Erik était resté éveillé dans le noir pendant de longues heures, ses pensées soumises a ses divers plans de vengeances mais également ceux liés a son projet.

les idées ne lui manquait nullement, mais il allait lui falloir des hommes, des artistes, musiciens, chanteurs ou chanteuses, numero d'illusions, mais pour le moment, c'etait son projet de Londres qui l'inquiétais, il avait commencé a travailler les mecanismes de l'automate, le problème qui lui semblait insoluble etait double, l'alimentation pour faire bouger la machine etait des plus importante, surtout si il voulait emerveiller les Nobles et la Bourgeoisie Anglaise.

Les trois moteurs qu'il avait inventé serait électrique, il avait une idée de creer l'energie necessaire pour donner vie a son automate, la problèmatique se situait dans ce qu'il voulait faire de son automate, ecrire était deja une prouesse, mais d'autres y était deja parvenu, le language parlé aurait été une prouesse, la lecture egalement, mais cela etait impossible, a moins que...

il se tourna vers la jeune femme endormie depuis quelques heures a cotés de lui, Marguerite Giry, avançant une main sur sa gorge, il aurait été si facile de la tuer maintenant, mais elle avait encore son rôle a jouer dans ses plans, peut etre profiterait il de ses charmes un soir mais même dans cette obscurité, il pouvait parfaitement voir qu'en termes de charmes, elle etait bien loin de valoir Christine, certes son visage montrait une douceur et une grande sensualité possible, mais son corps était encore celui d'un enfant, c'etait a croire qu'elle avait continué de grandir sans que ce qui fesait une femme ne pousse.

L'idée d'en faire un homme etait une bonne pensée, son manque de poitrine, sa maigreur et son maintien droit, en fesait un excellent jeune homme de l'exterieur, mieux valait garder cette couverture, si jamais elle changeais en cours de route, il n'etait pas difficile de modifier de nouveau son identité.

Ses phantasmes allaient prendre vie, Londres ne seraient que la première étapes pour trouver ce qu'il cherchait, les Ameriques lui fourniraient la gloire dont il avait besoin pour prendre au piege ceux qu'il souhaitait voir tomber et flechir, en premier lieu Raoul et Christine, dont il avait une idée derrière la tête depuis longtemps, ensuite ses anciens gestionnaires, Debienne et Poligny, ainsi que cette chère madame Giry.

Il regarda Meg, sa main caressant la naissance de sa gorge pour remonter vers son visage angelique, savait elle seulement que sa mère avait été innocentée? probablement pas, Marguerite devait continuer de croire que sa mère croupissait dans une cellule, et le mieux etait de faire croire qu'elle se trouvait enfermée a la Salpêtrière, surtout que les lieux avaient une très mauvaise réputation.

D'une certaine façon, il se vengeait deja sur Madame Giry en empoisonnant la vie de sa fille, mais il voulait savoir une chose avant de les detruire, quand il sentis la jeune femme bouger, ouvrant les yeux, dans la noirceur de la nuit, il savait qu'elle ne pouvait voir, contrairement a lui, habitué a la faible lueur lunaire, cependant, elle sentais sa main sur sa gorge et il sentis rapidement son sang monter, le coeur battre de la panique.

- Calmez vous, ma chère, je ne vous fait rien de mal

- Vous me touchiez... demanda t'elle avec peur

- je reflechissais plutot, dites moi, le nom Anya, où l'avez vous entendu?

Meg savait ce dont il parlait, il se souvenait de la remise et de ce qu'elle avait dit, Agnane, prononcé par un enfant, devenait anya a l'age de raison, c'etait logique, cependant anya c'etait elle, et elle doutait fortement que le "Marquis" apprecie savoir qu'elle lui avait mentis alors, mais dire que c'etait une soeur, oui, c'etait possible, il ne connaissait rien a sa famille, sauf concernant sa mère, mais pas son père, elle avait la solution.

- Vous devez parlez de ma soeur d'alliance.

- Soeur par Alliance? que voulez vous dire?

