Oui, c'est de l'arnaque, ce chapitre est super court. Désolée.

On se retrouve en bas, lisez bien :)

annie-kim : Merci pour ta review c'était très gentil :3 Voilà le prochain chapitre j'espère que tu ne seras pas déçue !


Jeffrey était resté encore deux jours de plus à l'infirmerie. L'infirmière lui avait gentiment expliqué qu'il fallait qu'il recommence à se nourrir. Il avait dit qu'il essaierait.

Maintenant, Jeff était dans sa cellule. C'était le soir. Il était dans le lit de Nick et il pensait à tout et à rien à la fois.

Il pensait d'abords à Calvin, que Hunter avait tué de sang-froid. Et Fabian aussi. Et le Numéro 2 avait envoyé Nick et Jeff en prison, tellement injustement.

Puis il pensa à Nick, qui était loin de lui et qui, peut-être, pensait à Jeff lui aussi. Est-ce qu'un jour ils se reverraient ? Jeffrey l'espérait de tout son cœur.

Il pensait à ses parents, qui l'avaient ignoré pendant neuf ans juste pour le fait qu'il soit gay. Pas une nouvelle, pas une visite, pas un coup de téléphone. Rien. Et ils venaient le voir à l'infirmerie de la prison. Comme s'ils ne s'étaient jamais fâchés. Peut-être qu'ils se faisaient du souci pour lui ? Peut-être qu'ils regrettaient ? Non, non, ils ne regrettaient pas. Ses parents étaient des monstres. Ça ne se pouvait pas. Des personnes comme celles-ci ne regrettaient jamais leurs choix.

Et enfin il pensa à Riker. Son petit frère caché. Ses parents auraient quand même pu l'en avertir ! Sa mère enceinte, à quarante-trois ans ! Si seulement Jeff l'avait su plus tôt, il aurait tout fait pour le retrouver et passer du temps avec lui. Riker aurait pu connaître Calvin. Ils auraient passé de bons moments tous les trois. Malheureusement, son frère ne connaîtrait jamais celui qui faillit être son beau-frère.


Alors que Jeff se réveillait, Finn entra gaiement dans la cellule et dit :

– Venez, Numéro 6 ! J'ai une excellente nouvelle pour vous !

Le blond se leva et suivit le gardien. Celui-ci lui chuchota, tandis qu'ils marchaient en compagnie des autres :

– Le directeur veut vous voir, dans deux jours, dans son bureau, à 18:00. Il dit que vous pourriez peut-être être libéré plus tôt !

Le cœur du Numéro 6 s'emballa. Sortir plus tôt ? Quelle merveilleuse nouvelle ! Il offrit un énorme sourire à Finn qui ouvrait la porte des vestiaires. Après s'être lavé en compagnie de Chandler, il alla travailler. Même si son état d'anorexie l'handicapait un petit peu, il réussit quand même à transporter – au prix de nombreux efforts – tous les lourds bidons d'huile jusqu'à l'endroit prévu pour les stocker.

La fin de la journée approchait à vitesse grand V. Chandler n'eut pas l'occasion de lui parler de son absence des quatre derniers jours, vu qu'il mangea sur-place – il se força à avaler le quart du sandwich.

Jeff s'allongea sur son lit – le lit de Nick, plutôt – et entreprit de regarder avec nostalgie les photos qu'il possédait. Il sourit faiblement devant l'image où Nick, jeune, chantait, un micro devant lui, une guitare à la main. Jeffrey avait adoré quand Nicholas lui avait chanté Glad You Came pour son anniversaire. Ça avait éveillé en lui un sentiment de joie et de désir. Il avait eu envie de se joindre à lui, mais le blond était resté assis à écouter. C'était peut-être à ce moment-là qu'il était tombé amoureux de lui, d'ailleurs. Il avait réalisé que Nick était parfait. Calvin l'était lui aussi, bien sûr. Mais Calvin n'aimait pas le chant ni la danse. C'était bien dommage, d'ailleurs.


Le lendemain, alors que Jeff retournait dans la cour pour manger – un peu –, Chandler l'aborda :

– Salut, Jeffrey ! Alors, où t'étais passé ? Tu nous as tellement manqué, avec Seb. Pas vrai, mon chéri ?

– Ouais. Mais je dois avouer que ça faisait du bien de rester avec Chandler, tout seul.

– Seb ! chuchota furieusement Chandler, gêné. Ce qu'il veut dire, reprit le garçon blond, c'est que tu lui as terriblement manqué mais qu'on a profité de ton absence pour se faire un petit repas entre amoureux.

– Ce n'était pas vraiment un repas. A moins que tu considère mes abdos comme des tablettes de chocolat…

– Seb ! s'indigna Chandler.

