Yo :3

Au fait j'aimerais juste votre avis mais est-ce que d'après vous je devrais continuer la fiction « Hot For Teacher » que je traduisais ? Non parce que l'auteure ne donne plus de signe de vie, je pensais la continuer à ma façon… Qu'est-ce que vous en dites ?

J'ai essayé vite fait d'écrire le chapitre 7, mais je n'ai aucune inspiration… Je devrais peut-être carrément supprimer HFT x)


*Deux semaines plus tard*

Tout était pire qu'avant. Jeff n'avait plus que la peau sur les os. Ses glandes lacrymales étaient complètement sèches. Il n'avait plus rien il avait tout perdu. Son existence se résumait à deux choses : travailler et penser. C'était tout. Rien d'autre. Chandler essayait pourtant d'engager la discussion, mais il se faisait rejeter. Tout comme Nick dans les premiers jours. Jeffrey n'en pouvait plus. Il se sentait à bout de force. Plus rien n'avait d'importance à ses yeux. Maintenant qu'il était sûr que Nicholas était parti, il n'avait plus aucun espoir de le revoir avant deux ans. Deux ans, c'est long.

– Jeffrey, mange un peu. C'est pour ton bien, tu sais. Si tu ne te nourris pas, tu ne pourras plus travailler correctement et tu tomberas dans les pommes. Tu te retrouveras à l'infirmerie et tu pourrais mourir.

Jeff soupira mais ne toucha pas à son sandwich. Il regardait en face de lui. Sebastian était là. Il les observait calmement – enfin, plus Chandler que Jeffrey. Quand le blond croisa son regard, le châtain lui fit un petit sourire gêné. Il aurait bien aimé venir les voir mais il y avait Puck et les autres.

– Tu penses que je devrais aller voir Seb ? J'aimerais bien mais je ne sais pas si c'est bien… Tu sais, ils pourraient me faire du mal, et faire du mal à Seb. Et j'veux pas qu'ils fassent du mal à Seb. Seb, c'est tout pour moi. Si je ne l'avais pas rencontré, je ne sais pas ce que je serais devenu. Tu sais, il est tellement génial. Il m'aime et je l'aime en retour. Si nous n'étions pas dans cette foutue prison, on pourrait faire tellement de trucs ensemble ! Comme les couples normaux.

Jeff soupira de nouveau. Il ressentait exactement la même chose pour Nick.

– Tu sais quoi ? J'en parlerai la semaine prochaine à Seb, quand on se verra. On a rendez-vous. On en discutera et on verra si on cache notre relation plus longtemps. C'est vrai, quoi. Pourquoi on devrait mentir ? Numéro 13 est bien avec Numéro 16, non ? Pourquoi on n'aurait pas le droit, nous ? Oui, c'est une bonne idée, ça. Je vais lui en parler.

Jeff le regarda. Le petit blond était fort pour faire des conversations tout seul.

La journée se termina et Jeff se jeta sur son lit, exténué par le travail. Il prit le doudou de Nick et le respira. C'était si bon d'avoir l'odeur de Nick…


*Une semaine plus tard*

La semaine précédente fut dure pour Jeff. Il ne cessait de penser à Nicholas. De plus en plus. Et ça faisait de plus en plus mal. Maintenant, il ne dormait plus seulement avec le doudou de Nick, il dormait carrément dans le lit de Nick. A force, le lit prenait l'odeur de Jeff, mais c'était psychologique : du moment qu'il avait les affaires du brun près de lui, Nicholas était près de lui.

Alors que ses yeux s'ouvraient lentement, Jeff soupira longuement. Encore un jour à passer tout seul. Il essuya une larme qui avait coulé sur sa joue et s'assit sur son lit. La porte s'ouvrit doucement et Jeffrey suivit Finn sans bruit jusqu'aux vestiaires. Chandler était là, tout sourire. Comment pouvait-il être aussi joyeux ? Ah oui, c'est vrai. Lui, il avait son petit ami qui l'aimait et qui était près de lui.

