Un chapitre un peu plus long cette fois.

N'hésitez pas à me dire dans les reviews ce que vous en pensez.

Ps : Merci Shalfox, je m'amuse comme un petit fou à écrire cette histoire.


Chapitre 3 : Absence

Cela faisait très précisément 3 mois, 3 semaines et 2 jours que Derek n'avait donné aucun signe de vie. Ni à Stiles, ni à Scott.

Et Stiles était le seul à s'en inquiéter. Scott semblait préoccupé dans un premier temps, mais ensuite, au vu de l'absence de report de décès ou de mort étrange dans la région, le jeune loup-garou avait laisser coulé, en expliquant à un Stiles incompris que après tout, cela faisait exactement 3 mois, 3 semaines et 2 jours que tout aller bien. Allison approuvait le comportement de son petit copain, puisque depuis le départ de l'alpha, ces parents étaient largement plus détendu, et son grand père avait finis par partir dans une autre région, pour chasser.

-Stiles, arrête de t'en faire, répéta Scott pour la centième fois depuis quelques jours. Derek est un grand garçon, il sait se débrouiller.

Devant le visage mi suspicieux, mi inquiet de son ami, Scott poursuivit sur le ton de la blague :

-Mais pourquoi t'es si inquiet ? Tu avais des vues sur lui ou quoi ?

Scott s'esclaffa de sa blague, ne remarquant pas la brève expression de honte passer sur le visage de son ami. À partir de cet instant, Stiles se jura de ne plus reparler de Derek devant Scott. Mais cela ne l'empêchait pas de penser à lui, la nuit, seul dans son lit.

Depuis le départ de Derek, (ou disparition?), Scott semblait renaître. Il semblait plus détendu, ne se transformait que les soirs de pleine lune, mais avec de plus en plus de facilité pour se contrôler. L'absence de danger de mort imminente sur sa tête ou sur celles de ces amis l'avaient métamorphosé: il réussissait mieux les cours, il dormait des nuits complètes, et passait plus de temps avec Stiles. C'est d'ailleurs le seul point positif que ce dernier trouvait à cette situation : retrouver son meilleur ami de toujours.

Ils avaient retrouver leurs vielles habitudes de traîner ensemble le soir après le lycée et les après-midi du week-end, suite à la levée de la punition de la mère de Scott face aux bons résultats scolaires récents de son fils. Les nuits, à partir de 00h00, Scott les réservaient à Allison.

Les deux compères jouaient beaucoup à la console, surfaient parfois sur le net pour approfondir leur recherche, mais ils passaient également beaucoup de temps, seuls, installé à l'arrache sur le lit de Stiles, à se parler. Deux vrais nanas.

-Tu sais ce qui m'agace le plus en ce moment ? Demande Scott.

Stiles, pianotant sur son PC, répondit par la négative :

-C'est de ne pas être assez Allison.

Stiles se retourna en affichant sa célèbre expression « je-lève-les-yeux-au-ciel-parce-que-tu-raconte de la merde ».

-Scott. Tu la vois tout les jours au lycée entre les cours. Heureusement que tu as un forfait illimité vu le nombre de sms que vous vous échangez. Qu'est ce que j'oublie ? Ah oui, tu la vois toutes les nuits pendant 1h30, seuls tout les deux dans les bois. Qu'est ce qui te faut de plus ?

Scott rougis légèrement, et se repositionna afin d'être assis face à Stiles.

-Nan, ça m'agace de pas être assez avec Allison.

Il avait ponctué sa phrase en imitant des guillemets.

-Comment ça, « être avec Allison » ? Tu connais une autre façon d'être avec une personne que de la voir tout le temps ? Qu'est ce que …. Ohhhhhhhhh, réalisa soudain Stiles, par « être avec Alisson », tu veux dire « faire l'amour jusqu'à l'extase avec Allison » ?

Scott, confus, acquiesça.

