Salute, on va chez Pizza Hut ? :3 .. J'ai besoin de sommeil.
ClaireR5er : Mici beaucoup petit pois sonore ! :D Ça me fait toujours plaisir de lire tes reviews, so enjoy this chapter!
Jeff ouvrit péniblement les yeux. Sa première pensée fut : « Nick ! » Il se redressa sur son lit et tourna la tête vers la couchette de son ami. Le lit était vide. Le cœur du blond s'accéléra et il fureta dans toute la pièce. Nick n'était nulle part. Le Numéro 6 soupira et se rallongea. Nick devait sûrement être encore là-bas à remplir des papiers ou à discuter… Jeffrey tenta de se rassurer en se disant qu'il arriverait dans la matinée.
– Numéro 6 ? Venez.
Le gardien avait ouvert la porte de la cellule. Jeffrey obéit et entra un peu plus tard dans les vestiaires.
– Tiens, Nicholas n'est pas là ? s'étonna Chandler.
Le cœur de Jeff se serra.
– Non, dit-il en essayant de paraître le moins inquiet possible.
Tout en se douchant, le blondinet tenta de se convaincre que son ami – petit ami ? – reviendrait bientôt. « Ce n'est qu'une question de temps. Nick va revenir. Il doit être retenu pour une raison ou pour une autre… »
La matinée de travail commença. Jeffrey nettoya les vitres du bâtiment. Il regarda par les fenêtres s'il voyait la chevelure brune de Nicholas, mais il ne la vit nulle part.
A midi, Chandler et lui s'assirent à leur coin habituel.
– Bizarre que Nicholas ne soit toujours pas là, tu ne trouves pas ? lança le plus petit. D'habitude, il est très ponctuel. Il est toujours là à temps. Tu crois qu'il est encore à l'infirmerie ? Tu crois que Puck et les autres lui ont fait du mal ? Non, Sebastian me l'aurait dit sinon. On s'est vu hier soir, je ne sais pas si je te l'ai dit. C'était drôle. Bref, tu sais où est Nicholas ?
Jeffrey se mordit la lèvre inférieure. Chandler lui jeta un coup d'œil inquiet.
– Tu es sûr que ça va ? Tu es tout pâle. On dirait que tu es mort. Sans rire. C'est étrange.
– Je vais bien.
Le petit blond hocha la tête et croqua dans son sandwich. Jeffrey regarda piteusement le sien qui était mangé aux trois quarts et soupira. Son angoisse lui coupait l'appétit.
– Tu ne finis pas ton repas ?
– J'ai pas très faim.
– Est-ce que je pourrais l'avoir ? Si ça ne te dérange pas, bien sûr, j'aimerais bien le manger. Je meurs de faim, aujourd'hui ! Je ne sais pas ce que j'ai. En même temps, il fait tellement chaud ! Le travail m'épuise.
– Tiens, prends-le.
Chandler le remercia dans une montagne de paroles inutiles et engloutit le bout de pain.
Ensuite, Jeffrey continua de faire les vitres, pensant de plus en plus à l'absence de Nick. Et si, en fait, il ne revenait jamais ? Et s'il l'avait abandonné ? Non. Nick lui avait promis qu'il ne le laisserait jamais tomber. C'était une promesse. Il n'avait pas le droit de le laisser ici, tout seul.
– Numéro 6 ?
Le blond leva lentement les yeux. Le gardien, les sourcils légèrement froncés, avait posé une main sur son épaule.
– Est-ce que vous êtes en train de pleurer ?
Jeff s'essuya rapidement les yeux et mentit :
– Non. Je me suis reçu du produit pour les vitres sur le visage.
– Ah. Venez, je vous ramène à votre cellule. C'est l'heure.
Jeffrey le suivit, trainant les pieds sur le sol.
– Monsieur ? demanda soudain le blond.
– Vous pouvez m'appeler Finn.
– Finn, est-ce que vous savez ce qui est arrivé à Numéro 3 ?
– Numéro 3 ? Le petit brun sympathique ?
– Oui, celui-là.
– Non, je ne sais pas.
Le Numéro 6 soupira. Il ne savait même pas pourquoi il s'inquiétait tant. Dans quelques secondes, il allait rentrer dans sa cellule et trouver Nick sur son lit, sûrement porteur d'une mauvaise nouvelle, mais bien présent. Pourquoi s'en faire ?
Le geôlier referma la porte de la cellule. Le détenu chercha désespérément son ami des yeux pendant plusieurs secondes. Mais il dut s'y résoudre : Nick n'était nulle part dans la pièce. Le prisonnier se laissa tomber sur son lit et prit sa tête entre ses mains.
– Où es-tu, Nicky ? murmura-t-il.
Seul le bruit du vent qui tapait contre le mur lui répondit.
– Reviens-moi, s'il te plait.
Une larme coula sur la joue de Jeff. Il se coucha sur son lit et attendit.
