Bien le bonjour, chers lecteurs :3

Oui, je m'excuse pour ce retard de- euhm. Deux semaines. Ou trois ? Je ne sais pas ! J'étais en vacances et il m'était impossible de poster car je n'avais pas ma clé USB avec mes chapitres dessus. En espérant que cette attente en vaille la peine, bonne lecture !

ClaireR5er : Oui tu parles très bien la France ne t'inquiète pas. Haha peut-être bien que Seb est amoureux, on ne sait pas :P Petit haricot chanteur ? Si je me mets à chanter je vais dégoûter tout le monde des haricots !

annie-kim : Merci pour ta review :)


Quand le Numéro 6 s'éveilla, il eut un tout petit espoir de trouver son ami endormi dans son lit. Mais il se réduisit en miettes quand il vit la couchette vide du brun. Il poussa un soupir et posa sa tête sur l'oreiller. Le caleçon de Calvin était tombé par terre. Il le ramassa et le remit dans son tiroir.

– Numéro 6 ? Venez.

Le blond suivit Finn sans trop de conviction. Il se doucha et se brossa les dents comme un robot. Il n'avait plus trop de raison de faire les choses avec le sourire. Il avait perdu les seules personnes qu'il aimait. Et – il l'avait déjà dit à Nick – il ne pouvait pas vivre dans un monde où il n'y avait pas les gens auxquels il tenait.

Alors que Finn l'amenait à son travail, le blond se risqua à demander :

– Vous avez des informations pour le Numéro 3 ?

– Non, mais je vous tiens au courant si j'entends quoi que ce soit à son sujet.

– Merci.

Le blond travailla toute la matinée. Il passait le balai dans la cour, aidé d'une fille qu'il ne connaissait pas. Les filles étaient présentes dans la prison, mais elles étaient dans les secteurs M à Z. Les garçons, eux, étaient dans les secteurs A à L. Ils ne se voyaient donc pas souvent – à part à midi.

Chandler n'était pas là, il devait déjeuner sur-place. Le sandwich – quasiment intact – de Jeff était posé près de lui, sur le banc. Il était seul et regardait en face de lui. Il sourit un peu quand il se rappela le petit jeu qu'il avait l'habitude de faire avec Nick. Celui où le premier qui baissait le regard avait perdu. Il vit le Numéro 33, assis sur un autre banc, le fixant intensément.

Jeffrey chercha ses acolytes des yeux mais ils n'étaient pas là. Le grand châtain se décida enfin et se leva pour venir le voir. Jeff se raidit un peu.

– Salut, murmura Sebastian.

– Salut.

– Je peux m'asseoir ?

– Oui.

– Merci.

Le Numéro 33 prit place près du détenu. Il le fixa pendant plusieurs longues minutes. Aucun des deux n'osait parler. Puis le grand châtain baissa les yeux et regarda avidement le sandwich du blond qui reposait à ses côtés.

– Tu ne le manges pas ?

Sans dire un mot, Jeffrey prit son repas et le tendit au prisonnier.

– Merci.

Sebastian croqua dedans. Il mastiqua longuement, observant l'autre en même temps. Après plusieurs minutes, lorsqu'il eut fini de manger, il dit d'un ton sincère :

– Au fait, désolé d'avoir pris ton repas l'autre jour, mais ne voulais pas que Chandler meure de faim.

Soudain, il se mordit la lèvre, comme s'il s'apercevait qu'il avait dit une bêtise.

– Tu- Tu étais au courant pour Chandler et moi, au moins ?

Jeff hocha la tête. Sebastian soupira. Il ne parlait pas. De toute façon, Jeffrey avait décidé de ne plus ouvrir la bouche. Enfin, presque plus. Sauf s'il fallait donner une information, ou autre chose. Pourquoi est-ce qu'il parlerait, de toute manière ?

– C'est Nicholas qui te l'a dit ?

Le Numéro 3 secoua la tête.

– Alors, comment tu le sais ?

Jeff leva les yeux et soupira. Il était vraiment obligé de répondre ?

– Je vois… Euh… Tu étais avec lui quand il nous a entendus, c'est ça ?

Jeffrey lui offrit un petit sourire triste et acquiesça. Sebastian opina et regarda dans le vague. Au bout de quelques instants, il demanda, comme inquiet :

– Mais, au fait, il est où ?

Le cœur de Jeff se serra. Pas besoin de préciser de qui il parlait pour comprendre.

– Nicholas, je veux dire.

Le blond baissa les yeux en repensant à Nick. Alors comme ça, même Sebastian avait remarqué son absence. Le Numéro 6 haussa les épaules pour lui répondre.

– Comment ça, « t'en sais rien » ? C'est ton ami, pas vrai ? Tu devrais savoir où il est si c'est ton ami, non ?

Sous le coup de la colère qui venait de prendre Jeff, il cria presque :

– J'en sais rien, ok ?!

– Oh, ça va calme-toi, je demandais juste.

Jeff expira et baissa les yeux pour s'excuser. Le Numéro 33 eut un petit sourire :

– Tu as retrouvé la parole, on dirait.

En fait, il ne l'avait jamais vraiment perdue. C'est juste qu'il ne voyait pas l'utilité de la prendre, si c'était pour remballer tous ceux qui essayaient de lui parler.

