Guérison – Chapitre 17
Forks
A la villa, Carlisle faisait les cent pas. Il attendait seul les Volturis, les autres étaient partis pour la clairière. Il s'en voulait d'avoir négligé la réaction des Italiens, il n'avait passé que vingt ans avec moi, peu de temps pour les vampires, mais il avait appris à les connaître et ces derniers n'avaient certainement pas changé. Ils ne toléraient aucun manquement aux lois et ce miracle ne les avaient évidemment pas ravis. Caïus surtout risquait de condamner la famille juste pour apaiser sa colère.
Carlisle se savait innocent, comment aurait-il pu savoir ? Sauf que c'était suite à leur présence que les Quileute avaient de nouveau muté.
Des voitures noires se garèrent face à la villa, sept hommes en descendirent, Carlisle ne reconnut qu'Alec. Aro, Caïus et Jane sortirent en derniers. Ils marchèrent sans un mot jusqu'à la porte que Carlisle ouvrit rapidement.
« Comment va Rosalie ? » s'enquit Aro.
« Vos hommes lui ont tiré dessus, comment penses-tu qu'elle se sente? » répliqua Carlisle en croisant ses bras sur sa poitrine.
Il ne se décala pas et força ainsi les Volturis et leurs hommes de main à rester dans l'entrée de la villa..
« Quels idiots, j'avais été clair, ils ne devaient pas lui faire de mal. Mais puisqu'elle les a tués, je suppose que nous sommes quittes. Où se trouve ton clan ? »
Ses yeux marrons cherchèrent en vain autour de lui.
« Nous n'avons rien perdu de notre prudence. Il vaut mieux discuter à l'écart de toute présence humaine. »
« Soit. » statua Aro, de plus en plus agacé.
Ils partirent pour la clairière, Carlisle fut rassuré de constater qu'ils n'étaient que neuf hommes et Jane, les loups en feraient une bouchée. Lui le pacifiste se réjouissait presque de la mort des Volturis. Puisque les vampires n'existaient plus, eux n'avaient plus droit de vie et de mort et clairement ils ne l'accepteraient jamais. Certes Marcus était absent, Carlisle n'en était pas surpris car le plus âgé des Volturis était le moins belliqueux de tous. Après la mort des Volturis, Carlisle se promit d'aller annoncer en personne la nouvelle au dernier des rois.
Quand ils arrivèrent enfin dans la clairière, la famille se tendit mais comme prévu allèrent à la rencontre des Volturis.
« Vous aviez un nouveau membre... » constata Caïus en serrant la mâchoire.
« Vous êtes finalement au complet, félicitation Edward. » ajouta Aro.
« Pourquoi êtes-vous venus ? » leur dit Jasper.
« Connaître les raisons de ce coup du sort. »
« Nous n'en savons rien. » répéta Carlisle.
« Vous auriez du nous prévenir ! Vous avez la voyante ! » cracha Caïus.
« Nous avons été surpris, nous avons supposé que vous alliez également subir ce changement. Nous allons allions vous contacter après avoir régler quelques détails. »
« Je n'en crois rien. » murmura Aro qui présentait un danger.
« C'est la vérité. Et puisque nous ne sommes plus des vampires, nous n'avons pas à nous soumettre à vos lois. » continua sur sa lancée Carlisle.
« Néanmoins tu nous as retiré ton amitié Carlisle. Ton clan a été anormal depuis le début et tu avais rassemblé des vampires dotés de pouvoirs. Tu as agrandi ton clan sans nous prévenir, avais-tu quelques projets ? »
« Edward a trouvé son âme sœur, ça n'était pas une tentative de renverser l'ordre établi. »
« Comment être certain que tu n'es pour rien dans cet événement tragique ? Toi qui souhaitais tant être comme les humains. »
« Cette discussion est terminée. »
Carlisle se saisit de la main d'Esmé, Edward, Emmett et Jasper firent de même avec leurs compagnes puis ils se mirent tous à courir pour rejoindre la protection des arbres. Aro ricana et fit signe à ses hommes de tirer mais des grognements les clouèrent sur place.
En moins de deux minutes, les Volturis et leurs hommes furent tués par les loups. Leurs corps en charpie jonchèrent la clairière et les loups se hâtèrent de les enterrer profondément.
Une heure plus tard, Sam se présenta chez les Cullen. Ils avaient attendu avec impatience la confirmation que leurs ennemis étaient bien morts. Carlisle remercia longuement l'indien qui finit par se détendre. Les Cullen n'avaient jamais été une menace, Sam se dit qu'il avait raison de ne pas avoir rompu le traité. Ces autres anciens vampires leur auraient causé bien des problèmes même s'ils étaient humains. Sam partit en leur souhaitant bonne chance.
Ce soir-là, à la Villa, la famille réunie fêta sa nouvelle vie. Charlie fut convié et déclina l'invitation, il devait rester chez lui, l'enquête sur la mort de la jeune fille rousse n'était pas encore terminée. Il autorisa Bella à dormir chez les Cullen, il ne se sentait pas le cœur de le lui refuser. Le retour d'Edward avait définitivement guéri sa fille, il ne pouvait pas le nier. Il se dit qu'il pouvait bien oublier certaines choses tant que Bella était heureuse.
Voilà, les obstacles semblent avoir été surmontés, il est temps de vivre...
