambes maigres dont l'une etrange, rougeatre et ecaillées.
Prenant ses sucreries et les fruits, elle les fit rouler non sans écorcher la peau, dans la remise, en direction du garçon, qui rapidement se mis a reculer et a gemir comme un animal traqué.
- c'est pour toi, pour manger, je m'appelle..., d'un coups meg se rendit compte que dire son nom risquait de la faire punir si le garçon le disait, ...Ag..euh Agnane
Elle avait mal prononcé le nom d'Anne en raison d'un defaut de prononciation, cependant, le garçon derrière la porte sembla le repeter, tandis que meg passait une main sous la porte, son avant bras depassant de l'autre cotés.
- Je peu te tenir la main si tu veux, je vais pas te faire de mal, juste etre amie, comment tu t'appelles? d'ou tu viens?
- Rouen...je l'appelle...je m'appelle...je ne sais pas...
il sembla bredouiller ou sangloter
- c'est pas grave, tout le monde a un nom, donc si tu sais pas, je vais t'en donner un...hum peut etre Valerian...j'aime vien ou alors...Er..iiiiikkkkkkkkkk
tandis qu'elle parlait, elle sentit qu'il touchait sa main, la prenant avant de la serrer doucement quelques seconde avant qu'elle se sentis soulevée tandis qu'une clameur furieuse se fesait jour au dessus de sa tête, son père etait là et l'avait tirée, sa main avait griffé le sol tandis qu'un gemissement animal sortait de la remise, probablement de peur en raison des cris de fureur de son père.
Les murs de la cave se mirent a onduler violement et son ventre lui fit mal, elle se sentait fatiguée et frigorifiée, ses epaules etaient nue dans la neige tandis qu'elle reprenait lentement conscience, son esprit etait grogy et avait du mal a penser normalement, cependant elle se sentis comme flottant sur l'eau tandis que des murmures de voix se fesait entendre autour d'elle.
