Hi! Entre une connexion vraiment merdique, je peux vous poster la suite de ce petit TwoShot portée sur les pensées d'Anna.
Bonne lecture et appréciez le point de vue de notre ange adorée!
Si vous me demandiez ce que je pense de Castiel, je vous répondrais que je pense beaucoup de choses sur lui. Je m'appelle Anaël, pour commencer, et je suis...j'étais dans la même garnison que Castiel. Uriel était avec nous également, j'étais leur capitaine. Nous étions une dizaine dans cette garnison, et de tous les anges que je commandais, Castiel était le plus loyal et celui qui prenait le plus de décisions sans me consulter, mais ça me plaisait, parce que chaque décision se révélait être nécessaire malgré quelques bourdes.
Je me demandais souvent comment Castiel faisait pour penser de lui-même, je me suis dit au départ qu'il n'était pas comme nous, qu'il était un usurpateur, mais en fait, j'avais tord. Je l'ai vite su, parce qu'il prenait toujours des décisions en voulant éviter le plus de pertes, que ce soit du côté de notre titanesque famille, ou que ce soit du côté de nos protégés humains.
Aujourd'hui, alors que je repose en paix dans le ciel avec tant de nos frères et sœurs, j'observe Castiel et, honnêtement, je crois que ce qu'il a fait est de ma faute.
Vous voulez une explication ? Je crois que j'ai donné le mauvais exemple. Vous souvenez de moi ? Anna, rousse, yeux verts. J'étais un ange tout ce qu'il y avait de modèle et de juste avant de tomber dans un piège de l'humanité. Je suis devenue un ange déchu, mais je l'ai fais de mon propre chef, parce que j'ai suivi le comportement de Castiel. Je ne savais pas ce qu'était la volonté propre, alors j'ai décidé de tester, et j'ai regardé de plus près les humains. Je voulais tellement les approcher, me montrer à eux, jouer avec les nouveaux nés, converser avec leur mère pour savoir quel effet cela faisait de porter un être dans son ventre, regarder les hommes et voir comment ils étaient constitués.
Et je suis tombée, je me suis arrachée les ailes pour être une de les leurs. De protectrice de l'humanité je suis devenue aussi brusquement qu'il était possible une protégée de mon ancienne famille. Et neufs mois plus tard, je renaissais sous forme de nourrisson. Pourquoi dis-je que Castiel tient de moi ? Parce que 24 ans après être tombée, je l'ai rencontré, je lui ai de nouveau appris le goût de la volonté propre, et pour ça je m'en veux.
Ce n'était pas Dean Winchester qui allait le faire changer, il y a contribué, mais je l'ai aussi aidé. Nous devions être deux à le faire céder à la tentation d'une liberté que nous, les anges, ne connaissions pas. Ensuite, Castiel s'est dévoué entièrement à Dean, et vous connaissez la suite. Je suis vraiment désolée d'avoir entrainé Castiel dans mon crime.
Il ne s'est pas coupé les ailes, mais il a outrepassé ses fonctions. Les protecteurs du Paradis ont bien essayé de le ramener à la raison, mais rien n'y a fait, Castiel ne pouvait pas être changé. Il faut croire que Père voulait qu'il soit ainsi. Il voulait qu'à chaque fois que son fils ne comprenne pas quelque chose, il penchait la tête sur le côté, ses yeux bleus scrutant les personnes face à lui, il voulait que son fils ne sache pas ce que voulait dire 'espace personnel', il voulait sans doute aussi que son fils détruise le Paradis pour ensuite mieux le reconstruire.
Castiel n'a jamais été comme nous, ça ne peut être que le Dieu qui nous a abandonné qui a fait ça. Il ne nous a probablement pas abandonné, car je le sens près de moi dans mon repos éternel, mais nous avons tous cru qu'il avait disparu en nous abandonnant à notre sort. Même Castiel a fini par perdre foi en Père.
Et quelque part, c'est de ma faute de l'avoir tenté de se libérer de cette emprise invisible que les archanges avaient sur nous. J'en ai payé le prix, mais je n'en veux pas à mon petit frère de nous avoir trahis, car je sais qu'il ne pensait qu'au bien du Paradis. Et qu'il ne voulait pas commettre les actes atroces qu'il a commis. Castiel, c'est une contradiction à lui seul, mais il ne cherche qu'à faire le bien. C'est sa raison de vivre, douter, aimer, protéger.
