Chapitre 4
-Bon, je sens que c'est à mon tour de tout expliquer. Soupirai-je. Je viens d'une vieille lignée de Sorcier. Plus ancienne que ta famille Sirius, qui se prétend Sang pur. Ma famille, contrairement à la tienne à toujours été pro-moldu, et pour une simple raison. Nous restions en dehors des histoires de sorcier. Nous ne nous sommes mariés qu'avec des moldus, ou des sang-mêlé, ne voulant pas totalement perdre nos pouvoirs. Mes ancêtres les plus lointains à ma connaissance descendent de la Grèce antique. Vous devez avoir entendu parler des oracles.
-Oui. Répond Harry. Connu sous le nom de Pythie.
-Leurs pouvoirs se sont transmis de génération en génération. Mais au moyen Age, la majorité des personnes ayant ce pouvoir était pourchassée… les moldus voulant les tuer et les sorciers, voulant ce pouvoir dans leurs familles, soit pour rendre leur famille plus importante que les autres, soit pour pouvoir prévoir quand arriverait les moldus. Donc, mon ancêtre direct a décidé de rester en dehors des histoires, moldu comme sorcier, jusqu'au moment où le destin lui dirait le contraire. Les parents apprenaient à leurs enfants, qui étaient rarement plus de deux, à utiliser ce pouvoir et à utiliser la magie chez eux. Mais le destin en a décidé autrement pour moi.
-Comment ça ? demande Sirius.
-Le 1er novembre 1981… le lendemain de la « disparition » de Voldemort, sa mère est venue me voir. Elle m'a prévenu qu'il reviendrait, et que le destin avait décidé que sa fille serait la première de sa ligné à aller à Poudlard.
-La disparition temporaire lui a prouvé cela ? demande Harry surpris.
-Oui et non. Murmurai-je. Le destin a voulu que je naisse le jour de sa disparition. Ma mère, le prenant pour un signe, est venue voir le professeur Dumbledore pour le prévenir.
-Mais, cela n'explique pas comment tu as su. Ajoute Sirius. Et je ne peux savoir de quoi vous parlez, je suis jamais allé dans une école moldu.
-Les oracles prédisaient l'avenir. Ou voyaient le passé. Expliquai-je. Dans mon cas, c'est le passé. Car au moment où Harry est revenu, j'ai vu ce qu'il c'était passé, et j'ai senti la présence d'un espion. Et au moment où j'ai vu le chien, j'étais certaine que c'était vous. Maintenant, je ne vais pas arrêter de voir ce qu'il va se passer et je vais devoir boire une potion tous les soirs au lieu d'une fois par mois… ou par semaine comme pour la chambre des secrets et cette année.
-D'ailleurs miss, faudra prévenir le professeur Rogue pour qu'il prépare les potions. Jusqu'à présent, je pouvais vous faire les potions. Mais maintenant, cela fera bizarre que vous veniez dans mon bureau. Je vais lui en parler pendant que vous emmenez Harry à l'infirmerie. Sirius ?
-Je l'accompagne aussi.
Sirius se transforme en chien et passe devant Harry et moi. Je marche jusqu'à l'infirmerie et rentre en première. Je vois Mme Weasley, Ron, Hermione et Bill attendre l'arrivée d'Harry.
-Hisoka, que faites-vous là ? Demande Mme Pomfresh.
-J'amène Harry, mais avant qu'il rentre, je préfère vous prévenir. Il a vécu quelque chose de dur. Et il a dû le revivre en le racontant au professeur Dumbledore. Alors, je vous demande de le laisser dormir.
-Tu étais là quand il a raconté ? demande Ron.
-Non. Répondis-je sentant bien qu'il serait vexé si je dis la vérité. J'étais dans une autre pièce. Le professeur voulait me dire quelques choses. Harry, tu peux rentrer. Au fait madame Pomfresh. Ce chien restera ici. C'est le professeur Dumbledore qui m'a dit de vous le dire. M'exclamai-je. Harry, ne leurs dit rien sur moi s'il te plait. Murmurai-je à son oreille.
-Promis.
-A plus tard tout le monde. Dors bien Harry.
Je pars de l'infirmerie et me dirige dans ma salle commune. En chemin, le professeur Rogue m'arrête pour me dire qu'il prépare les potions pour l'année prochaine. Mais qu'il ne peut en avoir pour la fin d'année. Je le remercie et pars dans ma salle commune. Une fois à l'intérieur, je remarque une fille en larme. Si mes souvenirs sont bons, elle sortait avec Cédric. Je m'approche d'elle et ses amies. Ses amies me regardent comme une bête de foire mais je les ignore rapidement, ayant l'habitude.
-Tu t'appelles bien Cho ?
-Oui… que me … veux-tu ?
-Je sais que je vous connaissais pas… ni toi… ni lui… mais je voudrais te présenter mes condoléances pour … Cédric Diggory…
-Mer… merci…
-Je… je pense que cela va être dur pour… toi demain… quand le professeur Dumbledore… expliquera ce qu'il sait… mais je te demande une chose qui… qu'aurait surement pensé Cédric…
-Et qu'est-ce… que c'est ?