-Tout est parfait, explicita le loup-garou, sauf ça. On se voit souvent, c'est vrai, mais pas dans des endroits propice à tu-sais-quoi. Et ça commence à être chiant !

Stiles le regarda fixement et contre argumenta :

-Mec, tu as une meuf canon que t'aime et qui t'aime. Je suis vraiment désolé que tu ne l' « honore » pas plus souvent (Décidément, Stiles allait devenir accro à mimer les guillemets) , mais ne te plains pas, ou pas à moi en tout cas ! Je te rappelle que je suis dans la situation dans laquelle tu étais avant que la chance tombe sur toi à coup de morsure de loup-garou. Vie sexuelle : Nada. Vie sexuelle dans mes phantasmes ? Rahhh tu n'as même pas idée. Je m'imagine toujours avec ….

Stiles fut interrompu par un oreiller en pleine face. Scott, hilare, le regardait :

-Okay okay, j'ai saisis le message. J'arrête de me plaindre.


Ils bossèrent une demi-heure un devoir maison à rendre pour la fin de la semaine, et Scott partis rejoindre sa mère pour le dîner. Stiles, comme à son habitude, prépara le dîner afin que, lorsque son père rentrerait du boulot, ils puissent manger convenablement, en tout cas autre chose que des pizzas surgelés.

Dernièrement, son père était préoccupé avec la disparition de Jackson. Son fils n'aimait pas le voir ainsi, mais il ne pouvait rien lui dire sur l'incident Derek/Jackson. Le shérif avait un énorme défaut, il se sentait personnellement responsable lorsqu'il ne résolvait pas une enquête. Autant dire que dernièrement, avec la multiplication d'incidents surnaturelles en ville, le policier n'était guère de bonne humeur.

Mais ce soir là dérogea à la longue tradition de repas moroses où Stiles se sentait obligé de faire la conversation. Son père rentra dans une forme d'enfer : Stiles était encore dans sa chambre qu'il entendit son père hurler du bas des escaliers :

-STILES, VIENS VOIR !

L'adolescent obéit aussitôt, et se dépêcha de le rejoindre.

-On a des nouvelles de Jackson.

L'estomac de Stiles se contracta.

-Il a écrit une lettre à son père. Ce dernier est formel, c'est bien l'écriture de son fils. Il va bien, il est en Floride rejoindre un de ces potes.

-Sérieux ?

-Oui, sérieux Stiles. Il dit qu'il est partit à causes de pleins de choses : le lycée, le fait qu'il s'entendait mal avec ces parents adoptifs dernièrement et lysa …

-Lydia, corrigea automatiquement Stiles

-Ouais, Lydia. Bref, il dit qu'il va bientôt revenir, qu'ils tient à ses parents et tout le blabla habituel.

-Ouais ! S'écria d'une voix faussement enjoué Stiles, lorsqu'il vit que son père attendait une réaction de son père. Je suis trop content, il va pouvoir de nouveau m'enfermer dans les chiottes !

Le reste de la soirée se passa s'en encombre, mais Stiles se demandait intérieurement comment les gens réagiraient lorsque Jackson allait se ramener avec un bras en moins. Ces interrogations ne firent que raviver le souvenir de ce moment fugitif avec Derek, cet instant de grâce. Un sentiment de regret l'envahis et l'habita toute la nuit et le lendemain.


Scott remarqua le moral faible de son ami. Il ne comprenais pas vraiment pourquoi, les vacances d'été approchaient à grands pas, les notes de son pote frisaient l'excellence. Mais il se doutait que cela avait un lien avec Derek. C'est pourquoi il s'excusa auprès d'Allison en lui disant que ce week-end il allait essayer de le passer avec Stiles, ce par quoi cette dernière répondit par un baiser langoureux. Elle trouvait craquant le côté concerné de Scott pour ces amis.

D'ailleurs, l'idée tombait au bon moment car la mère de Scott allait partir le vendredi soir pour ne revenir que le lundi voir sa sœur enceinte de 4 mois à Manhattan. Ils auraient donc la maison pour eux seuls tout le week-end. Lorsque Scott proposa l'idée à Stiles, il sut qu'il avait bien fait, parce que instantanément, le visage de son ami se réjouit.

