Kell Uzumaki : Merci pour tes conseils, j'ai en effet modifié le sommaire ^^ désolé, je suis nouveau à ce genre d'histoire, donc parfois un peu paumé au niveau du site.

Et je prend parfois quelques libertés parfois par rapport à l'histoire d'origine:p donc le stiles asthmatique ^^


Chapitre deux :Sérénité.

48 heures s'étaient écoulés depuis l'incident au lycée. Stiles, toujours un peu choqué, avait remarqué l'absence de Jackson au lycée, ce qui au final l'arrangeait bien. Il avait remercié Scott d'avoir prévenu Derek, mais il avait refusé de lui révélé l'intermède «sieste » chez Derek.

Derek. Il ne pensait qu'à lui depuis ces deux derniers jours. Stiles lui en voulait de l'avoir traité comme un chien, alors qu'après tout, Stiles lui avait sauvé la mise plus d'une fois.

Stiles n'avait pas non plus ouvert l'enveloppe qu'il avait ramené de chez l'alpha. Une fois chez lui, la honte l'avait submergé, et il avait imaginé une centaine de scénarios rocambolesques pour lui rendre son magazine, tous plus nuls les uns que les autres. Stiles était convaincu que ce ramener chez Derek en lui disant qu'il avait pris l'enveloppe par hasard le conduirait à une mort certaine par décapitation.

Ce jeudi était interminable. Les cours du matin était ennuyant au possible, et dans l'après midi il devait assister au cour d'éducation sportive. Après deux heures à courir comme des crétins autours d'un terrain de foot, Stiles était d'une humeur massacrante. De plus, en passant dans le couloir vers les vestiaires, il avait entraperçut le dos dénudée de Lydia, et cette simple vision lui avait donnée une trique d'enfer qu'il n'arrivait pas à se débarrasser.

C'est pourquoi, une fois chez lui, il vérifia que son père était bien absent, il enleva son pull, son t-shirt et son bermuda, massa délicatement sa cheville encore douloureuse, et s'allongea sur son lit en boxer. Sa virilité, plein d'entrain, déformait son boxer. En soupirant, il commença à se caresser à travers le tissu, faisant monter doucement l'excitation. Les yeux clos, il se repassa en boucle la scène des vestiaires : Lydia en train d'enlever son soutien-gorge, Lydia tournant délicatement la tête vers lui, et murmurant avec sa voix rauque : Stiles

Sa voix rauque ? Depuis quand Lydia avait une voix rauque ? Traumatisé, Stiles arrêta le mouvement de va et viens et réalisa que la voix qu'il s'était imaginé à travers la bouche de Lydia était celle de … Derek.

Éberlué, Stiles se demanda pourquoi il avait fantasmé cela. Puis aussitôt, une nouvelle pensée dans l'esprit hyperactif de Stiles chassa la précédente. Il avait en sa possession le magazine porno de Derek.

Revigoré, il se tourna, ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sortit l'enveloppe. Il prit le magazine en tremblant légèrement, et commença de nouveau à se caresser en observant les différentes femmes qui l'alpaguait à travers l'œil du photographe. Stiles tournait doucement les pages, tout en glissant finalement une main dans son boxer, stoppant la délicieuse torture qu'il s'infligeait à lui même. En relevant son bassin, le garçon enleva le morceau de tissu et pris à pleine main sa virilité. Il était dans une forme d'enfer, et cela l'excitait plus que jamais.

A un moment dans sa caresse intime, il rencontra une difficulté à tourner une page. Il y parvint en forçant un peu mais il réalisa que quelque chose avait collé les deux pages du magazine ensemble. En réalisant que c'était probablement la semence de l'alpha, Stiles fut dans un premier temps dégoûté. Puis il observa plus attentivement l'image en question.

Il s'agissait d'une femme rousse, allongé voluptueusement sur un divan. Un homme musclé avait son visage enfoui entre les jambes de la lady, tandis que cette dernière approchait ses lèvres pulpeuses de la masculinité d'un second homme debout face à elle. Une de ses mains maintenait le premier homme dans sa position tandis que la seconde était posé sur les fesses du second, debout. En regardant plus attentivement, la femme faisait un peu plus que simplement caresser les fesses de l'homme.

Stiles, au comble de l'excitation, tant par la découverte du fantasme de Derek que par la photographie, explosa dans une gerbe d'étincelles multicolores, de longs jets de semences giclant sur son torse imberbe. La délicieuse sensation dura encore quelques secondes, puis Stiles redescendit finalement sur Terre.

