Lorsqu'elle se reveilla, Ce fut pour voir la chambre de Christine, cette dernière a son chevet.

Tournant la tête, elle deglutit lentement, sa tête lui tournant violement.

- Tout vas bien, Meg, ne bouge pas, on t'as trouvée inanimée dans la neige, tu étais froide comme la mort

Christine posa une main sur le front de Meg puis pris un linge humide et chaud qu'elle deposa sur son front.

- qu'est ce qui t'as pris? tu as essayé de te tuer?

- non, je...je ne sais pas ce qui s'est passé, ma tête a commencé a tourner puis ...puis je me suis reveillée ici...ça fait combien de temps que je dort?

- si Raoul ne t'avais pas trouvée, tu serais morte, mais bon, maintenant que tu es reveillée tout va bien, ça dois faire quelques jours, une semaine peut etre, que tu etais evanouie, ta mère etait inquiete, et j'ai insisté pour que tu dormes dans ma loge afin que tu soit tranquille.

Meg se releva soudainement, se rappellant quelques bribes puis se tourna vers Christine:

- est ce que tu as revu le fantome?

Christine sembla génée puis acquiesa avant de répondre a voix basse:

- oui le soir ou tu es tombée inanimée, je l'ai entendu, d'autres l'on entendu aussi, il veux que je joue dans la nouvelle piece en tant que prima donna a la place de Carlotta, quand monsieur Firmin l'as annoncé, tout l'Opera l'as entendue hurler, elle etait furieuse...ca c'est passé deux jours après ton evanouissement, ce soir là, lors de la representation, Le lustre s'est detaché, et Carlotta...a perdu sa voix

- comment ça perdu? elle est...morte?

- non, elle a tellement crié, hurlé que sa voix s'est eteinte, elle ne peu plus jouer, et elle est terrifiée, quand elle est revenue a sa loge, une de ses boites d'admirateurs contenait des rats morts, tu te rends compte...des rats...

- C'est le fantome...

- Je ne sais, l'ange de la musique dit que c'est a moi de prendre son role, qu'il m'aide a devenir plus grande, mais j'ai peur, et si c'etait mon ange?

- Je ne..sais pas...mais promet moi Christine de faire attention, je crois qu'il est dangereux, il l'as prouvé...et puis, il me semble que quelqu'un te veux non?

- Monsieur le Vicomte?, fit elle en souriant, oui, Raoul est là et me soutiens, il viens m'ecouter..il est adorable...je me sens en sécurité avec lui.

Meg se tût, elle soupsonnait l'ange d'etre le fantome et le fantome d'etre le petit garçon mais c'etait impossible...sa mère...oui, sa mère aurait la réponse.

Les semaines passèrent, Meg reprenait les répétitions pour "Faust ", tandis que Christine continuait a repeter son chant ou partait se promener dans paris en compagnie du Vicomte de Chagny.

Cependant, vint un soir ou Christine fut introuvable, Meg ainsi que les membres de la troupe la cherchèrent sans la trouver, ce ne fut qu'une semaine plus tard qu'elle reapparu, comme par magie, endormie dans sa chambre.

Le vicomte de Chagny ordonna qu'on poste des gendarmes autour de l'Opera et, comme Christine l'avait fait pour elle, Meg s'occupa de son amie a son chevet.

Meg fesait boire un peu la jeune femme quand celle ci sembla s'eveiller completement en poussant un bref cri, puis se mit a pleurer, marguerite enroula ses bras autour de ses epaules et la berça contre son coeur, tentant de calmer les sanglots de la jeune femme qu'elle considerait comme une soeur.

- Mon Dieu, Christine, je suis là, tout va bien, tu es en sécurité.

- Je ne serais plus jamais en sécurité, il est là probablement à me regarder et a me surveiller

- Qui, Christine?

- L'ange de la musique, non...le Fantome de l'Opera...Erik

- Erik?, prononca t'elle lentement, est ce son nom?

- Oui..non, je ..il a dit que son nom n'etait qu'un accident...

Pendant un bref instant, Meg se rememorra le moment ou elle avait parlé au petit garçon enfermé dans la remise de la maison de la rue Foch, puis elle inspira profondément, le nom qu'elle avait voulu prononcer etait Ernest, mais quand son pere l'avait arrachée du sol, elle avait poussé un cri..que le garçon avait compris comme Erik.

Caressant les cheveux de Christine pour la calmer, elle demandit

- t'as t'il fait quoi que ce soit? du mal?

- non, il...il voulait que je l'aime, il m'as ammenée chez lui, dans son antre, un lieu sombre et majestueux, cependant, au debut je l'ai trouvé attirant, j'ai voulu retirer son masque, il est devenu fou de rage, je pensais qu'il portait encore un masque en dessous mais non, c'etait son visage, si tu savais Meg, il est..hideux...la partie qu'il cache est affreuse, on dirait le visage d'un mort, d'un cadavre...une moitié de l'autre monde revenant possedant un vivant...il m'as emprisonnée et refusait que je partes, alors je l'ai suppliée...il n'as cédé quelques jours après qu'a la condition que je porte sa bague de fiancaille et lui soit fidèle...

