John avait fermé les yeux, sa main fine et pâle sur une coupe de vin de bourgogne agreable et fruité au palais. L'été etait bien avancé a Shropshire, au domaine de Shrewsbury, il avait fait le nécessaire quand il avait appris que l'epouse du Comte de Shrewsbury venait s'installer pour remettre de l'ordre sur le domaine, aidé en cela par ceux qui avait veillé depuis des années sur le comté: l'Abbaye de Sainte Wynnyfred. En tant qu'intendant des lieux, comme son père avant lui, il avait été de son devoir de tout remettre en ordre pour l'arrivée de la jeune femme, son nom ne lui avait pas été inconnue car elle avait été vue durant l'exposition universelle auprès d'un Marquis français que beaucoups pensaient être le Père de l'homme qu'elle avait epousée. L'idée avait scandale, mais quand elle etait descendue du fiacre, il avait pus comprendre etait belle, jeune, la peau mat, et deux yeux de biche noirs froid s'etait montré. La femme etait richement vêtue et on racontait qu'elle etait une eternelle insatisfaite, se montrant fort peu aimable avec les jeunes femmes, particulièrement les jolies. Elle avait demandé qu'on l'appelle Miss Mary, afin d'effacer la vocable lié a son ascendance espagnole. Cependant, tout au long de l'année, il avait pus voir qu'elle detestait les Fois, et avait ordonné, non sans moults disputes avec l'abbé de Shrewsbury, et ce uniquement pour le bonheur des habitants, marchands et l'abbaye qui fesait ainsi un bel enrichissement via les visiteurs, qu'ils se posent sur les terres abbatiale. Son ordre avait surtout concerné les Gitans, ce qui etait comprehensible, mais plus étrange quand cela avait concerné les cirques, même les très connu comme Pinder ou Barnum, Même le buffalo bill Show avait été interdit quand ils s'etaient arretés pendant leur tournée Européenne.
L'arrivée au domaine avait provoqué un vrai branle-bas de combat, les servantes, la vieille gouvernante, Mrs Poppers et lui avait remis le chateau en êtat du mieux qu'ils pouvaient, son epoux ayant envoyé de fortes sommes pour les réparations, ce dont le domaine en avait fort besoin, ayant été laissés en semi-abandon depuis près d'un siècles. Les serviteurs et leurs familles avaient continué a vivre sur les terres mais il n'y avait plus eu aucun seigneur. l'Annonce par la Chambre des Lords que l'héritier en titre reprenait ses terres de France et d'Angleterre avait fort déplus a Certains qui avaient eu des vues sur le domaine mais pour John, c'etait une chance de continuer a vivre sur la terre de ses ancêtres. La Marquise avait donné ses ordres et tout le monde se devait d'obeir, une incartade et c'etait la porte. Elle menait tout le monde a la baguette, y compris les anciens.
Son Epoux, un jeune homme bien portant et plutot beau, avait fait la surprise de se montrer durant quelques mois, avant de repartir vers la France. Durant son séjour, John avait pus voir a quel point son epouse avait un fort ascendant sur lui. Elle le dominait totalement, et lui etait fort soumis. Cependant il n'avait pus dire si c'etait du a la peur. Madame etait maintenant partie a Londres pour affaires, laissant souffler les servants qui se la coulait plutot douce sans elle pour les asticoter. La Journée etait belle, et John prevoyait d'aller faire un tour en ville, quand il vit rappliquer au pas de course le jeune Bob, l'un des garçons d'ecuries, que madame avait engagées quand elle s'etait prise d'amour pour les chevaux et les courses.
- John, faut que tu rappliques, on a un problème et un gros. lacha le jeune garçon de ferme, essouflé par sa course.
- Doucement Bob, respire, dit moi ce qui se passe? Mrs Poppers a encore fait une crise de larmes? on a perdu un cheval?
- Non, Des Gitans se sont installés a Shrewsbury, sur le domaine, pas chez les abbés, dit il dans un souffle, le prieur est en discution avec les tenanciers de la foire, mais ils refusent de partir. Ils disent que le terrain des moines n'est pas assez grand pour leur chapiteau.
- Merde, repondit il en se relevant, prenant sa veste dans le meme geste, si Madame l'apprend, on va l'entendre hurler jusqu'a Westminster.
