Et voilà la suite my sweety pies même si ce chapitre, je dois bien l'avouer, ne fait guère avancer le schmilblic.
Lorsqu'ils sortirent de NSY, Sherlock était d'une humeur exécrable et marmonnait dans sa barbe, tout en caressant la boite contenant son trésor du moment :
« … même Lestrade n'est pas aussi lent à comprendre. Je suis même certain qu'Anderson – ANDERSON, John - aurait compris plus vite que cet idiot. Plus ils sont jeunes, et plus ils sont incompétents. En fait, je ne serai pas étonné qu'un QI égal à celui d'une huître – et je ne peux m'empêcher de trouver ça vexant pour les ostreidae – soit la condition sine qua non de la nomination au poste d'Inspecteur. Franchement, ils –
John bloqua le flot de récriminations. Un petit « tour » qu'il avait perfectionné avec le temps. Vivre avec Sherlock Holmes n'était pas difficile. Vivre avec Sherlock Holmes « ET » resté sain d'esprit nécessitait quelques ajustements. Comme par exemple dormir avec un casque antibruit, faire réviser régulièrement les détecteurs de fumée de l'appartement, labelliser les Tupperware en fonction de leur contenu (rouge = restes humains, vert = aliments, orange = indéterminé et sans doute non consommable) ou encore « bloquer » les logorrhées verbales (qui allaient de anti-NSY à anti Mycroft, en passant par « je vais vous expliquer pourquoi vous êtes TOUS des idiots ! »).
- … ah, enfin ! S'exclama Sherlock.
Il s'éjecta du taxi alors que celui-ci n'était pas encore arrêté devant la porte du 221 B Baker Street, laissant bien entendu à John le soin de payer la note, puis il s'engouffra dans la maison, son long manteau se déployant comme des ailes derrière lui. Yep, Sherlock Holmes n'était pas dramatique du tout, pensa John qui le suivit d'un pas plus mesuré (et franchement plus digne).
- Bonjour Mme Hudson, lança t-il à leur propriétaire qui fixait l'escalier que Sherlock venait de monter en coup de vent.
- Bonjour John. Et bien, on dirait que Sherlock a le diable à ses trousses aujourd'hui, ajouta t-elle un sourire bienveillant sur les lèvres.
- Oui, il a récupéré un, euh, un « spécimen » au labo et il est impatient de commencer ses analyses, vous savez comment il est.
- Oh, le pauvre, répondit Mme Hudson avec une petite grimace désolée, je crains que sa belle humeur ne s'envole. Elle se pencha vers John et lui murmura, vous avez un visiteur.
- Un visiteur ? Mais qui -
- Huhuhu, pas de discussion, vous devriez monter, c'est préférable, l'interrompit Mme Hudson. Oh, et je vais sortir les numéros habituels d'urgence – pompier, services sanitaires municipaux - pour plus tard … au cas où ».
John regarda la vielle dame rentrer dans son appartement, un petit sourire sur les lèvres. Apparemment, il n'était pas le seul à avoir développé des réflexes de défense sherlockiens !
« … -erci d'être passé et maintenant si tu pouvais retourner à ce qui est, je n'en doute pas, une vie trépidante de réunions et de paperasse. J'ai une urgence et je n'ai pas de temps à perdre avec une de tes minables petites affaires d'Etat.
John entra dans l'appartement juste à temps pour voir Sherlock se glisser dans la cuisine et fermer, sans grand ménagement, les portes vitrées séparant la pièce du salon.
- Bonsoir John, lui lança leur « invité » d'un ton affable.
- Bonsoir Mycroft. Euh, Sherlock …
Mycroft, qui était confortablement installé dans le fauteuil de Sherlock, lui sourit.
- Oui, oui, il est très occupé mais cela n'a guère d'importance puisque, contrairement à ce qu'il semble croire, ce n'est pas pour lui que je suis ici.
Il récupéra son attaché-case et en sortit une large enveloppe kraft. John la prit et l'ouvrit. Billets d'avion, réservation d'hôtel, passes … yep, tout y était. Il sortit le programme de la conférence et s'installa en face de Mycroft.
