Quand Alexei alla vers la roulotte de Meg pour y deposer les Fleurs que certains admirateurs lui avaient laissé, ce fut pour trouver l'endroit vide, une lettre sur la coiffeuse. La prenant, le jeune homme l'ouvrit, sachant que c'etait peut etre personnel, mais la curiosité etait la plus forte. Cependant, le mot sur l'envellope: "Pour Ma famille", lui fit dire que cela etait de Meg.

A vous tous que j'ai aimé et qui m'avez aimé,

Je préfère vous quitter ce soir, mon amour est brisé, mon ange s'est envolé auprès d'une reine que je ne pourrais jamais égaler.

J'ai essayé de lui faire oublier, je pensais son amour réel, tendre a mon egard, mais ce ne fut qu'un rêve, un songe, un mensonge.

Erik ne m'aime pas, il en aime une autre, Christine, toujours Christine, toujours dans son ombre alors que je croyais être en pleine lumière.

Je quitte définitivement ces lieux après des années de services et d'amitiés, pardonnez moi, je vous en prie.

Mais je ne peu pas continuer, pas avec lui, pas en sachant que son coeur appartient a une autre.

Meg.

Assis sur le lit, Alexei reflechissait encore sous le choc, quand sa main rencontra un froissement, et tournant la tête il vit un morceau de papier depasser de sous le matelas, visiblement mis là, a la va vite. Soulevant la nasse, il decouvrit des dizaines de lettres, certaines sentant encore légèrement le parfum, parfum qu'il savait qu'Erik ne pouvait mettre, sachant que l'homme etait possiblement elegant mais point coquet, et que le garçon n'avait jamais sentis sur lui. En prenant quelques unes, il se mit a les lires, lettres d'amour engagées, enflammées même parfois, mais ce qui le choqua fut autre chose, dans une des lettres, enfermée dans le pochoir, se tenait une chose qu'il pris en tremblant: La longue aiguille taillée qu'il avait offerte a Jin Xi, sa clochette encore au bout. Il savait que Meg n'aurait pas pus faire cela, pourtant quelqu'un lui avait envoyé ces lettres, se declarant comme Erik, alors qu'il n'en reconnaisait l'ecriture qui lui semblait pourtant differente aussi de celui du fantome. Pire encore, son esprit logique lui imposa quelques choses.

Mettant les lettres d'amour cotes a cotes puis celle de suicide de Meg, il vit les ressemblance. Le souffle coupé, il arracha les lettres de la table, partant précipitement vers la maison d'Erik, non sans avoir crié en italien vers Paolo, qui s'activa directement.

***XXX***

Dans le Parc Venitien qui devait relier Le Luna Park et Dreamland, Maria menait Meg et la fillette en douceur, jusqu'a un point donné ou elle sembla perdue, puis se retourna vers Meg.

- Je crois que je me suis trompée de chemin, fit elle, tandis que Meg qui tenais Adeline, entendit l'enfant lacher un cri de stupeur et de surprise, qui la fit se retourner. Derrière elle se tenait Fleck, Le Muet et ses grands bras ainsi que L'elegant Mîme, a qui elle sourit legerement avant de voir leurs visages sombre et mauvais.

- Maria, je crois qu'on a un problème, on a été suivie. fit Meg. et je crois que c'est eux qui ont fait du Mal a Jin Xi.

- Bien sur que c'est l'un d'eux, repondit Maria avec brusquerie, tandis qu'un cliquetis se fit entendre, celui d'une arme a feu prête a tirer.

Meg deposa l'enfant qui laissa échapper son chien, qui s'enfuit, ce que laissa faire le trio, tandis que la jeune femme se tournait vers Maria la tenant en joue.

- Qu'est ce qui vous prend? demanda Meg prudement, Vous faites peur a Adeline, et vous me faites peur.

- Oui, elle n'etait pas prévue, mais le temps nous manque, et j'ai des obligations a faire, mais vous, ma chère Meg, je crains que vous ne repartiez nullement d'ici, pas vivante en tout cas. Puis lancant un regard vers le trio, elle crachat: Faites les descendre, desolé Fleck mais tu va devoir te passer d'Elle, on manque de temps. tandis qu'elle contournait les deux jeune filles tout en regardant une montre a gousset, et que les trois hommes attrapèrent, non sans que la fillette ce mis a hurler, ce que fit taire le muet en posant une main sur sa bouche tout en lui sussurant: Tu hurles, je te casse le cou, petite. la fesant cesser directement.

