Londres, ville sombre aux rues tortueuses, encombrées tant par les gentilhommes que par les mendiants de tout bords. Erik menait la roulotte au pas, tandis que Meg, assises a ses cotés, repensait a ce qui s'etait passé a Shrewsbury après l'enterrement de leurs morts. Lili etait venue, giacomo avec elle. Maintenant que Marcello n'etait plus, ni son epoux, et encore moins Paolo, c'etait aux epouses de prendre les rennes. La famille devait panser ses plaies et pleurer sa douleur, mais la vendetta é tutti avait elle dit. La vengeance est tout. Meg n'avait pas compris jusqu'a ce qu'Erik arrive derrière elle, en ayant vu la femme en colère de loin, alors qu'il verifiait le corps de leurs agresseurs. Elle avait compris que Lili les exilaient pour le prix du sang. Ils seraient les bienvenus seulement quand cette coupe serait bue jusqu'a la lie. Elle venait de tout perdre, sa famille de coeur, ses amis, son "fils" adoptif, presque tout lui avait été arraché en une nuit, en dehors de son amour. On lui avait tendu une roulotte, celle d'Erik, un cheval attelés. Lili et Angelica lui avaient tenus les mains et l'avait embrassé, avant que Giacomo ne lui prenne une main et n'y mettes une dague, celle qu'elle avait utilisés pour tuer l'assassin d'Alexei. En regardant l'enfant, elle avait compris ce que voulait dire vraiment la vendetta: Oeil pour oeil, dent pour dent. Elle qui avait voulu eviter le sang, se retrouvait maintenant a le vouloir. Elle ne pardonnerait pas, elle se l'etait promit, trop de personnes avait perdu la vie.
Les femmes et les enfants allaient panser leurs plaies et leurs douleurs, les moines avaient acceptés qu'ils restent a conditions d'oeuvrer aux travaux des champs et des menus travaux, puis ils feraient ce qu'ils voudraient, le jour où ils voudraient reprendre la route, à condition de prévenir l'abbé de leurs departs. Erik avait très souvent disparu la nuit, la laissant seule dans leur couche, n'en revenant qu'au petit matin. Puis ils s'en etaient allés vers Londres. Elle s'etait reveillée un beau matin en sentant le cahot de la roulotte et ouvrant la fenêtre donnant vers le cocher, elle avait vu qu'Erik les menaient. Posant une main sur son épaule, elle avait vu son regard, elle l'avait reconnu, c'etait celui qu'il avait eu quand Raoul etait apparu dans la vie de Christine et qui s'etait eteind avec les années, petit a petit, comme une braise qui s'essouflait, mais Maria avait soufflé sur les braises, ravivant le feu de la revanche.
Arrivé dans les docks, au abord de la tamise, Erik les avaient menés auprès d'un groupe de travellers qui semblait vivre là, discutant avec eux dans un dialecte qu'elle avait deja entendu Paolo parler, puis revenir vers elle, affirmant qu'ils pouvaient rester, puis il s'etait evanoui une nouvelle fois, plusieurs jours, sans revenir, ce qui inquieta Meg, que les travellers tentirent de rassurer en disant qu'il avait a faire. Il n'etait revenu que deux jours plus tard, avec une boite, lui fesant signe de venir, préparant à l'évidence, leurs departs. Ils n'allèrent pas loin, seulement jusqu'à un petit hotel particulier dans le vieux Londres. Entrant sur place, sans regarder devant elle, encore sous les regrets et la peine, elle sentis qu'on la prenait, quelqu'un venait de se jeter a son cou, en criant son nom: sa mère.
Relevant les yeux, elle resta interdite sur le pas de la porte, voyant le Perse fermer celle ci, Christine tenant ses filles avec leurs chiens, tandis qu'antoinette tenant dans ses bras sa fille, ne voulait plus la lacher.
- Ho Meg !
- Maman? fit Meg légèrement surprise avant de fondre totalement en larmes, Maman!
Christine vint pour la rassurer également, les prenant toutes deux dans ses bras.
- On à appris ce qui s'est passé, Erik nous à envoyés une lettre afin que nous venions pour te voir et t'epauler, je suis si désolée, fit Christine.
- Ce n'est rien, repondit Meg, autant avancer, on ne peu pas rester éternellement dans le hall.