- Quand mon père epousa ma mère, il avait deja une fille, elle avait mon age, un de plus je crois, ou quelques mois, son nom était Anya, mais quand mon père partis un beau matin, il avait pris anya avec lui, on en a jamais réentendu parler, je ne sais pas ou il a pus aller avec elle.

Erik se rallongea lentement dans le lit, degeagant la gorge de Meg, la laissant, ses yeux fixant les poutres de bois du plafond, la respiration lente mais saccadée comme si il souffrait.

- Est ce que cela va?

- Oui, repondit il en mentant, qui etait votre père, Miss Giry, comment etait il, et comment etait votre ..soeur.

- Au tout début, d'après ma mère, tout allait bien, et puis mon père a commencé a faire certains emprunts pour ses affaires, mais cela n'as jamais marché, ma mère remboursait comme elle le pouvait avec son travail et puis finalement, elle du travailler comme gouvernante.

Elle soupsonnait mon père d'avoir une liaison et c'est ce qu'elle decouvrit rapidement, elle etait enceinte et avait besoin de soutiens, mon père promis de s'amender et c'est ce qu'il fit, cependant, sa carrière brisée, ma mère, reporta sur moi ses espoirs, le problème fut que lorsque je naquit, un autre bébé etait aussi né.

Mon père avait entretenu deux relations au même moment, l'une avec ma mère ou je naquis, et une autre, de qui naquit Anya.

Meg parlait de son père et des relations entres ses parents, y mélant le vrai et le mensonge, sachant que souvent, l'entremêllement l'avait parfois sauvé d'une punition.

- Je ne sais pas qui elle était et les rares choses que j'ai su provienne de ma mère, selon elle, la mère d'Anya a abandonné son bébé a mon père, arguant qu'elle ne pouvait le nourrir, ma mère m'as dit que derrière elle se trouvait le grand père d'Anya, visiblement, mon père avait fait une promesse de Mariage, et ayant épousé ma mère, il l'avait brisée, et il demandait réparation.

Mon père donna l'argent et pris le bébé avec lui, d'après ma mère, la famille d'Anya n'etait pas française, mais elle n'as jamais dit ce qu'il en était.

Anya a vecu a partir de ce moment, chez nous.

- Et quand je suis arrivé? que s'est il passé?

Meg deglutit, elle mentait et elle esperait qu'il ne le sache ou ne le remarque, auquel cas, il allait entrer dans une grande fureur.

- Je ne sais pas vraiment, mais mes parents se sont disputé, mon père ne voulait pas que vous restiez ou que vous nous approchiez, mais Anya s'etait visiblement reveillée durant la nuit et elle avait entendu parler de vous.

- Tu n'etais amie avec elle?

- Non, ma mère me l'interdisait et mon père n'etait jamais a la maison, je jouait parfois avec elle quand j'avais le temps mais mère accaparait mon temps avec la danse et mes enchainements.

- Je vois, donc Anya n'avait personne autour d'elle, elle etait laissée a l'abandon.

- je crois que l'on peu dire cela, ma mère l'ignorais et mon père n'avait que du mépris au final pour elle, pour lui, anya allait finir comme les mauvaises filles. repondit Meg, se souvenant de ce que ses parents lui disait, et fesait a l'epoque, arguant toujours que sa curiosité, son effronterie d'epoque allait l'ammener a être une mauvaise fille comme elle en voyait dans les rues le soir, quand sa mère la rammenait de ses répetitions.

- Sais tu qu'elle chantais? elle n'avait pas peur, elle etait patiente tout en étant perseverante, qu'a fait ton père quand il l'as trouvée avec moi, en bas dans la remise?

Meg savait qu'elle n'etait pas dans la remise, mais visiblement son souvenir avait été changé ou peut etre avait il imaginé autre chose.

- Elle vous a tenu la main, cela je le sais, elle me l'as dit, et Père l'as violement punie, il l'as frappée a la plante des pieds, elle n'as pas pu marcher pendant une bonne semaine après cela, cet episode a contribué au depart de mon père, je ne sais pas ou il est allé et ce qu'il a fait d'Anya, je sais en revanche, que ma mère l'aurais tuée ou envoyée quelques part comme ma seconde soeur, Eugenie, si elle etait restée, pour elle, c'etait une bouche inutile.

