Meg avait repris sa vie d'avant, a contre coeur, une semaine après avoir été interrogées pendant des jours concernant son role et ce qui s'etait produit a l'Opera Garnier.
Son père avait prévenu sa mère qu'elle etait saine et sauve puis avait de nouveau disparu de sa vie, a l'evidence, et au vu de ses questions durant l'interrogatoire, elle sentais qu'il ne la croyais qu'a moitié, malgré le fait qu'elle dise qu'il n'etait plus a Paris, ce qui etait une vérité mais qu'il etait partis selon elle vers l'Est, d'après ce qu'elle avait pus entendre, mais comme elle aimait a le dire, etant a moitié dans les pommes, elle avait du mal a vraiment dire si c'etait cela ou si c'etait son imagination.
N'ayant rien contre elle, et considérant qu'elle avait été victime, elle fut libérée grâce aux temoignages de Christine et de sa mère, ainsi que des membres de la gendarmerie qui l'avait vu se faire enlever par le Fantome de l'Opera.
Le retour dans sa maison, l'Opera Garnier avait été doux amer, doux grace a la compagnie de Christine qui etait revenue de son comté de Chagny afin de soutenir Meg, amer parce que sa mère après le départ de Christine, l'avait regardée de haut en bas avec un air désolé et surtout avait ensuite commencé a lui reparler de ses espoirs de danseuse etoile, du fait que tout etait a refaire.
Meg n'avait pas le courage d'affronter sa mère, qui maintenant utilisait la culpabilité pour faire obeir Meg. Comme elle le disait, si elle n'avait pas été dans l'antre du fantome, Meg aurait pus continuer, mais maintenant, les gestionnaires ayant été remplacés, l'Opera etait vide, ternes, oubliés.
Madame Giry pensait abandonner les lieux, etant donné qu'elle n'y avait plus de travail, pour un nouveau poste auprès de Christine comme intendante d'un des domaines du Vicomte de Chagny.
Cela allait être sa dernière nuit dans l'Opera Garnier, elle avait choisis de dormir dans la Chambre de Christine, en entrant, elle avait remarqué que le miroir n'avait pas été remplacé, tout avait été laissé comme la nuit de la fuite du fantome, seul le lustre et la grande salle de concert avait été nettoyée en raisons des victimes.
Prenant une bougie, Meg refit le chemin vers l'antre du fantome, arrivant a l'endroit ou il avait menacé raoul et Christine, puis elle remonta dans les etages pour atteindre le lieux ou Erik l'avait faites son otage.
La première fois qu'elle avait vu ce lieux, elle n'avait pas pus en voir la beauté, mais maintenant qu'elle avait tout son temps, voire la nuit entiere.
Un lit a baldaquin ou s'etalait draps et couverture de soie modorée s'accomodait d'une décoration en cygne majestueux, tandis qu'alentour, un aspect gothique se présentait avec des centaines de bougeoirs d'eglises qui aurait du illuminer les lieux.
Prenant sa flamme, elle alluma les chandeliers et bougeoirs, avant de regarder l'orgue ou Erik avait du ecrire ses Operas, elle en caressa le clavier poussiereux avant de remarquer une serie d'alcoves, cachée par des tentures lourdes en velours noires et rouges.
S'approchant, elle les tira, révelant un miroir dans l'une et une serie de costumes et de masque, mais egalement un manequin feminin portant une robe de Mariée.
Se sachant seule, elle pris les masques et les regarda, la mort rouge, le costume du fantome, un de don juan triomphant, d'autres qui lui etait inconnu mais avec parfois un aspect terrible, ressemblant a la figure de la mort noire elle même, puis la robe qu'elle regarda longuement.
se regardant dans le miroir, elle commenca a se deshabiller avant de prendre la robe et de s'en vetir, mettant même le voile de la mariée au dessus de sa tête, ses cheveux noirs et sa peau mat detonnait avec la blancheur immaculée de l'habillement. Levant une main, elle caressa son reflet, sa mère la trouvait disgracieuse maintenant, impropre a redevenir une ballerine, pire encore elle la trouvait vulgaire comme certaines filles de cabaret.
Meg ferma les yeux, se sentant mal tandis qu'une voix se fit entendre, celle de Christine:
- Elle te vas bien, tu es magnifique
- Merci, repondit doucement marguerite en rouvrant les yeux et se retournant vers son amie.