La pause de midi se termina et Jeffrey retourna dans sa cellule. Jusqu'au soir, il ne cessa de penser et de repenser à toutes les choses qu'il avait manquées avec Nick. Comme les baisers passionnés qu'ils auraient pu échanger, les nuits ensemble au fond du lit, les sorties entre amoureux, les cadeaux d'anniversaires ou même les cadeaux de tous les jours comme les fleurs, les bracelets… Et ça le tuait. Il aurait pu faire tellement de trucs avec le brun. Mais il avait fallu qu'ils se rencontrent ici. Jeff était vraiment désespéré.

Il pleurait en silence. Il était face au lit de son ami. Il se leva machinalement et ouvrit le tiroir du Numéro 3. Il prit les photos, le doudou, le bracelet avec le « N » et le livre, puis mit tous ces objets dans son propre tiroir – à part le bracelet et le doudou qu'il garda avec lui. Il regarda pendant plusieurs longues secondes le bijou et se demanda : « Est-ce que c'est bien si je le porte ? Peut-être que Nick m'en voudrait ? Après tout, c'est le bracelet de Fabian… » Mais c'était plus fort que lui. Alors, il réussit à accrocher – après maintes tentatives – le pendentif autour de son poignet. Il regarda le bracelet en argent orné d'une « N » et sourit faiblement. Comme ça, à chaque instant, il pourrait avoir le brun près de lui. Ensuite, le blond se tourna vers le doudou. Jeffrey se dit que, peut-être, à force que Nick garde ce petit bout de tissu avec lui, il sentirait son odeur. Il porta le doudou à son visage et respira longuement. En effet, ce n'était pas l'odeur d'une mère dont le tissu était imprégné, mais celle de Nicholas. Jeff serra le doudou contre lui et pleura de plus belle. Le nuit fut longue et pleine de cauchemars, plus horribles les uns que les autres.


– Numéro 6 ? Numéro 6 !

Finn avait passé la tête par l'encadrement de la porte. Le blond leva les yeux vers lui. Il essuya les larmes qui coulaient sur son visage et rangea ensuite le doudou dans son tiroir. Il se leva et suivit le gardien jusqu'aux vestiaires. Le Numéro 6 ne demanda même pas si Finn avait des nouvelles de Nick. La réponse était non.

La journée se passe sans histoires. Jeffrey ne croisa pas Puck et sa bande. Il eut même droit à un petit sourire de la part de Sebastian. Quand il rentra le soir, dans sa cellule, il s'assit directement sur son lit, délaissant son sandwich intact sur sa table de chevet.

Et voilà. Il revenait au point de départ. Il était seul, triste, désespéré et en voie d'anorexie. Tout ça pour des mecs ? Oui.

Jeff soupira et regarda mélancoliquement le lit de Nick. Il se leva et s'allongea sur l'ancienne couchette de son ami. Il respira l'oreiller. Il sentait encore son odeur ! Jeffrey enroula ses bras autour du coussin et le serra fort contre lui. Des larmes tachèrent la té et les draps.

– Nick, reviens-moi, murmura-t-il.

Il s'endormit là, dans le lit de Nicholas, fatigué d'attendre inlassablement son retour.


Quand le blond se réveilla, il fut surpris de ne pas voir Finn. D'habitude, il le réveillait tout le temps. Il haussa les épaules et regagna son propre lit. Le gardien lui ouvrit finalement.

– Numéro 6, venez.

Après être sorti des vestiaires, Finn le guida jusqu'à sa cellule.

– Vous n'avez pas de travail, aujourd'hui. On peut discuter ?

Jeffrey lui fit signe que oui. Ils s'enfermèrent dans la cellule du Numéro 6. Jeff se mordit la lèvre inférieure quand Finn s'assit sur le lit de Nick.

– Bon. Numéro 6, je me suis renseigné pour Numéro 3.

Le détenu leva rapidement les yeux.

– Il est parti. Il est sorti de prison. Apparemment, on a repris l'enquête du meurtre de sa fiancée et-

– Son, laissa échapper Jeff.

– Quoi ?

– Son fiancé. Fabian, expliqua-t-il dans un murmure.

– Ah oui. Son fiancé. Et on a découvert qu'il n'était pas coupable. Un certain Clarington aurait fait le coup, je crois.

Jeff se promit intérieurement de tuer cet homme dès qu'il serait sorti de prison.

– Donc, Numéro 3 est parti précipitamment. Il n'a pas eu le temps de prendre ses affaires, ni rien. Mais il doit être loin d'ici et heureux, maintenant.

Une larme coula sur la joue du blond. Loin d'ici ? Oui. Heureux ? Non. Non, Nick n'était pas heureux. Jeff n'était pas avec lui, alors non, il n'était pas heureux.

– Tout va bien ?

Jeff acquiesça en chassant la larme de sa joue. Il remercia ensuite Finn d'un hochement de tête. Le gardien s'en fut. Le détenu resta toute la journée dans sa cellule – sauf pour manger, mais il ne mangea rien. Il passa ensuite son temps à regarder inlassablement les photos de Calvin et de Nick – et même de Fabian.

Il se coucha et s'endormit, alors qu'il n'était que 18:00.


My questions : Bon bon bon. Jeff est triste, Jeff est dépressif, on sait. Mais maintenant il sait pourquoi Nick est parti, c'est déjà pas mal. Alors, vous trouvez ça comment ?