Meg avait repris son role de Gabriel Chevalier auprès du fantome qui se fesait passer pour un noble Marquis, tandis que Maria tenait son rôle d'Anya, cette dernière avait demandé quel nom de famille donner si jamais il lui demandait, ce a quoi Meg avait répondu de donner le nom de famille de sa mère: Fuentes.

Pour le moment, Erik paraissait convaincu de la veracité et de la realité d'Anya, et Meg voyait comment il avait pus se comporter avec Christine a l'Opera Garnier.

Durant le voyage qui les mena de Rennes jusqu'au Havre, Erik s'etait montré un vrai gentleman, offrant fleurs, robes et cadeaux a Anya/Maria, cette dernière s'etait fortement montré interressée, tandis qu'Erik se montrait courtois et lui fesait la court de façon enflammée.

Il voulait faire d'elle sa nouvelle Prima Donna dans son spectacle qu'il monterais aux Ameriques, mais ils avaient besoin des subsides que pourraient leurs fournir des nobles et bourgeois anglais.

le voyage fut calme, et la majorité des journées se passaient entres divers travaux que fesaient Nadir et Meg tandis que Maria devait apprendre d'Erik, les gammes et le chant quand ils ne partaient pas se promener tout les deux.

Si Maria savait chanter, elle en avait la capacité, cependant, Erik semblait insatisfait, mais d'après Christine quand elle parlait avec Meg du fantome, c'etait un de ses traits de pesonnalités, ne jamais être satisfait. Cependant ce trait de caractère couplé a son comportement et son humeur erratique inquietait Meg vis a vis de la jeune femme qu'elle avait embarquée dans sa galère.

Maria avait une grande capacité de séduction, et couplé au fait qu'Erik pense qu'elle etait Anya, cela ne fesait que la rendre des plus désirables pour lui, cependant, d'après les confidences que Maria lui fesait quand elles pouvaient être seule, Erik ne l'avait pas touchée, il pouvait se montrer caressant, avide même, mais il n'allait pas plus loin, comme si une pudeur certaine l'en empêchait et Meg savait très bien ce qu'il en était: sa défiguration, ses brulures qui parcourait le coté droit de son corps, rendant cette partie répugnante et disgracieuse aux yeux des autres.

Elle avait dit a Maria de ne pas avoir de mouvement de recul ou de rejet si jamais un jour il découvrait son visage pour elle, car auquel cas, sa reaction risquait d'etre violente.

L'arrivée au havre fut des plus calmes et tranquille, cependant ce fut quand le quatuor se dirigea pour prendre place sur le navire qu'un problème certains se posa, une troupe de gendarmes se trouvaient a l'entrée du pont menant vers le navire qui devait les emmener a Londres et ils semblaient verifier tout le monde.

Le capitaine Mifroid avait reçu l'autorisation de faire une surveillance du port, et ce dernier s'etait postée a l'entrée du navire, pour être sur de pouvoir voir ce fameux Marquis et son majordorme. Quelques choses selon lui n'allait pas dans ce qu'il avait vu aux portes de Paris, et il comptait en avoir le coeur net.

Le Perse qui etait partit en reconnaissance pour vérifier l'enregistrement des baggages s'en retourna auprès du fantome et des deux jeunes femmes, encore occupés a flaner dans le Havre.

- Erik, nous devons changer de plans et rapidement, fit il en arrivant a hauteur du Marquis.

Ce dernier s'arreta net et Nadir commença a lui expliquer ce qu'il venait de voir, tandis que Maria et Meg ecoutait se qui se passait.

- le fantome va donc reprendre du service, Anya, se tournant vers elle, portez cette bague pour moi, tandis qu'il la lui glissait a un de ses doigts gantés de dentelles, montez a bord du Navire et dites si on vous demande ou je suis, que vous me remplacez a l'Exposition universelle en raisons de Maladie, je ne serais avec vous mais je vous rejoindrais en cabines, Mademoiselle Giry ou plutot devrais je dire, monsieur Chevalier, vous monterez en dernier, après que Nadir soit monté avec Anya, portant ses affaires, venez avec moi, nous apprendre un petit texte par coeur, esperons que cela fonctionne une nouvelle fois.

Meg acquiesa et ils prirent une petite heure, tandis que Nadir et Anya se preparait a entrer en scene en soirée comme prévu, suivi de près par Meg sous le nom de Gabriel.

Les gendarmes arretèrent directement Maria et son serviteur maure qui portait a ce moment là ses baggages, avant que Meg sous les vêtements de Gabriel, ne les rejoignent. Le fantome avait pris une rue adjacente et s'etait faufilée dans les ponts en passant par une entrée de service de l'equipage, non sans mal, mais permettant de voir ce qui se passait sur le quai.