– Jeffrey, c'est tellement génial ! Tu sais quoi ? Hier soir, j'en ai parlé à Sebastian ! Il m'a dit qu'il voulait bien que je vienne avec lui dans la cour ! Il veut qu'on soit un couple normal et même qu'on s'embrasse devant tout le monde ! Il dit qu'il en marre de mentir et qu'il s'en fout du regard des autres ! Tu ne trouves pas que c'est génial ?

Jeff acquiesça lentement.

– Moi aussi, si tu savais ! Pour une fois que j'ai un petit ami qui m'aime ! Tous les autres ne voulaient que du sexe. Sebastian est différent. Enfin, je crois… Au début, c'est vrai qu'il voulait qu'on ne soit que de simples sex friends, mais finalement il m'aimait plus qu'il ne le pensait. Alors maintenant je ne vais pas le laisser me filer entre les doigts ! C'est le bon, j'en suis sûr.

Jeff soupira. Chandler avait bien de la chance. Jeffrey avait cru – pendant des années – que Calvin était le bon. Mais « il lui avait filé entre les doigts ». Jeffrey avait cru – pendant des jours – que Nick était le bon. Mais « il lui avait filé entre les doigts ». Pourquoi la vie s'acharnait-elle sur lui ? Plus rien n'allait plus pour le blond. Sa vie n'était plus qu'un amas de catastrophes plus horribles les unes que les autres. Pourquoi continuer à vivre ? Peut-être parce qu'il y avait encore un mince espoir que Nick l'attende, au-dehors.

La matinée se passa très vite, bizarrement. Chandler et lui avaient discuté – enfin, c'était plutôt Chandler qui discutait tout seul – pendant leur travail d'intérêt. Parler passe le temps, non ? C'est bien un des rares moments où Jeff parle – dans ce cas-là, ce serait plutôt « écouter parler » – à quelqu'un d'autre qu'à lui-même.

– Ça y est ! C'est l'heure ! dit Chandler. Je vais enfin montrer à tout le monde que je sors avec Sebastian ! C'est tellement excitant ! Tu ne trouves pas ?

Jeff hocha la tête. Le petit blond leva les yeux au ciel et prit Jeff par le bras. Ils avancèrent dans la cour et se dirigèrent vers Puck et sa bande, bras-dessus, bras-dessous. Sebastian les regardait fixement, les yeux perçants. Il attendit patiemment qu'ils arrivent à sa hauteur. Le Numéro 16 ricana :

– Vous vous jetez dans la gueule des lions, les Blondasses !

– Qu'est-ce que vous voulez ? grommela le Numéro 13.

– Rien, dit Chandler avec un grand sourire.

– Rien ? dit le Numéro 1. Alors cassez-vous de notre territoire. Vos têtes de demeurés me brûlent les yeux.

– J'ai le droit de rester avec mon copain si j'en ai envie.

Jeffrey jeta un coup d'œil à Sebastian. Le Numéro 33 ne cillait pas. Sa tension était palpable.

– Tu peux rester avec Numéro 6 autre part que là, tu sais ! déclara Santana. Pas besoin de nous squatter.

– Je ne parlais pas de Numéro 6.

Les quatre se regardèrent, incompréhensifs.

– Tu parlais de qui alors, microbe ? demanda Jesse.

Chandler attendit que le grand châtain parle mais il ne dit rien. Le petit blond soupira.

– Sebastian, tu n'as dit un mot depuis le début, remarqua Puck en fronçant les sourcils.

Le Numéro 33 déglutit.

– C'est parce que je ne trouve pas les mots.

– Tu trouves toujours les mots qui blessent. Tu es le meilleur pour ça, dit Jesse.

– Hé ! s'indigna Santana. Et moi, alors ?

– Toi, tu te tais, dit Sebastian.

– Pardon ?

– Tu as très bien entendu.

– Qu'est-ce qui te prend, Smythe ?

– J'ai décidé d'arrêter de vivre dans le mensonge, voilà ce qui me prend.

Jeff vit les yeux de Chandler pétiller de bonheur mais surtout de fierté.

– Quel mensonge ? s'intéressa le Numéro 16.

– Je suis gay. Voilà, c'est dit. Je suis gay et je suis amoureux de Chandler.

