Elle lui avait retiré son masque quand il s'etait ravançé vers elle, n'ayant aucune peur dans le regard quand elle posa ses yeux sur son cotés hideux. Elle lui avait tendu la perche, il l'avait prise au mot.
- Vous pouvez encore reculer, refuser, dit il tandis que sa respiration devenait plus forte, Meg, vous avez conscience de ce que vous venez de dire? de me proposer?
- Oui, j'en ai parfaitement conscience, je veux être avec vous pleinement, pas seulement voir votre cotés gentleman, repondit elle doucement, je veux réellement vous connaitre.
A ces mots, il lui pris la main et la mena a lui, déposant un baiser brulant sur sa main puis ses levres, comparable a celui qu'il lui avait donné autrefois a Phantasme. Sa langue s'insinuait entre ses levres, cherchant la sienne, se liant a elle. Ses mains defaisait les lacets de sa robe, tandis qu'il sentait les siennes sur ses epaules, remonter vers sa nuque. Il la voulait, il la desirait depuis bien trop longtemps, il esperait juste pouvoir controler ses pulsions charnelles pour ne pas la blesser de quelconque manières.
La robe tomba au pied de la jeune femme tandis qu'il rompit le baiser, son regard la contemplant avec concupiscence. Meg se sentait comme sans défenses, cependant c'etait egalement excitant, légèrement comparable a une première sur scene. Sauf qu'ici un cotés plus charnel, plus intime se trouvait présent. Il lui pris une main et la fit glisser sur lui jusqu'a son intimité gonflée qui imprimait une pression sur le tissus de son pantalon. Meg pressa legerement remarquant qu'il joua légèrement des machoires dans un soupir puis suivant la pression, se mit a le caresser doucement. Cela n'avait rien de desagrable et elle remarqua qu'il avait fermé les yeux et semblait se delecter de ses attentions. Sa respiration devenait profonde et plus régulière malgré quelques gemissements, puis il la fit tourner sur elle même, la présentant de dos, ses mains dénouant les lanières qui nouait son corset tandis que ses levres se delectait de la peau de sa gorge. Regardant son miroir, Meg avait l'impression de voir un vampire. Sa main s'attarda sur la partie deformée de son visage, elle sentait la peau cloquée, tordue mais douce sous ses doigts, remontant son crane vers ses cheveux.
Quand le corset tomba également, elle sentis ses mains caresser son dos tandis qu'elle penchait la tête en arrière, lui laissant loisir de baiser sa gorge. Ses mains dessinait sur sa peau, caressant ses cotés pour descendre vers ses hanches avant de remonter vers son ventre puis ses seins qu'il enserra, ses index jouant avec les boutons d'amour que la nature avait conviée aux femmes. Meg respirait plus vite et se sentait bizzare, comme après avoir bu de l'alcool, une chaleur s'etait allumée dans son ventre qui l'englobait complètement et l'empechait de reflechir ou de penser de façon cohérentes. Tout ce qu'elle voulait s'etait continuer a sentir Erik contre elle, sentir ses mains la toucher. Erik grogna légèrement, elle avait serré plus fort la virilité de l'homme avec sa paume. Il bougea et se frotta contre elle, malgré la présence de son jupon de lin.
La tournant de nouveau vers lui, il l'embrassa de nouveau, avant de retirer sa veste puis sa chemise, defaisant sa cravate, tandis que Meg soufflait la plupart des bougies, seul la lueur exterieur provenant des feux et lampions au dehors eclairaient maintenant l'endroit et leurs corps. Se liberant de ses entraves, Il s'approcha d'elle, prenant son visage entres ses paumes, le sien tout proche, frolant ses levres, nez contre le sien, son coeur prêt a exploser. Son visage a moitié humain, a moitié mort caressait celui angelique de Meg. Les levres de la jeune femme glissait sur lui, sa langue dessinant des arabesques sur la peau a moitié dechirée de son torse, il ferma les yeux.
- ecoutez votre corps, votre desir, votre passion, ecoutez ce que la musique des sens vous indique et vous ordonnes, ecoutez vos pulsions, vos envies, Meg, tout en lui caressant le dos et les epaules.
