Londres et son exposition universelle ouverte a tous, permettait a tout citoyens anglais, grands comme petits, de voir les prouesses techniques de toutes l'Europe.
Le Discour inaugural avait été prononcé par la Reine Victoria en personne, qu'Erik, le Perse et Anya avait écouté, promouvant la paix entres les peuples du monde, par le commerce et la science, cette exposition universelle qui devait faire le tour du monde, devait montrer a tous, les prouesses techniques de tout les pays.
Le prince consort avait pris la parole, avant finalement de couper le ruban d'ouvertures, laissant la bourgeoisie et les nobles anglais admirer les machines, arts et inventions de nombreux savants d'Europe.
La majorité des inventeurs présents etaient cependant italien, russe, français et anglais, quelques un venaient de hollande, cependant, l'exposition etait séparé en diverses parties, l'une pour les machines agricoles, l'autre pour les arts et la dernière pour les sciences pures.
Erik avait reservés sa place dans le palais de cristal, montrant ses schemas et inventions theorique avant de montrer, ce que Maria/Anya nommait La poupée sanglante, cependant la prouesse technique et médicale liée a sa creation, l'energie electrique qui alimentait la machine rendait la creature très attractive auprès de la bourgeoisie et la noblesse qui y voyait une bizzarie française qui fesai echos a un recit récement publié anonymement: Le promethée moderne.
cette analogie avec le recit dans la creation de la poupée rendait les anglais des plus curieux et Erik avait su profiter de cet engouement, regardant également son Anya faire des affaires et parvenir a obtenir des fonds, sa muse avait certaines capacités cachées et semblait savoir ce qu'elle voulait.
L'exposition universelle dura 5 mois, durant lesquelles, Erik parvint a faire quelques contrats juteux et a obtenir des mécènes pour des creations artistiques ou architecturales uniques, la fin du mois d'octobre approchant, il avait prévu de faire sa demande à Anya lors d'un pique-nique de minuit, pour cela, il avait mis les bouchées doubles pour satisfaire ses envies et la rendre heureuse.
Il ne l'avait pas touchée malgré un desir qui le tenaillait, il l'avait courtisée et elle s'etait montrée fidèle, contrairement a Christine qui l'avait trahie, il aurait pus la proteger, etre avec elle, l'aimer mais elle en avait choisis un autre, et avait ignoré son amour, a cette pensée, la main d'Erik se crispa mais il se calma, ses plans se déroulait correctement, la musique se déroulait parfaitement devant lui et l'avenir avec Anya se montrait radieux, se montrer furieux de la souffrance endurée ne serait qu'idiotie, il n'etait plus seul, il avait Anya.
Rien ne pourrait plus l'arreter et sa musique couplée a ses allegories inventées pour son spectacle americain a la gloire d'Anya, Phantasme, allaient être un succès, cela fesait des mois qu'il travaillait d'arraches pieds.
De son cotés, Maria avait trouvé son meilleur role, la jeune fille qui l'avait ammenée a jouer sa fausse soeur avait été une aubaine, elle la batarde d'un gitan et d'une prostituée espagnole, sa vie aurait été faites de passes misérables avec les gueux qui peuplaient Rennes si cette Meg n'etait un jour apparue pour lui donner cette place. Une petite fille terrifiée par un grand mechant loups, qui aboyait certes mais ne mordait pas, et dont Maria fesait ce qu'elle voulait.
Elle avait mis quelques semaines a prendre ses marques avant de finalement apprecier qu'il la courtise, ses airs de gentleman, sa passion refoulée, on aurait dit un amant amoureux pour la première fois, il semblait agir avec la ferveur d'un amour de printemps, cependant pour Maria, il etait sa chance de vivre une vie qu'elle avait toujours rêvée, que ses amants lui avait toujours promis avant de la jeter comme une catin qu'elle etait.
Mentir etait une seconde nature si on voulait survivre dans la plèbe, et Maria avait sauté sur l'occasion quand la jeune fille terrorisée lui avait parlé, elle avait soupsonné a un moment que le "Marquis" puisse préferer son "intendant" a un moment ou a un autre, c'etait d'ailleurs la raison qui l'avait poussée a l'humilier publiquement devant les deux hommes, tout en la traumatisant.
Ce genre de filles innocentes, elle en avait vu, en général, elles ne fesaient pas de vieux os, et finissaient par se suicider ou a epouser le premier venu ou de finir a la rue comme tapins, mais maintenant Maria avait la main mise, Le Marquis n'apparaissait jamais en public sauf en soirée pour se donner en spectacle dans le palais de cristal, tandis qu'elle courtisait allègrement la noblesse et la bourgeoisie anglaise a la demande du Marquis afin d'obtenir les fonds qu'il souhaitait, en journée.
