Voici la suite! Un chapitre par jour puisque j'ai fini de mon côté... La surprise de Bella vous a plu? On revient un instant sur Emmett et Rosalie qui doivent vraiment se réconcilier, ensuite nous aurons la suite du weekend à Seattle de Bella et Edward.


Guérison – Chapitre 25


Forks

Carlisle avait fini son tour de garde à l'hôpital et s'apprêtait à rentrer chez lui quand il aperçut son fils Emmett arriver aux urgences avec Esmé.

« Que s'est-il passé ? »

« Il s'est pris une porte. » pouffa Esmé.

Emmett râla, son nez le faisait souffrir et sa mère n'avait cessé de rire depuis l'incident. Alice et lui s'étaient lancés depuis quelques jours dans une courses aux farces. Emmett entendait bien se rattraper de décennies sans pouvoir piéger Alice, quant à Edward, Emmett avait déjà réussi à le battre aux jeux vidéos et à la boxe, ça lui suffisait.

Pour se venger de s'être réveillée avec le visage tartiné de confiture ce matin-là, Alice avait mis un cube de bouillon de poule dans le pommeau de douche dans la salle de bains d'Emmett, avant de filer chez Bella. Il ne fit rien quand elle rentra, il attendit qu'Edward et Bella soient partis, puis il avait scotché les mains et la bouche de sa soeur. Pour répliquer, Alice avait effacé la mémoire de trois consoles de jeux d'Emmett et ainsi tous ses scores. Il la pourchassa dans toute la villa et avait reçu en pleine figure une porte ouverte par hasard par Rosalie, stoppant pour la journée leurs querelles.

Rose s'était excusée et Emmett l'avait rassurée, il ne lui en voulait pas. Ils n'avaient pas retrouvé leur complicité d'avant et elle savait qu'il était encore vexé qu'elle soit partie, un mois plus tôt. Alors pour tenter une nouvelle fois de lui prouver qu'elle l'aimait, Rosalie partit lui chercher des cadeaux à Port Angeles. Elle n'avait aucune idée, elle chercha comment lui dire qu'elle l'aimait tel qu'il était, immature et généreux, farceur et sexy. Elle dégota finalement une de ces casquettes où l'on pouvait mettre une canette de bière de chaque côté avec un tube pour boire, les amateurs de sport en étaient souvent pourvus, ils avaient ainsi les mains libres. C'était ringard et il allait adorer, elle n'en doutait pas. Elle lui acheta aussi un appareil pour faire des hot-dogs et voulut lui trouver des sous-vêtements avec des supers-héros. Elle fut accostée et draguée par trois hommes et eut bien du mal à s'en débarrasser. En sortant du centre commercial, ils étaient encore là et en soupirant, elle déposa ses sacs à terre et mit à profit les heures passées à regarder Emmett se battre.

Emmett passa deux heures à l'hôpital, plus vexé que jamais par ses parents qui riaient encore de lui.

« En un mois tu es venu six fois, avoue que c'est comique ! » tenta de se justifier Carlisle.

Esmé laissa les clés de sa voiture à Emmett et alla dîner avec son mari. Emmett traversa la petite galerie marchande de l'hôpital puis se figea devant la vitrine d'un magasin de puériculture. Il ne pouvait ignorer que Rose était malheureuse et lui-même ne savait pas comment oublier ces deux jours où elle était partie sans lui. Ils avaient discuté et il avait compris, il lui avait pardonné même et s'était réjoui qu'elle ait tiré un trait définitif sur son passé. Pourtant, il était toujours blessé par la facilité qu'elle avait eu à le quitter et les mots qu'elle avait eu pour justifier son départ. Alors en voyant des petits robes et des petits pyjamas, il ne s'attendait à être aussi ému. Il savait qu'elle n'attendait que ça, devenir mère avait été son but dans cette autre vie et elle avait passé soixante-dix ans à regretter de ne plus pouvoir donner naissance à un enfant.