Les mains de la jeune femme s'attardèrent sur ses hanches, avant de caresser son intimité, qui palpita entre ses mains. c'etait a la fois doux et douloureux d'attendre. Les dents serrées, il la remonta vers lui, la tenant, pressant son corps contre le sien, l'emmenant dans une danse ou leurs corps s'emmelaient, vers la couche. l'allongeant, il la regarda de nouveau, ses yeux semblaient interrogateur mais neanmoins en attente qu'il continue. prenant un de ses seins entres ses levres, sa main lui caressa l'autre, avant de descendre vers son ventre puis son mont de venus, il sentit quelle se tendais quand il commença à la caresser lentement, avant de se detendre quand ses attentions firent effets. Ses doigts entrèrent en elle, il savait qu'elle ne pouvait avoir d'hymen, le travail de ballerines fesant son effet sur le corps des femmes, cependant il sentait qu'elle s'ouvrait a lui, ses cuisses lui laissant toute possibilités. La surplombant de tout son poids, il se glissa en elle, fourreau de chairs pour sa propre virilité tendue. Il poussa un soupir de soulagement et de plaisirs, tandis qu'il la vit se cambrer sous son mouvement, ses cuisses remontant pour enserrer ses hanches. Il se pencha, bougeant lentement en elle, cherchant sa gorge puis sa bouche. Il avait faim d'elle, de son corps, de son amour. Puis commança un va et vient lent qui s'accelera quand il la sentis qui accompagnait ses mouvements. ses mains et ses doigts ensserant les siens, dans une etreinte totale.
Quand il vint, ce ne fut qu'après son plaisir a elle, il etait en sueur, tout comme elle. allongé de tout son long contre son corps, il etait resté en sa chair, ne voulant pas la quitter, et elle semblait savourer cette sensation tout comme lui, une de ses mains lui caressant la peau. ils reprenaient tout deux souffles. Elle s'etait lovée contre lui, sa tête sous son menton, tandis qu'il avait passé un bras autour de sa taille. Il l'avait prise, pris son innocence, sa virginité, sa pureté, elle avait vendue son âme au pauvre diable qu'il etait avec un desir et une delectation dont il n'arrivait pas a oublier le contact et la sensation. Ils avaient tout le temps du monde pour s'apprendre et s'apprivoiser, mais il n'y avait plus maintenant qu'eux dans le creux de la nuit. Et il comptait a ce que cela reste ainsi éternellement. ils avaient franchi le point de non retour. Alors qu'elle s'etait endormie, il détacha de son doigt la bague qui avait appartenu a son père et la lui passa au doigt, puis ferma les yeux, la serrant contre lui.
***XXX***
La nuit aurait pus se passer dans la douceur d'une nuit d'été si l'on n'avait frappé activement a la porte tandis que des hurlements et des cris se firent entendre. Erik se réveillant d'un geste brusque, réveilla également sa compagne endormie. Mettant rapidement son pantalon et ses bottes, il ouvrit la porte pour voir Alexei sur le pas, l'air totalement hagard, un filet de sang coulant de sa tempe, il etait en etat de panique. Regardant par dessus l'epaule du jeune homme et le poussant, il descendit les marches pour voir des flammes s'élever dans le ciel.
- Il y a des hommes, ils sont armés, ils ont mis le feu a différents endroits du chapiteau, je...
- Respire et calme toi, Va chercher les femmes et les enfants, ammene les vers l'abbaye, demande asile. fit Erik tandis qu'il prenait son epée et le masque de la mort rouge, lançant un poignard au garçon. Emmène Meg avec toi. C'est probablement de Maria !
- Marcello a essayé d'éteindre les incendies mais dès que l'on s'est séparé pour chercher de l'eau a la rivière, on a vu des dizaines d'hommes arriver avec des batons pour frapper. Je ne sais pas où il est, je ne trouve pas Paolo, ni Fritz, Erik, trouve les, j'emmenes le plus de monde chez les moines.