C'était probablement l'orgasme le plus puissant qu'il n'avait jamais eu. Encore haletant, il s'essuya et s'esclaffa lorsqu'il remarqua qu'il avait à son tour orné le magazine d'une belle trace blanche.

Stiles étant un ado, il refoula tout les éléments qui aurait pu paraître bizarre pour une tierce personne : la voix de Derek dans son fantasme, le plaisir de découvrir l'image préféré de l'alpha, le contenu de cette image … Stiles, quelques minutes plus tard, s'affaira dans la douche pour se nettoyer, en pensant avec un peu d'inquiétude à son père qui encadrait ce soir là un transfert de prisonnier à haut risque.


Lorsque son père rentra ce soir là, Stiles vit que quelque chose clochait.

-ça va pas, P'pa ?

La mine renfrognée, ce dernier répondit :

-Tu n'as pas des nouvelles de Jackson ?

-Euhhh non … Mais on est loin d'être des potes, pourquoi ?

Son paternel rangea son pistolet dans le tiroir de la commode de l'entrée qui fermait à clé, puis expliqua :

-Son père est venu nous voir aujourd'hui. Cela fait 48 heures qu'il n'a pas de nouvelles de son fils. On a lancé le protocole disparition. Toi et Scott n'avait rien à voir là dedans ? Poursuivit son père d'un ton suspicieux.

Stiles démentit avec force, d'autant plus que pour une fois, c'était la pure vérité.

Puis le policier fourbu, s'engouffra dans la cuisine pour se préparer un encas. Stiles en profita aussitôt pour s'éclipser afin d'appeler Scott.

-Yep ?

-Scott, c'est Stiles. T'as des nouvelles de Jackson ou de Derek ?

-Nope. Pourquoi ?

-Le père de Jackson a été signaler sa disparition à mon père tout à l'heure. Apparemment, Jackson n'a donné aucun signe de vie depuis 48 h. Tu peux pas aller vérifier ?

-Nan, Danny, demain on n'a pas math.

Aussitôt Stiles saisit la situation :

-Ta mère est là ?

-yep

-Elle te séquestre toujours et t'empêche de me parler ?

-yep et yep.

-okay okay. Allison est dispo ?

-Nope, le directeur est au courant pour l'absence du prof.

-Okay, donc si je traduis, son grand père la surveille elle aussi ?

-Yep.

Après avoir raccroché, Stiles décida de prendre une nouvelle fois les choses en main. Au final, c'était Scott le nouveau loup-garou, mais c'était toujours Stiles qui devait résoudre les problèmes, et ça commençait franchement à le gonfler.


Il prétexta devant son père qu'il allait dormir, il s'enferma dans sa chambre et sortit par sa fenêtre via l'échelle qui avait installait à proximité en cas d'urgence. Il marcha une vingtaine de minutes en claudiquant pour arriver devant la demeure de Derek.

La porte était grande ouverte et une grande traînée de sang tapissait le seuil.

Stiles s'engouffra dans la maison prudemment mais rapidement. Après avoir vite fait le tour du rez-de-chaussé, il grimpa au premier étage pour trouver un Derek torse nu, ensanglanté, dans la baignoire. Les yeux mi-clos, l'alpha avait le souffle court et les mains tremblantes. Son torse était recouvert d'une multitude de griffure, et une impressionnante marque de morsure zébrée son épaule droite.

Stiles en s'approchant de lui comprit qu'il était paralysé, fort probablement par Jackson. L'adolescent le redressa dans la baignoire, enleva les chaussures de Derek, ses chaussettes. Il eut plus de mal avec le pantalon mais s'arrêta là en rougissant : il avait croisé le regard sombre de Derek au moment où il avait voulu lui enlever son caleçon.

Stiles ne savait pas alors ce qui le dérangeait le plus : le regard noir de Derek, ou le soupçon de déception qui naissait en lui.

Il le lava doucement, attentif à sa respiration, lui enlevant toutes les traces du sang. Stiles pu rapidement constater que les blessures étaient pour la plupart superficielles exceptée pour la morsure de l'épaule.

Les effets du venin commençait à se dissiper, ainsi Derek pu aider Stiles pour se sortir de la baignoire. Il s'assit sur le rebord pendant que le garçon le séchait.

Une fois la peur passée, Stiles regarda différemment Derek, en observant sa musculature impressionnante. Le loup-garou était musclé d'une façon très proportionné, cela en était presque surnaturel. Étrangement, contrairement à ce que l'on pourrait croire à propos d'un loup-garou, Derek n'était pas très poilu : un fin duvet recouvrait ses jambes, et une petite rivière de poil noir sortait du caleçon pour remonter jusqu'à son nombril. Stiles l'admettait : Derek était magnifique. Comparé à lui, il se sentait comme un ado gringalet, et maladroit.

