Meg etait debout, l'eau lui arrivant a la gorge sous le menton, elle essaya de nager mais se rendit vite compte qu'une sorte de succion se fesait, la fesant plonger si elle tentait de bouger. Pire encore, la marée montait encore, et avec la neige tombante, cela signifiait qu'elle allait finir noyée. Cela fesait un moment qu'Adeline s'en etait allée chercher aide. Marguerite savait que le temps etait aléatoire, suivant les individus, Alexei lui avait sortis des trucs sur cela, quand il avait lu son livre, mais elle ne s'en souvenait pas vraiment. Le tout était d'être patiente, encore un peu, en esperant que quelqu'un allait venir, sinon...elle serait tout simplement noyée.
Puis elle entendit un Jappement, relevant la tête, elle vit Pongo, le dogue allemand d'Adeline. Le jeune chien semblait tourner autour du trou maintenant tandis qu'une voix se fesait entendre, criant son nom.
- Par ici, Hurla t'elle, comme elle pouvait, l'eau entrant dans sa bouche, qu'elle recracha. ERIK!
Au dehors, Le fantôme courait dans le parc vénitien, cherchant des yeux dans le noir, tâchant d'écouter. Il avait vu et entendu un chien japper joyeusement ainsi qu'un cri mais n'arrivait pas a définir concrètement vers où cela menait, sans parler que les lieux étaient dangereux, en raison des tranchés maintenant emplies d'eau de mer. Puis il eu une idée et siffla vivement. Le chien jappant vint après un moment vers lui, qu'il reconnu comme le chiot que la fille enlevée de Christine avait eu avec elle. S'agenouillant, il caressa le jeune chien et lui parla.
- Allez, montre moi ou elle se trouve, fesant semblant de jeter quelque chose dans la nuit, le chien suivant du regard puis semblant chercher avant de bifurquer sur lui même, Erik le suivit.
Meg avait hurlé comme elle avait pus, mais l'eau l'empechait de continuer, elle s'infiltrait dans sa bouche, froide et salée, et elle n'avait aucune envie de se noyer avant l'heure. Elle avait entendu son nom comme appelé par Erik, puis un sifflement auquel le chien, jappant joyeusement, avait repondu la laissant encore seule.
- Sublime, se murmura t'elle a elle-même, me voila en train d'avoir des hallucinations alors que je vais me noyer et qu'un chien sera le seul temoin.
- Ca je ne crois pas, Petite ballerine, fit une voix qu'elle ne connaissait que trop bien, un aboyement se fesant entendre joyeusement a cotés.
- Erik?! s'exclama t'elle, levant la tete, forcée par l'eau.
- On a trouvé Adeline, elle nous a prevenu, j'ai envoyé Raoul la rammener près de Christine, expliqua t'il tandis qu'il regardait alentour ce qui pouvait aider a sortir Marguerite de la tombe ou elle se trouvait.
- Raoul? toussa t'elle, l'eau montant encore, elle coulait. Elle avait du mal a imaginer Raoul parler avec Erik sans que l'un ou l'autre en vienne aux mains.
Erik regarda la corde laissée sur le sol, mais elle avait été coupée et ne pouvait servir en l'etat. Retirant sa veste puis sa chemise, qu'il dechira d'un geste sec, il tacha d'attacher les deux ensemble tout en continuant de parler a Meg, si elle parlait, elle etait vivante, sinon c'est qu'elle serait sous l'eau.
- Disons que Quelqu'un, probablement Maria, a essayé de detruire le Couple de Christine, et accessoirement de vous tuer ainsi que l'une des fillettes. Raoul avait foutu le camps et etait prêt a quitter les Ameriques. Tout cela pour probablement tenter de detruire tout ce que j'aimais et appreciait.
- Mais vous aimez Christine non? fit elle, Si Raoul etait partit, pourquoi? Christine vous a embrassée, je vous ai vu sur le balcon.
- Parce que, fit il en serrant les tissus avec force, comprenant que comme Raoul, elle avait vu sa rencontre avec Christine, j'aime deja quelqu'un et Christine a toujours été a raoul. Elle n'as fait que me remercier de vous avoir ammenée, ce fesant j'ai reglé quelques anciens comptes avec Christine, donc tout va bien, vous n'avez pas a vous inquieter pour elle.
Meg cracha l'eau, ayant l'impression de couler et de flotter a la fois.