Christine se mit a pleurer de plus belle, les mains sur le visage, totalement desesperée.

- j'aime raoul, et cet homme, ce fantome me veux, et Raoul a promis...

- Qu'est ce que Raoul a promis, christine?

- Lorsque tu etais evanouie, j'ai soupsonné que ce qui t'etais arrivée etait du au fantome, et Je l'ai dit a Raoul, il m'as promis de me proteger, de m'emmener loin d'ici, loin du fantome, loin de cet homme fou, j'ai peur qu'il fasse du mal a toi ou a d'autres.

- Chut, tout ira bien...on te protegera, les gendarmes sont là, le fantome ne pourra rien te faire...

Et cette fois ci, tandis qu'elle caressais la tete de Christine, elle etait prête a affronter sa mère et a savoir la vérité.

Laissant Christine se reposer, Meg se releva et sortis de la loge puis se dirigea vers les appartements de sa mère au sous-sol.

Madame Giry semblait regarder une serie de lettre que lui avait donné Monsieur Firmin, celui ci affirmait que celles-ci etaient arrivée dans son bureau alors qu'il l'avait fermé a clés ce matin même.

Erik voulait de nouveau de l'argent, mais en plus, cette fois ci, il voulait plus, il semblait donner des conseils pour la première de Don juan triomphant, ordonnant que Christine soit la chanteuse, et les gerants avaient du ceder de nouveau pour eviter une autre serie de morts ou de disparitions.

Le tout paris parlait du fantome de l'Opera et de la terreur qu'il inspirait, Antoinette s'assit tout en soupirant profondément, la situation lui avait totalement échappé.

un bruit de bois grincant se fesant entendre, elle releva la tête pour voir sa merveilleuse fille, ses espoirs...Eugenie n'avait pas la beauté, la graçe ou la souplesse de Marguerite, c'etait pourquoi elle l'avait envoyée chez les ursulines.

Meg semblait regarder sa mère avec les yeux d'un aigle, ses sentiments étant partégés entres le dégout, la haine et l'amour, tandis que Madame Giry regardait sa fille de haut en bas, scrutant a l'evidence tout defaut.

Se relevant, la douairiere pris sa fille par le bras et la fit asseoir.

- regarde tes cheveux, une semaine sans soins et voila que tout est a refaire, même ta peau...mais bon, il te fallait du repos, nous allons reprendre là ou nous en etions, commençons d'abord par tes cheveux, regarde moi çà...

Sa mère pris un flacon ainsi qu'un peu de coton dont elle enduisit le contenu avant de tamponer le crane de sa fille, une odeur acre se faufila dans toute la piece.

Meg detestait cette torture, la potion sentais mauvais, rendait ses cheveux sex et cassant, cependant c'etait le seul moment ou elle pouvait possiblement parler avec sa mère.

- Maman, je peu te parler?

- Oui, Cherie, bien sur voyons.

- j'aimerais te parler de l'époque ou papa vivait encore avec nous...

- qu'est ce que tu veux savoir su ton père? tu sais comme moi que c'etais un alcoolique et un joueur, il nous a tout fait perdre comme cela, c'est ainsi qu'on a atterit a la rue, tu t'en rapelles, non?

- oui, mais ce n'est pas de cela que je veux parler, je voudrais savoir...une nuit, j'ai révé de moi étant toute petite...j'allais a la vieille remise, tu sais celle ou avant on mettait de la viande a secher...j'aurais voulu savoir... dans mon rêve, il y avait un petit garçon, toi et papa vous disputiez a son propos.

Dans le miroir, Meg pouvait voir sa mère prend une paleur mortelle et s'arreter, le coton tombant sur le sol, tandis que ses mains se posait sur les épaules de sa fille.

- Je pensais que tu avais oublié...

- Il s'appelle Erik n'est ce pas?...comme le fantome qui poursuit Christine...est ce la même personne?

- Oui, repondit Madame Giry avec une voix mortuaire, c'est lui.

- Je me rapelle que papa t'avais dit de le laisser, de l'abandonner dans la foule...qu'est ce qui s'est passé...

- Marguerite, ecoute, je voudrais eviter d'en parler...

- Maman, s'il te plait, argua Meg en se retournant, fesant face a sa mère, Christine est ma meilleure amie, elle est comme une grande soeur pour moi, dit le moi...

La femme sembla se tordre les mains puis commença son récit.