Sa mère lui caressant les cheveux et Christine avec Adeline et Angelique les menant, elles se faufilèrent jusqu'a un petit salon, les hommes etaient absent, seul le perse etait présent, que Meg salua en lui prenant les mains. Servie de thés et de biscuits par le Perse, les conversations s'engagèrent.
- Tu as dit qu'Erik vous avaient appelés? demanda t'elle, mais pourquoi? Non sans avoir idées qu'il l'avait fait pour que son chagrin lui sois moins lourds en compagnie de sa mère et de sa "soeur".
- Quand tu etais endormie après que tu ai failli mourir, nous avions convenu d'un plan, enfin, Erik et Raoul avaient convenu d'un plan pour prendre Maria qui s'etait enfuie des Etats unis avec toutes les posséssions boursières et foncières d'Erik et des amis de Cirque que tu avais accompagné depuis 6 ans.
- Monsieur avait prévus que suivant le vol, elle devrait changer de vie et d'identités mais etait limitées, elle ne retournerais probablement pas en france ou Monsieur votre père et Monsieur De Chagny, la chercheraient.
- Dès lors, continua Christine, ils ont fait surveiller les deux domaines Joubert de la Bastide, Celui de Chateaumorand et celui d'Arpajon. Hors i mois, un gentilhomme se présenta à Paris comme etant Le Marquis Gregoire Joubert de la Bastide de Chateaumorand, Baron d'Arpajon. Votre père l'as fait surveiller pendant des semaines, esperant que cette Miss Maria se présenterait mais elle ne vint jamais. En revanche, etant noble, il tenta de se faufiler dans les lieux huppés ou son titre le lui permettait, mais Raoul surveillait, prevenu par Monsieur Mifroid, ils l'ont coincés i mois et il croupit maintenant dans une cellule de la Prison de la santé à Paris. Un autre comparse a été également arretés, un anglais du nom de Mortimer Jones, ce qui indiquais qu'elle etait bien en angleterre, comme tout le monde le pensait.
- Il ne restait que Madame Maria, continua le Perse, Malheureusement, etant sur territoire anglais, les lois sont différentes, et nos accords avec l'angleterre sont des plus fragile. Cependant, Monsieur De Chagny étant ambassadeur, il a reussi a obtenir une entrevue avec la Reine, enfin tout du moins plus spécifiquement, lui, son epouse et sa suite, ont été invités aux fêtes et bals de la cour d'angleterre pour fêter les épousailles de la dauphine avec Guillaume de Prusse.
Meg reflechit un moment avant de comprendre.
- Attendez, vous voulez dire qu'Erik et moi allons aller a la cour de la Reine Victoria.
- Oui, repondit Christine enjouée, j'y donnerais un Concerto en l'honneur du Mariage.
- Ho Seigneur, repondit Meg paniquée, je ne...je ne suis pas une femme du monde, je n'arriverais pas à...
Christine lui pris les mains pour la calmer, tandis que sa mère lui caressait les cheveux, se montrant maternelle.
- Calme toi, vous y serez comme fesant partie de notre suite en tant que Baron et Baronne de Barbazac, Raoul a tout préparé de concert avec Le Persan, il n'y a qu'un seul problème, expliqua Christine.
- Lequel?
Sa mère s'etant levée pour prendre et servir le thé repondit.
- Pour prétendre aux titres, si Erik prétends être le Marquis Joubert de la Bastide, Comte de Shrewsbury et Baron d'Arpajon façe à Madame Fuentes, il lui faut une preuve. L'avis et la Voix de la Reine Victoria, si elle tranche, fera forçe de lois, peu importe la noblesse de France ou d'Angleterre.
- Raoul a fouillé ainsi que votre mère et mère, dans les archives de Paris et du Louvre, mais sans preuves qu'Erik est bien le descendant de cette illustre famille, rien ne pourra empêcher Maria de le faire non plus, et de faire sortir ses complices.
- Seulement on a trouvé un indice, infime cependant mais que Maria ne pourra prétendre, fini par dire Antoinette, sur deux peintures representant Le General Henri et le Capitaine Henri Joubert de la Bastide, que Christine et moi même avons remarquée quand nous avons visité Chateaumorand et Arpajon.
