A l'hotel particulier qu'Erik avait fait louer pour eux a la demande d'Anya, Le Perse s'inquietais, il n'avait vu revenir de la nuit, ni Anya, ni Erik, chose qui n'aurait pas du se produire, Erik lui ayant avoué qu'il demanderait Anya en Mariage, le soir de la veille.
Ce fut lorsqu'il vit Anya revenir seule au petit matin, choquée et grogy par le froid et l'humidité de Londres, qu'il compris qu'il y avait du avoir un problème, et lorsqu'Anya entra, il se dirigea vers elle et la fit assoir, lui appretant un verre de Cognac pour la reveiller de son état second.
- Anya, où est Eric?
- Je...je ne sais pas, je me suis reveillée seule, il etait parti en me laissant. repondit elle, secouée.
- Qu'est ce qui s'est passé? Vous etiez au parc?
- Oui, il m'as emmenée au parc et il...il m'as demandé ma main, cependant, je ne le voulait qu'a condition qu'il me montre son visage.
Le Perse commençait a comprendre et il pensait deja savoir quelle avait été la reaction de la femme, mais Erik? qu'est ce qu'il avait bien pus faire?
- Vous vous êtes evanouie n'est ce pas, puisque vous avez dit vous vous etes reveillée seule.
- Je ne peu pas...je ne pourrais pas epouser cet homme, enfin si, mais le toucher, l'embrasser...non, seigneur, ce visage...ce masque de mort...
- Vous vous êtes arretée a ce que vous refletait le miroir, vous n'avez pas regardé au delà, mais cela n'as que peu d'importances maintenant, dites moi où vous etiez, je doit trouver Erik.
Maria sanglotait, l'horreur la submergeait du au choc, Nadir savait qu'il ne pourrait rien tirer de plus, de ce fait il pris sa cape et sortis afin de chercher son ami.
Cette fille etait la pire calamité, elle avait été un tel espoir pour lui, mais il n'avait rien vu de ce qu'elle était, il avait prévenu, il prevenait toujours mais il n'ecoutait rien, comme d'habitudes quand le xayal avait décidé, il ne changeait pas d'avis a moins de bons arguments.
Le Perse parcourut les rues de Londres, tachant de rejoindre Greenwich Park, sachant que c'etait la bas qu'Erik avait prévu de demander la main d'Anya, marchant dans les chemins et parcourant les lieux a la lueur faible du petit matin, il trouva finalement la couverture et le panier qu'Erik avait appretés pour elle, la veille.
Mais de là, trouver Le fantome allait être beaucoups plus difficile, cependant, les pas qu'avait laissé Erik indiquait qu'il etait partis vers le nord, hors la bas, il y avait...les docks de la tamise, des series d'entrepots, mais le problème que posait les lieux etaient que c'etait un endroit loin d'être fréquentable, surtout vu les habits riches du Marquis.
Remontant les sentiers et sortant du Park vers la rue, Le Maure tacha d'arriver jusqu'au docks, parlant aux quelques passants et mendiants des lieux pour savoir si ils n'avaient pas vu un homme de la description d'Erik venir dans le coin.
Nadir eu alors une epiphanie en comprenant qu'Erik avait du se diriger vers leur entrepot, et se detourna de la rue pour aller vers les docks. Passant par l'entrée de service, ce fut pour voir sur le sol des eclats de verres et des débris de cuivres, des morceaux de mecanismes, partitions et feuillets déchirés.
Erik se trouvait là, devant ce qui restait de la poupée sanglante, il l'avait detruite a coups de barre a mine qu'il tenait encore dans la main, ce qui restait de l'Automate Gabriel, etait mort, il ne parlerait plus, ne dirait plus aucune poesie ni philosophie, Erik venait de le detruire dans sa rage autodestructrice, la respiration rauque et profonde.
- Elle ne m'aimera pas, jamais, pas tel que je suis, il emis un rire sinistre et las, je suis a l'image de cette creature, incomplète et hideuse.
- Erik, appela doucement Le Perse.