Meg descendit rapidement, elle avait entendu ce que disaient les deux hommes tandis qu'elle s'habillait d'une simple robe de nuit, prenant la main d'Alexei puis courant avec lui pour tâcher de regrouper femmes et enfants, tandis qu'Erik se précipitait pour tenter de trouver Marcello. La Panique regnait totalement dans la foire en flamme, des hommes masqué de foulards ou encapuchonnés, courraient après ceux qu'ils pouvaient, femmes, hommes et enfants, les frappant, quand ce n'etaient pas pire. Alexei et Meg hurlaient de se diriger vers l'Abbaye, ce que firent certains, les agresseurs semblant eviter de rentrer dans l'enceinte, ceux qui avaient fuis s'y entassant dans les larmes et la peur, non sans que le rire, les moqueries et les menaces de certains ne se fassent entendre. Quand le Prieur ouvrit les portes de l'abbaye, ces derniers fuirent . Mais au moment de rentrer dans l'enceinte, Alexei fut alpagé par un homme de forte stature qui lui enfonça un stylet dans le ventre, le fesant s'effondrer sur le sol a genoux, Meg se précipitant a ses cotés, avant qu'elle ne sente que l'homme lui avait pris les cheveux et tentait de la relever de force pour la forcer a le suivre. Prenant le poignard que le jeune homme agonisant tenait encore dans sa main, elle se retourna avec vivacité et enfonça la lame dans les cotes de son agresseur. Ce dernier recula de quelques pas avant de finir par tomber, agonisant lui aussi, tandis que Marguerite avait pris la tête d'Alexei, le berçant, sans prêter attention au regard vitreux que le jeune homme commençait a avoir, elle savait qu'il etait deja trop tard.
Erik quand a lui couraient vers le chapiteau, frappant de sa lame toutes personnes semblant le menacer, criant a ceux qui fuiait, de se rejoindre vers l'abbaye auprès des moines. Ce fut a ce moment qu'il vit Marcello et ses deux fils, pendu a un arbre. les hommes avaient visiblement été attrapés dans leurs sommeils, emmenés en silence, battus puis pendus haut et court, il en avait été de même pour le nain et le geant. Le fantôme cria de rage, sa colère s'abbatant sur ceux qui tentaient de l'attaquer maintenant qu'il s'etait eloigné des autres. La terreur commença a submerger les hommes quand ils virent les premiers des leurs tomber au sol, mort. De peine et de desespoir, il tomba sur le sol, au pied de l'arbre ou se balançait les trois corps. Ses yeux se relevèrent, marqué d'une envie de mort au delà de toute redemption, Maria n'avait pas eu l'intelligence de se tenir a carreau, elle n'avait pas eu l'intelligence de ne pas eveiller sa fureur. Elle allait devoir payer le prix de ses péchés tout comme il avait payé les siens. Cette fois, il n'y aurait pas de trêve.
***XXX***
Regardant du balcon de sa fenêtre, Maria sirotait un verre de Brandy, les flammes montaient hauts, se voyant probablement a deux ou trois kilomètres a la ronde. Elle savait que les moines ne resteraient pas sans rien faire, cependant elle ne les voyaient pas se battre, donc ils ne feraient qu'acceuillir les survivants ou ceux qui viendraient s'abriter sous leur cenacle. Cela n'avait aucune importance pour elle, tant que Curtis fesait son travail comme elle l'avait demandé, et au vu de ce qu'elle voyait, il etait parvenus a faire bien au dessus de son esperance. S'allier a un corsaire lui avait été utile, qu'il vive ou meure n'etait qu'un detail, elle avait encore un atout dans sa manche, si jamais le fantome de l'Opera voulait s'en prendre a elle. Et elle savait qu'après cela, il allait le faire, il n'allait surement pas rester inactif après ce qui venait de se passer.
***xxx***
Au petit matin, dans le coeur de l'abbaye, parmis les survivants, ils ne restaient que peu d'hommes, les plus problématiques ayant été pris directement pour cibles par le groupe d'attaquants, les tirant de leurs sommeils par surprise ou les tuants directement dans leurs lits. Ceux qui restaient etaient les plus jeunes, rapide ou les plus forts, qui ne s'en etaient parfois sortis qu'a coups de poings. Pour les femmes et les enfants, la plupart avaient rejoins l'abbaye mais certaines etaient manquantes, attrapées par quelques uns, qui s'etaient jouées d'elle avant de les abandonnées, nues et traumatisées, et que l'on n'avaient retrouvée qu'au petit matin, tremblante de froids, rammenée par Erik avec quelques autres survivants. Une bonne partie des attractions avaient brulés ainsi que le grand chapiteau de bois et cordes, tout comme leurs contenus. Quelques roulottes n'avaient pus echapper au flammes mais la majorité de la caravane etaient cependant sauve.