- quel genre d'indice?
- Et bien, quand Erik m'as enlevée et combattu Raoul, sous l'Opera Garnier, lui et moi avions eu une dispute ou je lui reprochait sa violence et sa possessivité, tandis qu'il me disait que j'etais une femme infidèle, dans sa rage amoureuse, cependant alors qu'il me mis un voile de mariée sur la tête, je lui rendit un objet qu'il m'avait donné quand je fut enlevée la première fois, et que j'avais porté en collier autour du cou, vous savez, ce qu'il m'as arraché le soir de la Mascarade, avant de me la remettre lors de Don Juan Triomphant.
- La bague? celle que j'avais trouvée jolie et que je vous enviait?, fut surprise Meg, vous m'aviez dit que c'etait un cadeau de votre père.
- Elle a mentit, retorqua Le Perse. Cependant il semble que nous ayons maintenant cette preuve sous la main, Madame La Comtesse.
- Quoi? s'exclama Meg, interloquée d'être appelée ainsi, tandis qu'elle levait la main droite, elle n'avait jamais sentis la bague a son doigt durant les jours où ils avaient voyagés et il fallait dire que son esprit n'avait pas vraiment été très vif ces derniers jours. Ho mon dieu..quand est ce que... Meg se mit a rougir en se souvenant qu'elle l'avait vue en se lavant les mains pleines de sang, après...après cette nuit là. Il avait du la lui glisser juste après qu'ils...elle ne pus penser plus loin sans devenir pivoine.
Voyant leurs amie et fille rougir, Christine regarda Antoinette qui scrutait sa fille, puis revint à Meg.
- Meg, ça va? on dirait que tu vas souffler de la vapeur, tellement tu es rouge. Ce n'est pas si grave, tu sais.
- Je...hum, je ne m'etais pas rendue compte qu'il me l'avait passée au doigts, la nuit avait été si horrible que même si je l'avais vue et remarquée, je n'ai pas compris ce qu'elle voulait dire. Je n'y ai pas prêtée attention.
Tandis que les fillettes jouaient sur la pelouse du jardin, courant après les chiens, Christine sourit a Meg, tandis que Madame Giry surveillait du coin de l'oeil. Elles savaient très bien ce que voulait dire cette bague. Si Christine semblait totalement soupirer et gazouiller de joies, comme une soeur heureuse pour sa moitié, Madame Giry semblait cependant moins apprecier. En realité elle ne savait si elle devait apprecier ou non, une partie d'elle rejetait totalement l'idée qu'il soit son gendre, de l'autre l'idée que sa fille devienne noble était une chose qu'elle n'aurait pus rever de sa vie, étant d'origine quelconque.
***XXX***
Les rues de Londres s'étaient parées d'atours, en l'honneur des mariés de l'année. Alliance de l'Angleterre et du Saint Empire Germanique. Le Mariage royal avait été préparé, les invités venant d'Angleterre, Prusse, France, Autriche, Italie et Espagne, s'étaient rassemblé au Palais de Buckingham. Raoul et Christine accompagnés de leurs deux filles ainsi que par Madame Giry s'etaient présentés tandis que Erik et Christine accompagnés du Persan, caché sous le masque des Barons de Barbazac, suivaient Les De Chagny. Le Palais etait emplis de monde et Christine, Meg a ses cotés, semblait a l'aise dans ce milieu, contrairement a son amie qui avait l'impression d'etre, au contraire, peau d'âne.
Maria s'etait présentée avec Becky comme dame de compagnie, retrouvant ses amis de la noblesse qu'elle s'etait faites lors de l'exposition universelle. C'etait son jour, celui de sa consecration, après ce soir, elle autait la vie qu'elle avait toujours voulue et rêvée. Fini le mensonge, fini les faux semblants, bienvenu a la richesse, elle qui se prenait depuis toute petite pour une princesse espagnole. Escusant son epoux absent, elle fut introduite dans Buckingham Palace. Si elle avait remarqué Raoul et Christine De Chagny, ce qui etait logique, etant donné le role d'ambassadeur de France, de l'époux et le fait que sa Cantatrice d'Epouse ferait le spectacle ce soir en l'honneur des mariés. Elle ne remarqua cependant pas Erik qui, surplombant la foule d'invités a l'etage où se trouvait bien des hommes de la noblesse et d'affaires, il surveillait celle qu'il considerait comme le diable incarné. Quand Maria sentit que quelqu'un la regardait, elle leva les yeux mais ne vit personnes en dehors des invités, elle avait peut etre revé, à moins qu'elle ne devienne paranoiaque. Ils n'auraient jamais pus être ici, dans ce milieu, eux, le monstre et la sorcière, ils n'etaient aucunement de ce monde. Elle n'avait donc pas a s'inquieter, juste quelques heures puis tout serait fini. Tout lui appartiendrait.