Stiles devait avoir un peu trop forcé l'observation parce que Derek l'interrompis en se raclant la gorge.

-Tu …as ... finis … de … mater?

L'adolescent rougit mais ne se laissa pas démonter. Il glissa un bras de Derek sur son épaule et l'aida à se redresser. Ils se dirigèrent ensuite vers la chambre.

Ce fut laborieux : l'alpha encore largement ralentis par le venin, et Stiles boitant à cause de sa cheville. Ils parvinrent cependant au pied du lit, mais la manœuvre suivante ne se passa pas comme prévu. Stiles voulait initialement relâcher Derek sur le lit, mais ce dernier lui agrippa l 'épaule. Résultat : Stiles fut entraîné par Derek lorsque ce dernier tomba sur le matelas.

Stiles se retrouva sur Derek. Littéralement.

Aussitôt l'esprit hyperactif de Stiles songea :

-La blague ! C'est quoi ce bordel ?

Mais pourtant c'était bien la réalité : Stiles se retrouvait plaqué contre le corps quasi nu de Derek. Il pouvait sentir sous lui le cœur de l'homme se répercuter sur sa poitrine, son ventre s'abaisser pour respirer, les muscles de ses jambes, sa virilité au repos et son haleine chaude.

Mais le plus frappant, c'était le regard de Derek. Celui d'un homme perdu, presque affolé, comme si au fil de ces années de solitude et de noirceur, il en avait oublié le contact humain, la chaleur d'autrui. Comme si ce contact l'avait pris par surprise et qu'il ne savait pas quoi faire. A cet instant précis, Derek avait le regard d'un gamin apeuré.

En réalisant cela, Stiles découvrit une nouvelle facette de Derek, et il fut submergé par un gigantesque élan de compassion. Non seulement il ne bougea pas, mais en plus il enroula ces bras autours de son corps brûlant.

Cela dura une bonne heure. Les deux hommes restèrent ainsi, silencieux, leurs bras emmêlés (Derek, redevenu progressivement maître de son cœur avait imperceptiblement mais sûrement imité Stiles), profitant simplement de la présence de l'autre. Ils étaient dans une sorte de stase, une sérénité qu'aucun des deux n'avait connu. Plus rien n'existait, et plus rien n'avait d'importance.

Le battement de leurs cœurs résonnaient à l'unisson, leurs regards étaient plongées dans celui de l'autre, comme pour en puiser une nouvelle énergie, un nouvel élan de vitalité.

Lorsque la lune fut haute dans le ciel, Stiles brisa le silence tout en gardant sa position.

-Qu'est ce qui c'est passé Derek ?

Cette simple question sembla rompre la douce torpeur dans lequel l'alpha était plongé. Comme s'il venait de se réveiller, il se redressa, un peu hébété puis se leva. Sans regarder Stiles, il expliqua :

-Jackson. Je lui ai coupé un bras. Un homme est venu, s'est transformé, m'a mordu et s'est barré en emportant Jackson.

-Sérieux ? Tu as coupé le … le bras de Jackson ! Fuck ! On est dans la merde, comment on ….

Derek se retourna brusquement, affichant désormais le visage traditionnelle de l'alpha.

-On ? Il n'y a pas de « on », Stiles. Ce n'est pas parce que tu as profité de ma faiblesse pour me peloter qu'il y a un « on ».

Mais cela n'affecta pas Stiles. Après ce qu'ils venaient de vivre ensemble, cette expérience transcendante, le jeune homme n'avait plus peur de son aîné. Et Derek le comprit.

Derek raccompagna Stiles chez lui. Une fois arrivé sur a palier, Stiles alla parler mais Derek s'évapora juste avant. Il eu juste le temps d'apercevoir l'homme sauter par dessus une voiture garé au coin de sa rue.

La gorge serrée, il grimpa à l'échelle, se déshabilla et se mit au lit. Mais Stiles fut incapable de trouver le sommeil : une quantité de question tourbillonnait dans son esprit : Qu'est ce que c'était ce truc avec Derek ? … Qu'est ce que je ressens ? … pas gay, c'est pas possible … Va en penser Scott ? … sauver Jackson ? …

Cette nuit blanche laissa présager les quatre futurs mois de sa vie. Vide de toutes réponses, sans nouvelles de Jackson.

Mais, et ce fut le pire, sans nouvelle de Derek.