Hello tous
Six mois c'est long, pardon. Je n'essayerais pas de me justifier parce que je sais que même si j'ai fini ce chapitre, dans le fond je le trouve vraiment mauvais.
Je serai plus rapide la prochaine fois.
Bonne Lecture
Chapitre 6
Il pleuvait, d'une pluie diluvienne. Mère Nature pleurait à chaudes larmes, de déception, de ma bêtise. Les gouttes d'eau frappaient les fenêtres, violemment, m'empêchant de dormir. Le froid s'était insinué sournoisement dans notre dortoir, et continuait son périple jusque sous mes vêtements. J'avais la chaire de poule. Mon esprit ne pouvait s'empêcher de se focaliser sur ce que j'avais vu, ce que j'avais entendu. J'avais fait une belle bêtise et je m'en voulais énormément.
Qui avait-il de pire que de fouiller dans les pensées, dans les affaires personnelles de quelqu'un? De voir la déception s'afficher sur le visage de la personne concernée? Mais la pensine m'avait attiré, bien malgré moi, par son pouvoir envoûtant, et son pouvoir de possession de l'interdit, de l'inconnu. Les remords me pressaient le cœur, et les nœuds dans mon ventre n'étaient pas décidés à partir.
Quand on regardait la situation en prenant du recul, on pouvait se dire que ce n'était pas si dramatique, après tout le souvenir en question n'était pas si personnel que ça. Mais j'avais "enfreint" la confiance de Dumbledore et je sentais que ce que j'avais vu était d'une importance capitale.
Je revoyais dans ma tête les yeux sombres de Tom Jedusor. Tout chez lui faisait froid dans le dos, ça voix glaciale, sa posture, ses yeux... Je n'avais jamais entendu ce nom auparavant, bien qu'apparemment il fût un élève de Poudlard. Toutefois, le plus effrayant était de savoir ce qu'il était devenu...
Lorsque le souvenir s'était arrêté, j'avais retiré ma tête de la pensine, l'esprit un peu chamboulé. J'avais mis un certain temps à reconnaître Albus Dumbledore accoudé au chambranle de l'entrée de son bureau. La déception et la lassitude s'était alors peignés sur son visage, et j'avais réalisé (avec hébétement) ce que j'avais fait.
"Je suis désolé...je n'ai pas voulu faire ça. Je..., avais-je bafouillé, affolé.
- Calmez-vous, jeune homme. J'imagine que tôt ou tard vous l'auriez découvert."
Il avait dit cela avec accablement. Il s'était assis lourdement dans son fauteuil et d'un coup de baguette avait scellé l'armoire où se trouvait la pensine. J'avais ramassé mes affaires à la va-vite, il était mieux que je ne reste pas une seule seconde de plus. Il m'avait observé à la dérobé et son regard m'avait rendu encore plus mal à l'aise.
Sur le seuil de la porte, je m'étais pourtant tourné une dernière fois vers lui:
"Je suis conscient que cette histoire ne me concerne pas du tout mais je...je n'ai jamais entendu parlé d'un Tom Jedusor. Est-il vraiment devenu étudiant à Poudlard?
- Oui.
- Alors il doit être décédé car ma grand-mère ne m'a jamais parlé de lui."
Le directeur avait réfléchit quelques minutes, puis:
"Votre grand-mère était trop jeune. Il y a effectivement eu un Tom Jedusor ici, et il est toujours vivant." Il s'était arrêté, réfléchissant à deux cent à l'heure. J'avais pratiquement pu voir les rouages de son cerveau à travers sa boîte crânienne. Au bout d'un instant qui me paru durer une éternité, il souffla:" Il se fait appeler...Voldemort."
Mes yeux s'étaient écarquillés sous le choc, ma bouche s'était ouverte sous la surprise.
"Je préfèrerais que vous gardiez ceci pour vous, M Londubat. A présent, bonne nuit."
La dernière phrase avait été claire, j'avais donc quitté la tour le plus rapidement possible.
Néanmoins, notre dernière discussion ne pouvait pas quitter mon esprit. Sa voir que Vold-le Seigneur des Ténèbres avait été enfant était assez perturbant. Savoir qu'à un moment de sa vie il avait été vulnérable était tout à fait dérangeant. C'était le genre de personnage auquel on n'imaginait ni vie sentimentale ni enfance vu le caractère qu'il possède.
Cette nouvelle information m'empêchait à présent de dormir, car je savais que dans un lit voisin du mien dormait la victime de ce mage qui fut autrefois lui-même un adolescent de 16 ans. Était-il déjà devenu sombre à cette époque ou pas? La folie le possédait-il?
Il pleuvait toujours, le ciel pleurait encore la perte de son enfant, Tom Jedusor, à présent corrompu par la folie. Ses larmes glissaient le long des fenêtres comme les larmes sur une joue. Le trop plein d'informations m'avait assommé pour la soirée, je décidai de me coucher une bonne fois pour toute. Je m'allongeai, en fixant à travers mes rideaux fermés le lit où dormait Harry.
La nuit m'emporta après deux longues heures.
Le matin suivant, en me levant je constatai que je n'étais pas plus avancer que la veille. En effet, avec toute cette histoire, je ne connaissais pas exactement la nature des cours que dispensait le directeur à Harry, mais je sentais que la réponse était toute près. Puis, je restai indécis quant à l'attitude à avoir avec le directeur aujourd'hui. Déciderai-je de jouer au courageux Gryffondor et de venir ou plutôt de fuir?
Pour le moment j'écartai tous ces problèmes loin de mon esprit. Le week-end venait de commencer et je désirai en profiter.