Meg s'etait retirée petit à petit de la foule, préférant la présence des enfants de Christine.
- Rhaa ça gratte, fit Adeline en tirant sur son col.
- Attends, je vais regler cela, repondit Meg en tournant le col de la fillette, et voila. Cela devrait aller mieux.
- Dites Mademoiselle Meg, est ce que l'on verra la reine, demanda Angelique, qui tenait la main de sa soeur.
- Si je crois ce qu'a dit votre mère, après la ceremonie, il y aura un grand bal où votre mère chantera, puis la Reine entendra les doleances de la cours, fit elle. mais en attendant vous devrez vous montrer sage, d'accord? Au pire, allez jouer avec les autres enfants quand les adultes seront occupés, mais ne faites pas de bêtises, compris?
- D'accord, mademoiselle Meg, firent elles en choeurs avant de s'eloigner pour aller parler et jouer avec d'autres fillettes qu'elles avaient visiblement remarquées. Meg sourit, les filles de Christine et Raoul étaient adorables, et elle esperait qu'elles resteraient ainsi. Marchant dans la foule, elle resta non loin d'elles, surveillant leurs jeux.
La Ceremonie se fit a la Cathedrale de Winchester, une foule monstrueuse etaient dehors, regardant le cortège royal. Les invités s'etaient assis sur les bancs de l'Eglise, écoutant les discours et sortant ensuite pour ovationner le couple marier. La céremonie avait facilement duré une bonne heure, voire trois si l'on comptait le temps qu'avait pris le cortège pour se rendre a la Cathedrale. Le Retour a Buckingham Palace fut avec joie et pleurs, tandis que les serviteurs menaient les invités vers la grand salle, où un grand festin avait été apprétés. Meg etait assises à cotés d'Erik, Christine a sa droite, avec Raoul, dans la partie française. Au menu, etait servis: Foie gras de Canard Français roussi sur toasts, Caviars, Coquilles saint-jacques et legumes, Crabes et langoustines aux piments indiens et riz de chine. Puis avait suivi des tagliatelles et de la lottes sauce homardine, Daurade et soupes de Requin. le plat de resistance avait été un medaillon de boeuf wellington accompagnés de cèpes et d'une sauce aux herbes. Le dessert consistant en une piece montée et Sashertôrte avec un coulis de framboise. Meg ne pus finir la moitié des plats, rien qu'avec les entrées, il lui semblait avoir deja trop mangé, ce malgré la taille minuscule des portions. Comme Erik le lui avait soufflés, le but de ce repas n'etait pas de manger mais de gouter. Ce qu'elle avait fait, non sans dedaigner ce qui lui avait paru trop bizzare comme le Caviars ou la soupe de requin.
Le Repas presque fini, Le Prince avait sonné la cloche, se levant et prononçant un discours, puis sa mère commença le siens, regardant les epoux, pleine d'esprits et d'humours malgré un visage et des traits qui denotait une retenue et une grande rigueur.
Mes chers amis, c'est un privilège rare d'être entouré par des pionniers.
Je suis ici aujourd'hui pour vous remercier - vous remercier pour avoir réalisé autant de choses en si peu de temps. Pour vous remercier de nous avoir sauvé d'innombrables fois contre les menaces qui dépassent l'imagination.
Nous sommes ici - à la plus grande fierté pour l'Empire britannique- Pour le Mariage de Ma fille et de son Gendre, Alliance entre le Saint Empire Germanique et L'Angleterre. Mais l'orgueil ne se fait pas sans ennemis, sans envie, Et je leurs souhaitent tout le bonheur de ce monde malgré les épreuves qui les attendent.