- Alors Christine et Adeline vont bien? elle tentait d'eviter de ne pas penser a sa situation qui empirait de seconde en seconde. Maria, Elle a ..., elle coulait de nouveau, puis remonta crachant a nouveau.
- Oui, mais vous devriez actuellement vous inquiétez pour votre situation, Marguerite. fit il en attachant la corde a un renflement en fer qui devait servir pour attacher les chevaux, puis lançant le tissus dans l'excavation. Meg attrapez cela, je sais qu'il fait noir, mais tatonnez contre la paroi
Le silence seul lui parvint, tandis que des remous se fesait entendre plus bas. Elle etait en train de se noyer. N'ayant plus le choix, il pris la corde et glissa dans le trou emplit d'eau, plongeant dans celle ci, une de ses mains tenant la laniere. L'eau etait glaçiale, tout comme le corps a demi nu de Meg, qui s'etait debarrassée de ses habits pour ne pas couler, qu'il enserra contre lui pour tenter de la remonter, niant le dégout qu'il avait de lui même a mettre en contact sa peau déformée par le feu, avec la sienne pure et saine. Son visage apparu de nouveau a la surface de l'eau, cependant elle ne semblait pas respirer.
- Je vous tiens, d'accord, fit il en essayant de se rassurer, attachant Meg avec lui avant de voir qu'elle ne respirait pas. Non, par pitié Meg, respirez, lui tapotant la joue, sans que rien ne se produise, il savait qu'il devait la sortir d'ici et vite.
Erik s'accrocha et commença son ascension mais ses mains glissait sur le tissus fin, ce fut a ce moment qu'il entendit des pas et des cris.
- ICI, Suivez le chien !, hurla t'il tout en continuant de tenter de monter, prenant appuis sur la paroi, tenant Meg contre lui, quand la paroi s'effondra sous leurs poids, provoquant un bruit d'eclaboussement violent et arrachant son masque au passage. Puis il sentit que l'on tirait la Corde et la Voix de Christine s'eleva, accompagnée de celles de Raoul et d'autres personnes, parlant italien, qu'Erik compris comme venant probablement de chez Sassarini.
- Erik, on est là, on va vous sortir. fit La jeune femme, tandis que la Mere de Meg, poussa un cri d'effrois en reconnaissant la voix qui resonna.
- Faites vites, elle ne respire plus, repondit Erik tandis qu'il tenait Meg contre lui et retenait le mince fil qui les retenaient encore a la vie.
Au dessus, Reza donnait ses instructions, Fritz avait été mené ainsi que d'autres, et ils tiraient la corde, tachant de remonter les deux personnes coincée dans le piege sableux. Francesco et Raoul se tenait sur le rebord, tout comme Christine et Madame Giry, prêt a les aider. Remonter Erik et Meg etaient assez difficile, même si il avait attaché Meg a lui même, Erik sentait que le sable qui leurs collaient a la peau semblait vouloir les absorber. Il fallu toute la force de Fritz et des hommes pour les faire revenir sur le sol ferme. Erik etait en sueur, respirant rapidement, avant de voir qu'on allongeait Meg. Le Perse se pencha au dessus d'elle, tandis qu'Erik etait pris en charge lui même par les hommes, Christine mettant une cape sur lui. Madame Giry caressait les cheveux de sa fille, osant a peine la toucher, pleurant. Raoul se rapprocha de Christine, alors qu'Erik vint s'agenouiller en face de son ami Persan.
- Elle a du commencer a se noyer avant que tu n'arrives a la sauver, fit le maure
- Tu peux la sauver? demanda Erik
- Je ne sais, repondit il, je connais une technique employée en Orient et que j'ai appris mais, cela ne marche pas toujours.
Erik baissa la tête, serrant les dents. Le Perse dessaisit le corset de la jeune femme, libérant sa poitrine avant de commencer a appuyer vivement au niveau du thorax.
- Erik, souffle dans sa bouche, elle doit respirer mais je ne peu pas le faire, on nomme cela Manzur, cela sert a aider les personnes quand elles s'etouffes, normalement on les mets assis mais ici, je ne pense pas que cela aidera.
Pendant plusieurs minutes, Le Perse et Erik s'activèrent avant que Meg ne convulse et semble recracher de l'eau, Le Perse tournant sa tête sur le cotés pour l'aider avant de la relever legerement et de la faire basculer en avant. Elle vomi avant de tomber a inanimée, mais respirant, fievreusement. Madame Giry pris la tete de sa fille contre ses genoux, couvrant sa fille de sa cape. Pour tout le monde se fut un soulagement. Et Erik pris Meg, la soulevant dans ses bras, non sans avoir demandé a Madame Giry pour la prendre.