Ce matin donc, je fus le dernier à me lever. Je descendis à la salle commune où quelques personnes étaient présentes, mais Ginny n'était pas ici. Cela ne m'étonnait pas beaucoup, c'était une fille qui aimait profiter de sa fin de semaine le plus possible, elle avait déjà du prendre le petit-déjeuner et devait même se trouver dehors.
A table, je me servis quelques crêpes au citron et à la confiture. Et tandis que je mangeais, je jetai un coup d'œil à la place du directeur. La chaise était vide ce qui n'était pas un fait si surprenant car le directeur aimait faire la grasse matinée et était souvent en déplacement.
"Bonjour Neville, murmura une voix à mon oreille".
Je sursautai brusquement sous le rire de Ginny.
"Tu m'as fait peur
- Pfff...je suis certaine que tu m'as entendue arriver. Au fait on ne t'a pas vu à la réception de Slughorn, où étais-tu?"
J'écarquillai les yeux et me traitai mentalement d'abruti. J'avais totalement oublié le rendez-vous. Je me pris le front entre les mains avec désespoir et Ginny pouffa.
"Tu as oublié, idiot. En tout cas tu as bien fait de ne pas venir, c'était ennuyant à mourir. Seule la nourriture valait le coup."
Je souris. Même si Ginny ne possédait pas le même estomac que son frère, elle savait apprécier la bonne nourriture.
"Slughorn était particulièrement vexé par ton absence. Je pense qu'il attend que tu t'excuses.
- J'irai le voir après manger.
- Mais en fait, où étais-tu? me demanda-t-elle avec suspicion.
- Je...j'effectuais un travail que m'avait demandé Madame Chourave."
Son air interrogatif ne quitta pas son visage mais elle n'ajouta rien de plus; et moi je me demandais pourquoi j'avais menti. Enfin, je n'avais pas menti, juste dissimulé la vérité. Je me tartinai une autre crêpe, et elle en fit de même.
Après le petit-déjeuner, elle se dirigea vers son groupe d'amies et me souhaita bonne chance avec Slughorn.
Le château était très vaste, mais je réussi à retrouver le professeur dans un des jardins de l'école, penché au dessus de champignons vénéneux connu pour suppurer un liquide orangeâtre qui avait de grandes propriétés dans...
"Bonjour professeur!"
Il se retourna brusquement et grimaça de douleur en se tenant le bas du dos.
"Bonjour M. Londubat, je suis...ravi...de vous voir
Son expressions était renfrognée, aucun doute que c'était quelqu'un de très rancunier.
- Je vous présente mes excuses quant à mon absence à votre réception. (Il hocha la tête) J'étais plongé dans mes affaires et j'ai totalement oublié.
J'avais tenté de jouer la carte de la sincérité mais apparemment cela ne fonctionna pas du tout et sembla même empirer les choses. Il répliqua d'un ton cassant:
- Et bien la prochaine fois soyez moins distrait."
Je rougis.
J'avais toujours été gêné lorsqu'on pointait mes défauts ou lacunes. Cela avait tendance à agacer ma grand-mère, mais c'était un truc sur lequel je n'avais absolument aucun contrôle.
Je lui promis solennellement d'être là la prochaine fois. Je me dirigeai vers le lac, où devait surement se trouver Seamus, Dean, Harry, et tout le reste des Gryffondors de 6ème année.
Il faisait encore plus froid que tout à l'heure. Je resserrai l'écharpe autour de mon cou et avançai sur l'herbe gelée. Elle crissait à chacun de mes pas et mouillait mes chaussures. Ron et Harry étaient assis sur un des bancs gelés du parc, face au lac.
"Salut les gars
- Salut Neville
- Salut, réussi à prononcer Harry après un long bâillement."
Le brun avait les yeux à moitié fermés et il échappait quelques fois de longs bâillements. Ron, lui, tenait sa cape de sorcier étroitement serrée contre lui, frissonnait lorsque le vent froid lui caressait le visage.
"Vous avez l'air totalement amorphe, les deux, fis-je remarquer le sourire aux lèvres.
- Harry est allé au truc du Slug, puis moi je l'ai attendu toute la nuit, expliqua Ron.
- Ça c'est fini tard, confirma son ami.
- Ginny m'a raconté que c'était très ennuyant (Harry acquiesça).
- Au fait, tu étais où?"
Harry m'observai avec curiosité à travers ses lunettes rondes. Et encore une fois, le mensonge s'échappa de ma bouche...
"Je faisais un travail pour le professeur Chourave."
Les deux amis échangèrent un regard suspicieux, et moi je me maudis encore une fois. Pourquoi donc mentais-je? Une sorte de réflexe, sûrement.
Nous passâmes le reste de l'après-midi ensemble, et ni Ron, ni Harry ne m'interrogèrent un peu plus sur le travail que je semblais réaliser chaque soir. Peut-être pensaient-ils que je prenais des cours de rattrapage ou un truc dans ce goût-là. Qu'ils croient ce qu'ils veulent!
Au souper, le directeur était toujours absent. La théorie du voyage se confirmait donc. MacGonagall vint me voir après manger pour m'emmener dans le bureau du directeur. Celui-ci exigeait maintenant la présence de quelqu'un, ne désirant plus que je sois seul. Ceci me fit mal au cœur, mais je me dis que je le méritais. J'avais après tout violé son intimité. Le professeur de métamorphose se posta dans un coin du bureau et me regarda donc arroser ses dictames et ses marguerites. Elle me scruta avec attention lorsque j'inspectais une fois de plus la cloche de verre et le bonsaï enfermé à l'intérieur.
Merci à Severuse d'avoir ajouté cette fanfic dans ses alerts, ça me motive.
A bientôt pour le prochain chapitre!