- je ne sais pas d'ou il viens vraiment, mais quand je l'ai découvert, des bohémiens venaient d'arriver en la cité, et avait avec eux un grand cirque des horreurs, un peu comme le grand Cirque Barnum, parmis leurs numéros, ils avaient des siamoises, un nain, un geant, quelques femmes a barbes, cependant le clou etait un soit disant mort-vivant.

un enfant, un jeune garçon de peut etre une douzaine d'année, peut etre plus, je pense qu'il ne le savait pas lui même.

lorsque j'ai vu ce cirque, j'ai voulu aller voir, car certaines acrobates et chanteuses commencent dans ce genre de lieux, certains cirques sont mondialement connu, mais a la place, j'ai vu un garçon terrifié par la foule, et qui, parce qu'il ne bougeait pas, se fesait battre par l'un des Egyptiens, je me suis dit que le cirque n'etait pas la meilleure idée du monde.

lorsque les gens sont partis, je suis restée dans un coin et j'ai vu cet enfant tuer son bourreau, ce n'etait que justice divine, mais la justice des hommes n'est pas celle de Dieux, a l'epoque, j'etais sur la fin de ma carrière de danseuse, je voulais continuer, sans savoir qu'a l'epoque, j'etais de nouveau enceinte...Eugenie, d'une certaine façon, toi et ta soeur avez brisé ma carrière mieux que votre père.

Quoi qu'il en soit, j'ai pris le garçon et j'ai fuit avec, j'avais eu pitié, parce que un instant, j'avais vu la cruauté du monde, et je me disais que en fesant cela mon péché me serait pardonné, celui de t'avoir eu sans l'aval de ma famille, mais ce ne fut pas le cas, cette nuit et la suivante, j'ai gardé le garon, ton père t'as trouvée près de la porte, il t'as remontée, tu avais le bras en sang, j'ai compris qu'il n'avait peut etre pas tué son bourreau pour rien, peut etre etait il réellement un enfant du diable, un enfant mauvais.

Alors le lendemain soir, j'ai ouvert la porte, je l'ai pris et je l'ai abandonné, je lui ai expliqué pourquoi, je lui ai dit que ce n'etait pas sa faute, il n'as rien dit sur le chemin, il a juste bafouillé Erik, et un autre que je n'ai pas compris, anna, je crois...je ne l'ai plus revu, jusqu'a ce que je devienne Concierge a l'Opera, avec toi, reprenant mon flambeau, ma carrière.

Il n'as pas fallu longtemps avant qu'il ne se présente a moi, l'Opera etait en reconstruction, suite a la guerre avec l'Empire austro-hongrois, il y avait pris refuge, dans les anciennes catacombes qui ornent tout paris.

Ces tunnels miserables etaient devenu sa demeure, son domaine, il avait durant ses années ou je l'avais laissé, oeuvré, appris, et j'appris plus tard que l'architecte avait remarqué des erreurs corrigées sur ses plans, de nouvelles choses s'ajoutant...le garçon etait un génie, un architecte et un magicien, ayant appris auprès des bohemiens.

Madame Giry pris sa fille par les epaules, la fixant dans les yeux, l'expression du visage de sa mère fit frissonner Meg, tout autant qu'elle voyait de la douleur melée a un espoir demesuré.

- Il a promis de faire de toi une reine, une imperatrice, mais ...quand j'ai vu ce qui se passais avec Christine, j'ai pris peur, j'acceptais bien des sacrifices mais pas qu'il s'acoquine avec toi.

- m'acoquiner?

- oui, il nous a suivis, il m'as suivie...je l'ai aidé, libéré puis abandonné mais tu lui a donné son nom...

- c'etait un accident, j'ai voulu dire Ernest, mais pere...enfin soit...et les brulures, j'ai entendu ce que tu as dit a père.

Madame Giry déglutis:

- Je ne sais pas si il est né ainsi ou si il etait normal mais quand le gitan a retiré le sac de sa tête et qui recouvrait en partie son corps, beaucoups de gens ont hurlé dans la salle, et même moi, quand je l'ai lavé et nettoyé, je n'arrivais pas a regarder, c'etait trop horrible...il est brulé, gravement brulé, la chair de son visage est rouge, certains os depassent, des lambeaux de chairs semblent encore là, mais on dirais des croutes ou des ecailles...

- je crois que ce sont eux qui lui ont fait cela...quand je lui avait parlé...

Elle fut interrompue par sa mère qui lui pris le menton violement

- tu ne lui parles pas, tu ne le regarde pas, jamais, il est dangereux, maintenant vas t'en...si l'opera ferme, je me doit de te trouver mieux, une meilleure place...lui ne le fera jamais, il m'as mentis, " se parlant comme a elle-meme".

Meg se sentais mal a l'aise lorsqu'elle sortis de l'appartement de sa mère, elle se sentais triste et déprimée, elle aurait du être horrifiée et pourtant, si elle l'etait, ce n'etait son sentiment dominant en ce moment, non, c'etait purement l'idée d'un début de vie si horrible qui lui fesait mal, mais imaginer qu'il ai pus naitre mauvais etait une idée qui lui etait etrangère, personnes ne naissait mauvais, on le devenais pour diverses raisons...

Soupirant, Meg regagna sa couche dans le dortoir des ballerines.