- Je l'aime, Nadir, si elle ne peu m'aimer tel que je suis alors, qu'elle aime ce que je lui ai montré, le masque qui m'as couvert jusqu'a maintenant
- Tu ne l'aimes pas, Erik, ce que tu aimes c'est un souvenir après lequel tu cours en vain, ne la conforte pas dans son vice, ni dans le tiens.
- Elle est mon Aria, celle qui me donne des pensées et des idées, et j'ai de nouvelles idées...terribles et sombres, Phantasme sera a son image, mon ami
Le Perse ne dit plus un mot, sachant que parler ne ferait pas changer d'avis le fantome, sa colère latente etait palpable et il savait qu'il etait a bout.
- Je veux que tu retournes en sur le continent, cherches des monstres humains, des numeros de foires, des conteurs d'epouvantes, des comédiens sinistres, chanteurs et danseurs de la tristesse, je part dès que possible pour New York avec notre amie, nous avons de toutes façon les contrats ainsi que mes souteneurs, Londres ne nous est plus d'aucunes utilités, j'enverrais les commandes a qui de droits.
Erik lacha la barre qui tinta d'un son de glas sur le sol, avant qu'il ne se retourne pour sortir des lieux, laissant le Perse seul dans la pénombre des lieux.
Sur les Routes du Nord de la france depuis quelques semaines, La famille Sassarini s'etait arretée dans un petit bosquet, laissant a tout a chacun loisirs de se détendre et aux femmes de cuisiner le repas quand ce n'etait pas pour les artistes, de s'entrainer.
Meg pensait que la vie d'artistes itinérant était simple et plutot façile mais elle avait vite déchanté en voyant les journées de la Foire de la Famille Sassarini. Ces gens s'entrainaient continuellement, parfois jusqu'a epuisement, cependant, ils avaient un réel lien, et personnes ne semblaient laissé a l'abandon parmis eux, que cela soit les bien formés, comme disait Marcello, ou les déformés. Ils etaient une famille et c'etait ainsi que la majorité se voyait, mais elle avait encore du mal a s'integrer concrètement, elle apprenait cependant l'italien petit a petit, ainsi que qui fesait quoi dans la troupe.
De ce qu'elle avait retenu, il y avait La famille Sassarini, le grand père Marcello, le fils ainé Franscesco, le fils cadet Reza, leurs epouses respectives qui fesaient offices d'acrobates: Lili et Angelica, et leurs trois enfants reunis, l'unique du premier et les jumeaux du second: Giacomo, Abel et Cain, qui jouait respectivement les pierrots en compagnie du Nain Paolo, bras droit de Marcello, ensuite venait Hilda et son frère Albert rousseau, respectivement lanceur de couteau et cracheur de feu, La femme a barbe Lilianne, Petrus le bossu et le surveillant de camps, Fritz le doux geant au visage déformé, et pour finir, les siamoises Riam et Akim ainsi que l'enfant loups Alexei. La majorité du camps en dehors de la famille Sassarini etait en realité des monstres humains, tous quasiment en dehors d'elle et du couple Rousseau.
La famille l'avait acceptée, après avoir présenté devant eux, un numero inventé par Erik, disparaissant devant leurs yeux au moyen d'un des secrets qu'Erik avait décrits dans de rares feuillets trouvés, elle n'avait pus ainsi qu'apprendre deux tours: la disparition et la levitation d'objet, voire de corps, cependant, elle reflechissait a comment donne corps a un vrai spectacle, elle commençait a comprendre pourquoi Erik aimait travailler a des illusions, des tours, quand ce n'etait pas a la musique, le but etait de fasciner le spectateur, de le faire fixer le personnage, non pas ce qu'il fesait...Meg commençait a comprendre pourquoi Erik se montrait toujours aussi grandiloquent.
Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand elle sentit une tape dans son dos, se retournant, elle vit que c'etait Marcello.
- Buenjourno, Le Magicien, tu as l'air bien pensif, quelques choses te tracassent?
- Aucunement, monsieur, repondit Meg avec sa voix modifiée, je vous remercierais plutot de me permettre de voyager avec vous.
- ah, poussa t'il comme soupir tout en s'asseyant sur le tronc de bois a cotés du magicien, ce n'est rien, on avait besoin d'un magicien.
- Je ne connais que deux tours, s'escusa t'elle.