Emmett demanda l'aide d'une vendeuse et ensemble ils choisirent des tenues pour fille et pour garçon, des minuscules chaussettes, des tétines et des peluches. Emmett fit faire un énorme paquet cadeau avec tous ces articles. En les découvrant, Rosalie comprendrait qu'il était prêt à exaucer son vœu le plus cher. Et tandis qu'il conduisait, son cœur blessé guérit, rapidement, complètement et il put sourire pour la première en un mois sans mentir.

En arrivant à la villa, il appela Rose mais Alice lui dit qu'elle n'était toujours pas rentrée. Il allait dans leur chambre et posa le gros paquet sur le lit puis redescendit faire la paix avec sa sœur.

« On devrait se contenter du premier avril, qu'en dis-tu ? »

« Tu as raison Emmett. »

Elle fit un clin d'oeil et ils s'enlacèrent pour sceller leur résolution de paix. Peu après, des gyrophares se reflétèrent dans le salon et les trois jeunes gens sortirent à toute allure de la maison. Une voiture de police était garée et un policier en fit sortir Rosalie. Emmett déglutit en la voyant menottée, plus sexy que jamais.

« Que ça vous serve de leçons, mademoiselle. Si ces hommes choisissent de porter plainte, vous recevrez une notification. »

Elle haussa les épaules, l'officier la détacha et lui rendit ses achats.

« Qu'est ce qu'il s'est passé ? » demanda Alice.

« Mademoiselle Hale a roué de coups trois hommes au centre commercial de Port Angeles. » répondit le policier.

« Hein ? Bébé, tu vas bien ? »

Emmett prit le visage de Rosalie entre ses mains et l'examina. Elle ne portait aucune trace de coups et souriait avec arrogance.

« Ils me draguaient et n'ont pas compris ce que « non » veut dire, alors j'ai du leur expliquer. »

Emmett rayonna immédiatement, il n'avait jamais été aussi fier d'elle et aussi sûr de leur amour. Il passa un bras sous les genoux de Rose et la porta jusqu'à la maison puis dans leur chambre. Il la couvrit de baisers passionnés et elle se serait laissée aller si elle ne s'était pas souvenue qu'elle avait des cadeaux à lui donner.

« Ouvre ! »

Emmett rigola en découvrant son nouvel équipement pour soir de match et il la remercia en l'embrassant encore et encore.

« Je t'aime, je t'aime tel que tu es Emmett. Tu es et resteras l'homme auprès de qui de je veux vivre. »

Il l'enlaça tendrement et soupira de soulagement, il n'avait eu besoin que d'entendre cela. Puis il lui désigna son cadeau et Rosalie crut rêver. En pleurant de joie, elle se jeta dans les bras de son homme puis l'embrassa à son tour mais dans sa hâte, elle appuya sur le nez d'Emmett et remarqua enfin qu'il portait un énorme pansement froid.

« Ton nez est cassé ? »

« Oui. »

« Pauvre amour, je suis tellement désolée... »

« Pas grave, allez en scène, on a un bébé à faire ! »

Seattle

Après leur dîner, Edward pressa sa fiancée pour aller directement à l'hôtel qui se trouvait à quelques minutes du « Space Needle ». Bella avait réservé une suite avec vue sur la baie Elliott, Alice avait préparé une valise pour Edward en douce et l'avait donnée à Bella le matin même. A la réception, la jeune fille les annonça comme Monsieur et Madame Cullen et Edward ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras et de l'embrasser durement. Elle sentit contre son ventre le sexe durci de son fiancé, augmentant son propre désir.

Le garçon d'étage fut prié de faire vite et le billet que lui glissa Bella l'encouragea à les laisser immédiatement après avoir ouvert la porte.

Après de longues minutes à se frotter l'un contre l'autre, à se jurer un amour éternel, à se batailler avec leurs lèvres, Edward entraîna Bella jusqu'à la chambre.

« Demande-moi de te faire l'amour, tout de suite. » la supplia-t-il tout lui en empaumant les seins.

« Non... je veux réaliser tes rêves. »

Il stoppa ses caresses pour se noyer dans ce regard chocolat.

« Je veux aussi réaliser tes rêves. » lui déclara-t-il tendrement.