- bah c'est pour cela que je viens te prévenir, mon gars. repliqua Bob, qui suivit l'intendant.
Arrivé sur les lieux, ce qu'en avait dit Bob, concernant les Forains avaient été peu, a vrai dire, de ce qu'en voyait John, c'etait littéralement enorme. Des douzaines de Caravanes, Loges et Roulottes etaient arrivées, toutes portants le nom de Misteries of Marahadjah, et au vu du parler de certains, c'etait un imbroglio de gens de toutes parts, la plupart cependant parlant anglais, mais d'une façon légèrement nasillarde: Des americains. Les forains semblaient attendre, riant ou répétant, attendant les ordres de remballer et de partir ou encore de preparer la foire. Ce qui enerva fortement John fut la présence de Freaks dans la troupe, ne savaient ils pas que c'etait interdit en Europe? Quoi qu'il en soit, John arriva, mené par Bob, dans l'Enceinte de l'abbaye, puis marcha, reprenant souffle, il avait courru du domaine jusqu'a l'abbaye a travers champs, sachant que si ils restaient et que madame revenait, elle allait litteralement faire une crise. Et personne dans le domaine ne voulait que ce soit le cas. Pourtant en arrivant, john fut plutot surpris de voir les tenanciers des Forains, ils n'avaient pas l'air de gens du voyage, mais de gentlemans.
Son regard inquisiteur scruta les arrivants, tandis qu'il se posait près du Prieur en discution avec un gentilhomme bien habillé, a la dernière mode, ses cheveux bruns tirés en arrière, il portait cependant un demi masque d'ivoire qui cachait la partie gauche de son visage, la droite cependant, etait plutot belle et agreable a regarder, il semblait avoir dans la trentaine. A ses cotés, se tenait un jeune homme, cheveux blonds clair tenu en une natte, les yeux gris et habillé à la mode française de couleurs crème et de blancs. Il n'avait pas l'air d'un americain mais plutot d'un de ces gens du nord de l'Europe, probablement un russe ou un norvegien. Puis son regard s'attarda sur la jeune femme qui les accompagnaient. Ses cheveux d'un blond venitien encadrait un visage dont le teint doré ressortait. Elle ne portait quasiment presque aucun maquillages, seul un leger trait verts surlignait ses yeux, tandis qu'un leger teint terre et or soulignait ses levres. John la trouva jolie, loin d'etre vulgaire comme les femmes de forains avaient tendance a l'être. Non, elle semblait agir avec graçe mais prenait cependant une part active dans la conversation façe au prieur et a son aide.
- Notre but n'est pas de vous ennuyer, fit la jeune femme, nous venons d'Amerique après une tournée et un spectacle qui a duré un an, a New York, cependant nos origines sont en Europe, et nous sommes revenus notement pour que tout un chacun puisse revoir leurs familles et leurs patries.
- Nous ne souhaitons pas poser de problèmes, uniquement vendre du rêves et du spectacle au spectateurs et visiteurs de notre foire, repliqua l'homme au masque, nous pouvons parfaitement regler notre quote part de bénéfices avec l'Abbaye mais il nous faut un terrain d'envergure, et celui que vous nous proposez ne fait que la moitié de ce dont nous avons besoin, nous nous sentons lésé. Comprenez moi, c'est mon commerce que vous amputez.
- Je crains que cela serait possible, si nous prenions les décisions, repliqua le prieuré légèrement ennuyé, cela aurait été encore le cas l'année dernière, cependant, ce n'est plus du tout le cas.
- Ce que veux dire, notre bon abbé, dit John, prenant part a la conversation, c'est que Madame la Marquise n'accepte personnes d'étrangers sur nos terres. Et en particuliers les itinérants.
- Nous n'en sommes pas, dit le blond, nous avons maisons et demeures aux Etats unis, cependant, notre spectacle ne pouvait se permettre d'uniquement rester connu des seuls americains. Quand a la quote part que monsieur Yates vous feraient parvenir, je compte a peu près l'equivalent de 12.000 livres sterlings, ce qui est une certaine sommes vous en conviendrez, nous pouvons même l'augmenter, si vous souhaitez, notre but actuellement n'est pas l'argent, mais bien le bonheur de jouers notre spectacle. Histoire de construire et renforcer notre réputation outre-Atlantique.