- Possible, mais, vois tu l'une des choses de bien, c'est que quand on voyage, on crée, on invente, et a te voir plongée en pensée, je me dit que tu as des idées, d'autres en ont aussi mais il faut que cela plaise au public.
Meg acquiesa comprenant, le visage caché sous le masque, que semblait regarder Marcello
- Tu es defiguré que tu portes cette chose?, demanda t'il tout en pointant le masque du doigt, si c'est le cas, tu n'as pas avoir peur de nous montrer, on ne te jugeras pas.
- Je ne suis pas defigurée, repondit elle en enlevant le masque, montrant son visage, je le porte plus pour le personnage, comprendre ce qu'il etait, comment il pouvait se sentir en le portant.
- tu padre etait magicien?
- non, un ami, un vieil ami qui lui etait defiguré, et je suis de ce voyage parce que je veux tenter de le comprendre.
- Comprendre? Comprendre quoi?
- Pourquoi il est si en colère, comprendre sa souffrance, comprendre comment le guerir.
- ahh, je vois...defiguré, tu dis...regarde Fitz, il est laid, lui aussi a un visage tordu, il est né ainsi, sa mama l'aimait cependant, mais il est pas très malin, il travaillait dans les champs, avec les paysans, ils se moquaient de lui, le battait pour qu'il travaille pour eux parce qu'il est fort comme un taureau, et un beau jours, il a fuit, il errait sur les routes quand je l'ai trouvé, je lui ai proposé de nous accompagner quand ma familia et moi avons quitté la Toscane.
- et les autres? demanda Meg
- Paolo est né normalement, puis il a cessé de grandir, il a vecu richement a venise, jusqu'a ce que sa famille le trouve gênant, c'est un homme d'affaires et il sais ce qui est bon pour la famille en général, si il t'as trouvé interressant, c'est que tu dois l'être.
Liliane et Petrus, je les ai trouvé a Marseille, Liliane etait un spectacle d'une taverne des lieux, tandis que Petrus etait un vagabond, c'est Paolo qui les as trouvé, de leurs vies, je ne sais pas grand chose, liliane a eu du succes et etait connue dans le quartier, quand a Petrus, j'ai compris que son village l'avait chassé parce qu'ils pensaient que c'etait un rebouteux.
- un rebouteux?
- un sorcier, certains endroits d'Europe croient encore a la magie et a la sorcellerie, donc, fait quand meme attention, le magicien, y a des risques qu'on doivent se carapater en vitesse si jamais ils pensent que t'en est un
Meg deglutis puis continua d'ecouter le patriarche.
- Ensuite nous avons les soeurs russes, et Alexei que tu vois jouer dans l'herbe la bas, les deux russes etaient célèbres chez elle, en russie, mais elles ont décidée de partir en Europe, malheureusement, elles se sont faites arnaquer et ne parle pas un mot de français ou d'italien, Paolo a conclu un marché avec elles le temps qu'elle se fassent un nom ensuite elles ont prévus de retourner en russie, quand a Alexei..., il soupira,...il est normal, je veux dire, il n'est pas deformé comme d'autres dans le camps, mais ceux qui l'avait avec lui l'ont enfermé dans le noir, avec des animeaux, il n'as jamais vu la chaleur d'un foyer, ils l'ont battus, il a des marques sur tout le corps, ils en ont fait une bête sauvage.
- Qui a fait cela?
- des gens de l'Est, des Hongrois, c'est Fritz qui l'as trouvé, ils le présentaient comme un enfant loups, il grognait comme un loup et marche a quatres pattes comme tu peux le voir, donc je l'ai racheté, lui et Fritz sont toujours ensemble, dès que le geant sort, Alexei sort aussi et l'accompagne.
J'ai deja essayé de lui apprendre des mots mais, a part un ou deux mots, comme bol, cuillère, faim, des mots simples, il ne prononce pas de phrases mais il semble comprendre ce qu'on dit, ce qui est deja le principal.
- Je pensais que ma mère mentait quand elle me disait que des gens brisait des enfants pour en faire des monstres, mais a vous entendre, cela semble réel.
- C'est réel, le magicien, mais cela ne le sera plus bientot.