Cependant, un homme s'avança devant elle, qu'elle reconnu aussitot: François Mifroid, son père, de nouveau, elle se sentis devenir pâle, ce que remarqua Erik qui pesta interieurement que cette fille ne pouvait se tenir, cependant, alors qu'il laissa monter Anya et Nadir, il semblait guarder avec lui Mademoiselle Giry, qu'est ce qui se passait?

François Mifroid avait donné ses ordres, personnes n'ouvraient le feu a moins qu'on ne soit sur que cela soit le fantome de l'Opera Garnier, de nouveau, il avait vu s'avançer l'arabe mais non point accompagné cette fois du majordorme ou même du mysterieux Marquis, mais d'une magnifique femme de type hispanique.

Fesant signe a un de ses lieutenants, ce dernier fit stopper la dame et son serviteur.

- Pardonnez moi Madame, mais vos papiers je vous prie !

Maria pris son air le plus outré et le plus meprisant qu'elle pouvait, Meg lui avait dit de jouer les nobles, ce que la jeune fille avait tenté de lui apprendre, notement le maintien droit et les pas, comparable a ceux gracieux d'une ballerine comme l'etait gabriel.

- Mes papiers, me prendriez vous pour une criminelle, monsieur?

- Non, Madame, mais nous devons surveiller les entrées et sorties de ce navire, tout le monde y passe, je le crains.

- Je vois, Je suis Madame la Marquise de Fronsac, montrant la bague qu'Erik lui avait offerte, mon mari etant tombé malade, il m'as demandé pour le remplacer a l'Exposition universelle, expliqua t'elle dans son language fleuri tandis que Nadir donnait les papiers.

Le Lieutenant regarda les papiers, puis recula pour aller vers le Capitaine Mifroid, a qui il les montra, ce dernier plissa les yeux, ils semblaient parfaitement vrai, et n'avait donc rien pour stopper ces deux là, mais quand il vit l'intendant du Marquis arriver, il se leva.

Meg se fraya un chemin dans la foule pour rejoindre Maria et le Perse, quand elle s'arreta net, continuant son arrivée en marchant, elle avait reconnu son père, et elle le voyait s'avançer vers elle, non sans qu'elle ne l'entendit dire:

- Laissez la Marquise gagner ses quartiers avec son serviteur, nous tenons notre homme je pense. tandis qu'il avançait, Maria regarda en arrière et Le Perse la pris par le bras, la forçant a avancer.

Mifroid avait du mal a dire si la personne qu'il avait devant lui etait une femme ou un homme, le visage de ce Gabriel Chevalier etait fin, et depuis leurs premières rencontres, il pouvait remarquer qu'il avait pris du poids et de la poitrine, visiblement, l'homme, si cela en etait un, s'etait musclé.

- Bonsoir, Monsieur Chevalier, je viens d'apprendre que votre maitre etait malade, j'en suis navré.

- Vous êtes toujours a la recherche du fantôme?, fit la voix de ventriloque d'Erik tout en suivant le mouvement des levres de Meg.

- En effet, monsieur, cependant vous m'intriguez, vous avez une ressemblance certaine avec une personne que j'ai connue et dont la fille a disparu.

- Vraiment? vous parlez je présume de l'otage du fantome, ai je tord?

- Non, Mademoiselle Giry est portée disparue pour le moment, tout comme son coupable sequestreur, dont nous savons le prenom: Erik, meme si son nom de famille nous est encore inconnu.

- Je vois, fit Erik, tandis que Meg fixait son père.

La jeune fille ne savait comment s'extirper de ce problème, d'un cotés elle savait que le bateau allait partir et ce fesant, elle serait libre, mais Erik serait encore recherché, si elle prenait l'autre option, elle sauvait Maria, Nadir et Erik, la seule chose qu'elle espérait c'etait que Maria continue son role sans que le fantome ne soupsonne quoi que ce soit, auquel cas, elle savait qu'il se vengerais.

- Pouvez vous me suivre, je vous prie, fit l'inspecteur tout en lui prenant le bras fermement, nous aimerions vérifier une certaine chose a votre propos

Erik voyait ce qui se passait et cela lui posait problème, le navire etait encore a quai, mais le temps qu'il découvre la supercherie sur Mademoiselle Giry, il serait loin et avec Anya, abandonner son otage ne serait pas un problème, sa vengeance ne prendrait qu'un petit ajournement, au moment ou il allait prendre sa decision, Meg parla:

- Je présume que c'est pour savoir ce qu'il en est, n'est ce pas, père?