Plus personne ne parla. Tout le monde se jaugeait du regard. Enfin, Jesse reprit ses esprits le premier et s'énerva :

– Quoi ?! Tu es gay et tu oses rester avec nous ? Et c'est qui, ce putain de Chandler ?

– C'est moi ! dit fièrement le Numéro 4.

– Tu sors avec cette… cette chose ?

Sebastian prit son petit ami par la taille et répondit :

– Cette chose, comme tu dis si bien, Jesse, c'est mon copain. Et si tu t'avises de lui toucher ne serait-ce qu'un cheveu, je te défonce ta gueule de sale connard.

Le Numéro 1 s'avança dangereusement de lui, le poing en l'air. Santana et Puck l'arrêtèrent.

– Laissez-moi ! Il m'a traité, ce pédé ! Je vais le tuer !

– Laisse, cette tafiole n'en vaut pas la peine.

Jesse se reprit. Il fixa Sebastian, le foudroyant du regard. Le grand châtain sourit de toutes ses dents et susurra :

– C'est ça, c'est bien, Jesse, écoute Tatie Snixx.

Ce dernier écarquilla les yeux et frappa le Numéro 33. Chandler poussa un cri :

– Sebastian !

Jeff le retint par le bras. Jesse se jeta sur le détenu et continua de le frapper. Santana et Puck essayèrent de l'en empêcher mais se reçurent eux aussi des coups. Ils tombèrent à terre, sonnés. Jeff se précipita vers Sebastian et son opposant. Il tira de toutes ses forces – bien qu'il soit, après ces semaines à ne plus se nourrir, devenu très très maigre, voire anorexique – sur le t-shirt du Numéro 1.

– Lâche-le ! Lâche-le ! hurla-t-il. Tu l'étrangles !

En effet, Jesse avait mis ses mains sur le cou du plus grand et serrait aussi fort qu'il pouvait. Sebastian le regardait fixement. Ses lèvres remuaient mais aucun son ne sortait de sa bouche. Chandler était au bord de la crise de larmes.

– Aidez-moi ! cira Jeffrey aux trois autres. Il est en train de le tuer !

Santana et Puck obéirent. Cette fois-ci, Jesse ne les atteignit pas et ses coups se perdirent dans le vide. Finalement, les numéros 13 et 16 parvinrent de justesse à séparer les deux prisonniers. Sebastian passa ses mains sur sa gorge. D'une voix encore très faible, il murmura :

– Chandler…

Le petit blond accourut et se pencha sur son corps :

– Je suis désolé, tellement désolé, mon amour ! Je ne voulais pas qu'ils te fassent du mal ! Tu m'en veux ? Tu veux rompre ? S'il te plait, dis-moi que tu m'aimes encore ! Je ne pourrais pas supporter d'être loin de toi ! Est-ce que tu vas me laisser tomber ? Est-ce que tu vas me quitter ?

– Chut, mon cœur… Je ne vais pas rompre…

– Ah non ? Oh, c'est vrai ? Tu ne me quittes pas ? Tu ne veux pas casser ? Tu restes avec moi ? Tu m'aimes toujours ? Merci, chéri ! Je t'aime, tu sais ? Je t'aime ! Sinon, est-ce que ça va ? Tu te sens bien ? Il ne t'a pas fait trop de mal ? Tu penses que tu vas t'en sortir ? Ou tu veux aller à l'infirmerie ?

– Non, non… Ne t'en fais pas, bébé…

Sebastian se mit en position assise, dos contre le mur. Il leva la tête vers le ciel, pour mieux respirer. Chandler se nicha dans ses bras. De l'autre côté, Puck, Santana et Jesse s'expliquaient :

– Qu'est-ce qui t'a pris, Jesse ?

– Cette tapette l'avait cherché !

– Tu te rends compte que tu aurais pu le tuer ?

– Ça aurait fait un homo de moins sur la Terre.

– Et qu'est-ce que tu serais devenu, après, hein ? Notre groupe aurait été dissout par les gardiens. Déjà qu'on n'est plus que trois, maintenant… Tu imagines ?

– Ça va, t'as qu'à te marier avec lui si t'aimes tant le défendre.