Le Marquis avait promis qu'il ferait d'elle sa reine, et elle comptait bien arriver a combler ses besoins qui etaient insatisfait, cependant, si l'homme qui la courtisait etait des plus inventifs et savants, elle savait par la jeune Gabriel, avant qu'elle ne se sacrifie pour les laisser aller a Londres, qu'il etait déformé, defiguré et l'idée de devoir supporter encore une fois un homme de ce genre la répugnait profondément.
Elle savait ce qu'il en etait, elle en avait vu des hommes de ce genre, même si celui ci se montrait doux comme un agneaux avec elle, ce n'etait nullement son desir, et elle appréhendais certaines choses, cependant, elle voulait voir son visage pour être sure que la fille ne lui avait pas mentis, a son conseil, elle n'avait pas demandé a le voir retirer son masque mais, elle sentait qu'il preparait quelques choses.
Sa musique, ses chants d'amour pour elle, le rendait par instant, profondément tragique, mais ridicule pour ce qu'elle en pensait, ce qu'elle desirait, c'etait etre vue, appreciée de tous, aimée, avoir de la reconnaissance, devenir l'objet de desir d'un seul l'ennuyais mais il fallait faire avec.
Si le Marquis etait insatisfait de sa musique, de ses oeuvres, Maria quand a elle etait avide, avide de pouvoirs, d'argents, de noblesses et de richesses, toutes choses qu'on lui avait promise et qu'on lui avait refusée, et elle comptait les obtenirs, mais pas a n'importe quel prix, ce serait a ses conditions.
Le Perse surveillait Anya dans le palais de Cristal ou la plèbe et la noblesse s'attroupaient pour regarder les inventions merveilleuses présentée devant eux, allant de machines agricoles, aux bobines electriques inventées par un savant russe tout en passant par diverses sculpure et creations artistique d'avant gardes.
Les gens se pressaient autour de la jeune femme, et celle ci savait se montrer convaincante pour obtenir ce qu'elle voulait, cependant, Nadir avait un mauvais préssentiment, la femme se montrait calculatrice et parfois froide avec certains bourgeois et nobles qui ne parvenait pas a satisfaire ses prérogatives, et le maure aprehendait qu'elle ne montre un jour cette facette envers Erik, le garçon avait besoin de calme, non de passion, il esperait juste se tromper.
L'automate s'etait montré une merveille, cependant il savait que Erik n'allait pas le garder, il pouvait en faire un tour dans son spectacle, mais au vu de ce qu'il en etait, il sentais qu'il valait mieux se debarrasser de cette chose, un humain devenu machine, le reve de Descartes ou l'humain ne se differenciait pas de celle ci.
L'esprit enfermé dans la machine s'etait montré coopératif, et semblait apprecié la compagnie des gens, cependant, il se montrait parfois las de cette mise en scene et ne se gênait pas, parfois, pour le faire savoir a ses createurs.
Les choses se déroulaient pour l'instant sans accro véritable, et Erik se présenta le soir venu auprès de Maria/Anya, la prenant a sa petite cours qui l'entourait constement.
- Pardonnez messieurs dames, mais je crains devoir vous enlevez ma dame, fit il en prenant Anya par la main, ma chère, venez je vous prie.
Erik avait parlé doucement, et Maria avait sourit comme toujours, jouant son rôle, prenant le bras du Marquis et marchant a ses cotés.
- un problème, mon cher?
- Aucun, tout se déroule parfaitement et c'est pour cela que je souhaiterais faire avancer une chose qui m'est très importante pour moi, accepteriez vous de m'accompagner, j'aimerais vous montrer quelques choses.
Maria sourit, Le marquis savait toujours la surprendre par ses richesses et ses cadeaux inattendus. Erik la mena a travers les villes embrumées de Londres, jusqu'a un promontoire entourés de bosquet magnifiquement eclairés par le nouvel eclairage electrique.
Erik avait deja visiblement préparé l'endroit pour eux deux, car un panier a pique nique, ainsi qu'une couverture agreable jonchait le sol herbeux.
- Je vous prie, l'invitant a s'assoir, je devine que vous devez avoir faim et envie de repos, de ce fait j'ai préparé ce lieux uniquement pour que nous soyons seuls tout les deux sans le tumulte de la foule.
- J'ai en effet faim, quand a dormir, pas vraiment, a moins que vous n'ayez du vin, dans ce cas seulement ma tête risquerait de s'alourdit
Erik sourit sous son demi-masque qu'il avait fait refaire auprès d'un artiste de ceramique et pris la main d'Anya.
- j'en ai, mais si je vous ai mené ici, c'est parce que j'aimerais vous faire une demande, avant que nous ne fesions nos baggages vers les Etats unis d'Amerique.
- une demande, monsieur?