Ils avaient attachés Meg a l'enfant et les avaient descendue dans une excavation sableuse, dont le fond semblait humide quand leurs pieds toucha le sol, fesant des clapotis, aucune neige n'etait visible, ce qui indiquait a Meg que l'endroit devait etre salé. Puis elle sentis la corde se couper, et regarda vers le haut alors qu'Adeline etait terrifiée.

- Pourquoi Maria?

- Pourquoi? ho ne croyez pas que je vous en veuille pour quoi que ce soit, bien au contraire, vous m'avez sortie de ma condition miserable à Rennes, commença Maria, doucereuse, cependant, contrairement a vous, je ne souhaite pas finir ma vie dans un Freaks Show mais dans un Chateau, tout commes mes compagnons, nous avons faim de luxe, de vrai luxe. Sur ce Adieu ma chère, ce trou est une excavation datant du canal, savez vous pourquoi ils firent marche arrière?

Meg avait un mauvais pressentiment quand elle fit un sourire féroce.

- Parce que lorsqu'il tentèrent de creuser, ils se rendirent compte de l'impossibilité de construire en dur, le sol sableux si on y creusait un trou, se remplit d'eau a mesure que la Mer monte avec la marée. Pour l'instant nous sommes a marée basse, mais nous savons toutes deux que cela ne durera pas. Je vous souhaite bonne nuit avec les poissons, moi j'ai un Navire a prendre pour l'Angleterre. Ho et une dernière chose, votre ami le fantome monstrueux et Marcello vont avoir un sacré surprise, fit elle tout en montrant un porte-document en cuir qu'elle reconnu, elle l'avait deja vu sur le bureau d'Erik, quand ils travaillaient, c'etait le porte-feuille d'actions et de bons du tresor de Phantasmagoria, contenant toutes les possessions d'Erik et de la famille de Marcello. Mais je serais deja loin quand ils verront notre disparition tandis qu'ils vous chercherons vous et Raoul.

- Qu'est ce que vous avez fait au Vicomte de Chagny, hurla Meg. tandis que la fillette murmurait "Papa".

- Rien, fini Maria tout en regardant sa montre et que Fleck lui fesait signe, cependant nous l'avons brisé et les hommes brisé font de grosses bêtises, Bien le bonsoir la sorcière. puis Maria se detourna, partant avec le trio monstrueux. Meg qui sentait l'eau mouiller le cuir de ses chaussures, parla doucement a Adeline:

- Ca va aller, ma cherie, ca va aller, on va trouver une solution tu va voir, on sortira d'ici, tu sortiras d'ici, il me faut juste du temps, Meg avait une idée de comment se defaire mais ca allait lui demander quelques efforts et la panique n'aidait pas.

***XXX***

Raoul attendait sur les quais, alors que le train entrait en trombe dans le tunnel, ouvrant ses portes. Erik quand a lui arriva a la dernière minute, se faufilant et sautant la barrière sous le cri du controleur, ce a quoi le fantome se retourna, lançant une piece d'un dollar, avant de s'enfoncer dans les wagons, il devait trouver Raoul. Assis a l'arrière du train, seul sur la ballustrade du wagon-valises, le vent dans les cheveux, Raoul regardait les lignes de chemin de fer passer en trombe, il lui aurait été facile d'en terminer maintenant, sauter sur ces rails electrifié, et en finir avec la douleur d'avoir perdu son amour, cependant son honneur lui interdisait encore d'en aller a cette extremité, mais quand il entendit une voix dont il ne se souvenait que trop, ses mains se serrèrent sur la balustrade.

- De Chagny, cria Erik, ne faites rien, ne bougez pas.

- Vous êtes venu me confronter pour me jeter votre victoire totale au visage, fantome? demanda d'un air désabusé Raoul, a moins que cela ne soit pour voir mon desespoir?

- Ni l'un ni l'autre, Raoul, revenez par ici, vers moi, fit Erik la main tendue.

- Avec plaisir, dans un cri de rage, le Vicomte portant en avant son poing qui s'ecrasa sur le visage d'Erik. M'avoir ravi ma femme et retrouvé vos enfants ne vous suffisait pas, n'est ce pas, cracha t'il tandis qu'il surplombait Erik de toute sa stature, le prenant par le col, le masque etant tombé sous le coups, fesant paraitre le visage torturé du fantome. Non il vous fallait aussi voir la déconvenue de votre ennemi, sa detresse totale.