Mais vous qui étiez aussi prompt à vous donner à la couronne - courageux, prompt a la science et avant-guardistes qui êtes ici.
L'Exposition universelle qui était déjà un gage de réunions entres les peuples d'Europe, se trouvent ici réunis, entres amis.
Je laisse cette richesse inégalée a ma fille tandis qu'un nouveau siècle se lève. Gardez-le bien entres vos mains.
Aujourd'hui, ainsi que de vous offrir ma gratitude, je vais vous souhaiterais adieu aussi. On se prépare à aller pour le plus grand voyage, fiers de ce qui a été réalisé en son nom. Et je suis fier de voir ma fille faire ce voyage aujourd'hui.
Que Dieu vous bénisse.
A ces mots, tous levèrent leurs verres, répètant les dernières paroles de la Reine, saluant les epoux. Le Repas etait fini, et quittant la table, ils furent invités a se rendre dans la salle de Bal et de spectacle personnel de sa Majesté. Christine avait quittés Raoul, emmenée à part afin de se preparer. Prenant place dans le public, Meg regarda le rideau se lever sur Christine portant une robe de tulle bleue nuit surmontée d'une crinoline de plumes de paon, les musiciens commencèrent à jouer et la Voix de Christine resonna, accompagnée par un Choeurs chantant en unisson, de façon litturgique.
Nisi disierit
Funeris auctor
Nulli desinat
Aptus evrit
Senhor,
Você me impressionou,
E eu chorei
E eu procuro por desculpas
Para meus erros
Mas, senhor
Se...
Minha penalidade inconsolável
Como você sabe
É meu sofrimento
Oh, rei do paraíso dos mortos
Ira de Deus...
Eles pensaram em pensamento
Amor leva ao ódio
Neve ao esquecimento...
Doce a dor,
Só confio em você
O velho foi queimado
Por meus doces pensamentos
Eu me colidi
Onde se torna um tormento
Tão doce...
Le spectacle continua jusqu'a ce que La musique s'achève et que la Reine Victoria se lève pour applaudir, le public la suivant. Se retournant vers ses pairs, elle donna visiblement ordres, et tous furent invités a se retrouver a la salle des doleances. Maria sourit, elle avait attendu ce moment, sa gloire etait là, a portée de mains. La reine victoria s'assit sur son trone, son epoux a ses cotés, tandis que le couple mariés s'asseyait tout proches, les parents de l'epoux a leurs cotés. La salle etait emplie de mondes, intrigants de la cours comme de nobles etrangers. L'intendant de Buckingham s'avança, non sans avoir parlé a voix basse avec la Reine, et commença l'ouverture des Doleances, frappant le sol d'un baton sculpté, appelant le nom de ceux qui desirait faire doleances. La Seance allait durer longtemps et quand enfin Maria sous le nom de La Comtesse de Shrewsbury fut appelée, elle s'avança lentement, sa robe rouge élégante froufroutant sur le sol, avant qu'elle ne s'incline devant la Reine Mère.
- Votre Majestée, fit elle avec douceur et legèreté.
- Madame la Comtesse, on m'as appris, il y a quelques mois, que nous avions retrouvés un des membres de la chevalerie de la Jarretière, chevalier français anoblit autrefois par mes ancêtres et qui, aujourd'hui, demandait a ce que je confirme son heritage. Je présume, madame, que vous êtes son epouse.
- C'est bien cela, Votre Majesté, mon cher epoux, Gregoire Joubert de la Bastide, Marquis de Chateaumorand, Baron d'Arpajon et Comte de Shrewsbuy m'as demandé de le representer ce soir, il est, je le crains, occupés par des affaires en France, en ce moment. expliqua elle.
La Reine regarda la femme de hauts en bas avant de répondre de sa voix froide mais mesurée.
- Vous vous rendez compte que vous remettez cet heritage, risque de poser querelles avec le Duc de Lancastres et le Baron de Montgommery? continua la reine. Ces terres et domaines sont restés en jachères et sans seigneur depuis un siecle. Et voila qu'un heritier se présente. Avez vous de quoi me prouver vos prétentions, Madame?.
