Bongiorno.
ClaireR5er : Ah mais c'est que tu as un compte ! La prochaine fois que tu reviewes je te répondrai par PM alors :3 En tout cas merci pour tous les commentaires que tu me laisses c'est vraiment gentil :3
Juju.15 : En effet je ne crois pas que tu en avais déjà mis. Oh merci c'est super gentil à toi :3 Pour Hot For Teacher je verrai. J'ai essayé d'écrire, j'ai fait deux pages, mais bon j'ai pas trop d'idées là…
annie-kim : Ah je ne peux pas te promettre que Nick va revenir ! Ton esprit sadique aimerait-il que Nick retourne en prison ? Hey mais c'est une bonne idée. Il va tuer quelqu'un exprès pour retourner en prison. Tu me donnes des idées toi.
Maintenant, Sebastian, Chandler et Jeffrey restaient toujours ensemble. Ils riaient bien – enfin, quand Jeff se décidait à parler, ce qui devenait quand même un petit peu plus fréquent. Sebastian était très gentil, même s'il pouvait s'avérer quelques fois blessant et méchant. Mais c'était sa nature, on ne pouvait pas lui en vouloir.
Jeff apprit que le grand châtain était en prison non pas parce qu'il avait tué quelqu'un, mais parce qu'il avait couché avec un garçon de dix-sept ans – mais qui, d'après les dires de Sebastian, avait été consentant – et que ses parents avaient porté plainte contre lui.
Le blond avait appris à mieux connaître ses deux seuls amis de la prison, en l'espace de ces trois jours.
Les trois détenus étaient assis sur un banc, à la pause de midi. Sebastian avait pris Chandler dans ses bras et le petit blond dégustait tranquillement son sandwich. Jeff ne savait plus de quoi il parlait. Il avait perdu le fil entre le moment où il racontait comment il avait sauvé un bébé lapin à ses trois ans et celui où il disait que Katy Perry devrait élever des petits poissons dans ses cheveux bleus. En cet instant, Jeff regardait un homme. Pas qu'il était intéressé, juste intrigué. Le garçon en question était à une dizaine de mètres sur sa droite. Il mangeait doucement son sandwich. Il était grand, avec des cheveux bruns dressés sur sa tête, et à la peau mate. Il portait le Numéro 2.
– Tu m'écoutes, Jeff ? Mais qu'est-ce que tu regardes, comme ça ? Ah, c'est Numéro 2, c'est ça ? Ouais, il est bizarre. Il reste dans son coin, il n'a pas vraiment d'amis. Je ne le connais pas vraiment, mais j'ai travaillé une fois avec lui. Je m'en rappelle : j'étais en train de creuser un trou pour y mettre des fleurs dans un jardin – magnifique jardin, d'ailleurs – et il est arrivé. Il a juste dit qu'il devait m'aider. Pas très bavard. Un peu méchant, mais pas trop. Il m'a demandé une dizaine de fois de la fermer, mais bon, vous savez comment je suis ! Quand je commence, je ne m'arrête plus ! Enfin bref, quoi qu'il en soit, je ne le connais pas tant que ça.
– Si, moi je le connais, dit Sebastian. Il partage ma cellule. Il est arrivé il y a un mois, je dirais. Peut-être un peu moins.
Chandler écarquilla les yeux.
– Attends, tu veux dire que Numéro 2 partage ta cellule depuis un mois et que tu ne m'as pas prévenu ?
– Pourquoi je te préviendrais ? C'est qu'un mec.
– Un mec super canon qui peut potentiellement te faire envie.
Le grand châtain haussa les sourcils.
– Mais qu'est-ce que tu racontes ?
– Je le vois bien quand quelqu'un t'intéresse. Et ne me dis pas que Numéro 2 n'est pas beau, parce qu'il est super sexy.
– C'est plutôt moi qui devrais m'inquiéter. Tu le trouves plus beau que moi ?
Chandler leva les yeux au ciel.
– Bien sûr que non ! C'est toi le plus beau, mon cœur !
– Ah, ça va.