-Awesome ! On va pouvoir enfin essayer de lancer ce charme de protection dont je t'avais parlé l'autre jour. Je sais je sais, tu ne crois pas à la magie, mais je te préviens qu'avant je ne croyais pas au loup-garou, ça ne coûte rien d'essayer ! Et puis on à l'intégrale de la dernière saison de How i meet your Mother à se taper ! Je m'occupe de la bouffe, toi des boissons ! Prend de la limonade en bouteille en verre hein, parce que celle dans des bouteilles en plastiques est dégeu. Je vais essayer de m'arranger avec Paul, tu sais mon voisin majeur, pour avoir un pack de bière, puis on …

Stiles avait débité tout cela sans respirer. Scott sut qu'il avait fait le bon choix.

Les deux amis passèrent un excellent vendredi soir : ils allèrent se baigner au lac qui se trouvait pas loin de la maison de Scott. Ils rentrèrent épuisés, mais franchement heureux : c'est comme si tout les problèmes s'étaient dilué dans l'eau du lac.

Ils finirent la soirée sur le canapé, à s'empiffrer de chips et à engloutir des litres de limonades, tout en s'esclaffant devant les gags de leurs séries. Il était plus de 3 heures lorsqu'ils allèrent au lit.

Le lendemain fut tout aussi excellent : grasse matinée, barbecue, Stiles inventa des épreuves pour tester les capacités de Scott, mais devant la difficultés de ces dernières (comme traverser une voiture juste en passant par les fenêtres ouvertes en un saut) Scott se gaufra la plupart du temps.

Le voisin de Stiles avait réussis à leur fournir un pack de 12 bières et un litre de tequila.

Posés dehors, ils commencèrent à boire doucement, lorsque Scott sortit de son sac une petite surprise pour Stiles.

-C'est quoi ça ? Demanda Stiles.

Scott sourit, un sourire de carnassier, glissa la petite chose blanche dans sa bouche et l'alluma à l'aide d'une allumette. Il inspira une grande bouffé et toussa.

-ça, mon pote, c'est le premier joint que l'on va fumer de notre vie. C'est Danny qui me l'a filé.

Scott passa le joint à Stiles qui inspira prudemment.

-Eh, mais c'est pas mauvais ce truc ! Ça sent super bon !

C'est ainsi qui passèrent le reste de la soirée, tout les deux flottant sur un petit nuage d'insouciance libérateur. La soirée aurait été parfait si un orage ne s'était pas installé sournoisement au dessus de la région et n'avait pas explosé.

Scott et Stiles se retrouvèrent trempés en deux secondes. Hilares, ils se réfugièrent dans la maison où ils se déshabillèrent rapidement pour se retrouver en boxer.

Stiles ne put à nouveau s'empêcher d'observer le garçon à demi nu face à lui. Scott avait changé depuis sa métamorphose : ces pectoraux s'étaient développés et son ventre anciennement plat faisait désormais place à une sacrée tablette de chocolat.

Stiles une nouvelle fois se sentit comme un gringalet à côté de tant de puissance et de force. Puis il se réprimanda intérieurement :

-Mais c'est quoi ce bordel ? Tu mates les mecs maintenant ?

Mais Scott n'avait rien remarqué. Ils grimpèrent dans la chambre de ce dernier tout en blaguant, complètement défoncé.

Scott, complètement désinhibé, enleva son boxer et se dirigea vers sa salle de bain en beuglant :

-Tu viens Stilinski ? Ou tu veux rester trempé ?

Ce dernier s'empourpra furieusement. Il n'avait pas vu son meilleur ami nu depuis des années. Aujourd'hui, plus de doute, Scott était bien devenu un homme. Sa toison pubienne était épaisse, et un pénis d'une longueur raisonnable, même si Stiles le battait sur ce point, battait la cadence à la marche de Scott. Se passant avidement la langue sur le coin de la bouche, Stiles imita son ami après une hésitation.