Se retournant, tous purent voir le visage à double face d'Erik, illuminé par les lumières de la Foire, Certains eurent un mouvement d'effrois, tandis que madame Giry porta sa main devant sa bouche pour cacher sa surprise. Personne n'avait remarqué le visage d'Erik dans les ombres de la nuit noire, dos tourné a la lueur des lumières qui filtrait parmis eux. Mais comme Christine le remarqua, son esprit etait occupé par l'idée de mettre Meg en sécurité. Raoul chuchota quelque chose a Christine qui le laissa aller. Erik cachait en partie son visage en partie avec la cape de Raoul, le col remonté, portant Meg, Christine et Madame Giry a ses cotés, le reste de la troupe Sassarini et une partie des montreurs et monstres gitans derrière eux. La Monstrueuse Parade.
***XXX***
Le Mîme et le Muet, mené par Fleck, s'etaient introduit dans le quartier chinois, quasiment vide a cette heure de la nuit en raison des mesures prises par le gouvernement americains à leurs encontres. Mais au moment de passer vers le grand axe qui les méneraient vers Le Port de New York a l'embouchure de l'hudson, des centaines de jaunes sortirent de deux hangars de part et d'autres de la rue. Le nain fit signe de s'arreter aux deux hommes avec lui.
- Nous ne faisons que passer, messieurs, nous nous en allons vers le port, expliqua, dans un anglais suranné, le nain.
- Je ne crois pas non, répondit une voix jeune et forte.
Fleck vit alors sortir des rangs des asiatiques, Le garçon que la magicienne avait toujours a ses basques, ainsi que Marcello et son bras droit Paolo.
- tiens, tiens, tiens, fit Mîme de sa voix impersonnelle, on dirait Fleck que nous avons affaires a des reglements de comptes.
- La Ferme, ordonna le nain. Cela n'as rien a voir avec vous, Sassasini, vous veniez d'arrivez, je pense pas que vous ayez a devoir vous mouillez a tout cela.
Le vieux Marcello croisa les bras et parla d'une voix forte avec son fort accent italien.
- Possibile, cependant tu as touché un membre de ma famille, et tu le sais, diablo, que quand on touche a un membre d'une famille du Cirque, c'est a tous que tu touches.
- Si tu parles de la fille, elle n'etait qu'une servante, pas un membre.
- Faux, elle etait mon amie intime, celle que j'aimais, sale crevard, grogna Alexei, tu te souviens de cela?. fit il en montrant la longue tige a cheveux surmonté d'une clochette, qu'il avait gravé pour la jeune fille. Je pourrait aussi parler de tout les petits souvenirs de vos victimes que vous avez gardé.
Fleck se renfrogna et regarda Mime en coin, avant de répondre.
- Faisons un marché mon garçon, je te donne le coupable et tu me laisse passer.
- t'es en train de nous trahir là, petite fiotte?, fit Le Muet.
Seul Mîme restait silencieux tandis que Fleck et Muet echangeais des insultes, semblant sourire et fixant d'un air faussement angelique, le jeune homme-loup.
Alexei s'avança, Marcello et Paolo derrière lui. Il releva ses cheveux, mettant le cadeau de Jin pour le retenir, laissant voir ses oreilles de loups, et retira le maquillage qui cachait son visage canin. Quand il eu fini, il entendit des murmures chez les asiatiques: "Inari, Kami, Yokai, wogwai, Kitsune, Tenko, mononoke, ayakshi", il savait très bien, de part ce que Jin lui avait raconté, que dans les pays d'où elle provenait, on pensait que les chiens ou les renards pouvaient prendre forme humaine, tandis que les européens pensaient de même pour les loups, la seule différence etait que pou les uns, c'etaient de bon esprit, pour les autres, des créatures démoniaque ou ensorcellées. Alexei parla dans la langue que Jin xi lui avait appris et la plupart semblèrent comprendre, ceux qui ne le pouvant recevant explication de leurs voisins.