- Je vous ai dit mon nom et je vous ai courtisée, cependant, j'aimerais vous mander en mariage, fit il en lui tenant la main, je vous ai passé un anneau au doigts en ce but, vous demandant fidelité et amour, vous m'avez inspiré et vous le faites encore, ma muse, et maintenant, je vous demande votre main.
Maria ne sus quoi répondre pendant quelque secondes, le temps d'encaisser la demande, puis elle inspira, reflechissant rapidement, se retrouver mariée c'etait une bonne affaire d'un cotés, mais de l'autre, elle refusait de se retrouvée cloitrée dans une maison avec une floppée de mioches, enfants qu'elle se refusait a avoir tant que sa beauté etait là.
- Je n'accepterais qu'a une condition, Marquis, voir votre visage.
- non
- ho s'il vous plait, je vous en prie, cela fait plusieurs mois maintenant que vous me courtisez et...
- Stop, je vous en prie, fit il en la regardant d'un air douloureux.
- Ecoutez moi, si vous m'aimez, laissez moi vous aimer en retour, laissez moi vous voir, supplia Maria.
Les traits souriant d'Erik se froissèrent et il baissa les yeux, evitant le regard d'Anya, il avait redouté ce moment, il avait même esperé qu'elle ne le fisse pas, il aurait pus l'aimer dans la nuit noire sans que jamais elle ne voye ce qui le deformait, mais Anya ne l'avait pas repoussé quand il lui avait pris sa main, chair contre chair, elle n'en avait pas été dégoutée, il y avait espoir qu'il en soit de même encore, malgré le temps.
Erik deglutis et passa ses bras derrière sa tête afin de défaire le lacet tenant le masque puis le retira, montrant son visage réel et entier a Anya d'un air grave, presque solennel.
Maria avait mis sa condition, il lui fallait voir pour définir si elle pourrait ou non accepter cet homme dans son lit sans dégouts, et quand elle vit réellement son visage, elle sut que ce ne serait nullement possible, le cotés droit du visage du Marquis etait celui d'un mort, d'un démon de chair, d'un cadavre.
Son oeil droit enfoncé dans l'orbite, sous une arcade sourcillère saillante, ce qui n'etait pas visible avec le masque, se voyait maintenant parfaitement, la chair etait tendue, déformée, tordue sur elle même, ecailleuse et rougeatre, parfois semblant purulente a certain endroits, ce qui etait faux et due uniquement a la deformation, la machoire etait visible ainsi qu'une partie des dents, entrecoupé d'un morceau de chair et de levres qui tenait encore, reliquat de la joue que l'homme avait eu, L'oreille etait a moitié arrachée, presque absente en dehors d'un leger lobe que le masque cachait a la vue de tous, la partie droite du crane etait une chair fine sous laquelle se voyait de fines veines et une membrure du crane.
Maria commença a manquer d'air puis tourna de l'oeil a la vue de ce masque de mort avant de s'effondrer definitivement sur le drap recouvrant la pelouse fine.
Erik serra les dents et se plia en deux vers l'avant gemissant dans un debut de hurlement qui fini dans un cri muet de souffrance tandis que ses mains se crispait au point d'enfoncer ses ongles dans la chair de ses mains, la douleur, cette douleur etait revenue au moment même ou il avait vu les traits horrifié d'Anya, elle ne l'aimait pas, elle ne l'aimerais jamais pour ce qu'il etait réellement, elle etait comme Christine, comme...les autres.
La respiration saccadée, la rage, la fureur tout comme une immense tristesse et désespoir montait en lui, il se releva, regardant Anya un instant puis s'en alla, la laissant seule, son poing s'abbatant sur le tronc d'un arbre, tandis qu'un sanglot étouffé s'échappait de sa gorge alors qu'il s'enfonçait dans la nuit de Londres.
A Paris, La famille Sassarini se présentait en spectacle ainsi que leurs numeros, monstres de foire pour la plupart, de pierrots, des cracheurs de feu, des chants et des danse.
La Soirée s'etait parfaitement deroulée pour Marcello Sassarini, il savait la conccurence dure avec les Gitans espagnols et les Allemands qui oeuvrait sur le même terrain que lui, offrant d'autres types de numeros, cependant, aussi petit qu'il soit, il considerait sa Foire comme sa famille, que cela fut le geant Leonte jusqu'a la femme sirêne Felicia.
ils etaient arrivés pour une petite semaine de numeros avant de repartir vers le nord de la France, fesant le tour de celles ci, quand on frappa a la porte de sa roulotte, la voix qui l'appelait, il la reconnaissait, c'etait Paolo, le nain et l'homme en qui il avait le plus confiance.
- Marcello, Vieni, abbiamo qualcuno che vuole parlare con te. cria le nain a travers la porte avant que le vieux a la barbe folle n'ouvre vivement, son maquillage d'homme royal a moitié enlevé.
