une semaine passa sans incidents jusqu'a l'annonce de l'ouverture de Don Juan triomphant, tout etait prêt, les fleurs, les costumes, la choregraphie, tout était prêt, y compris la gendarmerie et le vicomte de Chagny, qui s'etait juré de passer le fantome au fil de l'epée.
Les hommes en costumes noirs passaient et repassaient dans les allées, certaines filles du ballet chuchotaient, d'autres continuaient les etirements comme si de rien n'était, pour Meg, ce va et vient constant etait un problème certains, elle n'arrivait pas a se concentrer, il fallait dire que ses nuits etaient hantées par des songes horrifiant, toujours le même, encore et encore, et cette nuit, une nouvelle fois, le rêve recommençait.
Elle voyait l'homme au masque, Erik, enfermé de nouveau dans une cage, un cirque et des gitans autour de lui, le monsieur loyal criant au badauds a l'exterieur de venir voir le demon en personnes, Meg entrait dans la tente, voyant le fantome, ses magnifiques vêtements ornés de la mort rouge, etaient déchirés, tandis qu'un des bohémiens, lui tenant la tête en arriere avant d'arracher son masque et de frapper Erik a la tête, celui ci s'effondrant sur le sol couvert de paille.
Le masque de porcelaine quand a lui etait ecrasé et brisé par les coups des bohémiens, quand ils eurent fini, l'homme etait au sol pleurant, le visage en sang, elle comprenais etrangement les sentiments qu'avait pus avoir sa mère: de la pitié.
L'homme respirait encore mais était a peine vivant, puis elle entendait les bohémiens revenir et sentais leurs mains sales la prendre et l'enfermer dans la cage au cotés du fantome, poussant sur le cotés doucement, elle le mis a visage découvert, son visage brulé etait celui d'un cadavre, l'autre partie en revanche, semblait saine, mais était tuméfiée et couverts de sang.
Prenant les morceaux du masque, lorsque sa main entrait en contact, ils redevenaient un seul bloc, et de nouveau, le masque de la mort rouge existait tandis que la présence du fantôme a ses cotés disparaissait.
Les lumières s'éteignaient d'un seul coups et deux yeux vert au reflets doré se voyait dans les ombres et une voix, celle de l'homme de la loge numero cinq, se fesait entendre.
- alors Mademoiselle Giry, vous me cherchiez? pourquoi tant de ferveur a chercher une vérité passée, a chercher des secrets enfouis dans le noir alors que votre mère vous attend pour la gloire, l'oiseau voudrait il quitter le nid?
- Quitter le nid?
- Oui, voler de vos propres ailes...n'en avez vous pas assez d'ecouter et d'obeir a votre mère?
- Ma mère sais ce qui est bon pour moi...elle...elle fait le mieux pour moi
- Vraiment? regardez vous donc...
Un miroir apparaissait alors, grand et richement orné, Meg dans sa cage approchait du miroir et voyait une étrangère.
Marguerite avait les cheveux blonds long, deux yeux bleus aigue-marin, son corps etait maigre en raison du régime strict que sa mère lui fesait subir, ses os saillaient par endroits sous sa tunique de ballerine blanche, ses cotes etaient visible si elle ne portait de corset, quand a sa peau, elle etait blanche, pâle, d'une paleur morbide, artificielle.
La femme dans le miroir etait totalement différente, c'etait bien son visage que voyait Meg mais il etait rayonnant, sa peau etait mat, satinée, en chair, voluptueuse et séduisante, les levres pleine et peinte d'un brun sombre doré, tout comme les paupières, réhaussé de vert, des couleurs automnales.
Ses cheveux etait coupés court, droit et non ondulés comme elle les avaient, en raison du traitement que lui fesait subir sa mère.
Puis d'un coups dans le miroir, le fantome apparaissait, la mort rouge dans sa splendeur et la prenait avec lui l'emmenant a travers le miroir, disparaissant, laissant Meg seule dans le noir, elle avait beau appeler, crier, personne ne venait.