-De ne pas le pleurer trop longtemps… de ne pas l'oublier… mais de pas trop pleurer… cela sera mieux pour toi…
-Mer… merci beaucoup…
-Bonne chance pour la suite… Murmurai-je en lui faisant une bise sur le front et allant dans mon dortoir.
Je m'allonge dans mon lit et fixe le plafond. Au bout d'un moment, je finis par m'endormir.
« Je vois un homme rentrer dans la maison où mes parents sont. Cet homme tue mon père avec un sort, puis il commence à torturer ma mère pour qu'elle le rejoigne. Au bout d'un moment, voyant qu'elle ne cèdera pas, il lit dans ses pensées et découvre l'existence d'une fille étudiant à Poudlard. Suite à cela, il tue ma mère de la même manière que mon père et part ».
Le lendemain, vers 5 h 30 du matin, je me réveille d'un bond en larme. Je me lève, m'habille et descends dans la salle commune. En arrivant vers la sortie de la salle commune, je sens une main sur mon épaule. Je me retourne et voie Cho.
-Cho ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-C'est à moi de te demander cela. Hier tu m'as aidé, et je te remercie pour cela. Mais… tu as l'air ailleurs. Plus que Lovegood.
-Non, c'est bon. J'ai fait un mauvais rêve c'est tout. J'allais prendre l'air.
-Je…
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-J'aimerais… aller voir si Harry va bien… mais je ne sais pas si je dois…
-Ben, viens avec moi alors. Mais je dois te prévenir qu'il vaut ne mieux pas lui demander de raconter ce qu'il s'est passé.
-D'accord.
On sort toute les deux de la salle commune des Serdaigles et nous montons dans les étages pour aller voir Harry. Durant tout le trajet, nous restons silencieuses, laissant l'autre dans ses pensées. Une fois dans l'infirmerie, nous remarquons qu'Harry dort, Madame Weasley est à côté du lit accompagné de Sirius transformé en chien. Nous nous rapprochons du lit et je murmure à Madame Weasley qui fixait Cho.
-C'est Cho Chang. Elle sortait avec Cédric et elle voulait prendre des nouvelles d'Harry.
-Ok. Ben il dort depuis que … Albus ? Commence-t-elle en regardant derrière moi.
-Excusez-moi de ce dérangement… miss, que faites-vous là ?
-J'ai voulu prendre l'air suite à un mauvais rêve, et Cho voulait des nouvelles de Harry donc je l'ai accompagnée.
-Je vois. Miss Chang, veuillez retourner dans votre dortoir. Vous pourrez revenir plus tard. Je pense que vous n'avez pas assez dormi. Miss Ekisha, veuillez rester là, madame Pomfresh doit avoir quelque chose pour vous.
Cho sort de l'infirmerie me laissant seule avec les professeurs et Madame Weasley, sans oublier Sirius transformé.
-Hisoka. Qu'as-tu vu ? Demande le professeur Dumbledore.
-Un… un homme qui tue … c'était Voldemort…
-On s'y attendait professeur. S'exclame Rogue.
-Severus ! Si ça te met dans cet état, c'est que tu connais la ou les personnes non ?
J'acquiesce d'un signe de la tête me retenant de pleurer.
-Qui est-ce ?
-Mes… mes parents… Murmurai-je les larmes aux yeux.
Harry, étant réveillé, s'assoit sur le lit et me regarde.
-Qu'est-ce que cela veut dire professeur ? Demande Harry.
-Qu'il a appris pour ma famille… murmurai-je en me tournant vers lui. Et qu'IL sait pour moi.
-Mais… comment ?
-Malgré le fait que ma famille connaisse l'occlumencie pour contrôler notre pouvoir, on ne sait l'utiliser pour se protéger des autres. Soupirai-je.
-Harry, l'occlumencie est l'art de fermer son esprit, explique Dumbledore. Son contraire est la legilimancie, qui elle permet de voir dans l'esprit des autres.
-Professeur Dumbledore ? Que se passe-t-il ? demande Madame Weasley perdue.
-Je vous expliquerais. Sirius, allez prévenir Lupin. Severus…
-Compris…
Alors que Severus et Sirius sortent, le professeur Dumbledore se tourne vers moi.
-Miss, il faudra que vous appreniez à vous défendre des menaces autres que celui du temps sur votre esprit. Pendant les prochaines vacances, vous resterez avec moi. Ainsi, je pourrais vous donnez les leçons sans éveiller les soupçons. Et vous serez ainsi protégée de Lord Voldemort.
-Mais… ma mère…
-Elle m'a demandé de vous transmettre des objets quand je l'ai contactée, juste après que vous et Harry êtes sorti de mon bureau. Elle sait elle aussi ce qu'elle risque, mais elle ne peut que mettre votre père en sécurité. Si elle se cache, le lord noir risque de comprendre pourquoi et ainsi d'être certain avant l'heure de votre potentiel à vous et à votre mère. Tenez.
Il me tend la main et pose une chaîne et une bague dedans. Je les fixe surprise alors que Dumbledore met une potion dans mon autre main. Je sors en courant de l'infirmerie et vais dans le parc. Je ne m'arrête de courir qu'une fois devant le lac. Je le regarde pendant un moment, ayant mis la chaîne et la bague avec les armoiries de ma famille.