- Quoi? j'ai pas encore fini, bon sang, qu'est ce qu'il veux? fustigea le vieillard sur le fait qu'on le derange.
- un mago che vogliono ottenere il nostro servizio, Marcello, questa è una possibilità che non era mago nella truppa, non illusionisti, e ha detto che poteva cantare, ballare e presentare un singolo numero ... è solo portare molto e avere un vantaggio sugli altri. répliqua le nain a son maestro
- si si, fait le venir, je vais voir ce qu'il en est et si jamais qu'il nous présente son numéro, on verra alors si il est aussi bon qu'il le dit, vamos, termina t'il en fesant un geste de partir a paolo.
Paolo vit alors le nain revenir avec un homme assez cotés, de taille moyenne, légèrement inferieure cependant, jeune a l'evidence.
Il était habillé de rouge, richement ornés et un masque morbide recouvrait le haut de son visage, la simple présence de cet homme le fit frissonner, cependant, les yeux visible au travers du masque, montrait une grande douceur qui tranchait avec l'allure sinistre qu'il s'etait donné.
- buenasera, monsieur, mon ami Paolo m'as prévenu que vous souhaiteriez mettre vos talents au service de notre foire?
- C'est en effet le cas, monsieur, comme je l'ai explique brievement a votre ami, ici présent, je suis magicien, j'ai officié en Perse il y a longtemps pour le plaisir sur Shah et de sa cours, un leger incident m'as valu de devoir partir, si vous voyez ce que je veux dire...
La voix du magicien semblait diaphane, claire, comme celle d'un jeune et bel amoureux, Marcello avait deja les idées qui fourmillait rien qu'a voir l'air et le costume de son invité.
- Quel tour sais tu faire?
- Je peux creer des ombres, me changer en femme si je le desire, chanter, danser, disparaitre ou faire disparaitre les gens, mais peut etre voudrez vous voir mon numero, si vous me laissez faire?
Marcello se caressa la barbe de la main, fixant ce jeune homme qui se prétendait magicien.
- Très bien, nous verrons cela demain dans la journée, la plupart dorme, se repose ou répète et je compte bien a ce que tous voyent ce que tu peux faire.
- Merci, repondit le magicien.
- Paolo, met le avec Fitz, je pense qu'ils s'entendront bien.
- si maestro.
Marcello referma la porte tandis que le nain montrait le chemin a la torche dans le campement, vers les roulottes, avant de frapper a la porte de l'une, un brouhaha s'en suivit et la porte s'entrouvrit, laissant apparaitre un visage d'homme rustre tout en haut de la porte, Fitz le geant de la troupe regardait les arrivants avec un air bênet, quand paolo commenca a parler vivement vers le geant qui fini par ouvrir la porte entierement.
- Vai apre, culo ragazzo, abbiamo un nuovo membro della famiglia, e Marcello decise di dormire qui nel vostro rimorchio, vedremo domani quello che vale, E no nonsense giusto?
- Non ho commesso errori, io sono bello, sai, paolo ... chi è?
- un mago, anche, credo, come ti chiami, mago?, puis il se repris dans un français excecrable avec un lourd accent italien, Comment tu t'appelle?
Le Magicien posa son regard sur le nain et sourit:
- Mon nom est Phillipe, Phillipe Carrere, repondit il, avant de monter dans la roulotte avec ses valises.
Paolo le regarda monter, et fit un signe a Fitz, avant de repartir vers le chapiteau, un nouveau membre de la famille? possible, encore fallait il qu'il soit doué réellement dans ce qu'il disait, auquel cas ils n'auraient qu'a le renvoyer.
Meg avait fait son premier pas, et dans la roulotte, tandis quelle entrait, le geant referma derrière elle.
- mi dispiace, fit il, la fesant se retourner
- Je suis désolé, je ne parle pas italien, est ce que vous parlez francais?
Le geant sembla profondément réflechir puis tenta de parler:
- Je suis désolé, d'une manière fort enfantine, je m'appelle Fitz, je suis un geant, toi etre magicien a ce que paolo dit.
- c'est ce que je suis.
- quel genre de magicien? un vrai, qui jette des sorts ou celui qui crée des illusions?
- la deuxieme catégorie, je n'ai pas de vrai pouvoir, mais je le fait croire, tu comprends?
- si si, toi avoir lit du dessus, moi dormir en bas, j'aime bien être près du sol, trop haut, moi tomber.
Meg acquiesa, le geant semblait plutot gentil, malgré son air bourru, mais quelques chose semblait bizzare, enfantin dans sa façon de parler, que cela soit en italien ou en français, bah, cela n'avait aucune importance et elle etait fatiguée.
Après presque des mois de préparations, a apprendre le fonctionnement des pieges et astuces du fantome de l'Opera, elle allait voir si ce qu'elle comptait faire fonctionnerais.