Après une courte pause – qui équivalait à une ou deux secondes avec Chandler – le Numéro 4 reprit :
– Bon, tu as envie de coucher avec lui, ou pas ?
– Ben non.
– Tu es sûr, hein ?
– Oui, Chandler ! Il partage juste une cellule avec moi, c'est tout. C'est toi qui partages ma vie.
Le petit blond sourit de toutes ses dents.
– C'est vrai ? Tu ne veux rien faire avec lui ?
– Non. Non, je ne veux rien faire avec lui.
Jeff, qui n'avait écouté que d'une oreille leur conversation, se demandait toujours pourquoi Numéro 2 lui disait quelque chose. Peut-être l'avait-il vu quelque part… Il inspira profondément et demanda :
– Sebastian, tu ne saurais pas quelque chose d'autre sur lui ? Par exemple, son travail, ou son passé, sa famille, pourquoi il est là…
Le grand châtain leva les yeux pour réfléchir.
– Ben… Je sais juste qu'il travaillait dans la police et qu'il est là pour une histoire de meurtre… Pourquoi ?
Alors que Jeff s'apprêtait à lui répondre d'un haussement d'épaule, Chandler le dépassa :
– Tu veux dire que tu lui as parlé ?
– Oui, en toute politesse.
– Mais, Sebastian !
– Quoi ?
– Tu n'as pas idée de la jalousie que j'éprouve !
– Chandler, ce n'est pas parce que je discute avec Numéro 2 que je l'aime plus que toi. Je discute bien avec Jeffrey, non ?
– Oui, mais lui, c'est différent. Lui, je sais que tu n'iras pas coucher avec lui.
– Ah bon ? Qu'est-ce qui m'en empêche ?
– Il n'est pas gay.
Jeff se mordit la lèvre. En fait, si, il l'était. Mais ça, personne ne savait. A part Nick. Mais Nick était parti.
– Et alors ? Tu ne vas pas me faire une scène juste parce que je discute avec Numéro 2 !
– Sebastian, est-ce que tu me trompes ?
– Quoi ? Je ne sais même pas pourquoi je continue à te parler. Tu imagines tout de suite les pires choses. Il n'y a rien entre lui et moi ! Rien. Il n'y a que toi que j'aime. Tu peux te mettre ça dans la tête ou pas ?
Chandler baissa les yeux, gêné.
– Pardon, chéri. Mais j'ai tellement peur que tu me quittes pour mieux.
– Arrête de dire ça. Il n'est pas mieux que toi. Personne n'est mieux que toi.
– Tu le penses vraiment ?
– Bien entendu.
– Oh, merci, mon amour… Tu sais, il ne faut pas m'en vouloir. J'ai toujours vécu dans la crainte qu'on ne m'aime pas. Personne n'a jamais montré un intérêt quelconque… Il n'y a personne qui m'aime, à part ma sœur et ma mère.
– Et moi ! protesta le Numéro 33. Et Jeffrey. Pas vrai, Jeffrey ?
Celui-ci confirma d'un signe de tête. Alors, Numéro 2 était policier et avait tué quelqu'un… Policier, meurtre. Policier, meurtre. Policier, meurtre.
– Mais oui ! s'exclama-t-il tout haut.
Les deux garçons le regardèrent, un sourcil haussé.
– Que se passe-t-il, Jeffrey ? On dirait que tu viens de découvrir quelque chose ?
Le blond secoua la tête. Mais il savait maintenant qui était Numéro 2. Numéro 2 était Hunter Clarington. L'inspecteur homophone. Jeffrey s'en souvenait.
*Flash Back*
Jeffrey était dans le salon, la tête entre les jambes. Les larmes coulaient sans s'arrêter. Il venait de trouver Calvin mort dans son lit. Après d'inlassables pleurs et cris, il avait fini par appeler la police.
La sonnette tinta. Il se leva, rassemblant tout son courage. Essuyant ses larmes, il ouvrit la porte. Un homme grand, aux cheveux bruns cachés par un chapeau et au teint mat, habillé de noir, attendait, ses hommes derrière lui.
