Voici la suite (tant attendue?)


Guérison – Chapitre 9


A Forks…

Edward revêtit sa chemise tandis que Bella passait un pantalon de jogging et un débardeur. Main dans la main, ils descendirent affronter Charlie. Ce dernier les attendait dans la cuisine, une tasse de café à la main.

« Isabella Marie Swan, comment peux-tu encore le toucher après qu'il t'a laissée tomber ? »

« Papa, c'est compliqué mais aie confiance en moi. »

« Non. » décida-t-il en un quart de seconde.

Edward se lança, il avait déjà préparé un discours, en accord avec les siens.

« Monsieur, je suis parti sans dire la vérité à Bella car il y a huit mois, j'étais très malade. »

Bella se tourna vers lui, inquiète. Il posa sa main sur sa joue pour la rassurer et elle comprit que le mensonge allait aider à arranger les choses.

« Ma famille et moi avons été atteint pendant cinq ans d'une maladie rare et censée être incurable et mortelle. Nous l'avons contractée en Alaska. Quand nous sommes partis, mon état et celui d'Alice avaient empiré. Je ne voulais pas que Bella me pleure si je mourais, en la quittant sous de faux prétextes, j'avais l'espoir qu'elle me déteste et qu'elle continue sa vie sans regrets. Nous avons passé ces derniers mois à l'hôpital et grâce à son travail acharné, Carlisle a enfin trouvé le remède. »

« Tu es vraiment guéri maintenant ? » lui demanda mon père doucement.

« Oui. »

« Tu parais moins… enfin plus normal, je suppose que je peux comprendre tes raisons. Mais Bella a beaucoup souffert à cause de toi. »

« Vivre loin d'elle a été une torture, je suis revenu dès que j'ai pu. » dit Edward en regardant Bella.

Charlie ne commenta pas, il voyait bien que sa fille rayonnait encore plus qu'avant. Il n'avait pas le cœur à contrarier leur bonheur.

« Où se trouve ta famille ? »

« Dans le Maine. Ils arrivent à Forks dans quelques jours, enfin si tu veux bien Bella. »

« Bien sûr ! » s'exclama la jeune fille.

« Tu n'as nulle part où dormir ? »

« Non. » mentit Edward.

« Le canapé fera l'affaire, et fais attention, je vais ramener des détecteurs de mouvements. Bells, tu peux rester à la maison aujourd'hui mais dès demain, tu retournes au lycée.»

Charlie finit d'un trait son café puis quitta la pièce.

Edward et Bella décidèrent de passer la journée au lit, ils mangèrent rapidement avant de retourner dans la chambre de Bella. En pénétrant à l'intérieur, Edward se souvint de ce qu'il avait découvert la veille.

« Pourquoi tu fumes et tu bois ? » demanda-t-il sans l'accuser.

« J'ai commencé par la cigarette… je crois que je voulais juste ressentir quelque chose et ça a marché. Ça m'a écœurée, dégoutée, j'oubliais un temps ce trou dans ma poitrine. L'alcool… ça c'est fait par hasard. Pour que mon père ne me renvoie pas chez ma mère, j'ai du reprendre une vie sociale. Un soir, Mike a débarqué avec une bouteille de whisky alors que nous devions réviser. »

« Mike ?! Ce crétin décoloré a toujours craqué sur toi. »

« J'aurais du me méfier. Il avait déjà un peu bu et quand il est devenu entreprenant, je l'ai giflé. Puis j'ai appelé Jake qui l'a mis dehors. »

« Jacob Black ? » se tendit Edward.

« Oui, toujours est-il que Mike avait oublié sa bouteille et en me retrouvant seule après ça, j'ai bu. Le lendemain, j'étais moins fatiguée, j'avais réussi à dormir plus de cinq heures, un vrai exploit. »

« Mon pauvre amour. »

Elle ne le laissa pas en dire davantage, elle savait qu'il se fustigerait.

« L'alcool m'est devenu indispensable pour dormir, j'ai eu moins l'air d'un zombie. »

« Hier soir, j'ai cru comprendre que tu m'imaginais. »

« Mon dieu, j'ai honte. Je me suis comportée si … »

Edward embrassa la main de la jeune fille et l'encouragea à continuer mais Bella ne voulut pas sortir son visage de ses bras.