Maria avait prévu qu'une preuve serait mandée et avait ammenées les papiers volés à Coney Island dans le coffre, et les présenta, les tendant devant elle. Les lettres furent prise par l'intendant qui les donna à la Reine, qui les lu. Abaissant les missives, elle se leva.
- A compter de ce jour, commença t'elle, En ce Royaume et devant Dieu, Le Sir Gregoire Joubert de la Bastide de Chateaumorant, Chevalier de la Jaretierre et de la couronne d'angleterre, Comte de Shrewsbury et de Shropshire, Baron d'Arpajon, ainsi que son epouse, sont reconnus comme tels et reprennent de droits possessions de leurs terres ancestrales. Si Quelqu'un devant Dieu et la Couronne d'angleterre venait a contester cette decision, qu'il parla maintenant ou se taise a jamais.
Maria sourit, tête baissée, ça y etait, elle etait enfin une noble, une comtesse, car un silence s'installa devant le discour de la Reine, jusqu'a ce qu'un cri se fasse entendre, fesant ecarquiller les yeux de Maria qui se releva derechef et se retourna pour voir qui avait ainsi hurlé.
- Moi !, cria un homme dans l'assemblée, autour de qui les nobles s'ecartèrent, laissant voir a Maria, Raoul De Chagny accompagnés de son epouse, la Cantatrice Christine Daaé.
- Et qui êtes vous, Monsieur, demanda la Reine. tout en fesant cesser d'un geste de la main, le brouhaha et murmures de la foule alentour.
- Je suis un ambassadeur de France, Vicomte Raoul De Chagny, et voici mon epouse, Christine De Chagny, votre majesté, repondit il en saluant majestueusement la reine, son épouse fesant de même.
- Et puis je savoir, devant cette cour, la raison qui vous pousse a contester l'héritage de l'epoux, malheureusement absent en ce moment, de cette femme?
- Parce que, Votre altesse, si vous faisiez de cette femme et de son epoux, les heritiers des Joubert de la Bastide, vous anobliriez une criminelle et un intriguant dit il. De plus, son epoux n'est pas l'heritier en titre, mais un criminel également, actuellement embastillé a la Prison de la santé, votre Majesté.
- C'est un mensonge, repondit Maria, Comment osez vous !, Elle se tourna vers la Reine, Votre Majesté, tout ceci est ridicule, j'ai apporté les preuves de mes dires, si Le Vicomte De Chagny affirme que je ment, pourquoi n'apporte t'il point preuve de ce qu'il avance?.
Maria savait qu'il ne pouvait le faire, il n'y avait rien, Curtis y avait pourvu en attaquant le cirque, et en le brûlant, a sa demande.
- Et bien soit, retorqua Raoul qui se tourna vers les nobles fesant un signe, deux serviteurs accompagnés du Persan arrivèrent avec dans leurs mains deux tableaux. Voici, les portraits de deux Chevaliers Joubert de La Bastide, ayant chacun ecart d'un siecle, remarquez la bague qu'ils ont au doigt. Cette bague etait destinée aux heritiers de la famille du Marquis, mais quand le dernier heritier direct fut tué a la bataille de Camaret, cette bague revint a son cousin, qui malheureusement disparu dans les meandres de la Révolution française, ainsi que sa famille. On ne pus jamais savoir ce qu'il devint et la bague avec lui.
Cependant, continua Raoul, il y avec moi, une personne qui possède cette bague, une jeune personne qui est venue a ma demande. Raoul se tourna vers Christine qui regarda en arrière, ses filles sortirent de la foule, tenant Meg par la main, chacune. Puis Raoul pris la main de Meg et avança la jeune femme devant la Reine, sous le regard furieux de Maria, qui sentais ses veines se glaçer. Elle portait a la main droite la bague. Maria n'arrêtait pas de se repeter que c'etait impossible, cependant, si Meg etait là, L'autre devait aussi être présent, et dans sa peur, elle lança un regard vers la foule de nobles présent, mais ne remarqua personne pouvant correspondre a Monsieur Yates. Non, il n'aurait pas osés se montrer, il n'etait pas dans son monde de ténèbres et de musique, il aurait été mis a découvert.
La Reine regarda la jeune femme et lui fit un signe de s'approcher. Meg obeit, non sans craintes et s'agenouilla devant la Reine, ne sachant que faire, lui présentant sa main. Prenant celle-ci, La Reine Victoria regarda ensuite le tableau puis la jeune femme.