-Ah bah mon cochon, tu t'es vu ? Bordel, les filles vont fondre devant un engin pareil.

La couleur du visage de Stiles approchait désormais celle des tomates. Il cacha sa nervosité par un petit rire.

Ils rentrèrent à deux dans la cabine de douche et commencèrent à se savonner tout en parlant. Stiles acquiesçait, et répondait brièvement à la conversation, mais pour être honnête, il regardait surtout en biais le corps de son ami. L'adolescent se sentait incroyablement bien, pas aussi bien que cette soirée avec Derek, mais quand même.

Leur douche dura un bon quart d'heure, puis subitement Scott se figea et éclata de rire. Stiles, ralentis par les effets du joint, mis un moment à comprendre l'hilarité de son ami : en suivant la direction de son regard, il constata qu'il était en pleine érection. Et pas une petite.

Son sexe pointait fièrement vers le ciel, et une goutte de liquide s'échappa de son méat.

Ne sachant pas trop comment réagir, il opta pour pour une franche bousculade, décuplant les rires de Scott. Un peu honteux, il constata soudain que son ami le rejoignait dans son état d'excitation.

-AHHHH, hurla Stiles en pointant le pénis de Scott, C'EST L'HOPPITAL QUI SE FOUT DE LA CHARITÉ.

Scott réussit à se calmer, mais il descendit une main sur son pénis gonflé et commença à le caresser.

-C'est toi crétin qui m'a donné la gaule ! Et pis, avec Allison ça fait mille ans qu'on a rien fait !

-Ouais ouais, jsutifie ça comme tu veux, Mon p'tit Scott, mais tu ne peux pas nier que ce qui te fait réellement de l'effet, c'est mon corps de statue grec !

Scott faillit s'étrangler de rire et la suite ne fut que blagues grivoises et humour lourd. Ils se battaient à moitié dans la douche, provoquant en Stiles des vagues entières de plaisirs lorsque le sexe de son ami frôlait le sien ou s'installait au creux de ces reins lorsqu'il tentait de se libérer de l'emprise de Scott.

Stiles faillit jouir instantanément, d'un orgasme implacable, lorsqu'ils se lancèrent dans une bataille de, selon Scott « Duel de queue ». Les deux jeunes hommes s'amusaient à prendre leurs sexes pour des épées et à se battre.

Mais bientôt la chaleur de la salle de bain, les effets du cannabis conjugués à ceux de l'alcool et leurs sexes tendus transforma l'ambiance.

Scott et Stiles, front contre front, se tenant mutuellement par l'épaule d'une main tandis que leur autre main masturbait leurs propres sexes.

Scott haletait comme un chien, alors que Stiles était plus du genre à pousser de long gémissement lorsqu'il frôlait le palier de non-retour de plaisir. Puis une chose en entraînant une autre, Stiles se surpris à repousser la main de son pote qui se branlait pour saisir le sexe de Scott. Ce dernier souffla d'un coup et le regarda, les pupilles dilatées, le visage ruisselant d'eau, les lèvres entrouvertes, tout les muscles de son corps tendus à l'extrême. Puis poussé par un instinct, Scott imita Stiles et saisit la virilité de son ami.

Ils en étaient arrivés à un tel point d'excitation qu'ils s'étaient rapprochés, leurs corps se frôlant. Ils n'étaient plus front contre front mais corps contre corps. Les mains avaient changées de localisation, et ils se serrèrent mutuellement leurs fesses contractées par le plaisir. C'était désormais le frottement de leurs corps l'un contre l'autre qui leur procurait un plaisir sans borne.

Lorsque Stiles sentit la langue de Scott contre la peau de son cou, et entendit ce dernier gémir :

-Putain, Stiles, c'est troooop bon !