John calcula la marge que devait se faire ces gens, ce que proposait les forains étaient quasiment le centuple de ce que proposait généralement les itinérants de passage, et ici, ils etaient quasiment pret a jouer gratuitement. C'etait une chose a envisager, quitte même a supporter une crise de madame. Et au vu de la demande, cela signifiait qu'ils devaient être deja bien connu, cependant le nom de Yates, ne lui disait rien.
- Le problème, va être notre nouveau seigneur, son epouse en particulier, fit john.
- Votre dame est peut etre trop...emotive? demanda avec un ton narquois celui qui semblait se nommer Yates.
- Pas vraiment, mais elle n'apprecie que peu les etrangers, comme beaucoups de monde, hors votre troupe a probablement le plus d'elements etrangers de toutes parts que j'ai pus voir depuis que je suis né. repondit John.
- J'aimerais cependant, savoir: Qui prend les décisions? l'abbaye ou le domaine seigneural?
John regarda le prieuré et laissa ce dernier parler.
- Madame Mary nous laisse gerer biens des choses sur le domaine, cependant les decisions finale sont prise par elle. Dit il. Si vous souhaitez savoir sa réponse, mais je la connais deja, vous pouvez attendre, cependant, elle dira non.
Monsieur Yates regarda la jeune femme puis le garçon qui lui fit un leger signe de tête.
- Très bien, nous prendrons le terrain que vous nous offrez, cependant, il nous en faudra un second, un champs alentour peut etre? si il faut le louer, ce ne sera pas un probleme. fit monsieur Yates avec un sourire satisfait.
- John, fit le prieuré, pouvez vous vous occupez de cela, normalement c'est le vieux Andrew qui a possession, je pense qu'il acceptera mais je ne sais pas a qu'elle condition.
- Très bien, Mon père, fit john avant de se tourner vers le trio, si vous voulez bien me suivre.
- Vous deux, fit monsieur Yates, retournez a la troupe et prevenez les autres que nous avons trouvés un accord, faites bouger le Maharadjah vers le terrain des moines, nous allons trouver l'autre pour The beauty underneath.
Ils acquiescent puis s'éloignèrent, non sans la jeune femme passe une main sur le masque de l'homme, qui ferma les yeux avant de suivre john, laissant la femme suivre le jeune homme qui attendait a l'entrée.
***XXX***
John avait mené l'americain jusqu'à chez un fermier plutot cossus ou les deux hommes avaient rapidement convenu d'un accord, sans trop de problème. Sortant des lieux, Monsieur Yates lui demanda cependant une chose qui lui paru bizzare:
- Monsieur john, c'est cela? fit il, quel est votre role dans ce domaine?
- Le mien? je suis intendant, comme mon père avant moi, repondit john, non sans méfiance, se demandant pourquoi cela interresserait l'americain, je m'occupe des ressources du domaine, ainsi que de la comptabilité pour Madame, en son absence, même si elle m'en a retiré fonctions petits a petit.
- Il m'as semblé que vous aviez comme maitresse, une femme difficile. continua Yates. Du moins c'est ce qu'en a dit le Prieur.
- Très, je dois vous l'avouer, en realité, c'est son epoux qui devrait mener le domaine mais malheureusement, c'est un faible, qui se laisse dominer par son epouse. Mais en général, en angleterre, les hommes , contrairement aux ameriques, les femmes sont les vrais tenancières des maisons nobles ou bourgeoises, je dirais même qu'elles tiennent les maisons a flots. Les hommes officient, agissent selon leurs vouloirs, cependant, quand il est question de garder la tête sur les epaules, rien ne vaut une femme, tout du moins, une femme qui sait ce qu'elle fait, pas une girouette.
- Une femme d'affaires en sommes. repliqua narquoisement yates.
- On pourrait dire cela, si elle n'etait pas à jeter l'argent par les fenêtres pour ses lubbies. plaisanta john, Monsieur est un noble Franco-anglais plutot intègre, de ce fait, nous avons agit en fonctions, il s'occupe de ses terres française, laissant le plus petit domaine, je pense, a son epouse.