– Bonjour, monsieur… ?
– Sterling. Jeffrey Sterling.
Ils se serrèrent la main, tandis que l'homme se présentait fièrement :
– Je suis l'Inspecteur Hunter Clarington. Je suis ici pour le meurtre de votre fiancée. Comment s'appelle-t-elle ?
La gorge de Jeff se serra.
– Il s'appelle Calvin.
Les sourcils de l'inspecteur se haussèrent et il grimaça légèrement. Hunter reprit ses esprits.
– Vous me laissez entrer ?
Le blond se décala en laissant entrer le brun.
*Fin du Flash Back*
C'était lui qui s'était occupé du meurtre de son Calvin bien-aimé. Lui qui l'avait envoyé en prison. Lui qui l'avait jugé coupable à tort. Lui la cause de tout son malheur. Jeffrey bouillonnait de rage. Il voulait se lever et aller tuer Hunter Clarington. Attendez. Clarington ? Ce n'était pas le nom de l'assassin de Fabian ? Mais si ! Finn avait dit qu'un certain Clarington venait d'être jugé coupable du meurtre puis envoyé en prison !
« Je hais ce gars. Je le hais. », se disait Jeff en serrant les dents.
Il avait fait de sa vie et de la vie de Nick un enfer. Avant qu'il ne puisse esquisser un geste, les gardiens leur demandèrent de retourner travailler. Jeff s'exécuta malgré lui. Il aurait préféré aller parler avec le Numéro 2…
Alors que la journée se terminait, le blond rentra dans sa cellule. Il se promit d'aller voir Hunter le lendemain, quoi qu'il arrive.
– Tu vas voir, Nick, murmura-t-il alors qu'il s'allongeait dans le lit du brun, je vais aller lui parler au meurtrier de ton Fabian. Je vais le venger.
Il eut un bref sourire puis reporta son attention sur le bracelet qu'il portait. Il s'amusa avec le « N » pendant un petit moment avant de s'endormir.
Il se réveilla tôt. Si tôt qu'il dut patienter une demi-heure avant que Finn arrive. Mais il était trop pressé. Il devait aller voir Hunter. C'était vital. Enfin, le gardien vint lui ouvrir.
Après une longue matinée de travail – longue parce que Jeff n'en pouvait plus d'attendre – la pause de midi vint enfin. Heureusement, Sebastian et Chandler n'étaient pas là. Jeffrey eut donc tout le loisir d'aller voir le détenu qui portait le Numéro 2. Ce dernier haussa les sourcils quand il le vit venir vers lui. Jeff, arrivé devant lui, croisa les bras.
– Qu'est-ce que tu veux, toi ? grommela Hunter. On peut pas rester seul, ici.
– Je veux juste te parler.
– Ben va voir ailleurs si j'y suis. Je veux pas parler avec toi.
Jeffrey s'assit près de lui.
– T'es sourd ou quoi ? J'ai dit que je voulais pas te taper la discute.
– Tu veux quoi en échange de quelques mots ?
Hunter lui jeta un coup d'œil.
– Qu'est-ce que t'as pour moi, l'homo ?
Jeffrey ne tint pas compte de l'insulte et lui tendit son sandwich.
– Tu veux ça ?
L'ex-inspecteur s'empara du repas du blond et commença à manger.
– Qu'est-ce que tu veux savoir ?
– C'est toi, Hunter Clarington ?
Le brun tressaillit.
– Comment tu connais mon nom ?
– Je m'appelle Jeffrey Sterling.
– Mais ça, je m'en fous. Ce que je veux savoir, c'est comment tu sais mon prénom.
– Réfléchis bien. Tu ne connais pas de Jeffrey Sterling ?
– Non.
– Alors, peut-être un Nicholas Duval ?
– Oui, pour ça je le connais ! Une petite tapette qui fait que pleurer. Bien sûr que je le connais.
– Eh bien, c'est mon ami. Et j'aime pas du tout ce que tu lui as fait. Et ce que tu m'as fait.
– Je t'ai rien fait et je lui ai rien fait non plus.