- Encore merci Mycroft. Le programme a l'air plus qu'alléchant. Molly va pouvoir faire pâlir d'envie tous ses collègues ! Pouvoir assister au Séminaire Francis Camps (5) est apparemment proche du miracle alors y participer, c'est un peu comme -
Une tête brune et bouclée fit son apparition dans le salon.
- Le séminaire Camps ? Qui participe au séminaire Camps ?
- Sherlock, soupira John. Le séminaire auquel Molly et moi allons ce week-end. Celui dont je te parle depuis près d'un mois ! Mycroft t'avais proposé d'y aller mais je me rappelle très bien que tu lui as répondu que tu avais mieux à faire qu'à aller écouter, je cite, « une bande de crétins en blouses blanches dont la seule priorité est de savoir quel est le cours de golf le plus proche ».
Sherlock, qui avait fait irruption dans le salon, fit volte face et pointa un doigt accusateur vers son frère :
- Mais j'ignorais que c'était un séminaire de légistes ! Je croyais que c'était juste de simples médecins.
- Merci beaucoup, grommela John.
-TOI ! (le doigt était, nota John, à quelques centimètres seulement du visage de Mycroft) Tu ne m'avais pas dit qu'il s'agissait du Séminaire annuel Francis Camps, fulminait Sherlock.
Mycroft leva un sourcil amusé.
- Oh, vraiment ? Ce détail a du m'échapper.
John trouvait que le sourire de Mycroft avait tout de celui du chat ayant mangé le canari. Et peut-être aussi ses petits. Et ceux du nid voisin.
Terrifiant.
Et un chouïa perturbant.
Sherlock poussa un grognement de dépit puis retourna dans la cuisine en prenant soin de refermer les portes vitrées.
- Et bien John, dit Mycroft qui n'avait pas bougé d'un pouce, que diriez-vous d'une bonne tasse de thé ?
Une voix s'éleva immédiatement de la cuisine
- JE SUIS EN PLEIN MILIEU D'UNE EXPERIENCE ! PERSONNE N'ENTRE ICI !
John soupira et fit mine de se lever.
- Désolé, je vais voir si –
Mycroft l'interrompit d'un petit mouvement de la main.
- Inutile, John. J'ai ce qu'il faut ici.
Il fouilla à nouveau dans son attaché-case en en sortit un thermos et deux petits gobelets. Il ouvrit le thermos et le fumet délicat d'un Darjeeling caressa doucement les narines de John.
- Mais … balbutia John, éberlué, comment avez-vous su qu'il allait s'enfer- Oh et puis non, je préfère ne pas savoir.
Mycroft, qui souriait toujours (pas un chat, non. Un rapace. Le genre charognard. Celui qui sentait la chair fraîche et le sang à plusieurs km. Vraiment, vraiment terrifiant) lui tendit un des gobelets et ils burent tous les deux à petites gorgées. Le silence s'installa au 221 B Baker Street lorsque Mycroft ouvrit la bouche … et fut interrompu par un nouveau braillement :
- ET NON, PAS QUESTION DE VENIR CHERCHER DU SUCRE ! CERTAINS DEVRAIENT PENSER A LEUR REGIME ! »
Le sourire se figea sur le visage de Mycroft pour être remplacé par un sourcil vaguement agacé et John, clairement à bout, explosa … de rire.
Sherlock, de la cuisine et Mycroft, de son fauteuil, émirent simultanément un « John ! » indigné.
La fin de la journée se passa sans encombres, ce qu'il fallait traduire par : pas de fratricide, pas besoin d'appeler Samu/pompier/ou autres services d'urgence.
Le lendemain ne fut guère différent. Calme, sans surprise et en parlant de ça, John bouclait sa valise en souriant. Il pensait à la petite « surprise » qui attendait Sherlock ce soir.
« Sherlock, lança-t-il en descendant dans le salon, je sors. Je passe chez Tesco, j'ai besoin de deux ou trois choses pour Edinburgh et … Sherlock ? »
Pas de réponse. Evidemment … John leva les yeux au ciel. Sherlock en mode « scientifique » était presque pire que Sherlock en mode « détective ». Il récupéra ses clés et sortit de l'appartement.
Dring.
Dring.
Dring. Dring
Dring. Dring. Dring.
Dring. Dring. Dring. Dring. Dring.
« Si les cellules ne parviennent pas à … –
Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring.