D'une minute à l'autre, Nick pouvait frapper à sa porte et entrer dans la cellule. Il prendrait Jeff dans ses bras en pleurant de joie. Il l'embrasserait tendrement et ils vivraient ensemble dans cette cellule pendant encore quelques mois. Ensuite, Nick s'en irait et promettrait à Jeffrey de venir à sa sortie de prison.
Mais Nicholas ne vint pas. Personne ne vint. Jeff était tout seul. Le jeune homme de vingt-huit ans prit le caleçon de son ancien petit ami et le serra contre sa poitrine.
– Oh, Calvin ! chuchota-t-il. Dis-moi ce que je dois faire ! Je suis tellement, tellement perdu… Sans toi, sans Nick. Je te demande pardon. Je sais que je t'aime et que je dois continuer de t'aimer quoi qu'il arrive mais Nick est… Il m'a donné la force et le courage de passer à autre chose. Il signifie tellement pour moi. Il est comme le frère que je n'ai jamais eu, et en même temps mon meilleur ami, mais… Je l'aime. Je suis amoureux. Je ne veux pas vivre une deuxième histoire d'amour tragique. Je veux qu'il revienne… Je me sens seul, si seul. Aide-moi, Calvin.
Mais Calvin ne l'aida pas. Personne ne l'aida. Il resta dans son lit et pleura jusqu'à ce qu'il s'endorme.
C'était comme la fois où Nick avait été à l'infirmerie pendant deux jours. Jeff ne savait pas où il était. Il avait eu peur, il avait pleuré. Ça lui avait fait mal de penser que, peut-être, il ne reverrait plus jamais son ami. Mais là, c'était encore pire. Il était maintenant amoureux de Nick. Et son amoureux n'était plus là. Son cœur était brisé. Etait-il vraiment parti ? Etait-il vraiment sorti de prison ? Etait-il malheureux sans Jeff ? Pensait-il encore à lui ? L'avait-il tout simplement oublié ? Les questions étaient aussi nombreuses que sans réponse.
– Numéro 6 ? Numéro 6 ?
Le garçon ouvrit péniblement les yeux. Finn, le gardien, était penché au-dessus de lui.
– Tout va bien ?
– Euh, oui, pourquoi ?
– Vous avez crié.
Jeffrey rougit légèrement. Le geôlier le guida aux vestiaires. Nick n'était toujours pas là et Jeff était désespéré. Il savait tout au fond de lui ce qui était arrivé à son ami mais ne voulait pas l'admettre.
Nick était parti. Il avait quitté la prison. Sans même lui dire au revoir. Sans même prendre ses affaires. Sans rien. Nick était parti en le laissant tout seul. Il l'avait abandonné. Comme ça. Du jour au lendemain. Comment avait-il pu ?
Une larme coula sur la joue du blond. Il s'empressa de l'essuyer. Jeff alla travailler, essayant de penser le moins possible à Nicholas. Mais c'était impossible. Le jeune homme était tout le temps dans sa tête. Pas une minute ne s'écoulait sans qu'il ait une pensée pour le brun.
– Hé ! Numéro 6 ! lança une voix féminine.
Jeffrey, qui avait posé son sandwich – qu'il avait mangé à moitié – sur le banc, leva la tête. Numéro 16 et les autres arrivaient, souriants. Seul Sebastian était neutre. Il lui adressa un petit regard gêné mais quand même assez hautain.
– Tu manges tout seul ? demanda le Numéro 1, narquois.
– Non, je suis là ! protesta une voix masculine.
Chandler arriva et s'assit près du grand blond. Le Numéro 13, le Numéro 1 et le Numéro 16 étaient tournés vers le Numéro 33 et attendaient qu'il lui lance quelque chose à la figure. Le grand châtain, sûrement à contrecœur, dit d'un ton acerbe :
– Vu ta taille, normal qu'on t'ait pas remarqué. Tu es aussi grand que Passepartout de Fort Boyard.
Chandler baissa les yeux. Jeff posa une main sur son épaule. Le Numéro 6 remarqua que Sebastian se mordait la lèvre inférieure. Comme il devait détester dire du mal à son petit ami…
– T'as perdu ta langue ? ricana le Numéro 13. Réponds-nous, tafiole !
Le petit blond déglutit mais ne dit rien.
– Numéro 4 ! Hé oh ! On te cause ! lui dit le Numéro 16.
– Laisse, Santana. Je crois qu'il est mort. Et de toute façon, même quand il est vivant, on s'en fout de lui ! se moqua le Numéro 1. Pas vrai, Seb ?
Chandler leva brusquement la tête pour voir la réponse du grand châtain. Sebastian planta son regard dans le sien. Il dit oui avec sa tête mais il dit non avec son cœur.
– Bon, qu'est-ce qu'on s'ennuie, ici ! soupira le Numéro 13.
– On pourrait en frapper un. J'aimais bien ce Numéro 3. Où est-il ? demanda le Numéro 1.