Il ne put se retenir. Dans un beuglement, il lâcha d'impressionnante quantité de sperme sur leurs deux ventres, décollant dans un espace hors du temps et de la réalité, les effets du plaisir décuplés par la drogue et l'alcool. Sentant que son ami s'était déchargé, Scott jouit aussitôt, grognant de satisfaction.

Scott et Stiles restèrent prostrés dans la cabine de douche un long moment, dans les bras l'un de l'autre. L'eau chaude baignait leur corps dans un sentiment de délice et d'amitié infaillible- voir d'amour ?- les laissant heureux mais pantelants.

Ce fut Scott qui réagit le premier. Il se détacha doucement du corps brûlant de son ami, releva son visage et déposa un chaste baiser sur ses lèvres entrouvertes. Puis il murmura :

-Merci mec. C'était fantastique.

Ils se séchèrent mutuellement avec la même serviette éponge et se glissèrent dans le lit de Scott.

Stiles, soudainement embarrassé -c'était la première fois qu'il dormait avec quelqu'un – ne sut pas trop comment se placer, mais Scott se positionna derrière lui et se colla contre son dos, son sexe encore humide se plaçant au creux des reins de Stiles.

Ils s'endormirent sans un mot, un sourire serein sur leurs visages.


Ce fut Stiles qui se réveilla le premier. Il sentait le sexe de Scott fièrement dressé pressé contre le bas de son dos. Aussitôt, son sang ne fit qu'un tour, et son pénis commença à durcir.

Mais Stiles profita de cet instant où son ami était toujours dans les bras de Morphée pour remettre un peu d'ordre dans ces pensées.

-Bon c'est officiel, je dois être un peu gay.

Puis Stiles se rappela de la veille, puis de la soirée avec Derek

-Bon, plus qu'un peu gay. A moins que je sois un lycantrophile, un fétichiste des loup-garou.

Son néologisme le fit sourire.

-Mais comment ça va se passer avec Scott maintenant ? Et ce que l'on va former un couple ? Est ce que je suis amoureux de lui ?

Stiles connaissait la réponse. Il aimait Scott de tout son cœur, mais il n'était pas amoureux de lui.

-N'empêche que c'est un canon, et qu'il est bandant. Puis Derek …

Penser à Derek lui fit monter une boule de chagrin au niveau de la gorge.

-Il n'y a rien. Il l'a dit lui même, pas de « on ». Je ne sais pas ce qui c'est passé à cette putain se soirée, okay c'était le truc le plus énorme que j'ai jamais connu, comme si j'étais mort avant ça, puis de nouveau mort après ça, mais il s'est cassé … Il doit probablement se taper pleins de minettes pour se prouver que c'est un vrai mâle.

Une lueur de tristesse passa dans son regard.

-Derek, pourquoi t'es aussi con ? Pourquoi tu t'es barré ? Moi non plus, je ne comprend pas ce qui c'est passé ce soir là, c'était pas du sexe -hier soir, c'était du sexe- mais pas avec toi, Derek. C'était autre chose … On aurait pu comprendre ensemble, être ensemble …

Stiles compris que cela ne servait à rien d'imaginer le monde différemment. Derek n'était pas là, mais Scott était bien là, dur dans son dos. Il n'était pas amoureux, mais il tenait énormément à lui et cela était suffisant pour être heureux non ?

Stiles avait du bouger parce que Scott se réveilla et passé la surprise de découvrir qui occupait son lit, et se rappelant la veille, il s'esclaffa.

-Salut, mec !

Stiles se retourna doucement, plaçant une main sur les abdos de Scott.

-Salut Scott.

Un sourire malicieux barrait le visage de Stiles.

-Alors on est en forme ce matin ?

Soudainement plein d'entrain, il glissa lentement sa main sur la pénis réveillé de son meilleur ami et commença à le branler. Scott glissa à son tour une main sur la couverture et ils se masturbèrent mutuellement, leurs haleines chaudes se mélangeant dans une volupté de plaisir. Ils jouirent à l'unisson, les yeux mi-clos. Malgré tout ces efforts, lorsque Stiles atteignit le Nirvana, ce n'est pas le visage adorable de Scott qu'il vit mais le regard hésitant de Derek, le même que lors de cette fameuse soirée.