- Ah? vous savez l'etendue des domaines de votre seigneur?, j'en suis surpris, je ne pensais pas qu'un serviteur aurait ce genre d'informations.
- Disons que quand on est un intendant, si vous ne savez pas tout, vous êtes mort. retorqua il, A vrai dire, le monde des gens de maison est un domaine tout autant dur et sans pitié que celui des nobles et de la bourgeoisie, la jalousie y a court et les coups bas y sont légion. Quand je dit qu'elle gère le domaine le plus petit, ce n'est pas anormal, le domaine du limousin fait le quintuple de celui ci, celui d'Arpajon, le double. Shrewsbury est le plus petit, en raison qu'il cotoye les possessions religieuse de l'abbaye. Cela ne fut cependant pas sans mal, mais le seigneur à toujours été d'amitiés avec les moines, et ce depuis le début. La guerre des deux roses a été un moyen pour le seigneur de gagner des terres et de confirmer son amitié auprès de l'Eglise Catholique.
- Je pensais les anglais protestants, comme les americains. fit yates amusés a moitié.
- Pas vraiment, disons que l'Angleterre est une liberté de cultes, Catholique et Anglicans s'y cotoye, mais certains religieux disent que nous sommes une terre perdue, probable que La France, qui nous appellent perfide Albion, n'as pas si tort.
- Je trouve votre royaume plutot agreable a l'oeil, même si j'ai une préférence pour les arts Français et italiens. L'angleterre me plait principalement pour sa mentalité.
- Amateurs d'Arts, hein? personnellement, j'ai une passion pour le vins, mais Mrs Poppers me dit que je n'aurait pas fait un bon caviste.
- Et pourquoi cela, demanda Monsieur Yates.
- Parce que d'après elle, aucune bouteilles ne serais jamais sortie du cellier, dit il en riant.
Les deux hommes marchaient sur les routes pavées, en direction des caravanes, quand john s'arreta une centaine de metre avant les roulottes, ce qui fit se tourner Yates.
- Un problème, monsieur john?
- Nous avons interdictions d'entrer chez les Forains ou de les cotoyer, repondit il, normalement vous n'auriez du avoir affaires qu'aux moines, cependant vu votre entêtement Bob etait venu me chercher. Vous me paraissez sympathique, je suis desolé de devoir vous quitter maintenant, surtout que vous semblez avoir de la culture et de la science, chose que j'ai peu souvent de voir. Quel genre de Spectacle vous montrez?
- Plusieurs attractions diverses, et un spectacle sur scene qui allie rêve et cauchemars, fit il en souriant en coin, The beauty underneath.
- La beauté cachée? etrange nom. une dernière chose cependant, vous avez dit être connu, notement en Europe mais votre nom ne me dit rien.
- Le mien, probablement pas, sauf aux Etats Unis, mais en Europe, le nom de Sassarini, dit le Maradjah, je pense que vous connaissez.
- Ho mon dieu, oui, ils ont fait un tabac a londres il y a de cela plusieurs années, je ne savais pas qu'ils avaient été rachetés.
- C'est le cas, et nous présenterons ici même notre nouveau spectacle, Puis Londres, avant de partir vers la France, a Paris et continuer notre tournée.
- Je vous souhaite bien du plaisir. Monsieur. vous restez longtemps?
- Merci, Une ou deux semaines, ensuite nous partirons, fit Yates avant de se détourner et que l'intendant ne se détourne pour se diriger vers le domaine seigneural.
Alexei avait regardé au loin Erik et ce monsieur john revenir, avant qu'ils ne se quittent. Erik arrivant, il lui emboita le pas, se dirigeant tout deux vers le chapiteau en train d'etre monté.
***XXX***
John et pas mal d'habitants de Shrewsbury avaient regardés la Foire se monter, attractions diverses et folles entourant un grand chapiteau noir et blanc. Le ton etrange et légèrement inquietant de la foire avait été d'un coups effacés quand les americains avaient illuminés les lieux avec les lampions electriques, leurs membres costumés de façon bizzare et majestieuse, mélangeant a la fois gouts européens et orientaux, la plupart portant masques, maquillages ou tatouages. Madame n'etait pas encore revenue et a l'evidence comptait ne le faire que dans trois jours, mais la première du spectacle des arrivants allaient se faire le même jours. Il esperait pouvoir tenir jusque là, mais il savait que Madame le saurait dès qu'elle rentrerait.