- Raoul, vous êtes saoul, vous sentez l'alcool a plein nez, lacha Erik endoloris, la lèvre inferieure droite fendue et saignante, Etes vous devenu fou? Le Vicomte de Chagny porta une serie de coups de nouveau, qui atteignirent Erik, avant que celui ci ne le fasse reculer en le repoussant d'un coups de pied a l'estomac, se relevant rapidement après cela.

- Ne vous moquez pas de moi, je sais tout sur ce qui s'est passé entre vous et Christine, elle me l'as dit et avoué, jetant les deux lettres au visage du fantome, Nous avions convenu d'un accord, non? je pensais que vous en seriez resté là, en tant que gentleman, mais visiblement comme tout le reste, ce nest qu'un masque !.

Erik ramassa les lettres, tandis que Raoul tituba légèrement, se tenant l'estomac, le coups avait été violent, mais quand Erik lu la première lettre rapidement puis la seconde, il devint aussi pâle que la mort et une impression d'incrédulité et de colère se fit jour, puis il regarda Raoul de Chagny.

- Je n'ai jamais ecris cette lettre, Raoul, et Christine n'as jamais aimé que vous.

- Ne mentez pas, je vous ai vu tout les deux, Christine dans vos bras, se jetant a votre cou pour vous embrasser.

- Alors vous avez du mal voir, Cher Vicomte. repliqua hargneusement Erik, Oui, elle m'as sauté au cou, mais pour me remercier, si je reçu un baiser ce ne fut que sur la joue, comme un ami, non comme amant.

- Et pourquoi devrais je vous croire? vous avez toujours mentis. cria Raoul, tentant de frapper a nouveau mais titubant et glissant vers le sol.

- Parce que j'aime Meg Giry, hurla Erik, vers le Vicomte, avant de reprendre doucement, a bout de souffle, j'aime son espieglerie, sa volonté, son ouverture, son esprit naif mais pourtant sage. Son calme alors que je suis une tempête ou le contraire quand c'est elle.

Raoul regarda Erik surpris mais peu convaincu, les deux hommes respirant rapidement, quand ce dernier repris la parole.

- Raoul, Elle n'as jamais aimé que vous, c'etait deja le cas a l'Opera Garnier, je pensais l'aimer mais c'etait faux, ce que j'aimais alors n'etait que mon orgeuil et mon genie de ce que j'avais accomplit et qui etait enfin reconnu, une folie. Son amour vous a toujours appartenu tout comme son coeur. fini t'il par dire, Quand a vos filles, je ne sais pas ce que vous avez cru en lisant cette lettre qui n'est pas d'elle, mais je n'ai jamais touché Christine, je ne me serais jamais permis une telle offense et un tel deshonneur envers une femme. Meme si mon coeur aime Marguerite Giry, je ne l'ai jamais touchée ni aimée comme un amant, mes principes me l'interdise. Et ce malgré ce que ma passion voudrait.

Raoul se laissa glisser sur le sol, se prenant la tête dans les mains.

- Qu'est ce que j'ai fait? comme sonné, Ho mon dieu, christine !

- Elle va bien, fit Erik en douceur, reprenant souffle, et ramassant son masque qu'il remis sur lui, tout en essuyant le sang qui avait coulés de sa lèvre, Et elle vous attends a l'hotel avec vos filles. Elles sont de vous soyez en sur. lui tendant une main, que le Vicomte pris, se relevant. Mais peut etre devriez vous être a leurs cotés plus souvent, plutot qu'en voyage, où alors emmenez les comme je le fait de ma propre "famille".

- vous avez un sacré coups de pied, repondit Raoul. Quels hommes pathetiques nous fesons

- Et vous un sacré Crochet du droit, retorqua le fantome avec un sourire feroce avant de redevenir serieux. S'il vous plait, venez, votre femme vous attends. Et quand a notre pauvre spectacle, je vous concède cela fort volontier. nous descendrons a la prochaine station, et reprendrons l'autre pour rejoindre votre epouse. Elle doit être morte de peur a l'heure qu'il est, concernant votre sort.

Raoul se mit a rire, Erik le regardant avec surprise, a l'évidence, il riait de la situation où il s'etait mis, mais le fantome regarda attentivement l'une des lettres, celle de Christine, puis raoul, demandant.

- Pardonnez moi mais j'aimerais savoir une chose, quand avez vous reçu ces missives?

