Pendant les jours restant avant la rentrée, je reste, soit dans ma salle commune, soit dans le parc. La veille de l'arrivée des élèves, je vois une dame toute rose arrivée. En me voyant, elle s'approche de moi. Mais dès que j'entends sa voix, je comprends que l'année avec elle ne sera pas gaie.

-Mademoiselle. Que faites-vous là ?

-Je viens de perdre ma seule famille. Alors en attendant de trouver un endroit, je reste à Poudlard. Que voulez-vous madame ?

-Savoir où est le professeur Dumbledore.

-Il est dans son bureau. Je peux vous accompagner si vous voulez.

-Bien.

Je l'accompagne au bureau de Dumbledore. Une fois arrivée devant la gargouille, je regarde la femme.

-Je ne peux vous amener plus loin. Je ne connais pas le mot de passe. Je vous laisse ici. Au revoir.

Et je pars en la plantant devant la gargouille. Je retourne dans la salle commune.

Le lendemain

Profitant que je suis à Poudlard, je profite du dernier jour de grasse matinée. En début d'après-midi, alors que je me promène autour du lac, le professeur Rogue arrive. Il me fait toutes les recommandations dues à mon rang de Préfet. La différence flagrante est de devoir faire des rondes une à deux nuits par semaine et que l'on peut avoir accès à une salle pour les préfets. Le soir, je m'assois à la table des Serdaigles et regarde les autres élèves qui arrivent dans la grande salle. Je regarde en coin Malfoy et remarque qu'il est lui aussi préfet. Je retourne mon attention aux Serdaigles pour voir qui est le second préfet, car j'ai remarqué que comme les Griffondors, les Serpentards et les Poufsouffles, ont deux préfets. Je vois un garçon s'approcher de moi.

-C'est toi la seconde préfète ? Pourquoi n'étais-tu pas dans le wagon des préfets ?

-Car je n'étais pas dans le train. Je suis restée à Poudlard une bonne partie de mes vacances. Mais ne t'inquiète pas, j'ai eu tous les renseignements que vous avez eu dans le train.

-D'accord. Au fait, je m'appelle Anthony Goldstein.

-Hisoka Ekisha.

Il s'assoit à côté de moi alors que Luna s'assoit de l'autre côté. Je regarde Dumbledore et écoute son discours. Je remarque que mon collègue parle de la gazette du sorcier. Je fronce les sourcils et murmure :

-Au lieu de parler de ce nid d'idioties, écoute le discours du professeur Dumbledore.

Il me regarde surpris, mais voit dans mon attitude qu'il vaut mieux ne pas parler de ça maintenant. À ma grande surprise et également celle de toute l'école, pendant le discours de Dumbledore, la femme, que j'avais vu la veille, coupe Dumbledore, du jamais vu dans l'histoire de Poudlard que quelqu'un déjà dans la grande salle dérange le discours du directeur. Pendant son discours, je fronce de plus en plus les sourcils.

-Calme-toi Ekisha. Me dit Anthony.

-Tu es à Serdaigle, et tu ne comprends pas le sous-entendu de cette femme ? Murmurai-je.

-Quel sous-entendu ?

-Que le ministère veut se mêler de ce qu'il se passe à l'école.

-Et alors ? Faut bien que quelqu'un s'occupe de se vieux fou.

-Entre les examens de fin d'année, les BUSE pour toi et le ASPIC pour les septièmes années, comment veux-tu les avoir si elle se mêle de tout ?

-Mais arrête d'avoir peur de tous…

-tss… si tu travailles comme je le pense, je m'étonne que tu sois à Serdaigle.

-en plus, Dumbledore croit vraiment au retour de Tu-sais-qui. Alors je préfère risquer mes BUSE que le laisser sans surveillance.

-Alors explique-moi un truc. Comment Diggory est mort sans la moindre blessure ?

-Hein ?

-J'ai vu Diggory et il y avait AUCUNE blessure.

-Elle était peut être interne.

-Et si c'était le cas, il aurait saigné par le nez, la bouche… ou d'autre endroit où là, on aurait vu la trace.

-… comment peux-tu être aussi sur qu'il est de retour toi ? Demande Anthony.

-Car je l'ai vu. Répondis-je de but en blanc. J'étais chez moi, ma mère m'a dit de me cacher dans un placard et de dissimuler totalement ma présence. Il … il est arrivé… il l'a torturé pour qu'elle le rejoigne et a fini par la tuer. Elle et mon père.

-Mais…

-Pourquoi j'aurais cette bague et ce médaillon à mon âge sinon ?

-Moi je la crois. S'exclame Luna comme si cela suffisait. Et je crois Harry et Dumbledore aussi. Bon, si on mangeait ?

Je ris légèrement de sa phrase et commence à me servir des plats. A la fin du repas, je me lève en même temps qu'Anthony. A ce moment, les autres préfets se lèvent et commencent à appeler les premières années. Je laisse Anthony appeler les premières années de Serdaigle. Une fois qu'ils sont vers nous. Je dis :

-Bien. Suivez le préfet. Anthony, je me mets derrière pour éviter d'en perdre.

-D'accord.

Je laisse les premières années de Serdaigle passer et commence à les suivre. Malfoy, guidant ceux de Serpentard se met à côté de moi.

-Faut que l'on parle.

-Dans la salle des préfets. On va faire la première ronde ce soir ensemble. Ainsi on sera tranquille.

-Ok.

Je tourne en direction des escaliers. Alors que tout le monde passe par le passage, je fais un signe à Anthony.

-Ce soir c'est moi qui prends le tour de garde vu que ce n'est pas précisé.