Elle etait seule, tout le monde l'avait abandonnée, y compris sa mère.
Son reveil etait a chaque fois difficile, en sursaut, son corps près a bondir du lit, tatonnant pour savoir si elle etait dans une cage ou dans son lit.
Le toucher du montant en bois la aurait et elle se rendormait comme elle le pouvait, cependant, elle detestait imaginer a quoi elle aurait pus ressembler si sa mère n'y avait pas mis son grain de sel.
Pour coller au standart des ballerines, Madame Giry avait fait blondir et blanchir la peau de Marguerite avec un produit ignoble sentant horriblement, seulement, le traitement etait a refaire chaque semaine.
La première fois que sa mère avait fait cela, Meg avait cru que ses cheveux allait tomber tout seul, tellement le produit lui brulait la peau, puis finalement cela s'etait calmée.
Pour eviter tout problème, sa mère ne l'autorisait a sortir qu'en hiver, quand le soleil ne luisait pas, Madame Giry pensait que le soleil etait mauvais pour sa fille et surtout sa peau.
En realité, avec le temps, Meg avait remarqué qu'en été, les rares fois ou elle sortais avec les autres ballerines, lorsque le soleil brillait, et qu'elle ne se couvrait pas, sa peau se dorait naturellement.
Contrairement a sa mère et a sa soeur, Meg avait la peau halée et le teint noir, on aurait pus la prendre, ironie du sort pour une egyptienne, si elle n'avait eu le visage occidental et les yeux d'aigue-marine.
A cause des prétentions de sa mère, Meg ne connaissait que les matins de grisailles et les soirées brumeuses près de la seine.
Voir le soleil, les accents chantant du Sud de la France, tout cela elle aurait apprécié, malheureusement, le sort en avait décidé autrement.
Se relevant, elle soupira en regardant ses jambes maigres, ce qu'elle avait vu dans le miroir etait ce qu'elle aurait voulu être...être jolie, sa mère le lui disait mais c'etait l'avis d'une mère, pas celles des autres.
Pour les ballerines, elle etait l'oisillon, voire la rousette, comme ils l'appellaient parfois pour se moquer d'elle, en raison de ses cheveux blond qui a force de decoloration tendait parfois a roussir, mais également a cause de ses os fins et maigres visible quand elle se deshabillait.
Cela allait être la première du nouvel Opera, Meg savait grâce a sa mère, qu'Erik en etait l'auteur et qu'il voulait voir Christine jouer Catharina.
Le spectacle pouvait avoir lieu, tout se passa bien, jusqu'a ce que le chanteur principal se cache pour la scene suivante et qu'a celle ci, un autre entra en scene.
Couvert d'une cape qui recouvrait son corps et son visage, on ne pouvait savoir si c'etait réellement le maestro, cependant la voix etait differente, belle et majestueuse, et quand Christine entra en scene, la chanson qu'ils chantèrent donna le frisson a la jeune fille, non sans rougir.
Regardant vers le public, Marguerite pus voir sa mère avec un air terrifié, tandis que Le vicomte de Chagny et une grande troupe de gendarmes s'appretaient a entrer en scene, cependant, ils ne pouvaient rien faire, Christine et les danseuses etaient sur scenes, de possible otages dont ils voulaient la vie sauve, selon les ordres de Raoul.
Meg etait fascinée par ce qui se passait en scene, sa mère l'avait prise par le bras, quand elle avait reculée comme son role le lui disait, Meg voyait que Le fantome n'avait d'yeux que pour Christine, et pourtant, malgré sa peur, Christine etait parfaitement calme exterieurement.
la jeune ballerine l'envia, le spectacle de ses deux là sur scène etait fascinant, fascinant et terrifiant quand on comprenait les paroles de la chanson qu'ils chantaient, cependant meg avait l'impression que Christine le fesait pour gagner du temps, afin que Raoul et la gendarmerie soit prête.