- La premiere etait deja là a mon arrivée a New York, au Hamilton, un groom me l'avait tendue. repondit il, la seconde, je la reçu après la venue de Meg et le concerto, pourquoi?

- Parce que cette lettre a été envoyée depuis la Virginie, le cachet du Mail se trouve dessus, fit Erik doucement en montrant la premiere, puis montrant la seconde, Et celle ci possède un Cachet de Brooklyn, tout en regardant le cachet avec attention. Elle date du jour ou un grave incident s'est produit dans la ville que j'ai crée pour ceux comme moi, Phantasme, et que nous avons quittés, il y a une semaine et demi, presque deux. Hors le Mail marque toujours l'heure de recevoir sur ses cachets. L'autre date de notre arrivée a Coney Island.

- Et alors? demanda Raoul qui voyait le visage du fantome devenir livide de colère, commençant a comprendre légèrement. Pourtant le cachet sur enveloppe, c'etait celui de Christine a l'Opera et qu'elle a gardé depuis.

- Je le sais, j'en ai une copie dans mon bureau, fit il en serrant le poing. Ce jour là, une jeune fille à été assassinée dans notre ville, l'amie intime du jeune Alexei Vassiliev que vous avez rencontré je pense. On a retrouvé son corps dénudé, caché sous un tas de feuille, laissée là comme un jouet qui avait servit, il n'etait pas difficile de deviner ce qui s'etait passé, mais sa gorge présentait des morsures et des marques d'etranglement. Toutes notre troupe, pour la plupart des hommes, sommes partis a sa recherche, moi y compris, nous ne revîmes qu'en fin de soirée. Ce qui a pus laisser le temps a la personne qui a ecrit ces lettres, de s'introduire chez moi, voler le cachet puis le remettre.

Raoul regarda le fantome pendant un long instant, signifiant qu'ils devaient rentrer au plus vite, ce a quoi Erik acquiesa, ils devaient tirer ce qui avait failli detruire la vie de Christine au clair, calmement. Les deux hommes sortirent du train, parlant, tandis que ceux qui avaient entendu l'esclandre, regardait les hommes discuter semblant comme deux connaissances, venant seulement de se revoir.

***XXX***

Dans l'excavation, l'eau commençait a monter, arrivant aux cuisses de la jeune femme, et au dessus du ventre de l'enfant. Meg avait reussis a défaire la corde, cette dernière mal serrée, n'avait servit qu'a les mener au fond, non a les attacher réellement. Adeline se tenait a elle comme a une bouée de secours. Pongo qui s'etait enfuit, aboyait sur le rebord, gemissant également. Il semblait vouloir les rejoindre, mais n'osais pas, par peur, et de ce fait tournait autour du trou.

- Mademoiselle Meg, l'eau monte. fit la fillette en s'accrochant a la jupe de Meg.

- Je sais cherie, repondit Meg, ecoute moi, tu vas faire ce que je te dit. la prenant a bras. Tu vas monter sur mes epaules, retire tes chaussures, sinon je ne vais pas y arriver.

- Vous allez faire quoi?

- Te faire sortir, c'est le mieux que je puisse faire, toi tu as une chance de sortir d'ici, moi en revanche, fit elle en regardant l'eau de mer qui montait doucement et lentement, Meg savait qu'en une heure ou deux a peine, le trou serait recouvert d'eaux, et elles noyées. retire les.

La Petite fille obeit, retirant ses pantoufles a talonnettes vernies.

- Bien, maintenant, tu vas monter sur mes epaules, ne t'inquiete pas, je te tiens, au pire pose ta main sur la paroi, prenant appuis contre le mur sableux du trou, ensuite, pose un pied sur une de mes epaules, cherche ton equilibre, puis pose l'autre, imagine que tu es une acrobate ou que tu grimpes a un arbre, ca passera mieux.

- Mais si je tombe?

- tu ne tomberas pas, je suis là et je te tiens ou te rattraperais, fait ce que je te dit, Adeline. Parla durement Meg afin de forcer l'enfant a faire ce qu'elle disait pour la sauver. Elle sentis la gamine obeir non sans mal et plusieurs essais infructueux, puis arrivant a se tenir debout au dessus de Meg, qui tenait ses chevilles, elle posa les mains sur le mur par sureté. Bien, maintenant dit moi si tu arrivés a atteindre le dessus du trou, la sortie.

