Voici la suite, j'espère que vous me donnerez vos impressions ;-)
Guérison – Chapitre 14
Sur la route vers Forks
Rosalie dut faire appel à toute sa ténacité pour ne pas fondre en larmes. Elle devait agir et vite. plus facile à dire qu'à faire, elle était assise à l'arrière d'une voiture, escortée par deux hommes, sans oublier le reste de la garde des Volturis qui roulaient aussi vers Forks.
« J'ai besoin d'aller aux toilettes. » dit-elle à ses gardes.
Elle venait de repérer une fermette, elle savait qu'à moins d'un kilomètre un panneau indiquerait une station essence.
« Attends, blondinette. » râla Félix.
Le réservoir pourrait suffire pour arriver à Forks, mais comme elle l'espérait, les deux hommes empruntèrent la bretelle d'accès à la station d'essence. Démétri téléphona pour indiquer aux autres voitures de ne pas les attendre. Félix ouvrit ensuite la portière à la jeune femme et la guida jusqu'au petit bâtiment en mauvais état qui servait de toilettes. Rosalie observa autour d'elle, il y a avait deux autres voitures et une moto garées sur le petit parking et personne à l'extérieur. Félix devait être un peu distrait ou fatigué car il n'avait pas plaqué son arme dans le dos de Rosalie, comme à chacun de leur arrêt.
Elle vit Démétri qui avait une fois de plus du mal à se servir de la pompe à essence. Arrivée devant les toilettes, elle tendit ses poignets liés à Félix qui ne défit qu'une menotte. Elle lui donna alors un coup de pied dans l'entrejambe tout en saisissant le pistolet coincé dans la ceinture du pantalon du colosse. Son esprit ne fit qu'un tour, pas de sommation, pas de pitié, pas de temps à perdre, elle le tua d'une balle à bout portant entre les deux yeux. Le coup fut discret, la chute du corps de Félix aussi. Démétri ne tarda pourtant pas à voir son partenaire à terre et il jura tandis que Rosalie enfourcha la moto. Il grogna tout en parcourant la dizaine de mètres qui les séparaient. Elle braqua son arme sur lui puis regarda rapidement autour d'elle. Les deux automobilistes et le propriétaire de la moto étaient toujours dans la boutique, personne n'avait rien remarqué.
Démétri ne se départit pas de son arrogance, il fixa Rosalie tout en souriant méchamment.
« Tu ne peux pas nous échapper. » furent ses derniers mots.
Contrairement à Félix, Démétri n'avait pas été pris par surprise, et tandis qu'une balle se fichait dans son cœur, il réussit lui aussi à faire feu. Elle étouffa son cri quand elle fut blessée au bras. Elle s'empressa de démarrer la moto, le propriétaire avait laissé les clés, elle ajusta le casque intégral sur sa tête et fila à toute allure. Quelques minutes plus tard, elle dépassa le cortège des Volturis, l'alerte n'avait pas encore été donnée. Rosalie se demanda combien leur faudrait-il pour se rendre compte que Félix et Démétri ainsi que leur prisonnière manquaient à l'appel.
Elle ignorait le plan exact des Volturis, allaient-ils attaquer aussitôt arrivés à Forks ? Quand elle arriva à Forks, elle fila directement au manoir. Elle aurait voulu prendre le temps d'enlacer Emmett, de lui demander pardon d'avoir eu besoin de s'absenter. Il y avait hélas urgence.
A Forks
« Les Volturis arrivent ! » s'exclama-t-elle tout en appuyant sur sa plaie.
Carlisle courut aussitôt chercher sa trousse tandis que les autres pressaient la jeune fille de questions.
« Ils veulent nous tuer ! Ils pensent que nous avons quelque chose à voir avec notre guérison. »
« Tu dois te tromper. » espéra Carlisle.
« Tu les connais ! Ils nous en veulent de ne pas les avoir prévenu. Ils vont te questionner Carlisle mais l'issue sera notre mort à tous ! Nous devons fuir ! Ils sont armés ! »
Emmett s'approcha de sa femme mais n'osa pas l'enlacer.
« Comment sais-tu tout cela, et pourquoi tu es blessée au bras ? »
« Ils sont venus jusqu'à notre dernière maison, j'étais en chemin, hier, et ils m'ont tendu un piège. Ils m'ont enlevée. J'ai réussi à m'échapper… »
Elle reprit son souffle puis grogna quand Carlisle entreprit de désinfecter sa blessure.
« Tu as reçu une balle ! »
« Démétri m'a tiré dessus quand j'ai voulu m'enfuir. »
« Sale enfoiré ! Je vais le tuer de mes propres mains. » s'écria Emmett.
Il posa sa main sur la joue de Rosalie puis lui murmura :
« Je te le promets. »
« Inutile, Emmett. J'ai tué Félix et Démétri. »
Les Cullen se figèrent, choqués et inquiets.
« Je n'avais pas le choix, je les ai tué car ils allaient tous nous tuer. Si nous partons maintenant, nous avons une chance de leur échapper. »
Jasper se mit en mode « survie ». Tout ce que soldat et vampire avait fait de lui un combattant rusé lui revint. Il était partagé entre la nécessité de protéger Alice et entre l'envie d'en finir avec ces Volturis. Il pouvait compter sur Emmett mais rien n'était possible sans l'aval de Carlisle.
« Je vais appeler Edward ! » s'empressa Esmé.
« A-t-il pu parler à Bella ? » s'enquit Rose.
« Oui, tout s'est arrangé. » lui dit Alice.
« Il faut que nous partons vite. »
Carlisle termina de recoudre la plaie de Rosalie puis se leva.
« Nous avons besoin d'aide. Si les Volturis veulent la guerre, ils vont l'avoir. »
Jasper et Emmett se postèrent aussitôt à ses côtés, emplis de fierté pour leur père et d'excitation.
« Nous avons besoin des Quileutes. » statua Carlisle.