Tout se passa bien, jusqu'au point culminant de la musique, Christine découvrit le fantome, celui ci déclara sa flamme mais se coupa net quand elle lui arracha le masque de son visage ainsi que la perruque qu'il portait.
Meg pouvait voir maintenant a quoi il ressemblait, tandis qu'il hurlait d'horreur de sa propre personne avant de rugir de fureur envers Christine, qu'il emmena de force, non sans faire tomber le lustre de verre sur une foule en panique en contrebas.
Le temps etait compté, et déjà raoul descendait vers Madame Giry envers qui il la suppliait de lui dire la verité, après un moment, elle lacha prise et leurs montra le chemin pour entrer dans le repaire du fantôme, puis tandis que les hommes s'en allait a la recherche du "monstre", Madame Giry se tourna vers sa fille.
- Nous devons partir, va faire ta valise, je risque d'être arrêtée pour complicité avec ce...ce monstre...
- nous fuyons? et Christine?...
- Elle n'est pas sous ma protection, Meg, fait ce que je te dit !
Meg déglutit devant la lacheté de sa mère et se détourna prête a obeir, regardant alentour, tout le monde couraient dans tout les sens, cherchant a fuir ou a se mettre a l'abri, l'Opera Garnier etait devenu une maison de fous, et Meg aurait été prête a jurer que lorsque le lustre etait tombé, elle avait vu certains hommes battres leurs femmes pour pouvoir passer et fuir.
une expression passive mais horrifiée passa sur le visage de Marguerite avant qu'elle se décide a tenter d'aider Christine, c'etait sa meilleure amie, sa mère avait été la cause de tout cela, et elle y avait particité sans le vouloir, c'etait de son devoir d'aider Christine et le Vicomte, et d'arreter Le fantome de l'Opera.
Qu'avait dit Christine encore? qu'elle entendait le fantome a travers le miroir...oui, le miroir de la chambre.
Derechef, Meg se dirigea vers la chambre de Christine qu'elle ferma derrière elle, si elle voulait eviter une chose, c'etait que sa mère tente de l'arreter.
Le Vicomte de chagny etait passé par la trappe de la scene pour suivre le fantome, mais Meg etait sure qu'il y avait une entrée ici aussi, et chercha en conséquence, un mecanisme d'ouverture...qu'elle ne trouva pas, de dépit, elle se dit que la meilleure façon etait donc d'aller au plus court chemin.
Prenant un objet lourd et contondant, elle le lança de toute ses forces sur le miroir qui se brisa, avant qu'elle ne coure au travers d'un couloir eclairé de bougies presque eteinte.
Les lieux etaient froids, lugubre et après un long moment de courses et de marches pour chercher son chemin, elle tomba en avant, dans de l'eau.
Regardant devant elle, elle vit une grande étendue d'eau, visiblement un lac soutterain, et fouillant les alentours du regard, elle pus voir une embarcation ainsi qu'une perche pour avancer, le probleme etait qu'elle ne savait ou aller, mais se dit que là ou de la lumière etait, le fantome devait s'y trouver.
Manoeuvrer une barque a fond plat fut plus laborieux que prévu et la jeune femme se laissa deriver un long moment avant de remarquer quoi que ce soit, et a l'evidence, quand elle arriva, les lieux etaient vide.
Dans les catacombes, elle entendait cependant les voix lointaines des hommes et des gendarmes, ainsi que la voix de sa mère, qui avait du remarquer la disparition de sa fille.
Cherchant alentour et surtout un passage, il lui fallait trouver Christine, celle qu'elle reussi a faire, non sans mal, mais les cris de la jeune femme couplés a ceux de fureur d'Erik, fit qu'elle pus voir ce qui se passait, cependant, l'endroit surplombait une alcove et elle voyait en contrebas, une caisse de poudre au dessus de laquelle, le vicomte se trouvait, une corde au cou, tandis qu'il criait a Christine de choisir.