L'enfant sembla essayer, se rehaussant meme sur ses pieds, mais sa main arrivais a peine a quelque centimères avant le rebord sableux, le jeune chien jappant de plus belle.

- Non, Mademoiselle Meg, j'arrive pas c'est trop haut. repondit l'enfant.

- Très bien, alors on va faire encore plus haut, lachant les chevilles de la gamine, n'ai pas peur, mais tu vas exactement faire ce que je te dit, rabaissant ses mains et les frottant l'une contre l'autre, puis reprenant les chevilles d'Adeline. tu va garder son axe droit, au pire, aide toi du mur, je vais te soulever au dessus de moi, lentement, dès que tu atteins le rebord, essaye de sortir, compris?

- Compris !

Meg souleva la gamine tout doucement pour ne pas la faire paniquer ou avoir le vertige, elle savait que c'etait un problème courant avec les gens, ils paniquaient dès qu'ils n'avaient plus le sol sous leurs pieds, Meg avait été ainsi, jusqu'a ce que Hilda lui apprene. Lentement l'enfant se rapprochait de la sortie, et quand ses mains puis ses bras s'y trouvèrent, elle se souleva, glissant sur le sol, non sans faire tomber du sable sur Meg.

- J'y suis, prenant le chiot contre elle, qui l'avait attrapée et tirée comme pour jouer, et maintenant?

- Va chercher ta mère ou ton père, fit Meg voulant que l'enfant soit en sécurité. Va prevenir ma mère et Monsieur Nadir.

- Mais je veux pas vous laisser seule !

- Laisse Pongo ici, et vas y, bon sang, cria Meg, elle sentais l'eau monter encore, ses pieds s'enfoncant dans le sable.

La gamine lacha le chien et se mit a courir a travers les sentiers et attractions non encore ouverte. Meg esperait qu'elle y arrive a temps et ne se perde pas. Elle savait qu'elle risquait de rester coincée si elle bougeait trop, de ce fait, elle tacha d'etre totalement immobile, defaisant ses habits, et les jetant au sol, marchant dessus comme pour se proteger du sable mouvant que commencait a devenir ce trou. Avec de la chance, si jamais elle etait avec elle, l'eau montante pourrait la porter jusqu'au dessus, auquel cas, cet endroit serait son tombeau.

***XXX***

Adeline avait courru a perdre haleine au travers de la foule, son chien sur les talons, cherchant où aller quand elle se sentit soulevée, et commença a crier, une main venant pour la faire taire au son d'une voix familière:

- Ca va aller, Adeline, papa est là, C'etait Raoul, son père qui l'avait soulevée, la voyant seule, la chemise de nuit en soie blanche, crasseuse et trempée. Qu'est ce que tu fais dehors? Qu'est ce qui t'es arrivé?

Regardant son père, enserrant son cou comme ne voulant plus le lacher, elle se mit a pleurer, la peur et la tension contenue retombant comme en soulagement. Raoul lui caressa ses cheveux humides et pleins de sables, tandis qu'Erik se tenait derrière lui. Adeline se redressa pour parler vite, machant ses mots sans le vouloir.

- Papa, y a des mechantes personnes qui nous voulaient du mal.

- De quoi parles t'elle? demanda Erik, Quelqu'un a fait du mal a ta mère ou a toi?

- Non, secouant la tête vers l'homme masqué, je me suis réveillée, et maman et toi, regardant son père, vous etiez pas là, madame giry dormait et j'avais plus envie de dormir, alors je suis sortie, avec pongo, je me suis perdue et Mademoiselle Meg ainsi qu'une amie m'ont trouvée, Meg voulait que je retourne a l'hotel près d'angelique alors la dame a dit qu'elle pouvait nous amener en passant par un endroit plus calme et plus rapide. Elle enfouit son visage dans le cou de son Pere qui la serra contre elle.

- Adeline, qu'est ce qui s'est passé? Ou est Meg? demanda Raoul.

- Trois vilains monstres sont apparus, on marchait dans des allées, et la dame nous a dit qu'on etait perdue, alors elle a menacé Meg, et elle nous a fait descendre dans un trou, j'ai voulu crier mais ils ont dit qu'il me casserait le cou, Continua Adeline, pleurant a chaude larmes. Mademoiselle Giry a defait la corde, après un moment, mais l'eau montait dans le trou, elle m'as dit de retirer mes chaussures et elle m'as fait monter, mais elle pouvait pas monter, et je suis sortie, Elle m'as dit d'aller Chercher Maman ou toi. Elle est toujours là bas...Papa, j'ai peur !