« Mon amour, j'ai si souvent imaginé ne pas t'avoir quittée, pouvoir dormir avec toi, pouvoir te faire l'amour. N'aie jamais honte de tes sentiments. »

Elle osa le regarder, troublée par ces mots inédits dans la bouche d'Edward. Elle s'enhardit en le voyant rougir, elle posa sa main sur la cuisse du jeune homme et l'embrassa fougueusement. Tous ces mois sans la moindre joie, à ne faire que rêver de lui avaient entaillé toutes ses réserves et sa pudeur.

« Je n'arrive toujours pas à y croire, tu es redevenu humain. »

« C'est un miracle, je t'en prie dis-moi que tu m'aimes encore… » murmura-t-il en plongeant son visage dans le cou de Bella.

« Pourquoi doutes-tu ? Plus rien ne nous menace, nous allons pouvoir avoir une vie normale. »

« Avant, j'attirais les humains, je pouvais leur faire faire n'importe quoi en les charmant. J'ai toujours pensé que tu m'aimais parce que je t'avais séduite. Aujourd'hui, je n'ai plus ce pouvoir. »

Bella le serra dans ses bras, consciente qu'elle devrait le rassurer encore quelques temps. Elle-même partageait d'ailleurs cette crainte.

« J'ai toujours pensé que tu m'avais aimée à cause de l'effet de mon odeur sur toi. » ajouta-t-elle.

« Je t'aime telle que tu es. » promit-il.

Elle souffla, soulagée et convaincue de la sincérité de ces paroles. Elle le dénicha de son cou pour l'embrasser à nouveau. Elle brulait de sentir ses mains, maintenant chaudes et inoffensives, devenir audacieuses et possessives. Elle avait toujours eu foi en son contrôle pourtant ses frissons d'autrefois étaient aussi provoqués par la peur qu'il ne la tue comme il l'avait lui-même toujours craint.

Elle le déshabilla pour admirer sa peau, souple et chaude. Elle parsemait de baisers ce corps enfin offert sans crainte. Un rayon de soleil passait parfois par la fenêtre et elle admirait la lumière dans les yeux d'Edward, dans ses cheveux, sa peau n'étincelait plus, elle ne le regrettait pas.

Quand il toussa, elle se releva inquiète mais il lui sourit et la plaqua doucement contre lui. Alors et pour la première fois, elle entendit son cœur qui battait. Il avait été fasciné par les battements du sien, désormais, elle vénérerait ceux du cœur d'Edward.

Edward avait été d'une beauté irréelle, en le tenant dans ses bras, elle le trouvait encore plus magnifique. Ses yeux si purs et sans une once de douleur, son visage sans cernes, sa peau douce et tiède, ses lèvres à la fois pleines et minces. Les doigts de Bella apprirent ce nouveau visage avec délectation.

Lui non plus ne fut pas en reste, il ne maudit pas ses yeux qui étaient devenus plus faibles et qui ne distinguaient plus les moindres détails de ce visage aimé. Il n'avait plus à réfléchir avant de l'enlacer, il n'avait plus besoin d'arrêter de respirer avant de l'embrasser. Il était enfin devenu ce qu'elle méritait.

En fin de journée, ils avaient appris tout du corps de l'autre, naturellement et sans gêne. Edward avait insisté au plus intime de leurs explorations pour qu'ils restent tous les deux vierges jusqu'à leur mariage et Bella s'était laissée convaincre.

Quand la lune monta, sa lumière enveloppa le corps nus des amoureux d'une aura pâle et presque féérique. Ils n'entendirent rien d'autres que leurs gémissements, ils ne virent rien d'autre que leurs sourires énamourés et leurs yeux noirs de désir.

Dans l'ombre de la rue, une femme rousse attendait patiemment que le sommeil emporte le jeune couple.


Suspens? bon vous avez toutes devinées qui rôdait à Forks... à bientôt pour la suite! Merci de me suivre.