– Je suis pas gay. Et je le défends parce qu'il me reste encore quand même un peu de sympathie pour lui.

– Santana, dis-lui, toi, que Sebastian ne vaut pas la peine de vivre.

– Non, Jesse, c'est Puck qui a raison. C'est un humain comme les autres. J'ai beau être une vraie garce, je sais qu'un homme, même pédé, a le droit de vivre sa vie.

– Vous savez pas ce qui est bien ! Vous êtes du côté des salopes comme Smythe ! J'ai plus rien à faire avec vous, bande de gays !

Il s'en alla, furieux. Puck et Santana soupirèrent et échangèrent un court baiser. Ah oui, ils étaient ensemble, ces deux là. Tout le monde était avec tout le monde. Tout le monde, sauf Jeff et Nick.

Après que Jesse soit parti, Puck et Santana vinrent près d'eux trois.

– Sebastian, tu sais ce qu'on fait normalement aux gays.

– Oui, Puck. Et vous pouvez faire ce que vous voulez de moi. Laissez-moi juste en vie.

Puck et sa copine se regardèrent et soupirèrent.

– Tu sais, mec, dit l'homme à la crête, c'est pas que j'en ai pas envie, mais on n'est que deux… Enfin, Jesse est parti, et San' et moi, on se sent pas trop de te cogner…

Sebastian fronça les sourcils.

– Je crois que tout ça m'a fait réfléchir, dit finalement le Numéro 13. Jesse nous a lâchés. Tu as fait ton choix. Il ne reste que San' et moi. Je ne pense pas qu'on va continuer à terrifier les gens… Tu sais, je ne vois plus trop à quoi ça sert maintenant, vu que vous n'êtes plus là. Santana et moi, on va vivre l'année qu'il nous reste ici, heureux, sans problèmes. Et on n'embêtera plus personne.

Sebastian sourit et caressa tendrement les cheveux de Chandler. Il se releva et tendit la main à son ancien chef.

– On fait la paix ?

Puck plissa les yeux.

– Ce n'est pas parce que j'ai dit qu'on ne vous embêterait plus que je suis prêt à sauter dans les bras d'un gay. Non, on ne fait pas la paix. Tu nous as trahis, Seb. Je vous souhaite bonne chance parce que Jesse va sans doute revenir. Adieu.

Santana sourit et dit par-dessus son épaule, tout en marchant :

– Au revoir, les filles. Ça m'a fait du bien de discuter avec vous. C'est tellement ennuyeux, toute cette présence masculine autour de moi ! Ça me donnait mal à la tête. Bye !

Elle et son petit copain partirent, bras-dessus, bras-dessous. Sebastian soupira en laissant retomber sa main. Chandler se blottit contre lui et murmura :

– Désolé d'avoir tout foiré, mon cœur. Je ne pensais pas qu'ils seraient si durs avec toi. Tu penses qu'ils te pardonneront un jour ? Peut-être qu'en fin de compte, ils ne sont pas si méchants que ça… La preuve, ils ont eu l'occasion de te faire du mal et de te laisser mourir étranglé, mais t'ont sauvé.

– Je pense qu'ils m'ignoreront tout simplement. Mais pour Jesse, ça va être une autre paire de manches…

Jeff n'avait pas dit un mot. Il regardait les deux amoureux sans esquisser un geste. Ensuite, il retourna travailler avec Chandler. La fin de la journée arriva bientôt et Jeffrey s'allongea sur le lit de Nick en soupirant. Combien de temps restait-il encore avant sa sortie de prison ? Et puis, même s'il sortait de prison, il n'avait aucune chance de retrouver Nick. Il n'avait pas son numéro, ni sa carte de visite, ni son adresse, rien. L'espoir de le revoir était si petit que Jeff, désespéré, se remit à pleurer en silence.


Little questions : Je sais pas vous mais Chandler m'éclate. Il fait que parler pour dire des trucs inutiles, et il s'excite pour rien x) Bref, vous avez pensé quoi de ce Sebandler qui a fini en baston générale ? C'est un peu violent par ici. Tell me everything, guys :3 Ah et n'oubliez pas de manger des paniers de Yoplait ce soir, c'est bon pour la santé !