Christine pleura, cria avant de murmurer quelques choses puis de se jeter sur Erik et de l'embrasser, Meg pendant ce temps entendait les gendarmes approcher, d'un cotés elle voulait aider Christine, de l'autre elle voulait aider Erik, le pauvre Erik envers qui, elle se sentait coupable pour ce que sa mère avait fait, rien de tout cela ne se serait produit si sa mère n'avait agit, se sentant dechirée entre deux amitiés, elle cria avant de remonter vers les appartements du fantome, en direction du trio:
- Depêchez vous, les gendarmes arrivent...Fuyez, Vite, vite.
Dans les appartements, ne sachant ce qui allait se passer, mais sachant que si Erik le voulait tout le monde mourrait, elle y compris, elle entra dans les lieux, et fut stupefaites de la beauté des lieux, même si eclairé a la bougie.
des costumes et des masques trônaient sur des reposoirs en velours, tandis qu'elle entendait une cavalcade rapide vers elle, et quand elle sentis un bras autour de son cou, la forçant a se retourner, elle compris ce qui se passait.
La gendarmerie de Paris avait pris en chasse le fantôme probablement après qu'il ai libéré Raoul et Christine, et d'une certaine façon, Meg en etait soulagée, le problème maintenant, c'etait qu'elle avait six mousquets braqués sur elle et l'homme qui la maintenait contre lui, l'étouffant presque: Erik.
Sa mère les rejoignit et elle entendit celle ci crier: "ho mon dieu, pitié"
- Pitié? chère madame Giry, avez vous eu pitié de moi, fit il doucement avant de hurler, Vous m'avez trahis, il tira sur la gorge de Meg qui fut forcée de suivre son geolier, vous m'avez trahis dès le début, parla t'il calmement tandis que du coin de l'oeil, Meg remarquait qu'il actionnait un levier fermant une grille qui failli tuer les gendarmes et Madame Giry, Mais ce n'est rien, Madame, votre noble fille, ci-présente va avoir un rôle a la mesure de votre trahison, je vous ai promis une reine...une imperatrice, comme concordant a vos souhaits, continua t'il lentement, prenant une seringue dans un tiroir de son bureau avant de la planter dans le bras de Meg qui commença a dodeliner de la tête, oui vos souhaits seront exhaucés... a La Mesure de votre vilénie !
Sa rage etait palpable, les gendarmes sur l'entrée, ne pouvait rien faire, tirer c'etait tuer la jeune fille et Madame Giry suppliait de ne pas tirer, et quand le fantome pris Meg et s'assit sur un fauteil tout en se couvrant d'une toile de velours noirs, non sans garder la ballerine contre lui afin d'eviter que les hommes ne lui tirent dessus, la herse remonta, mais quand le capitaine arracha la toile, il n'y avait rien, rien d'autre qu'un des masques du fantome.
On cria derrière Madame Giry, l'une des troupes de gendarmes avaient retrouvés Le vicomte et Christine, ceux ci remontaient accompagnés par une rangée de garde, tandis que le capitaine et quelques inspecteurs discutaient apprement et fouillaient les lieux a la recherche d'une sortie ou d'un mechanisme.
Christine s'approcha de Madame Giry qui pleurait:
- Où est Meg?
- Elle...Elle est partie...il l'as enlevée...ho mon dieu, ayez pitié de moi, qu'est ce que j'ai fait, qu'est ce que j'ai fait...je te demande pardon Christine, pardon
Elle pris les mains de Christine entres les siennes et les embrassa dans une vaine tentative de pardon, Raoul pris Christine par les epaules tandis que l'un des inspecteurs fit mettre debout Madame Giry, Le vicomte savait deja ce qu'il en était, inconsciement, Madame Giry venait d'avouer sa complicité avec les affaires du Fantome...sans parler des paroles de celui-ci, et comble du malheurs, il lui avait pris sa précieuse chairs: Marguerite.