- est ce qu'il...., hesita Christine avant que meg ne repondre negativement de la tête
- non, il ne m'as rien fait, ni touchée ni quoi que ce soit, en dehors de me couper les cheveux pour que je soit moins reconnaissable
Christine fronça les sourcils
- tu as mentis?
Meg haussa les epaules et s'assit devant le clavier de l'orgue
- Oui, j'ai mentis quand j'ai dit que c'etait le Marquis qui m'avait coupé les cheveux, repondit elle comme si cela n'avait aucune importante, j'ai mentis parce que je voulais simplement qu'il soit heureux là ou il allait.
- Meg, dit moi ce qui s'est passé et la vérité, s'il te plait, le fantome est dangereux et mentalement dérangé, le laisser fuir alors qu'il a tué et fait du mal a des gens, c'etait...irresponsable.
Meg releva les yeux vers Christine
- Irresponsable? Si dangereux qu'il t'as laissé vivre et epouser Raoul, après que tu ais eu pitié de lui?
- il a eu pitié, comme j'ai eu pitié, je voulais sauver Raoul, et il a compris que j'aimais ce dernier, et ensuite, quand on nous a dit qu'il t'avais enlevée, on a cru qu'il t'avais pris pour se venger sur toi de ce que nous lui avions fait et du fait que je l'avais repoussé pour Raoul.
- j'aurais préféré qu'il se venge, il est terrifiant quand il est en colère, mais il a ses bons cotés, il peu se montrer charmant
- c'est un masque, comme ses costumes que tu vois là, son vrai visage n'est que desespoir et colère, et je doute que même l'amour puisse calmer sa rage, son amour est a sens unique, il est...malsain.
Meg appuya sur quelques touches qui soufflèrent dans les tuyaux de l'orgue avant qu'elle ne cesse.
- il voulait juste trouver sa muse, il avait cru que tu étais elle, maman à dit a raoul comment elle avait trouvé et sauvé erik, mais elle n'as pas tout dit, quand j'etais petite, et qu'elle l'avait sauvé, j'ai voulu le voir en cachette, souriant a demi, au souvenir, et j'ai demandé a devenir son amie, chantant une comptine pour lui, pour qu'il cesse d'avoir peur.
ce souvenir est resté gravé en lui, et quand il t'as vu avec moi, il pensais que tu etais cette petite fille.
- Mais cette enfant c'etait toi...et comme j'etait tout le temps avec toi, il a pensé que...je comprends mieux maintenant.
- je ne lui avait pas dit mon nom, j'avais inventé un nom si jamais il en parlait quand mere viendrait le cherche, il pensait que ton nom, Christine, etait un nom de Scene, et quand il m'as enlevée, je lui ai dit que tu n'etais pas Anya, et j'ai inventé toute une histoire, de nouveau mensonges, j'avais peur qu'il ne me fasse du mal au point que j'ai donné vie a Anya, en la personne d'une femme rencontrée en chemin durant la fuite du fantome, il a promis de realiser ses rêves, je pense donc qu'elle y gagne.
Christine etouffa un cri de surprise et ecarquilla les yeux d'horreurs.
- Meg, cette fille est en danger par ta faute...
- tu crois que je ne le sais pas? demanda de colère Meg a sa meilleure amie, j'ai toujours vécu dans l'ombre, pour les autres, sans être moi, d'abord ma mère, puis toi, puis...elle...
- tu l'envies d'être auprès de ce criminel, ce meurtrier? retorqua Christine surprise et choquée par ce que venait de dire son amie
- Pas le fait qu'il soit un criminel, juste...juste le fait que...vous êtes courtisée, voulue, des hommes se battent pour vous et vous aiment, moi quand je sort, c'est soit de l'indifférence, soit des vieillards libidineux quand ce ne sont pas des brigands ou des escrocs qui cherchent une fille...je ne suis pas comme vous, j'avais l'air trop innocente, et maintenant mère me trouve vulgaire, sommaire, commune.
J'aimerais juste etre dans la lumière juste une fois, être moi, pas une autre, etre voulue pour ce que je suis, non pour un desir ou une illusion.
- Meg, je suis tellement desolée, si j'avais su, chuchota Christine en s'approchant, prenant Meg dans ses bras. si j'avais su que tu voulais etre a ma place, ou autre chose, je te l'aurais laissée avec plaisir.