L'inspecteur Mifroid ecarquilla les yeux a la voix de jeune femme de Meg, visiblement décontenancé, tandis qu'elle reculait tout en tirant la dague du capitaine, ce dernier fit un geste pour signifier de ne pas tirer.

- Lache cette arme, Marguerite, demanda t'il avec une grande douceur, on ne te fera aucun mal, ta mère va bien, tout va bien.

Meg regardait son père avancer doucement quand elle pointa la lame sous sa gorge.

- n'avancez pas plus, vous vouliez savoir, vous allez savoir, repondit elle tandis que la foule paniquée reculait vivement, et que les passagers montaient rapidement, c'est amusant, je vous imaginait etre devenu différent après toutes ses années.

- Oui, ce que tu imagines, je présume que c'est l'épave que j'etait et que tu as connus petite, hein?, repondit il prudement, j'ai été cela, puis j'ai rencontré la Foi et j'ai décidé de m'engager après avoir purgé ma peine, quand j'ai su pour ton enlèvement, j'ai demandé a ce qu'on me transfère a Paris, mais j'etait arrivé trop tard et cela fesait deux semaines que l'on te cherchait.

- Je n'ai pas été enlevée, enifn au debut si et puis ensuite non, personnes ne m'as fait du mal, mais je ne voulais pas revenir

- Ta mère s'inquiete pour toi, est ce que tu comprends?

- Mère avait été arretée...

- Et elle a étée libérée quand Le vicomte a témoigné pour elle, Marguerite dit nous ou se trouve le fantome, s'il te plait.

Meg baissa sa lame et Erik serra les poings, comme sa mère, elle allait le trahir, et ruiner ses plans, sa chance.

- Il est partis, il..., bredouilla t'elle en versant des larmes, il m'as abandonnée dans Paris, attachée a un poteau dans une masure de la Rue Saint-Denis, je n'ai du mon salut qu'au serviteur du Marquis de Fronsac, Monsieur Nadir qui accompagne la Marquise, elle deglutit, tandis qu'Eric retenait son souffle, c'etait un coups de bluff de la part de mademoiselle Giry. Je ne voulais pas rentrer, je ne voulait plus de l'Opera, des rêves de Mère, je voulais être moi, mais tout le monde me cherchait, alors j'ai demandé a Monsieur le Marquis de me changer, ce qu'il a fait, en me fesant passer pour un homme et en changeant mon nom en Gabriel Chevalier, voila...maintenant, tu sais la vérité...tu as le choix, m'emprisonner encore auprès de Mère, ou alors me laisser aller librement en Angleterre faire ma vie.

Mifroid avait entendu et ecouté les explications de sa fille, d'un cotés il sentait qu'il y avait de la vérité au dessous, de l'autre, il soupsonnait qu'il y avait peut etre plus et qu'elle n'en disait rien, mais savoir sur quelle partie elle pouvait mentir, il ne pouvait savoir, et les recherches au service central de Paris mettait des jours a arriver, et le bateau partait ce soir.

- Je crains, repondit il en avançant vers elle, reprenant son couteau, que cela ne soit possible, la Marquise peut aller, mais toi, tu va devoir rester pour répondre a nos questions concernant les évènements qui ont eu lieu a l'Opera Garnier. Il fit un geste et la gendarmerie laissa la marine faire son travail, tandis que le navire sonnait son départ.

Alors que Mifroid s'occupait de mettre les menottes a sa fille, Meg pus voir le navire prendre son départ, remarquant au coin d'un des ponts, Erik qui etait rejoins par Maria et Le Perse. Marguerite sentis les mains de son père se poser sur son bras, la forçant a se retourner avant de le suivre vers une fourgonnette appretée, elle retournait a Paris, probablement dans la prison dorée que sa mère lui avait concoctée.

Erik avait fait confiance au coups de Bluff de Miss Giry, et cela avait fonctionné, cependant il avait du mal a comprendre pourquoi elle avait fait cela.

Elle avait été son otage, il l'avait menaçé de la tuer si elle le trahissait, mais le navire etait alors a quai, il lui aurait été facile de dire qu'il etait là, que Nadir et Anya n'etait que mascarade, alors pourquoi leurs avaient elle permis de fuir la France?

Avait elle réellement dit la vérité quand elle avait dit en pleurant qu'elle haissait sa vie comme rat d'Opera, premiere ballerine de la danse? qu'elle voulait être libérée des desirs de sa mère? il secoua la tête, cela ne le concernait plus, il avait Anya, sa muse, il avait de quoi avoir des mécènes pour son spectacle: Phantasme.

Sa vengeance pouvait attendre, et mademoiselle Giry ne le concernait plus, sa mère en revanche, c'etait différent, tout comme le Vicomte et ses anciens gestionnaires, mais tout venait a point a qui savait attendre.