- … rééquilibrer le nombre de – JOHN ! La porte ! Cria Sherlock. A moins que la membrane elle-même -
Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring. Dring.
- JOHN ! Hurla cette fois Sherlock.
Ce n'était pas le coup de sonnette d'un client et si ce n'était pas un client alors Sherlock ne voulait pas savoir de qui il s'agissait. De nouveaux « drings » retentirent. Insistant l'opportun, pensa Sherlock. Franchement, pour appuyer vingt-et-une fois sur – minute. vingt-et-une ? Il ferma les yeux et se concentra sur les coups de sonnette. Il y avait d'abord eu deux fois un puis deux, trois, cinq, huit, treize et vingt-et-un.
La suite de Fibonacci (6).
Quelqu'un sonnait à la porte en utilisant la suite de Fibonacci.
Sherlock remonta ses lunettes de protection sur son front et tourna la tête vers le salon.
- John, il y a quelqu'un à la porte, annonça Sherlock à une pièce vide.
De nouveaux coups de sonnettes retentirent. Pas besoin de les compter pour savoir qu'il y en avait trente-quatre.
- JOOOOOHN !
Seul le silence lui répondit. Il soupira. Fallait-il qu'il fasse tout lui-même ?
- Mme Hudson. La porte. MME HUDSON !
Driiiiiiiiiiiiiiing !
Sherlock leva les bras en l'air et poussa un long soupir d'exaspération.
- Oh, c'est bon, c'est bon, j'arrive.
Il ouvrit la porte juste au moment où son amateur du nombre d'Or appuyait sur la sonnette.
- QUOI ! Beugla t-il sur une Molly Hooper aux yeux écarquillés comme des soucoupes. Et bien ? Qu'y a-t-il de si urgent ? Ses propres yeux se plissèrent, plein de suspicion. Si c'est pour récupérer le lithopédion, je … je l'ai prêté à … à Mycroft. Désolé, je ne pourrais pas vous le rendre.
Il allait fermer la porte lorsque Molly, dont les yeux clignaient comme la guirlande folle d'un sapin de noël, balbutia :
- Vous … vous … vous portez … ou plutôt non, vous ne portez pas … rien ? Ou si, bien sûr, c'est … euh … ce n'est pas « rien » au sens ou … ou c'est quelque chose mais rien -
- QUOI à la fin !
- Vousportezjusteundrap ? Finit par lâcher la jeune femme d'une traite.
Sherlock releva un des pans du dit drap et le passa derrière son épaule.
- Il fait une chaleur horrible dans l'appartement.
- Oh, répondit juste Molly. Et les lunettes de protection, c'est pour quoi ?
- C'est pour des expériences très importantes que je suis en train de mener et vous me déranger en –
Molly fronça les sourcils.
- Mais je croyais que votre frère avait le lithopédion ?
Oups.
- Qu'est-ce que vous voulez, grogna Sherlock.
- Oh, oui, je suis distraite. C'est que je suis vraiment excitée à l'idée de présenter ce papier devant –
- Oui, oui, c'est effectivement extraordinaire, grogna Sherlock mais ce qui serait vraiment, mais alors vraiment, fantastique, c'est que vous me disiez ce que vous faites ici.
- Oui, bien sûr. Je viens pour lui.
Elle désigna du menton la boite qui se trouvait à ses pieds.
Le visage de Sherlock s'éclaira d'un grand sourire.
Une autre merveille du labo !
- Mais bien sûr, entrez, entrez, dit-il d'une voix devenue soudainement suave ».
John grimpa les marches quatre à quatre. Il avait perdu un temps fou à la supérette. Les vacances voulaient dire moins de caissiers mais, étonnement, pas moins de clients bien au contraire : Londres était pleine de touristes !
Lorsqu'il arriva à l'appartement, Sherlock l'attendait, assis dans son fauteuil. Il était toujours enveloppé dans son drap et fixait John d'un regard assassin.
Houlà.
John posa ses courses sur le divan.
« Euh, Sherlock, ça va ?
- Qu'est-ce que c'est que CA, répondit juste Sherlock en désignant du menton la boite qui se trouvait sur le fauteuil de John, juste en face de celui qu'il occupait. Une boite que John reconnut immédiatement.