- Je crois, fit Alexei, montrant des crocs, qu'au contraire, tu va définitivement rester dans ce pays, mieux encore, continua t'il d'une voix douce mais chargée de colère, je ne veux pas du coupable, je sais que toi, maria et tes deux comparses, vous oeuvriez ensemblent, tu savais, tu etais au courant, mais ça aidait tes plans et ceux de Miss Fuentes. Donc, j'ai décidé d'une punition a votre mesure, un cadeau de Jin xi pour vous. Alexei parla de nouveau dans une langue que Marcello et Paolo ne comprirent pas, et la plupart des asiatiques avancèrent, batons, couteaux ou autres en mains, tant ceux bloquant le passage que sur les cotés, Fleck, Mime et le Muet n'avaient aucune échappatoire. Ils hurlèrent qu'on leurs viennent a l'aide, esperant que quelqu'un appelleraient la police mais Marcello et Paolo avaient fait le nécessaire.
Marcello se détourna tandis qu'on emmenait ces trois là vers un destin qui selon ce qu'avait dit Alexei serait probablement pire qu'une exécution, même si il comprenait, pour lui c'etait toujours dur de voir justice se faire; tandis que Paolo posa une main sur l'avant bras du garçon.
- Tu sais que tu devras vivre avec cela toute ta vie, hein? demanda Paolo.
- Je le sais, mais je le devais a Jin xi, et a toutes leurs victimes, repondit il. Je le devais a leurs âmes, c'etait une question de justice a la hauteur des faits.
Alexei, son visage renardin, regardait les lumières du Chinatown, puis il se detourna, rejoignant Marcello qui lui mis un bras sur l'epaule, le nain parlant a leurs cotés, non sans remercier les gens encore dans la rue, qui les saluait. Le jeune homme cependant savait qu'il restait une personne a punir: Maria.
***XXX***
Meg se reveilla doucement, ayant mal a la poitrine quand elle respirait ou tenta de se lever, chose qu'on lui interdit par une main se posant sur celle ci, la voix de Christine resonnant près d'elle.
- Non, Meg, ne te lève pas, repose toi. fit elle doucement.
- Christine? tournant la tête vers d'ou venait la voix. elle vit alors La jeune Prima donna, versant de l'eau dans un verre qu'elle lui fit boire lentement.
- Tout va bien, tu es en sécurité maintenant. Lui caressant les cheveux.
- Qu'est ce qui s'est passé? j'etais dans un tombeau de sable, et puis j'ai entendu Erik, mais après je ne me souviens plus vraiment, sauf de l'eau qui s'insinuait partout.
- Erik a sauté dans l'excavation, non sans rallonger la corde que ces malandrins avaient utilisés pour vous attacher toi et Adeline, mais il n'arrivait pas a remonter, a ce moment là, tu etais sans connaissance et tu ne respirais plus. C'est le Perse qui t'as sauvé en te fesant recracher l'eau, Fritz, si j'ai compris son nom, avec les fils Sassarini t'on remontée toi et Erik.
Marguerite se mit a sourire d'une façon douce et tendre, elle se sentait reconnaissante, mais plus que tout, aimée.
- On dirait qu'Adeline a trouvé de l'aide finalement, repondit elle, je suis tellement desolée, j'ai cru que toi et lui...je vous avait vu sur le balcon et j'ai cru que...je me suis sentie si mal.
- Chut, Il va bien, il se repose pour le moment, te soulever du sable mouvant que devenait cet endroit et vous maintenir a flots lui a demandé de sacré efforts, mais je crois que le plus beau a été quand il t'as portée. Tout le monde semblait croire a un nouveau spectacle etrange et bizzare de la foire.
- Il m'as portée?
- Oui, fit elle sur le ton de la confidence, je te laisse imaginer la tête des visiteurs quand ils ont vu une sorte de Procession étranges, faites de beaux et de laids, qui suivait Erik qui te portait contre lui, une monstrueuse parade en somme, menée par le fantome de l'opera. Erik etant torse nu, je lui ai preté la cape de Raoul, le temps qu'on rentre. Son masque avait été arraché lorsqu'une partie de la fosse a commencé a s'effondrer sur vous deux. Tant qu'il etait dans l'ombre, cela ne posait pas problème mais passer au milieu de la foule, nous savons toutes les deux qu'il a besoin de ses masques.
- j'ai dormi combien de temps? demanda Meg.
- Plusieurs heures, Alexei et les sassarini qui etaient partis avec lui sont revenus, ils nous ont prevenus qu'ils s'etaient occupés de ..Fleck?