Et c'etait ce qui s'etait passé. Appelés, tous en rangs, tête baissée, devant l'entrée du chateau, Madame se tenait là, en habits de cavalière, une cravache a la main.
- Bien, fit elle doucereuse, il me semble que j'avais donné des ordres a mon arrivée, Aucun itinérants sur les terres de Shrewsbury, et qu'est ce que j'apprends en revenant de Londres? Que l'on a laissé de la vermine prendre racine sur mes terres. Donc, c'est que quelqu'un n'as pas fait son travail. Becky, sortez du rang.
- Oui madame !, repondit une jeune femme avancant d'une enjambée. John lança un regard a la jeune fille de maison, il connaissait Becky, c'était une servante que Madame avait ramenée de Londres, et qui était pour les anciens, l'équivalent des oreilles de Madame. tout ce qui se disait dans le domaine, elle le lui rapportait. Détestée dès son arrivée, elle avait pris les commandes de la Cuisine, non sans faire virer le vieux Cuisinier Gallois, Monsieur Anton.
- Dit moi qui a laissé s'installer ce cirque, demanda Madame Mary pendant qu'elle prenait son verre de thé glacé.
- C'est Monsieur John, Madame, l'intendant de maison, repondit elle avec un leger sourire, tandis qu'elle le pointait du doigt, John lança un regard noir vers la servante. C'est lui que j'ai vu aller vers l'Abbaye, Bob l'accompagnait. Et au pas de courses, vous pouvez être sure.
- Bob?, semblant surprise tout en posant son verre après avoir une bu une gorgée.
- Oui, madame, le garçon d'ecurie. continua Becky.
- Merci Becky, tu peux y aller, Non, attends, va me chercher la canne de bambou, ordonna Maria, Tout les autres, a l'exception de Mortimer et de Curtis, ainsi que de nos deux coupables, retournez a votre Travail.µ
Bob lança un regard inquiet et peureux vers John qui resta imperturbable, remarquant cependant que sa respiration s'etait accelerée. L'intendant savait la punition quand on desobeissait a la Comtesse de Shrewsbury.
- Bob, souffla le vieil homme sec aux cheveux blanc, il va falloir être fort, serrez les dents si vous le pouvez, et ne faites pas marchez votre langue, vous risqueriez de vous la couper. Donnant conseils au jeune garçon de 14 ans, il savait que cela allait être fort douloureux, mais pire encore c'etait de savoir que comme toujours Becky allait regarder leurs humiliations. Etre battu, il connaissait, les coups de canne sur le derrière a l'ecole ou sur les doigts au collège devant tout le monde, il avait eu l'habitude dans sa jeunesse, a force de pitreries.
Mené vers deux arbres, aux abords du chateau, Bob fut attaché le premier, Madame Mary tenant une canne en bois souple que Becky lui avait ammenée. Dechirant la chemise du jeune homme pour laisser son dos nu. Maria marcha de longs en large avant de regarder Blake Curtis. L'homme etait agé de la trentaine, bien bâtit, et etait le chauffeur de la Comtesse et Marquise de la Bastide, il la suivait partout et certaines rumeurs comme toujours dans les maisons, fesait état qu'elle n'etait pas indifférente a son charme ténébreux, on le disait coureurs de jupons mais ce qu'on racontait aussi, etait qu'il avait été Marin et même pirate, mais personnes ne savait si c'était vrai.
- Blake, quel est le chatiment quand on désobéit a un ordre direct.
- 8 coups de fouet, madame.
- Et pour mutinerie? fit elle avec un sourire, s'amusant des rumeurs sur son chauffeur.
- La mort ou dans le cas de rehabilitation, 20 coups de fouet.
- Ce qui nous fait donc un total de 28 coups de fouets, Mortimer, quand vous aurez fini, jetez les dehors. Elle se detourna et rentra vers le chateau, non sans qu'elle n'ordonne a Becky de surveiller la seance.