A quelques milliers de kilomètres, Derek n'arborait pas son regard d'homme désemparé, mais son regard d'acier rougeoyant, le plus dur qu'il puisse exprimer.

Son interlocuteur resta indifférent. Il faut dire que le vieil homme, appuyé sur son bâton, était en position de force.

Derek était enchaîné au plafond, un pentacle d'aconit se trouvait en dessous de lui. Une vive souffrance envahissait Derek, à cause de la position inconfortable dans laquelle il se trouvait depuis près de 5 cinq jours.

-Pourquoi tu veux la connaître ?

Derek ferma les yeux, et alla répéter pour la millième fois sa raison. Mais cette fois-ci, quelque chose changea. Peut être à cause de la fatigue et de la faim qui l'envahissait, Derek se laissa envahir par ses souvenirs, chose à laquelle il s'était refusé auparavant. C'est pourquoi, lorsque Derek pris la parole, le visage de Stiles envahit son esprit. Il l'imagina en train de déblatérer sur je-ne-sais-quel-sujet, les yeux vifs et les mains effectuant des gestes exubérants. Légèrement souriant, il expliqua :

-J'ai rencontré une personne. Cela fait deux ans que je la connais mais il y a près de quatre mois, il s'est passé quelque chose. Je ne sais pas comment l'expliquer mais …

Derek hésita un instant puis poursuivit :

-C'était parfait. C'est comme si j'avais pris vie. C'était … comment dire … un achèvement. J'ai déjà aimé. J'ai déjà eu une compagne – comme vous le savez, lorsque l'on est un loup-garou- où peut trouver sa moitié et elle le reste pour toute la vie- mais là c'était différent. Un de mes contact m'a parler de Stasia Eructus, l'état de perfection absolue, un vieux mythe français, qui ressemble à ce que j'ai connu. J'ai fait des recherches, et je suis tombé sur un village breton. Sur place, on m'a parlé de l'Ermite et de son histoire et puis je suis arrivé devant vous.

Le vieil homme, soudainement intéressé, le questionna :

-Différent … Différent comment ?

-J'en sais rien. Différent. Évident.

Derek ragea de la faiblesse des mots, incapable de décrire ce qui c'était passé.

-C'est comme si … Avant ça, j'étais mort, puis lorsque ça c'est finis, je suis mort de nouveau.

L'Ermite se figea aussitôt, le visage agrandis par la stupéfaction. Il se déplaça à une vitesse ahurissante pour son âge et cogna violemment Derek au genou avec son bâton noueux.

-QUI T'AS DIT DE DIRE ÇA ?

Dereck, abasourdit par la soudaine violence de l'homme qui le retenait captif, balbutia :

-Personne … Personne .. Je ne comprend pas …

Le vieil homme s'acharna sur Derek avec son arme, le tabassant sur chaque parties de son corps.

-CE N'EST PAS POSSIBLE ! TU ES UN LOUP-GAROU !

Derek ne comprenait plus rien, mais il réalisa qu'il allait probablement mourir à cet instant. Il l'accepta, et aussitôt le visage de Stiles souriant plana devant ces yeux. Un sourire transcendant la douleur s'afficha sur son visage marbré de blessures.

Son tortionnaire arrêta aussitôt de le battre, l'observa un long instant. Puis il dit :

-Je te crois.

Aussitôt, les liens qui maintenait Derek au plafond se relâchèrent et le loup-garou tomba lourdement au sol.

-Je te crois, Derek, homme-loup. C'est pourquoi je vais te révéler la prophétie.

Derek, abasourdis, se laissa faire lorsque le vielle homme se rapprocha en claudiquant, tendant la paume de sa main droite devant lui. Lorsque cette dernière entra au contact du front de Derek , une intense lumière inonda son esprit.

Derek savait.