– Ah bon ? Alors comment se fait-il que je sois en prison ? Et comment se fait-il que Nicholas soit allé en prison ?
Hunter écarquilla les yeux.
– Ah, mais oui, je sais qui tu es ! Jeffrey Sterling, avec ton stupide fiancé, Calvin. Bien sûr.
– Alors ? J'attends. Tu n'as pas répondu.
– Vous avez tué vos copains, c'est tout. Tu veux que je te dise quoi d'autre ?
– Je. N'ai. Pas. Tué. Calvin.
– Ah non ? Ben c'était quoi toutes ces preuves, alors ?
– Les preuves ? Quelles preuves ? Il n'y en avait aucune ! Aucune preuve !
– Bien sûr que si. Les empreintes, le tube de poison dans ton tiroir…
– Les empreintes ? Excuse-moi mais je vis avec Calvin. Normal qu'il y ait mes empreintes chez moi. Et le tube de poison, ce n'est pas le mien ! Quelqu'un a dû le mettre là, je sais pas.
Hunter se mit à rire.
– Pourquoi tu rigoles ? Il n'y a rien de drôle.
– Tu es tellement con ! ricana-t-il.
– Pardon ?
– C'était moi ! dit-il en riant de plus belle.
– Toi ?
– C'est moi qui ai tué Calvin ! Moi qui ai tué Fabian ! Moi qui vous ai envoyés en prison !
Il partit dans rire sadique, comme le méchant dans les films.
– Qu- Quoi ?
– Et oui, c'était moi, dit-il, redevant tout d'un coup sérieux. J'avais commencé avec Duval. J'ai tué Fabian d'un coup de révolver, alors que son fiancé travaillait. Puis j'ai pris les empreintes de Nicholas et les ai mises sur le révolver. Ensuite, il m'était facile de l'accuser pour l'envoyer en prison. Je me moquais intérieurement de lui alors qu'il préparait ses affaires. Il a mis bien longtemps pour les choisir… C'est pour ça que je ne t'ai laissé que deux minutes. Je pensais avoir enlevé toutes les preuves mais non. C'est à cause de ça que je suis ici… Ensuite, quelques années plus tard – un an, je crois – je me suis dit que j'avais besoin de me défouler sur un deuxième gay. J'ai alors attendu que tu partes travailler, pour empoisonner Calvin. Il s'est bien débattu, ce salaud. Mais j'ai réussi à lui faire avaler le poison et il est mort une dizaine de minutes après. C'était très drôle. Il se tordait de douleur sur le sol en me suppliant et en hurlant ton nom. Ensuite, je suis parti et j'ai effacé toutes les preuves. Cette fois, je suis sûr qu'il n'y en a plus. J'ai bien fait attention. Après, je t'ai envoyé en prison et voilà. Fin de l'histoire. Marrant, non ?
Jeff pleurait. Comment cet homme pouvait-il lui raconter ça comme s'il lui racontait ses vacances au Texas ? C'était trop, beaucoup trop, pour le blond. Il hurla presque :
– Je te déteste ! Je voudrais te tuer ! Tout est ta faute ! Connard !
Il se leva et, accompagné de l'écho du rire de Hunter, il s'enfuit, sa tête entre ses mains. Il se nicha dans le coin où Nick s'était fait frapper par Puck. Il continua de pleurer jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus.
Tout était de la faute d'une seule personne. Et cette personne était là, dans la prison. C'était horrible pour Jeff. Il ne voulait plus regarder Hunter. S'il le regardait, il savait qu'il lui sauterait dessus pour le tuer.
Sans même s'en rendre compte, tellement il était fatigué, affamé et désespéré, il s'endormit là, dans la cour. La nuit venait à peine de tomber.
Simples questions : Hunter Clarington, source de tout souci, bonjour ! J'adore ce personnage d'habitude, mais il ne peut pas être le gentil partout, malheureusement. Un vrai connard, vous ne trouvez pas ? Sadique en plus. Que pensez-vous de lui et de ce que j'en ai fait ? Comment avez-vous trouvé son altercation avec Jeffrey ?