– Je sais pas. Mais je ne me sens pas trop d'aplomb pour une baston. Je suis fatiguée et morte de faim !
Le Numéro 13 acquiesça et ordonna :
– T'as entendu, Numéro 4 ? Ma copine a faim. File-nous ton sandwich.
Chandler obéit mais Jeff l'arrêta.
– Non, prenez plutôt le mien.
– Et pourquoi on ferait ça ?
Mais Sebastian ne laissa pas le temps au Numéro 6 de répondre.
– Ok, on prend le tien. Donne.
Il l'arracha des mains de Jeff et tous les quatre, ils partirent. Jeff se tourna vers Chandler.
– Merci, Jeffrey. C'est vraiment gentil ce que tu as fait. Tu n'étais pas obligé, tu sais ? Je n'avais pas très faim, de toute façon…
– De rien. Je savais que Sebastian ne voudrait pas te laisser mourir de faim.
– Mais, et toi ? Tu vas avoir faim, après. Tu veux que je te donne mon sandwich ? Il en reste un peu, tiens !
– Non, merci. Je n'ai pas envie de manger, aujourd'hui.
Le petit blond regarda le sol et soupira. Il renifla, comme s'il essayait de ne pas pleurer.
– C'est à propos de ce que t'as dit Sebastian ?
Le garçon hocha la tête.
– Ça m'a- Ça m'a blessé. Tu comprends ? Je sors avec lui et il me jette ces horreurs à la figure ! C'est horrible. Je me sens tellement mal, j'ai l'impression qu'il s'en fout de moi… Et dire qu'il doit m'humilier pour rester avec moi, juste pour faire genre qu'on n'est pas du tout amis. J'en ai marre ! Je l'aime et je veux être avec lui, Numéro 13 ou pas Numéro 13 !
Jeff lui caressa le bras. Et il se sentit envahi d'un sentiment de tristesse. Il repensait – encore – à Nick. A toutes les fois où il lui avait touché l'épaule comme ça, toutes les fois où il l'avait réconforté. Ça lui faisait tellement mal de penser à lui. Jeffrey soupira et tenta d'oublier ce sentiment.
Le Numéro 6 retourna travailler. L'après-midi fut long. Alors que Finn venait chercher Jeff pour l'emmener dans sa cellule, le cœur du blond fit un bond dans sa poitrine. Et si Nick revenait finalement ? Et si, aujourd'hui, Jeffrey rentrait dans le secteur C et que son ami était là, souriant ? Après tout, Nick était revenu après deux jours de l'infirmerie. Peut-être que c'était le même délai ? Jeff sourit de toutes ses dents à cette idée. Il marcha plus rapidement encore, pressé de voir si sa pensée s'avérait juste. Les clés tournèrent dans la serrure. Jeffrey retint son souffle. La porte s'ouvrit. Jeff entra. Ses yeux sondèrent la pièce durant quelques secondes. Personne. Il n'y avait personne. Jeff soupira longuement. Il baissa les yeux et rejoignit son lit. Nicholas n'était pas là.
– Numéro 6 ?
Le blond leva ses yeux légèrement embrumés vers le geôlier. Finn n'avait pas fermé la porte.
– Vous allez bien ?
Pendant plusieurs secondes, le détenu ne dit rien.
– Où est Numéro 3 ? lâcha-t-il enfin.
– Je ne sais pas, je vous l'ai-
– Je veux savoir où il est.
– Je suis désolé, je ne peux pas vous aider.
– S'il vous plait…
Le gardien haussa les sourcils. Il se demandait sûrement comment un homme pouvait tenir autant à un simple colocataire.
– Je- Je vais me renseigner.
Le blond sourit à demi.
– Merci.
Le geôlier s'en fut et Jeffrey resta seul. Il repensa à son tout premier jour en prison. Ce jour où Nick lui avait adressé un petit sourire alors qu'il faisait les vitres. Jeff n'avait même pas daigné répondre. Il était effondré, traumatisé, désespéré. Son Calvin était mort et on l'accusait du meurtre. Il n'avait pas envie de sourire, et encore moins à un jeune homme mignon derrière une fenêtre. Ce jour-là encore, dans la cellule, Nicholas lui avait dit « Bonsoir ». Jeff l'avait simplement regardé. Puis Nick avait essayé d'engager la conversation, mais le Numéro 6 l'avait rejeté méchamment. Il s'en voulait. Si seulement il ne l'avait pas rejeté, ils auraient pu être amis plus tôt et peut-être même petits amis. Si seulement…
Jeff soupira et murmura d'une voix brisée :
– Nicholas…
Il s'endormit ensuite.
Questions : Que pensez-vous de la soudaine disparition de Nick ? Est-ce que vous trouvez ça triste que Sebastian doive dire des horreurs à Chandler ? Pensez-vous qu'il l'aime vraiment, et que si oui, il devrait le défendre au lieu de l'attaquer ?