« C'est une chance que nous ayons les mêmes. Tu me feras l'amour lors de notre nuit de noces. »

Il grognait d'excitation et de joie à chaque fois qu'il pensait à leur mariage à venir. Mais pour l'heure, il devait faire jouir sa fiancée. Il la déshabilla lentement, baisant chaque parcelle de peau libérée. Il gémit quand il put lécher les seins fermes et les fesses rebondies. En gémissant, il arracha le dernier morceau de dentelle qui cachait l'intimité de la jeune fille.

« Tu es à moi... »

Elle sourit lascivement puis l'embrassa passionnément. Il se détacha de ses lèvres pour se mettre à genoux. Il agrippa les hanches de sa fiancée et enfouit sa langue entre les plis intimes et humides.

« Tu sens tellement bon, tu es délicieuse. »

Il la fit jouir rapidement, mettant fin à des heures de frustration pour elle et attisant à la limite du supportable son excitation à lui. Et bien sûr, une fois son esprit redevenu clair, Bella entreprit de satisfaire son fiancé. Elle avait perfectionné l'art de la fellation grâce à Alice qui lui avait donné de nombreux conseils. Edward cria fort quand il se déversa dans la bouche de sa fiancée. Il ne pouvait pas croire qu'à chaque fois, sa jouissance était plus intense et une fois de plus Bella l'avait impressionné.

Leur réveil ensemble les conforta dans l'idée qu'ils avaient besoin de vivre seuls. Habituellement chez les Cullen, le matin était bruyant et parfois propice aux chamailleries. Edward et Bella profitèrent de leur matin au calme et leur humeur câline n'était pour une fois pas contrariée.

« Quel est le programme pour aujourd'hui ma chère fiancée ? »

« Je voudrais profiter du temps sec pour visiter la ville, je ne suis jamais venue. »

« Tu veux aller dans un musée ? »

« Non, juste marcher avec toi. »

« Quand rentrons-nous ? »

« Tu en as déjà assez de moi ? » bouda-t-elle.

Il la cloua au lit pour la couvrir de baisers et ainsi l'empêcher de dire de telles idioties.

Deux heures plus tard, Bella avait guidé son fiancé jusqu'au Jardin Japonais. Ils discutèrent de leur emménagement à Dartmouth tout en admirant les arbres en fleurs, les bosquets et les points d'eau typiques du Japon.

« La maison n'est pas trop grande au moins. » s'inquiéta Bella.

« Trois chambres, un grand garage pour nos deux Volvo, une immense cuisine, un jardin... je pense qu'elle te plaira. »

Elle se blottit contre lui, cette matinée avait un goût de paradis.

« Ce serait l'endroit idéal pour nous marier. » lui dit Edward en désignant le décor.

Elle acquiesça puis soupira.

« C'est interdit. » lui apprit-elle.

« Comment le sais-tu ? »

« Quand j'ai préparé notre weekend... C'était mentionné sur leur site internet. »

« Où voudrais-tu te marier ? »

Elle se mordit la lèvre, n'osant pas lui dire qu'elle s'en fichait tant qu'elle devenait sa femme. Edward le comprit et caressa sa lèvre pour la libérer.

« Où tu veux. »

« Le lieu ne compte pas, je voudrais me marier aujourd'hui ! » plaisanta-t-elle.

Elle pensait surtout qu'elle ne voulait pas attendre des mois et des mois avant de faire l'amour avec Edward. Leurs étreintes étaient passionnées mais les laissaient toujours insatisfaits, impatients, à la limite de renier leur souhait d'attendre d'être mariés.

« Ok ! »

« Edward, c'était une blague. »

« Je suis sérieux Bella. Moi aussi j'ai envie de me marier aujourd'hui, je ne veux plus passer une seule nuit sans toi. »

« Mais... c'est fou... on ne peut pas... » balbutia Bella en réalisant que cela ne tenait qu'à elle.

Des tas de raisons se bousculaient dans sa tête pour ne pas agir avec précipitation, elle les ignora et écouta son cœur.

« En route pour Las Vegas ! » s'enthousiasme-t-elle.


ALORS?

Las Vegas, les voilà!