En voyant Meg pleine de sang, assise devant un corps recouvert d'un draps, il avait cru qu'elle avait été blessée, mais quand elle fit non de la tête et qu'il souleva le draps, il tomba a ses cotés. Il avait voulu faire du garçon, son veritable heritier, il avait même préparé, en modifiant la lettre du diacre, son avenir. Tout cela ainsi que la vie future du jeune homme venait de disparaître. Meg n'arrivait pas à s'arreter de pleurer, elle se sentait salie par le sang et la haine qu'elle avait vu se dechainer, cependant, elle se releva, allant auprès des familles, avant de se diriger vers le prieur qui donnait l'absolution aux morts, certains moines étant sortis pour chercher les autres cadavres.
- Mon père? fit Meg avec aprehension, les yeux rouges de larmes, le visage las et encrassé de suie.
- Ma fille, doucement, dit il la prenant par la main, vous devriez vous reposer, non vous relever.
- Je sais, cependant, parmis les corps rammenés, certains vous sont ils familiers? demanda t'elle. il faut que je sache, s'il vous plait
Le vieil homme aux traits rougeaud la regarda puis commença a relever les draps, regardant les visages, avant de remettre les linceuls. Finissant avec ceux présent, il lui fit signe de venir et se dirigea vers la cours ou d'autres reposaient, certains ayant leurs femmes ou enfants près d'eux. Verifiant, l'homme fini par se tourner vers la jeune femme. Erik qui avait remarqué le manège s'etait précipité derrière eux, ecoutant.
- Je ne reconnais que quelques uns, deux ou trois tout au plus, qui sont de notre Paroisse, et trois que nous savons être un serviteur de la comtesse, les deux que vous avez aidés et l'autre, poignardé, son chauffeur. Les autres me sont inconnus, j'en suis désolé. fit il d'un air triste et desolé, en posant une main sur l'epaule de la jeune femme, avant de retourner a son office.
- Meg, appela Erik, nous savons qui a fait cela, toi comme moi.
La jeune femme resta silencieuse, le regard dans le vide avant de se retouner en larmes, prête a exploser. Elle etait prête a crier sur l'homme qu'elle aimait mais aucun sons n'arrivaient a sortir. Le voyant, Erik descendit les marches rapidement et la pris dans ses bras, la berçant contre son coeur tandis qu'elle fondait en sanglots.
- C'est ma faute, repondit elle finalement, tout est de ma faute, si je ne t'avais pas demandé d'agir, rien de tout cela ne se serait passé.
- Non, c'est faux et tu le sais, repliqua t'il le plus calmement possible qu'il pouvait, tu n'es pas responsable de cela, de ce massacre, Maria l'aurait fait dès qu'elle aurait su qu'on etait là. Ce n'est pas ta faute Meg, ne dit pas cela.
- Je la hais, je la deteste, pleura t'elle, je ... je...Erik! Seigneur, pitié, pourquoi? murmura t'elle, n'arrivant plus a penser sous la douleur.
- Pleure, Meg, laisse aller la tristesse et la colère, garde juste une place pour la vengeance et la rancune, dit il en caressant ses cheveux, des larmes coulant lui aussi malgré un visage impassible, on va attendre que tout le monde aille bien, on va prendre soins des bléssés et des autres, puis on fera ce qu'on doit, et on rentrera à coney Island, chez nous.
Serrant la femme qu'il aimait, il s'agenouilla, la forçant a faire de même afin de la calmer petit a petit. Il ne restait rien du Cirque et du rêve de Marcello Sassarini. Le Songe venait de prendre fin, la realité les avaient rattrapés dans la plus pure des douleurs.