- oui, cette main, fit il sombre, tout en levant sa main mutilée dans la nuit noir.

- Oui, c'est après l'incident a la cave que ma mère a pris sa décision de vous laisser dans la foule, vous abandonnez, elle avait peur que vous n'ayez une mauvaise influence sur Anya voire sur moi.

Erik emit un rire leger mais sinistre, puis inspira:

- J'en ai fait ma muse interieur, Christine ne fut qu'un remplacement a ce que j'imaginais qu'elle fut devenue, j'ai cru que Christine etait.., il s'arreta, ce n'etait qu'un phantasme, un rêve, mais je l'aime encore tout autant que je la hais maintenant qu'elle...qu'elle...elle m'as embrassé, elle avait le droit d'être...heureuse.

Erik serra les poings, inspirant violement tandis que meg ouvrit les yeux plus grand, il avait pensé qu'Anya et christine..non, impossible, et pourtant, a la fin, parce que Christine avait eu pitié de lui, comme Meg avait eu pitié d'Erik dans cette cave il y avait 12 ou 13 ans, il l'avait laissé allée pour vivre sa vie avec le Vicomte de Chagny.

- Vous avez cru que Christine etait ma demi-soeur, Anya?

- Vous etiez proche et votre mère favorisait Christine tout autant que vous, elle agissait en mère avec elle tout autant qu'avec vous, enfin, telle qu'elle se voyait mère, tout du moins, oui, je l'ai cru, je pensais qu'elle avait changé de nom pour paraitre plus française, anya etant un nom prussien.

Vous ravivez un espoir, et me permettez de pensez que vous me serez encore utile.

- Utile?

- Oui, etant donné ce qui est, je veux que vous fassiez les recherches, je veux que vous trouviez Anya ou votre père, si l'on trouve ce dernier, peut etre trouverons nous Anya.

- Vu le temps, elle est peut etres deja mariée, cherchant a faire changer d'idée Le fantome sur sa muse ou son idée de la retrouver, Anya n'existait pas, c'etait une chimère , peut etre est elle ailleurs qu'avec mon père ou...

- Non, si votre père a continué sa boisson et ses jeux, il est plus que probable qu'elle doit etre entre de mauvaise main, les siennes encore, plus que probablement, je connais ce genre d'hommes, et nous avons jusqu'au havre, ce qui nous laisse trois semaines pour trouver une traçe de votre père.

Quel etait son nom?

Meg ne pouvait plus reculer et c'etait catastrophique, elle s'etait enfoncée dans un mensonge, et dire la vérité risquait de lui couter la vie, voire provoquer bien pire, si elle maintenant une once d'espoir, peut etre qu'elle pourrait fuir a un moment ou un autre, ou alors designer une autre femme, quelqu'un qui pourrait prendre ce role, celui d'Anya.

- Il s'appelle...François, François Mifroid, ma mère a repris son nom de jeune fille a son départ et mon père ne m'as jamais reconnue, il ne voulait pas d'enfants, c'etait le souhait de ma mère.

le silence s'etablit dans la masure, Erik resta un long moment allongés, avant de se lever du lit pour se diriger vers sa table de travail, tout en enfilant une chemise a col ouvert, Meg resta dans le lit, tournant la tête uniquement quand il alluma la lampe a huile qui eclaira la chambre d'une douce lueur chaude, elle pus remarquer alors qu'il etait febrile, nerveux et que la plume qu'il avait prise, s'etalait avec rapidité sur les parchemins.

Il avait retrouvé sa veritable muse, son ange de la musique, et son spectacle, ses creations seraient pour elle, pour qu'elle puisse voir sa grandeur et qu'il puisse sublimer sa beauté quand il la retrouverais.

Pour Meg, c'etait l'horreu totale, car elle s'etait prise dans un piege qui ne lui laissait aucune echappatoire, sauf celle qu'elle se créerais, si jamais le fantome lui en laissait la possibilité, elle n'avait que trois semaines, trois semaines pour trouver son père, et surtout trouver une Anya qui puisse jouer un role qu'elle avait imaginée quand elle était enfant.