- Quel est votre nom?
- Marguerite Giry, Ma...Majesté, repondit elle en se reprenant, ayant failli commètre un impair.
- Cette bague, vous appartient elle?
- Non, Madame, fit Meg peu a l'aise, Elle m'as été offerte.
- Et par qui, si je puis me permettre?
- Par..., elle s'interrompit, regardant Raoul et Christine qui acquiescèrent de la tête. Par le fantôme de l'Opera, de son vrai nom Erik Gregoire Joubert de la Bastide, Madame. En signe d'amour et de fidélité.
Le regard choquée puis redevenant dur, la Reine fit taire ses sujets présents. Tous avaient entendus parler du Fantome de l'Opera, être hideux qui, disait on, avait hantés l'Opera Garnier et les catacombes de Paris, avant de provoquer la catastrophe de Janvier 1851 et l'incendie de l'Opera. On racontait qu'il y avait eu des morts et qu'il avait tués pour se venger d'un amour perdu. La Reine fit de nouveau signe de se taire et son majordome frappa afin de se faire obeir, ce qui calme les rumeurs et les murmures montant. puis la Reine lâcha la main de Meg, et la fit se relever.
- Ce fantôme, est il ici? demanda la Reine d'une voix dure.
- Oui, Madame, repondit une voix en hauteur, que tous, en levant les yeux vers les balcons qui normalement, autrefois, tenait en ces lieux, les conseillers des Rois. Le Fantome de l'Opera, on m'appelle aussi Mister Y, pour vous servir. Avant de sauter la ballustrade et d'atterir au sol. Il avait changé d'habits et portait une tenue Rouge et avait repris le masque de la mort rouge, sachant l'effet que cela produirait sur tous. Son air surranés rendaient son deguisement encore plus terrifiant pour les nobles alentours. Cependant la Reine sembla de marbre.
- Monsieur, si vous permettez, j'aimerais que vous n'effrayez point mes invités, dit elle froidement, tout en se levant de son trône, avant de s'avançer vers lui, tandis qu'il la salua non sans un baise-main. Voila donc un bien étrange manège que tout ceci, Monsieur. On vient de me demander, et je suis sure que vous le savez, un heritage, et ma decision fait force de loi, hors j'apprends que Madame, ici Présente, montrant Maria, serait une intriguante, et que vous seriez possiblement, le véritable heritier. continua t'elle. Avant de prendre toutes décisions, je souhaite entendre votre histoire.
Erik se releva, regardant cette femme forte mais dure et sèche qui le fixait de ses deux prunelles bleues.
- Très bien, Votre altesse, Je n'aime guère en parler et je dois avouer n'avoir su certaines choses que très récement, notement par les recherches de ma compagne, Marguerite Giry, vous saurez aussi la vérité sur ce qui s'est passé a Paris, car contrairement a ce que prétend la rumeurs populaire, je suis innocent des crimes que l'on me dit responsable.
Alors commença le récit d'Erik, tandis que la Reine regagnait son trône, De sa naissance a Rouen dans un petit village, avec une mère bigotte et un père ouvrier itinérant dont il obtint la bague, le jour de son 6 ème anniversaires, jusqu'a son terrible destin dans les mains des Gitans a qui sa mère l'avait vendu. Arrivé a ce point de son récit, Erik expliqua ses voyages comme monstres de Foire, jusqu'a son arrivée a Paris ou Madame Antoinette Giry l'avait sauvé, tandis que sa fille devenait sa première amie, sans qu'il ne le sus, puis vint le second abandon et son errance, non sans trouver son chemin, offrant son genie a qui pouvait le payer, racontant avoir voyagé jusqu'en inde et au Moyen Orient ou il rencontra son meilleur ami, Le Persan, qu'il presenta. Son retour a Paris s'etait fait discretement et quand il su pour Madame Giry, il pris ses aises sous l'Opera dans des tunnels et grottes naturelles qui exista en dessous, aidant a sa construction. Cela fini, il expliqua ce qui s'etait produit a l'Opera Garnier, sa rencontre avec le chant de Christine Daaé et comment il avait failli detruire sa vie et son amour, sa jalousie alors que seule son amour de la musique, enfin reconnu, l'avait poussé a agir ainsi. Puis sa fuite, non sans expliquer que l'incendie et la chute du lustre semblait visiblement une coincidence accidentelle, et tout les évènements qui s'etait déroulés, expliquant également qui etait en realité Madame la Marquise, Marguerite rajoutant que c'etait elle qui l'avait trouvée à Rennes, essayant de se sauver, sans savoir certaines choses a l'epoque.