John ne regarda pas mais ses dents grincait a chaque claquements qu'il entendit, il savait que 28 coups de fouet, même pour quelqu'un comme lui, c'etait impossible a supporter, alors sur un gamin de la taille de Bob, il n'allait même pas tenir 10 coups avant de s'evanouir, et il savait que le gros bras de la Comtesse, continuerai, Becky y pourvoyerait. Non, le problème qui se jouait pour lui etait double: il venait d'etre chassé et pire, ils etaient humiliés en public, les gens et passants du coin, commençant a arriver, regardant ce qui se passait. C'etait une des petites mises en scene de la comtesse, et certain disait que c'etait typiquement français.
Malgré les cris de douleurs et le brouhaha de la foule alentour, Bob parvint a tenir 12 coups avant de s'effondrer, les bras en croix, retenu seulement par les cordes qui attachaient ses poignets. Becky fit signe a Blake de lacher le garçon, elle voyait bien que la foule semblait peu contente, mais aucun n'osait bouger, sachant que si ils le fesaient, Elle les chasseraient de leurs terres. Prenant John qui se tenait droit et fier, pret a endurer, c'etait son rôle et il ne donnerait pas le plaisir a Becky de le voir s'effondrer. Puis commença la Douleur. Les coups pleuvaient marquant la chair a sang, certains dans la foule se détournèrent, ils connaissaient le vieux john, il avait été un serviteur et un ami fidèle et le voir ainsi, c'etait une chose difficile a voir pour beaucoups. John dodelinait de la tête, la douleur etait cuisante et lui vrillait le cerveau.
- Assez, cria une voix ferme.
Quelqu'un venait de sortir de la foule, et John vit une jeune femme se precipiter vers Bob, il la reconnu, c'etait la même jeune femme qu'il avait vu à l'abbaye et qui accompagnais monsieur Yates. Ce dernier avait arreté le bras de Curtis et les deux se regardait en chien de faîence, avant que Blake ne s'arrache a l'etreinte que l'homme tenait sur son poignet.
- Ce ne sont pas vos affaires, forain, repliqua Curtis de sa voix rauque tandis que Becky courrait vers le chateau pour prevenir Madame. retournez donc vers vos roulottes, vous n'etes pas les bienvenu ici.
- Je vais où j'en ai envie, Monsieur, dit Yates, mais frapper ainsi un enfant et un vieil homme ne sont pas des choses honorables.
- Ce sont là punition qu'ils ont mérités.
- Punitions? vraiment? et qu'on donc fait ces deux hommes pour meriter pareils supplices?
- Ils ont enfreint les règles que Madame avait ordonnées, retorqua le chauffeur. Maintenant foutez le camps, a moins que vous ne vouliez tater de ma canne.
Monsieur Yates tira une lame de son cotés, mettant en joue l'ancien marin.
- Je vous le déconseille, a moins de vouloir tater de cette epée, Monsieur, maintenant liberez cet homme. demanda Yates d'une voix mauvaise, les yeux brillants.
Blake regarda la lame un moment avant qu'il ne fasse signe a mortimer qui defit les cordes retenant john, le vieillard s'effondra, retenu par la jeune femme qui avait posée sa cape sur Bob. Le supplice etait fini mais la tempête ne fesait qu'arriver car La comtesse arriva et s'arreta net en voyant Monsieur Yates, puis sembla dire quelque chose a Becky qui partit en courant. Maria s'avança alors vers les hommes.
- nos...invités, je suppose, fit Maria, elle avait très bien reconnu Erik et quand son regard se posa vers la jeune femme, elle y reconnu Meg Giry. Je vois que vous avez fait un long chemin. puis elle tourna la tête vers Curtis. Blake, laissez donc faire ces gens, quand a vous monsieur, rengainez votre épée, il me semble que nous sommes entres gens bien élevés.
- Je le pensait, madame, mais au vu du spectacle affligeant que vos serviteurs viennent de donner, je crains ne pouvoir vous conceder le faites que vous soyez honnorable, lança Monsieur Yates avec un sourire, il savait que la pique serait retenue par beaucoups.
- L'honneur est un concept aleatoire, différent selon les pays, dit elle, mais étant donnés que l'Abbaye vous permet de rester, disons que je vais faire preuve de...courtoisie, mais a mes conditions.
Monsieur Yates et La comtesse se regardèrent en chien de faîence, tandis que Meg et John relevait Bob, le soutenant.