Raoul serra sa fille contre lui, semblant avoir aussi peur que sa fille, puis se tourna vers Erik.

- On doit trouver Meg

- Il n'y a qu'elle qui sache ou elle se trouve exactement, fit Erik qui reflechissait, mais vu ce qu'elle dit, cela semble etre dans les attractions encore en construction, je ne vois que là, c'est une sorte de Parc a balade, avec bosquet, on y a fait des escavations pour creer des canaux artificiels.

- Alors allez y, fit Raoul, On ne sais pas ou l'eau en est, ni si la marée est montée, je rammene Adeline, et je previens les autorités.

- Non, si vous prevenez la police, ils ne feront rien, j'ai deja essayé quand ils ont tués auparavant, lacha Erik, prevenez Le Daroga, il saura quoi faire.

Raoul acquiesa et ils se quittèrent, Erik courant vers l'endroit qu'il pensait être le lieu de detention ou Adeline avait été enfermée et ou Meg etait restée. Regardant la mer visible de toute part, il savait qu'elle etait deja haute. Il esperait juste ne pas arriver trop tard.

***XXX***

Christine etait devant la fenêtre se faisant un sang d'encre, les larmes coulant sur ses joues. Raoul l'avait quittée, une de ses filles avait disparue et maintenant le jeune Alexei venait d'arriver pour dire que Meg avait disparue elle aussi. Madame Giry etait a ses cotés, Mifroid egalement. Le Perse avait disparu a l'arrivée d'Alexei qui lui avait chuchoté quelque chose.

- Vous dites que Meg est en danger? demanda Christine, se retournant, ayant presque crié. Une main recroquevillée contre ses levres tremblantes.

- Ces lettres, Madame De Chagny, montra Alexei, celle ci est celle que j'ai trouvé et que l'on a voulu faire croire a une lettre de suicide de Meg, les autres sont de prétendues lettres d'amours, venant de monsieur Yates soit disant. En realité, elles viennent du même auteur, j'ai vérifié tout le long, les mêmes boucles, le même type de paraphrases dans la signature.

- Mais pourquoi? fit Madame Giry, son mari tenant sa main sur son epaule. Qui aurait voulu du mal à Marguerite?

- Je ne sais pas, ni pourquoi, mais ce que je peux dire c'est que cette personne est la même qui a commis des assassinats en se servant du Cirque de Monsieur Yates comme alibi pour se cacher et masquer ses crimes. Toujours des jeunes femmes, la dernière en date etant, il lui fut difficile de le dire, ma meilleure amie et la seule personne que j'aimais. Il tira l'epingle en bois d'une des envellopes. Cette epingle, je le lui avait offerte, Meg ne pouvait pas le savoir, parce que je ne le lui avait jamais montré, ni dit. De plus, Meg etait au camps avec moi quand Jin xi avait disparue, donc je sais que ce n'est pas elle, mais bien le tueur qui le lui a envoyé comme gage d'amour, je presume. A une prochaine victime.

- Et que peut on faire? demanda Mifroid.

- Pas grand chose, je le crains, j'ai prévenu ceux de notre troupe et monsieur Nadir Khan, ils vont fouiller, je pense. Monsieur Yates et Le Perse soupçonnaient des gens, des membres du Cirque Bizzar's, mais ils ne pouvaient rien faire sans preuves. Maintenant nous en avons. Jetant les lettres sur la table. Et il est possible qu'ils ai pris votre fille en plus de Meg, vu ce que nous ont dit certains touristes qui ont vu votre fille se balader dans les attractions.

Christine mis ses mains devant son visage, c'etait un vrai cauchemars, mais quand le son de la clinche de la porte d'entrée de la suite s'entendit, elle releva la tête pour voir Raoul entrer, Adeline etait avec lui, trempée, pleine de saletés mais envie. Elle se leva pour se diriger vers son epoux qu'elle embrassa avec amour, serrant contre elle, sa fille et son mari, les embrassant autant qu'elle le pouvait, pleurant également, lui demandant pardon, avant de demander a Madame Giry de nettoyer Adeline.

- Bon sang, ou etais tu? j'ai reçu une lettre, tu...