- Oui, les chefs du Bizzar's Circus, repondit meg doucement, sans eux, je me demande qui reprendra la barre de leur foire. Même si leurs spectacles ne sont pas comme les notres, ils en sont le reflet.
- Le rêve et le cauchemars, oui, on l'as vu quand moi et les filles avont visité la foire, c'etait plutot terrifiant par moment. Christine deposa un baiser sur le front de Meg, rendors toi, tu en as besoin. Puis se leva laissant son amie se reposer, ouvrant doucement la porte de la chambre pour se faufiler dans le couloir et se diriger vers le salon où Marcello, Alexei, Raoul, Mifroid et Erik, maintenant reveillé et habillé d'une chemise ample, accompagné du Perse, parlaient visiblement des évènements du soir.
Prenant une chaise, Christine s'invita a la conversation, s'asseyant près de son epoux, qui avait levé la tête a son approche tout comme les autres.
- Elle s'est brievement reveillée, elle semble aller bien, mais à visiblement mal a la poitrine. expliqua la diva.
- Cela passera, fit le Perse. quelques jours ou une ou deux semaines de repos, et il n'y paraitra plus.
- Quelles sont les nouvelles sinon? demanda Christine.
- Fleck et sa bande comme nous vous l'avons dit, on été mis hors d'etats de nuire, repondit Alexei, et je préfère eviter de vous dire de quelle manière, cela ne vous plairait pas, madame, cependant ils n'avaient pas sur eux le document, Erik, fit Le garçon, je suis desolé.
- Tu n'as pas a l'etre, tu as rendu justice, c'etait la meilleure chose à faire, repondit Erik avec un sourire. Quand nous serons tous retablit, je pense que nous devrons rendre hommages a leurs victimes.
Les Sassarini acquiesèrent a avant que Christine ne demande.
- Et pour la femme? celle qui a menacé Adeline et Meg avec une arme a feu.
- Nous sommes arrivés trop tard, répondit Mifroid. Elle avait reussi a prendre beaucoups d'avance et etait deja montée sur le paquebot qui avait pris le depart, c'etait impossible d'y monter, nous avons prevenu les autorités maritimes mais impossible de faire quoi que ce soit, cela aurait pris des jours et le navire pouvait parfaitement atteindre sa distination pendant ce temps.
- Nous avons cependant prévenu les autorités Françaises en fesant une description de la femme, repondit Raoul, mais je crains que cela ne suffise pas, il suffit de voir avec notre Fantome de l'Opera.
- Je suis un transformiste, me deguiser est simple, et je suis un homme, mais Meg l'as fait aussi, donc rien ne dit que Maria ne le fera pas.
- Surtout qu'elle part avec une sacré fortune, et toutes vos posséssions, repondit Le Perse. y compris celles des Sassarini.
- Pas tout a fait, il y en a une qu'elle n'as pas prise, ou du moins qu'elle ne pourra pas prétendre si facilement. fit Erik.
- Lesquelles? demanda Alexei, Elle a pris les titres de propriétés de Coney Island, vos propriétés de France ainsi que les bons du tresors et boursiers. Elle à tout.
- Oui et non, vous vous souvenez quand vous etes arrivés toi et Meg, continua Erik en regardant le perse.
- Oui, monsieur, pourquoi?
- Veux tu bien aller a mon bureau, ouvre le dernier tirois sur ta droite, la clé se trouve sous le Cavalier.
Le Perse se leva et sortis du salon, ne revenant que quelques minutes plus tard, une lettre epaisse a la main qu'il tendit a Erik.
- Rappelez moi, Monsieur De Chagny, selon la loi française, si un heritier de la noblesse française venait a réapparaitre, dont on ne connais ni le nom, ni son etat actuel, que se passerait il?
- Selon les conventions, les huissiers et notaires ont ordres par le parquet de rechercher l'heriter et de creer une cellule qui n'est vouée qu'a sa recherche, jusqu'a ce qu'il soit trouvé. Du moins, c'est la theorie, dans la pratique, l'Etat a parfois tendance a s'approprier les biens pour les vendre aux plus offrant, je le crains.
- Madame Fuentes a de la richesse, cependant, elle ne peu agir sans un homme, juridiquement une femme n'as aucun pouvoirs, donc elle devra trouver une personne, fit Christine.