- Ah, sourit-il, je vois que Molly est passée pendant mon absence.
John s'agenouilla devant le fauteuil. Il ouvrit la petite grille qui se trouvait sur l'un des côtés de la boite et plongea la main dedans.
- Hey, hey, bonjour toi, dit-il sur un ton qui fit lever les yeux au ciel à Sherlock.
Précautionneusement, il sortit le mystérieux locataire de la boite.
Une petite truffe rose, des yeux verts, un pelage tigré tacheté de blanc (7). John se tourna vers son colocataire : nez rose, yeux verts, boucles brunes … et long drap blanc, couvrant plus ou moins le tout.
John sourit. La ressemblance était frappante et …
Miaaaaaaaaaaaaaaaaooooooouuurrrrrrrrrrrrggggggg dit le propriétaire de la truffe rose sur un ton où perçait clairement de l'indignation, genre « comment pouvez-vous m'avoir laissé aussi longtemps enfermé sans attention ? ».
…. Yep, des frères jumeaux.
- Tu crois qu'il sait jouer du violon ? Demanda soudainement John.
- Du … Du violon ?! Répliqua un Sherlock abasourdi. C'est un chat, John. Un vulgaire felis catus ! Les chats ne savent pas jouer du violon.
Il y avait une légère hésitation sur la fin de sa phrase. John sourit. Tiens, tiens. Après tout, Mycroft n'était pas le seul à pouvoir jouer au grand requin blanc attiré par l'odeur du sang.
- Tu es sûr de ça, insista John qui se releva, chat fermement calé dans les bras. Techniquement, Toby est encore un chaton. Il n'a que six mois. Peut-être que les chatons savent jouer du violon. Je suis certain que celui-ci sait. C'est peut-être une information que tu as effacée.
Il posa le chat sur les genoux de Sherlock qui se figea immédiatement
- Je vais préparer sa litière, dit John. Tu peux toujours lui montrer ton violon, qui sait …
- John, non, tu … ne me laisse pas avec ce … cette chose.
- Un chat. Un terrible et horrible et abominable bébé chat, Sherlock. Un chaton violoniste (cette affirmation lui valut un nouveau regard noir de la part de Sherlock) et je vais te laisser avec lui 48 heures en fait. Encore quelque chose que tu as effacé visiblement : tu as accepté de garder Toby pendant notre petite virée à Edinburgh.
Sherlock baissa les yeux vers la boule de poils qui reniflait avec curiosité l'étrange coussin sur lequel on venait de la poser.
- Je n'aurais jamais fait ça, grinça t-il. C'est … c'est dégoutant !
Main sous le drap, il tapotait le chat l'empêchant de progresser plus loin dans ses investigations (et élicitant des petits miaulements indignés de sa part).
- Dégoutant ?! S'exclama John.
Il jeta un coup d'œil à la cuisine.
Et soupira en découvrant les résultats d'une journée et demi d' « expériences ».
- Plus dégoutant que ce qui se trouve sur la table de la cuisine ? Demanda t-il.
- Mais John, ça c'est … vivant ! Répondit juste Sherlock comme si la réponse était de la plus haute évidence.
« Et voilà, dit John, sur un ton satisfait. Litière prête, distributeur d'eau et de croquettes, prêt, petit coussin moelleux prêt et –
- Sherlock Holmes, pas prêt, répondit une voix renfrognée. John, tout ça est vraiment ridicule –
John leva la main pour interrompre ce qui allait sûrement être la longue litanie des raisons pour lesquelles, le grand Sherlock Holmes ne pouvait décemment (ah ! Comme s'il y avait quoique ce soit d'encore décent dans l'appart' après deux jours d'analyse sherlockienne !) pas s'occuper d'un chaton.
- Sherlock, tu n'as pas le choix, ou plus exactement nous n'avons pas le choix. Mme Hudson est chez sa sœur –
Au mot « sœur », Sherlock, qui boudait toujours enveloppé dans son drap, s'anima soudainement, un éclair dans les yeux que John lui connaissait que trop bien. Il ouvrit la bouche … et fut immédiatement interrompu par John :
- Et non, pas question de laisser Toby chez Mycroft vu que ce dernier est terriblement allergique aux chats et que tu le sais pertinemment. Sherlock … il soupira. Je sais que Molly a peut-être un chouïa profité de ce que tu étais, disons, occupé à penser à autre chose lorsqu'elle t'a demandé de t'occuper de son chat mais il n'y a vraiment personne d'autre à qui elle peut le confier. Et penses à TOUS les services qu'elle a pu te rendre sans jamais rien demander en échange. »
Sherlock poussa un soupir qui avait du être entendu jusqu'à l'autre côté de Londres. John prit ça pour ce que c'était : la capitulation du grand Sherlock Holmes.