– Ben quoi, c'est vrai. J'ai un corps super appétissant. J'espère que je t'ai rassasié.

Le petit blond rougit. Jeff sourit aux deux amoureux. Il avait très bien compris ce qu'il s'était passé sans son absence.

– J'étais à l'infirmerie.

– Ah oui ? Pendant quatre jours ? Mais pourquoi donc ?

– Mon anorexie.

Gêné, Chandler regarda ses pieds. Sebastian le prit par la main et lui embrassa la joue.

– Tu vas te nourrir, dorénavant ?

– Je vais essayer.

Chandler regarda le sandwich de son ami. Le quart avait été mangé.

– Je peux l'avoir ? demanda avidement Sebastian.

– Si tu v-

– Non ! coupa le Numéro 4. Tu lui laisses son sandwich, Seb ! Il doit manger.

– Pardon, pardon… Je me tais.

Chandler lui sourit et posa un chaste baiser sur ses lèvres.


Un jour avait passé. C'était le grand jour. Jeff devait aller voir le directeur. Est-ce qu'il allait vraiment lui annoncer qu'il sortirait plus tôt ? C'était tout ce que voulait le blond. Partir et retrouver Nick.

Il ne pouvait pas tenir en place. Ses amis – Chandler et Sebastian, parce qu'il n'en avait pas d'autres – ne cessaient de lui demander pourquoi il était si anxieux, mais il ne répondait pas. Il se contentait de sourire bêtement.

Jeffrey n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être. Mais le rendez-vous était proche. Finn ouvrit soudainement la porte.

– C'est l'heure ! Venez, je vous y conduis.

Le Numéro 6 se leva et marcha – peut-être un peu trop vite – derrière le geôlier. Au bout de plusieurs longues minutes – trop longues, beaucoup trop longues –, ils arrivèrent enfin. Finn lui ouvrit la porte.

– Bonne chance !

La pièce était vaste. Il y était déjà venu. Le tout premier jour. Quand il avait vu Nick en train de faire les vitres. Il ne lui avait pas rendu son sourire. Il aurait dû.

– Ah ! Numéro 6 ! Bonsoir ! Content de vous revoir !

– Bonsoir, Monsieur.

– Asseyez-vous, je vous en prie.

Jeff s'exécuta.

– Donc, comme vous le savez, vous êtes allé à l'infirmerie il y a de cela trois jours. Mais comme la règle le veut – c'est moi qui l'ai inventée, sans me vanter –, toute personne allant à l'infirmerie doit être « révisée ». Cela signifie qu'on doit revoir un peu son dossier pour voir si tout est à jour. Et nous avons trouvé un petit litige dans votre dossier.

Jeffrey fronça les sourcils.

– Votre arrestation. Assez injuste, je dirais. Même si on a trouvé des empreintes sur le corps de votre… fiancé, c'est normal, vu que c'est votre conjoint. Et ce flacon de poison aurait très bien pu être amené là pendant que vous étiez au travail.

– Monsieur, si je peux me permettre ?

– Allez-y.

– Je connais le meurtrier de mon ex-fiancé.

– Et qui est-il ?

– Hunter Clarington.

– Clarington ? Mais c'est l'inspecteur.

– Et alors ? Il a bien été jugé coupable du meurtre de l'ex-fiancé de Nicholas Duval, il y a un peu plus d'un mois.

– Quelle mémoire ! Mais… Vous pensez qu'il aurait commis un autre meurtre ? Etrange.

– Il m'a tout avoué il y a moins d'une semaine.

– Comment a-t-il pu ?

– Je vous rappelle qu'il est maintenant en prison, lui aussi.

– Ah oui, très juste, très juste. Eh bien, nous allons étudier le cas de votre fiancé et-

– Ex.

– Pardon ?

– Ex-fiancé. Calvin est mon ex-fiancé.

– Ah, oui, c'est vrai, il n'est plus des nôtres… Bien. Nous allons reprendre l'enquête. Je ne vous promets rien. Mais vous avez un petit espoir de sortir d'ici. Je ne vous crois pas le moins du monde coupable, Numéro 6.

– Merci, Monsieur.

– Vous pouvez disposez. A bientôt.

Jeffrey sortit de la pièce. Il donna à Finn les renseignements qu'il souhaitait – à savoir : ce que voulait le directeur – puis alla dans le lit de Nick pour une bonne nuit de sommeil. Il allait enfin sortir de prison ! Hum. Je reformule : Il allait peut-être sortir de prison.


Preguntas por tortugas : Alors alors ? Y'a de la vie, y'a de l'espoir, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Vive les bisounours. Hum, dîtes-moi ce que vous espérez pour la suite !