- Exact, mais elle trouvera vite un coquin pour faire ce travail là, continua Erik, Maintenant je vais vous dire sous quels noms vous risquez de trouver Madame Fuentes: La Marquise Joubert de la Bastide, Chevalier de Saint Louis, de notre Dame de Mont Carmel et de Saint Lazare de Jerusalem, et de la jarretière. Barons de Chateaumorand. Son "epoux" aura probablement le nom de Grégoire .
Raoul sembla fronçer les sourcils, etant d'origine nobles, il connaissait beaucoups de lignées aristocratique.
- Vous savez de quelle lignée vous parlez, Monsieur Yates?
- Pas du Tout, je dois vous l'avouer, j'ai une grande connaissance, mais l'aristocratie m'as toujours laissé de marbre.
- La lignée à laquelle vous faites allusions, fut une lignée de Chevaliers qui furent anoblis deux fois par les Rois de France et d'Angleterre, et qui remonte a loin. Si j'ai souvenirs, ils furent parmis les capitaines et généraux des Rois de France, l'un d'eux devint même illustre, fesant partie des vingts cinq premiers chevaliers Sous Edouard III, a la demande de son epouse, Phillipa de hainaut. On ne sais ce que devint la lignée, de ce que je sais, le dernier descendant mourru en 1727, sans veritable heritiers autres que des filles. Leurs armoiries représentait De gueules, à la harpe d'or, cordée de même., quand a leur devise : quidquid agas, prudenter agas., ce qui veux dire...
- Quoi que tu fasses, fait le avec prudence, termina Alexei et Erik en même temps, puis Erik demanda. ils etaient originaire d'ou?
- Du Limousin et d'Arpajon, de grands domaines, mais ils en ont également en angleterres, au pays de galles, a ce qu'on raconte tout du moins. Chateaux et domaine abbatial dédié a une sainte, Wynnyfred, typique de l'endroit. fini Raoul
Erik et Alexei parurent pensif, ce qui interpella Christine ainsi que Raoul.
- Il y a un problème dans ce qu'a dit Raoul?demanda la jeune femme.
- Oui, fit Alexei, si votre epoux a raison, cela signifie qu'elle pourra se cacher a deux endroits: En France et en Angleterre, elle pourrait meme separer les deux: l'Epoux en France et Elle en Angleterre.
- Surtout que durant l'exposition universelle, elle avait reussi a se faire des connaissances et amitiés auprès de bourgeois et nobliaux anglais, ce qui me laisse a penser qu'elle restera en angleterre pour prendre posséssion du domaine gallois.
Raoul cilla un instant.
- Attendez, vous me faites marcher là, vous êtes en train de me dire qu'une femme a reussi a obtenir le lignage d'une grandes familles nobles de France ?
- Oui, repondit Le Perse. il est vrai que j'ai parlé a la légère quand nous avons du nous hater de retrouver mademoiselle Giry, cependant quand je parlais d'heritage, c'est ce dont je parlais.
Raoul fixa Erik un long moment avant que ce dernier ne casse ce silence lourd.
- Marguerite as cherché mes origines quand elle etait avec le cirque Sassarini, et a découvert par hasard qui j'etais ainsi que mon vrai nom, elle pensait au depart que je n'etais que simple fils de maçon. Sauf que, en allant voir le notaire et magistrat, il s'est avéré que c'etait bien plus qu'une simple cabane de pierre dans un village de Loire. Voulant eviter que l'Etat ne s'accapare les biens, et que les disputes entres les heritières ne provoquent quoi que ce soit, elle a dit aux autorités que j'etais en vie, cependant sans savoir ou j'etais. Et elle a fait passer ce garcon, montrant Alexei, pour un fils illegitime. Ce qui donnait au notariat un possible heritier tant qu'on ne me trouvait pas.
- Comme ils ne pouvaient prouver que je n'etais pas le fils d'Erik, que comme lui, je suis blond, et ayant des capacités assez extraordinaires, ce qu'ils avaient averés pour lui avant sa disparition, ils ont donc du officié a l'heritage.
- Ces papiers que Le daroga vous ont donnés, sont ceux qui ont été fait et qui delimite les terres, possessions et biens de la famille dont je vous ai donné le nom, mais sans ma signature, ils ne sont effectif que pour Alexei, non pour moi, Gregoire Joubert...seigneur que je deteste ce nom.
Christine sembla surprise et un peu choquée par certains aspects languagier du fantome mais sourit au nom qu'il donna, de façon un peu triste.