- Non, c'est mieux ainsi, tu as retrouvé raoul de cette facon, mais maintenant, je ne sais pas ce que je dois faire, mère est furieuse et j'aimerais avoir ma propre voie.
- Pourquoi tu ne quittes pas Paris? aller en province ou même quitter la France, aller en Italie ou en Espagne, les Operas et les danseuses sont prisées.
- Parce qu'une jeune fille seule n'en a pas le droit, je te rapelle que je ne suis pas majeure et que normalement il me faut l'autorisation de Mère, qui est ma tutrice, de plus, je n'ai plus rien pour couvrir ma fuite, Le fantome m'as pris ce que j'avais en economies.
Christine reflechit un moment avant de regarder alentour et claquer des doigts.
- J'ai peut etre une idée, tu sais toujours danser et chanter non?
- oui et alors? tu veux me voir dans les cabarets de la rue Saint-Denis? si mon père devais le savoir, il en serait furieux, ces spectacles sont...graveleux.
- pourquoi ne pas requerir tes services auprès d'une troupe itinérante? tu pourrais voir le monde pendant une période et a un moment prendre ton propre chemin.
- une foire? Christine, je ne connais rien de ce monde là, Erik oui, mais moi en dehors de la danse et du chant d'opera, je ne connais aucun tours, sans parler que je ne connais aucun cirque de passage et je ne pense pas qu'il y en ai un actuellement a Paris.
La prima donna lacha meg et recula:
- prend ce qu'il y a ici, dans l'opera et les affaires du fantome, tu verras bien le fonctionnement, quand a ta fuite, l'errance auprès d'une troupe de saltimbanque de foire conviendrais mieux, tu avais pris d'après ce que l'on m'as dit un déguisement d'hommes et le fantome a laissé nombres d'affaires, je vais te les repriser, le temps que ta mère prenne ses aises dans notre domaine, je reste un temps a Paris, je vais lui dire que tu restes avec moi pour quelques semaines avant que tu ne la rejoigne, ensuite...je verrais
Meg pris les mains de Christine
- Tu ferais cela pour moi?
- Tu es ma meilleure amie, Meg, je sais que ta mère etait dure avec toi et que tu en souffrais, cependant tu as une idée de vers ou tu vas te diriger?
- Vers Rouen en premier lieux, puis probablement que j'irais vers l'Est, La prusse, la Russie, l'italie peut etre ou que sais je...cela dépendra probablement du chef de la foire non?
- Pourquoi Rouen? demanda Christine.
- Quand il etait enfant, j'ai demandé au fantome d'ou il venait, il ne se souvenait pas de son nom, mais il savait d'ou il provenait, ce qui peu vouloir dire qu'il avait une famille, ma mère pensait que c'etait les gitans qui l'avaient défigurés pour en faire un monstre de foire. Erik m'avait dit venir de Rouen, ca fait des années, mais des enfants qui disparaissent, en général, les gens s'en souviennent, si je retrouve sa famille, peut etre que je saurais ce qu'il en est.
- Pourquoi veux tu savoir, il est devenu autre, si il avait voulu revenir chez lui, il l'aurait fait.
- Peut etre as t'il eu peur, il etait défiguré, et cela fesait 20 ans qu'il avait disparu, quand je l'ai rencontré, il semblait en avoir 14-15, alors que je n'avais que 6 ans.
- très bien, je ne vais pas chercher a comprendre ta logique, repondit Christine, je vais reprendre les costumes, et les modifier a ta taille. Pense a modifier ta voix, l'aggraver, parler a la fois du ventre et de la gorge, quand le fantome fesait sa ventriloquie, il m'avait expliqué que c'etait un tour, et que cela demandait a muscler le ventre, mais je pense que tu y arriveras.
- j'y penserais, mais Je vais avoir besoin aussi d'un corset pour masquer ma poitrine, elle..enfin soit, tu vois ce que je veux dire, si je veux passer pour un homme, je dois le faire correctement.
- je comprends, maintenant, les chaussures seront plus dure a faire, un bon cordonnier devrait pouvoir te les faire, et la robe, argua Christine en regardant Meg, tu la prend aussi?
Marguerite se leva et alla devant le miroir.
- je vais voir pour la modifier moi même, j'ai envie qu'elle soit unique, différentes, pour l'instant je la garde telle quelle.
Christine se leva et les deux femmes commencèrent les préparatifs en vue du plan que les deux femmes avaient concoctés.