-Ben je peux le prendre…

-Ben laisse, le train a dû te fatiguer alors que moi j'ai rien fait de la journée.

-D'accord. Vas-y.

Je lui fais un signe de tête et sors en direction de la salle des préfets. Une fois à l'intérieur, je vois Malfoy accompagner de sa camarade préfète.

-Je croyais qu'il fallait qu'un seul préfet de chaque maison sélectionnée par ronde, sauf en cas de problème. Dis-je à voix haute.

-C'est le cas. Pansy, retourne à la salle commune.

-Mais Draco…

-Pansy, je ne vais pas mourir. Alors dégage avant que je m'énerve. Et si je te vois dehors, je n'hésiterais pas à le dire au professeur Rogue que tu veux perdre des points avant même le début d'année. dit-il faisant frissonner Parkinson.

-bon… pas la peine de menacer…

Elle sort de la salle alors que je soupire.

-Toujours aussi collante ?

-pour mon grand désespoir, oui.

-Reste plus qu'à attendre l'heure du couvre-feu.

-Hm.

-… Malfoy. Pour cette trêve… on la remet en route ?

-…

-Moi je suis pour. Ainsi, on ne s'entretuera pas durant nos rondes.

-Laisse-moi y réfléchir…

-Au faite. A qui l'as-tu dis ?

-Le seul en qui j'ai confiance. Ou du moins, qui me vois en autres chose que « l'héritier Malfoy ».

-Tant mieux. Bon, allons-y.

On sort de la salle et pendant plus d'une heure, nous faisons le tour, restant ensemble au cas où. Alors que nous sommes au septième étage, je vide le silence en lui demandant :

-Pour ce que je t'ai dit l'année dernière, tu as une autre réponse que « j'ai envie de vivre » ?

-… non… et même ça, ça ne convient pas.

-Et pourquoi ?

-Car lui obéir serait une mort de mon âme.

-Elle est bien cachée ton âme.

-Et ouai.

-Au fait… j'ai une question que je me pose… et je n'ai pas osé la demander à Harry sachant qu'il le dirait surement à Ron ou Hermione. Ou que l'on ne me dirait pas tous.

-Pose là…

-Comment avez-vous commencé à vous haïr ? J'ai entendu dire que c'était au début de votre première année…

-Je pense qu'elle a commencé à notre rencontre. Ignorant qu'il était « Harry Potter », j'ai fait des remarques sur les nés moldu et sur ceux qui ignore tous du monde magique. Et j'ai critiqué son cher ami Hagrid.

-A oui…chose à pas faire devant lui. Tu as fait le boulet.

-Je ne vois toujours pas pourquoi ça le gêner déjà pour les remarques que j'ai fait sur les nés moldus…

-Draco, je vais te dire un truc. Il ignorait tous de Poudlard… d'après ce que j'ai compris, son oncle et sa tante, sans oublié son cousin, mais lui ce n'était que par plaisir, ont essayé de lui faire perdre la magie en lui. Il ne savait rien sur lui-même ou sur sa « célébrité ».

-Hein ?

-Quand il est arrivé à Poudlard, il avait appris l'histoire ayant bousillé son enfance que peu avant tous comme l'existence du monde magique.

-… je l'ignorais…

-C'est pas quelque chose dont on se vente, surtout quand tout le monde te prend pour un héros alors que l'on veut être normal…

-Normal ?

-Tout simplement, sans aucune célébrité, un ado qui peut se montrer faible sans que sa fasse la une de la gazette du sorcier…mais c'est seulement cette rencontre qui vous a fait vous détestez à ce point ?

-Je ne le déteste pas… mais quand je lui ai proposé son amitié, j'avoue, de manière assez maladroitement, il l'a refusé. Par la suite, on s'est renvoyé la balle à chaque vacherie de l'autre… et ça n'est toujours pas fini. D'ailleurs, la belette et certains Serpentards alimentent cette rivalité.

-Dit, j'ai une idée, en tout cas, pour arrêter ce cercle vicieux.

-Explique-toi.

-Si l'un de vous arrêtait de répondre à l'autre, déjà, ce serais un pas vers la fin de votre haine, non ?

-Oui… mais… personne ne comprendra… et j'aurais des problèmes…

-Finissons cette conversation dans la salle des préfets. On ne risque pas de se faire espionner…

Nous retournons dans la salle des préfets se trouvant au cinquième étage, à côté de la salle de bain réservée pour eux et les capitaines. Je m'assois sur un des sièges et attends qu'il se soit assis à son tour.

-Bon, je t'explique. Si tu commences à éviter de leurs répondre, si Ron ou Harry ne captent pas pourquoi, et Ron ne captera pas, j'en suis sûr, Hermione elle oui. Alors là, tu pourras t'approcher d'eux.

-Mais pourquoi faire ?

-Tu as dit toi-même qu'il y a qu'un Serpentard en qui tu as confiance. Et être avec eux, même discrètement, te permettra d'être toi-même en dehors de ses moments où tu es avec ce Serpentard. Ou avec moi. Mais mieux vaut éviter que tu restes seul. Car si Voldemort m'attrape et découvre que tu ne veux pas « vraiment » être mangemorts… tu es mort… et par ton père en prime.

-Pourquoi il t'attraperait ? C'est Potter qu'il veut… Qu'aurais-tu qu'il veut ?

-Vu qu'il le sait déjà, ça ne changera rien que toi tu le saches… ce qu'il veut c'est le pouvoir de ma famille. Et comme je suis la seule survivante… il espère surement pouvoir attraper Harry avec mon aide sans que des imbéciles loupent leurs missions…

-A d'accord.

-Bon, on reparle de ça demain ? Il faudra se lever demain pour aller en cours.

-Ouai.