- Pourquoi? demanda Meg en tournant la tête vers le vieillard.
- Des pays commencent a interdire les Foires de Monstres, c'etait un truc très lucratifs avant, au point que comme ta mama te l'as dit et que je t'ai expliqué pour Alexei, des gens malveillants battaient des enfants, on raconte même qu'on prenait les bébés des perrons des eglises ou qu'on les enlevaient des Orphelinats pour en faire des nains, des enfants loups, des monstres pires parfois.
- c'est ce qui est arrivé a mon ami, je crois, c'est pour cela que je vais a Rouen.
Marcello regarda le magicien d'un air interrogateur l'invitant a s'expliquer, quand Meg soupira avant de continuer.
- Quand j'etais enfant, ma mère revint un jour avec un jeune garçon, qu'elle cacha dans une remise afin que personnes ne sache, d'après ce que j'ai compris par la suite, ma mère s'etait rendue a une foire, après un spectacle ou elle dansait comme ballerine, une foire tenue par des gitans, parmis les spectacles, l'un d'eux présentait un enfant du diable, en realité un garçon qu'on avait brulé sur tout le cotés droit, particulièrement au visage, raconta Meg donnant les details sur le visage d'Erik.
- ce genre là, ça n'arrive pas tout seul, un incendie n'aurait pas parfaitement brulé qu'un coté, ca c'etait voulu, ta mère a bien pensé, qu'est il devenu?
- Ma mère ne pouvait le garder, disons que ma famille avait de grave problème d'argent et ne pouvait le nourrir, elle l'as abandonné, de ce que je sais, il a voyagé, puis il est revenu a Paris ou il s'est fait un nom, avant de fuir de nouveau, j'ai couvert sa fuite, il etait recherché par la gendarmerie a cause de ce qu'il avait fait.
Enfant, je lui ai donné son nom accidentellement quand ma mère l'as amené chez nous, et il m'avait dit se souvenir d'ou il venait, je cherche juste a savoir pourquoi il n'est pas retourné a Rouen dans sa famille, il y a là quelques choses que je ne comprend pas.
En général, quand on va mal, la famille est un refuge, non?
Marcello grimaça:
- Pas toujours, regarde Alexei, c'est sa propre famille qui l'as transformé ainsi, qui en ont fait un animal, si ton ami a été enlevé par des gitans puis brulé vif pour devenir un monstre de foire, il est fort probable qu'ils s'en soient pris a un enfant dont ils savaient qu'ils ne manqueraient a personne, quelqu'un qui etait dejà rejeté.
- Si c'est le cas, alors pourquoi rejeter un enfant?
- il y a beaucoups de raisons, trop de bouches a nourrir, le deni, un parjure, un batard...beaucoups de raisons font que des enfants sont dans les rues, a mendier, sans parents ou en proie a des êtres pires que les diablos. Crois moi, magicien, les hommes sont parfois des démons incarnés. repondit il avant de se lever, allez viens manger avec nous, au fait Fritz a dit que tu t'appelais Phillipe?
- Oui, mais vous vous doutez que ce n'est pas mon vrai nom, n'est ce pas?
Le vieillard se mit a rire a gorge déployée:
- si, ni même que tu es un homme ou alors tu est un homme qui fait tourner femmes et hommes, Fritz m'as dit que tu ne t'habillais et te deshabillait que quand il partait ou dormait, ce qui m'as confirmé mes soupsons que j'avais lorsque j'avais vu ton numero de transformation, mais peu importe ton nom, mais il t'en faut un de scene, on y reflechiras sur le chemin.
- desolée de vous avoir mentis, mais j'ai remarqué que les hommes etaient plus souvent pris au serieux
- si, mais ton numéro est ainsi bien plus spectaculaire, malgré tout, si tu as des idées, on va en parler avec la familia
Meg acquiesa, se sentant bien et en confiance, mieux qu'elle ne s'etait jamais sentie depuis son depart de Paris.
- Alors il va falloir certaines choses, des bandes de tissus, très resistant, de la soie peut etre, je pense que j'en ai, de la glace, et...
Avançant vers la table qu'avait préparé les femmes de la famille, le patriarche et le magicien commençait a prévoir le clou du spectacle de la Foire.