- Chut, tout va bien, je suis là maintenant, et Adeline est en sécurité, fit raoul en caressant les cheveux de sa femme, La Lettre que je t'ai laissée etait une folie, un doute, du a des mensonges, j'avais reçu des lettres, me disant certaines choses et j'ai commençé a douter de nous. Cela n'arrive plus. Jamais

- Pourquoi ne m'avoir rien dit? demanda Christine sur les nerfs.

- Parce que j'avais peur que cela soit vrai. baisant ses mains.

- Ho Raoul, le serrant contre elle, il n'y a jamais eu d'autres hommes que toi, jamais. Je sais qu'on est souvent séparés, mais jamais je n'aurais pensé a te remplacer.

- Je le sais, il a été très...explicite, repondit Raoul, ce a quoi Christine le regarda.

- Il t'as rammené?

- Oui et pas sans quelques coups qui m'ont remis du plombs en tête, j'etais deja partis, raison pour laquelle, j'ai mis un moment a revenir mais ça nous a permis de trouver Adeline par hasard. Elle nous a raconté une histoire bizzare concernant Meg et une femme ainsi que trois monstres qui les auraient pris elle et meg, avant de les enfermer, Meg a fait sortir Adeline mais il semble qu'elle soit restée prisonnière, Il est partit voir si il pouvait la trouver.

- La Personne dont parle votre fille, se nomme Maria, fit entendre une voix, c'etait Le Perse, revenu avec Marcello et le nain paolo, Alexei, on a trouvé bien plus en fouillant la chambre de Miss Fuentes et la roulotte que partageais les trois autres, les gitans nous ont laissés passer quand Marcello a dit que vos lois avaient étée brisée, et que la justice devait etre rendue.

Le jeune homme se tourna, tandis que Paolo avançait avec une sorte de boite en fer, fermée a clé, que le nain avait crocheté avec dextérité. Renversant la boite, tomba sur la table en bois, divers objets, des bijoux, des rubans, des morceaux de tissus sans distinctions, mais surtout, ce qui tomba fut une sorte de collection de meches de Cheveux, attachés a chaque fois avec une sorte de ruban blanc. Des noms etaient marqués dessus. seul un ruban n'avait pas de Mèche, et le nom de Meg Giry etait nommé dessus. Alexei s'abaissant, pris celui au nom de Jin xi, et le pressa contre lui avant de regarder Marcello.

- On a trouvé cela sous une planche, sous la coiffeuse de l'un des membres de Fleck: Mîme. expliqua Marcello.

- Mais il y a tout aussi important, j'ai verifié le bureau de Monsieur Yates, le coffre a été forcé, et ont a pris le porte-document.

- Que contenait il, demanda Raoul. Simplement de l'Argent?

- Si ce n'etait que cela, ce ne serait pas grave, monsieur De Chagny, on ferait avec, non, retorqua le Perse. Il contient les titres de propriétés de Coney island, les actions boursières des Parcs et de diverses affaires en cours, mais également le titre de propriété de l'heritage Français de monsieur Yates, qui avait été offert par Meg a Monsieur. Une sacré fortune en definitive, en termes fonciers.

- Si c'est le cas, nous avons 4 personnes à interpeller et nous avons le mobile ainsi que les preuves, fit Mifroid, mais on ne sais ou ils vont aller sans parler qu'ils ont de l'avance.

- En Angletterre, c'etait Madame Giry, Adeline a ses cotés, dans une robe de nuit blanche de coton. Et le dernier navire ne part, ce me semble que dans, regardant sa montre a gousset. une heure.

Mifroid pris son manteau et prepara son arme, tandis que le Perse parla:

- Alexei, tu connais la communauté orientale, vu que Jin xi t'en as parlé et t'as appris a parler leurs langues, ils devront passer par le quartier chinois pour aller au port, mais je doute que Maria soit avec Fleck, donc elle ira autrement, probablement par les grands axes. Mifroid, vous et moi allons a la chasse a l'espagnole, Alexei, occupe toi avec Paolo des trois Freaks, la loi du cirque est votre.

- Et Meg? demanda Alexei qui se préparait a sortir, Paolo partant devant.

- j'ai qu'a vous amener là ou elle etait, je me rapelle du chemin, enfin je crois, fit Adeline, allant vers ses parents.

- Nous allons nous en occuper, confirma Christine, qui s'etait levée, posant une main sur la tête de sa fille, le regard determiné, Meg est mon amie, l'equivalent de ma soeur, je ne permettrais pas qu'elle meure, ni que ces gens s'en sortent indemne.