Quand l'histoire fut finie, se terminant par le massacre perpetré a Shrewsbury sur la compagnie Sassarini, les murmures avaient repris, et Parmis les bélligerants, aucuns ne parlaient, Maria regardant en chien de faience ses ennemis. Puis la Reine fit un signe au fantôme de l'Opera.
- Vous dites vous êtres cachés des hommes, parce que l'on avait fait de vous un monstre, afin d'eviter que l'on ne vous retrouva. fit elle, puis elle ordonna, Retirez votre masque.
Erik regarda la Reine tandis que Meg allait près de lui, posant une main contre son epaule, tournant le dos a la Reine. Erik la regarda un long moment sans bouger, ni obtemperer. Puis les mains de Marguerite remontèrent vers son visage et il ferma les yeux, la tension se lisant sur son corps. Quand il sentis qu'elle retirait son masque, decouvrant son visage a tous, il entendit les murmures, les hoquets de terreur et les cris de surprise. Cependant, quand il regarda la Reine, il vit qu'elle n'avait même pas bougé d'une once, ses yeux ne cillaient pas, fixant son visage mortifère pour lequel on l'avait nommé l'enfant du Démon ou le mort-vivant.
La Reine Victoria chuchota avec son époux puis avec son majordorme, qui fit signe a la garde royale de venir. Maria sentait que s'etait la fin et ne pouvait ni s'enfuir ni quoi que ce soit. Elle n'avait plus aucune echappatoire. D'un geste vif, elle attrapa l'epée du Vicomte et la tira, menaçant quiconque approcherait d'elle.
- Ho non, je refuse que cela se termine ainsi. cracha t'elle, vous croyez pouvoir m'enlever mon destin? ma vie, mon existence? jamais
Un sifflement se fit entendre, et des hurlements furent poussés, certaines femmes tombant dans les pommes, tandis que Maria sentais une vive douleur a la poitrine. regardant, elle vit sa robe se teindre de sombre, de sang. Puis, remontant son regard, ce fut pour voir Marguerite Giry, le visage froid et dur, penchée légèrement vers l'avant, la main levée. Elle avait lançé le poignard donné par Giacomo.
- ça c'est pour la famille que tu as detruite et les vies que tu as volées. fit Meg d'une voix mauvaise, tandis que Maria s'effondrait sur le sol, Pourri en Enfer.
Erik serra Meg contre lui, son visage toujours découvert, avant que Meg ne replace le masque et l'embrasse, sans tenir comptes des convives outrés. Cependant, après ces entrefaits, la Reine se leva, regardant ses protecteurs fairent un non de la tête signifiant la mort de la femme.
- Erik, le fantome et Marguerite Giry, présentez vous devant moi, ordonna t'elle, ce que firent les deux, non sans que Meg se cache a demi derrière Erik. Vous apparaissez dans Mon Palais, effrayez mes invités, provoquez la mort et versez le sang dans mon domaine. Je devrais vous faire enfermer a la tour de Londres !
Cependant, continua t'elle, votre hargne à reconquerir votre titre et laver votre honneur, ainsi que venger les innocents malgré vos prétendus crimes, me font croire que vous êtes de bonne foi, vous m'avez montré preuves de vos allégations, et Monsieur le Vicomte de Chagny semble être garants de cette verité semble t'il. De Ce fait, Par les pouvoirs qui m'ont été conférés par Dieu, Je vous rend votre titre de Sir et heritier de la Maison de Shropshire, comte de shrewsbury.
Meg sauta au cou d'Erik qui la serra contre lui, avant d'entendre la Reine parler a nouveau, d'un ton desaprobateur.
- Monsieur, la chapelle n'est pas loin, fesant un sous entendu, puis elle se detourna ainsi que la famille royale. La session est levée.