- Vous parlez de votre famille comme si elle vous etait etrangère.
- C'est le cas, Christine. repondit il, jusqu'a ce que Meg m'apporte ces papiers et que votre mari, ici présent, m'ennonce ce qu'etait mes aieuls, je dois avouer ne rien savoir de ma famille. Mon père etait un maçon, simple homme travaillant de ses mains, quand a ma mère, il soupira, je prefèrerais eviter d'en parler, mais disons qu'elle etait une femme pieuse et superstitieuse. Le reste de ma vie, je la vécu parmis les gitans, et je doute que mon père ai su quoi que ce soit de sa propre lignée et heritages, il est plutot probable que les problèmes de gouvernements et revolutions, qui ont fait sauter plusieurs fois les royautés, empire et communes, ont fait que la succession a du se couper a un moment ou un autre, du moins pour les heritiers directs. Je pense être un cousin eloigné de ceux que vous avez enoncé, Raoul, pas un heritier direct.
- Possible, cependant que fesons nous? on ne peu laisser cette femme aller en liberté.
- Je dirais pour ma part, fit Marcello de son accent italien, Patience...on attrape pas le gibier en fesant du bruits, mais en restant silencieux et a l'affut. Si elle se croit en sécurité, elle fera des erreurs, il suffirat simplement de la prendre a ce moment là.
- Marcello a raison, continua Alexei tout en se levant, mais je vais aller me coucher, il est fort tard et le matin va bientot se lever. La foire ouvrira, de ce fait, autant prendre du repos, notre travail n'est pas fini.
- Si, mais on fera remplacer, Giacomo peu prendre ta place.
Le garçon acquiesa, Marcello et paolo sur ses talons. Monsieur Mifroid parla quand la porte se ferma:
- Je vais voir avec les autorités americaines ce que je puis faire, et demander si scotland yards peu nous faire parvenir toute choses qu'ils trouveraient bizzare dans la haute société, dans les semaines et mois a venir, fit il, tandis que sa femme se levait et preparait les manteaux.
Tandis qu'ils se preparaient a partir, Erik se pencha en avant, deposant sa tasse de thé chaud.
- Si vous souhaitez dormir ici, Madame Giry, afin de prendre soin de votre fille, nous pouvons faire preparer des chambres d'amis.
- Non, répondit elle avec une sorte de regrets dans la voix, j'ai des obligations auprès des enfants, et je pense qu'elle est entres de bonnes mains, Erik. Les votres et celles de votre maure, elle a de nombreux amis et gens qui s'occupent et s'inquiète pour elle, je ne crois pas qu'elle ai besoin de moi !
Les deux se toisèrent, Antoinette sachant qu'Erik n'avait pas pardonné entièrement son abandon d'autrefois, ni sa facheuse tendance a toujours faire passer ses propres enfants après ses obligations, mais il ne dit rien et se tourna vers Christine et Raoul.
- Je presume que vous retournez a l'hotel des songes?
- Oui, mon ami, fit La jeune femme. nous repartons demain pour la France, de ce fait, je crois que c'est la dernière fois que nous nous voyons. Elle se pencha vers lui et déposa un baiser sur son front. Portez vous bien, fantome.
- Vous aussi, Christine, dit il lentement, puis se tournant vers Erik, Pensez a ce que je vous ai dit, Raoul, tout en lui serrant la main fermement.
- J'y penserais, mais quand a vous, dites le lui...cela, je pense vous soulagera d'un poids que vous portez depuis longtemps, fit il, je vais vois à Paris, a mon retour pour faire valoir les lois, ainsi que faire le guet quand a notre cible. Je vous previendrait en cas de nouveauté.
Erik sourit en coin, tandis que Le Perse se levait pour accompagner Christine et Raoul, a l'evidence continuant son rôle de protecteur envers les invité de Monsieur Yates, attendant cependant Raoul qui se tourna une dernière fois vers Erik avant de sortir, ecoutant sa dernière demande.
- Si c'est le cas, ne prévenez que moi, j'ai un compte a regler avec Madame Maria Fuentez et un lourd contentieux la concernant, je vous remercie et souhaite que votre retour se passe sans encombre.
Seul, Erik se leva doucement, et se dirigea vers la chambre d'amis ou Meg avait été mises. Ouvrant la porte, puis la refermant, il se dirigea vers le lit et s'assit a cotés de la jeune femme, attendant son reveil.