« John ! JOHN !
John se tourna vers la voix qui l'appelait. LHR (8) ressemblait à une ruche folle ! Il finit par repérer Molly, bras s'agitant comme un sémaphore. Il s'engoufra dans la masse (filant plus ou moins tout droit, évitant ci et là, enfants, bagages et toutous tenus en laisse) et atteignit enfin la jeune fille qui était attablée à la table d'un Costa (9).
- Alors ? Demanda-t-elle anxieusement.
- Alors … ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer.
- Mais … c'était peut-être une erreur, Toby est encore si jeune et –
- Et Sherlock est un adulte responsable, affirma John avant d'ajouter, sotto voce , du moins, la plupart du temps.
Cette remarque ne rassura pas vraiment Molly qui se mit à se tordre les mains nerveusement.
- Molly. Stop. Tout va très bien se passer, c'est juste 48 heures et Sherlock sait ce qui l'attend s'il arrive la moindre chose à un seul des poils de Toby ».
Oh, oui, les représailles seraient terribles. John l'avait d'abord menacé d'inviter Mycroft à dîner pour le remercier. Tous les soirs de la semaine. Sherlock avait grincé des dents mais n'avait pas bronché. John était passé à quelque chose d'un peu plus sérieux : il avait promis à Sherlock qu'il féliciterait Anderson pour ses incroyables facultés déductives. Devant tout le monde, ce qui incluait Lestrade. ET Mme Hudson. Cette fois, ça avait marché puisque Sherlock s'était levé d'un bond et, d'un revers de son drap digne d'un acteur de tragédie grecque, était parti s'enfermer dans sa chambre. John avait croisé les bras et compter lentement : 3, 2, 1 … et la porte s'était rouverte. Une main blanche avait déposé quelque chose par terre et la porte s'était refermée une nouvelle fois laissant derrière elle un Toby aux yeux clignotant de surprise.
John soupira en repensant à son départ. Sherlock était toujours enfermé dans sa chambre et Toby avait curieusement décidé que le seuil de sa porte était le meilleur des endroits pour s'installer.
Il avait pris son sac, récupéré son téléphone portable et jeté un dernier coup d'œil à ses deux charges du moment. Curieusement, Toby était bien réveillé et assis sur son séant, il ressemblait à ses sphinx de l'ère antique, fier et résolu.
John se demanda un moment qui, de Sherlock ou du chaton, était le gardien.
A miaousuivre !
(5) Francis Camps est un médecin légiste anglais qui travailla, notamment, sur la célèbre affaire John Christie, tueur en série anglais (Tim Evans, accusé à sa place de l'assassinat de sa femme et de sa fille de 13 mois, fut exécuté à tort, ce qui conduisit à l'abolition de la peine de mort en GB). On lui reconnait 8 victimes (tuées entre 1940 et 1953). Sherlock se serait arraché les cheveux tant le travail de la police sur cette affaire fut bâclé ! Dans le jardin où furent retrouvés les corps de Béryl et Géraldine Evans se trouvaient aussi, presque à découvert, les restes de deux des précédentes victimes de Christie.
(6) La suite de Fibonacci est une suite d'entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent. Cette suite est fortement liée au nombre d'or qui intervient, notamment, dans la construction du Pentagone et que l'on le retrouve dans la nature (notamment dans les capitules du Tournesol qui font aussi intervenir la suite de Fibunacci).
(7) Si vous voulez voir des photos du chat de Molly, filez sur le blog que la BBC lui consacre (un peu comme les « faux » blogs de Sherlock et de John).
(8) Acronyme d'identification de l'aéroport de London Heathrow.
(9) Costa est une chaine de cafés (genre Starbuck) très connue (et appréciée) des anglais. On en trouve en France, souvent dans les gares.
