Voilà le ptit dernier, j'en fait de plus en plus long dis donc.

Il y a dans ce chapitre quelques morceaux sans nos personnages adorées (Grrrr) mais c'est nécessaire pour mon intrigue.

N'hésitez pas à reviewer pour me dire ce que vous en pensez (au vu du nombre de personne qui lit ma fanfics, ça me ferait bien plaisir).

Enjoy !

Kell Uzumaki j'espère que ce chapitre te plaîra, il a été assez difficile à écrire. ^^

Spoiled Child Moi, mon plaisir c'est d'écrire, donc tant mieux ! Merci !


Chap 4 : Retour.

Lorsque l'Ermite enleva sa main froide du front de Derek, une foule de question se bousculait dans l'esprit de ce dernier. Mais il avait également conscience que ce n'était pas la personne en face de lui qui lui donnerait les réponses. Il allait devoir les découvrir lui même.

-Le savoir dont tu es en possession, Homme-loup, est précieux, le prévint le vieil homme. Seules quelques personnes sur Terre l'ont acquis. Tu fais désormais partie de ces privilégiés. A toi de mener ton destin comme tu l'entend.

Ces paroles sentencieuses eurent un impact majeur sur l'alpha. Lui qui avait toujours cru que les événements de sa vie étaient tragiques et primordiales, voilà que toutes ces croyances avaient été balayés en une fraction de seconde.

-Maintenant, vas, Homme-loup, et poursuit ton chemin. Voici ma dernière parole : chaque personne, chaque action a un rôle important à jouer. Nous sommes ici au delà du Bien et du Mal. Il s'agit ici d'une question de Nécessité. Sois brave, Homme-loup, car des heures sombres t'attendent.

Et lorsque l'érudit termina sa phrase, une bourrasque secoua les lieux, projetant du sable dans les yeux de Derek. Lorsqu'il récupéra sa vision, il était désormais seul dans la caverne. Seul le pentacle d'aconit lui prouva qu'il ne venait pas d'avoir une hallucination.


Le Diacre accélérait le pas, le claquement de ses sandales contre le marbre résonnait dans le hall désert. Seules les statues des anciens Saints étaient témoins de l'émoi qui habitait le saint homme. Il passa devant deux gardes qui s'inclinèrent respectueusement devant lui et pénétra le bureau du Saint père après avoir légèrement toqué contre la lourde porte en bois.

Le Pape Louis XXII consultait une série de document en face de lui, un crayon à la main. Sa mine sérieuse contrastait avec ses yeux verts, où l'on pouvait lire une gigantesque compassion pour le genre humain. En entendant son fidèle ami arriver, il cessa son activité et se repositionna sur son siège.

-Votre Sainteté, j'ai de mauvaises nouvelles.

Louis XXII fronça les sourcils. Le Diacre Francesco était classiquement un homme tempéré, qui laissait rarement ces émotions transparaître. Ce n'était pas le cas de l'homme devant lui : le souffle court, un léger filet de sueur perlait sur son front plissé par l'inquiétude.

-Que se passe t-il, mon cher ami, pour te mettre dans un état semblable ?

Le Diacre souleva ses bras et révéla aux yeux du Pape ce qu'il tenait entre ces mains.

Il s'agissait d'un coffret en ébène, sertis par un fermoir en argent. Il fallait deux clés pour ouvrir le récipient. Le pape en avait une, la seconde était entre les mains du Concile.

En observant de plus près le coffret, Louis XXII remarqua que le petit rubis qui ornait le socle était devenu d'un noir opaque. Or, la dernière fois -la seule fois- qu'il avait vu ce dernier, lors de sa nomination, le rubis resplendissait d'un beau rouge sang.

Le Pape se redressa brusquement, et son torse se bomba. L'heure que chacun de ces prédécesseurs avaient redouté était arrivée, après plus de 2000 ans d'attente. Louis XXII fouilla sous sa toge et en sortis une clé en argent.

-Il me faut la seconde. Je vais réunis le Concile pour …

-Inutile, Votre Sainteté. Les membres se sont réunis en urgence il y a un quart d'heure et on décidé à l'unanimité de vous confier la garde de la seconde Clé.

Louis XXII marqua une brève pause, surpris. C'est la première fois depuis son investiture que le Concile parvenait à se mettre d'accord à l'unanimité. Mais après tout, cela était logique.

Le pape fit le tour de son bureau surchargé de notes et s'installa auprès de son ami. D'un geste sûr, il inséra la première clé dans le coffret. Le diacre fit de même avec la seconde.

Le récipient cliqueta, et un léger nuage de poussière s'échappa de l'ouverture. Le pape souleva le couvercle et en sortie une petite tablette en pierre recouverte par une série de symbole. Il s'agissait d'une langue seulement connu par les hommes d'églises.

Le Pape Louis XXII lu l'inscription.

Au fur et à mesure de la lecture, le Diacre vit les yeux de son supérieur s'écarquiller.

Une fois finis, Le Saint-père tituba légèrement, en se retenant à son bureau. Il inspira profondément, en murmurant la plus fervente des prières de sa vie, puis se redressa. Ce fut avec une voix implacable qu'il ordonna alors :

-Sieur Francesco, je vous démet de vos fonctions de Diacre, et je vous nomme Archevêque de la légion.

L'intéressé ne put cacher sa surprise. La dernière nomination d'un Archevêque de la Légion remontait à l'époque de la résurrection du prophète Jésus.

-Faites savoir que je dissous le Concile par les pouvoirs qui me sont conférés par l'article 12 de Notre Loi Sacrée. Allez quérir Sieur Jonathan et Sieur Pierre, et avertissez les que je les nomme Archevêques de la légion également. Le premier Conseil de Foi se déroulera dans 20 minutes, ici même. Indiquez également au Concile que je veux toutes les Clés de Symbole sur mon bureau avant la fin de la journée.

Le nouvel Archevêque de la Légion s'agenouilla brièvement, et se précipita vers la sortie, sa robe blanche voletant à ses pieds.

Le Pape Louis XXII, qui venait concrètement de prendre tout les pouvoirs au sein du Vatican, et au sein des représentants du Seigneur à travers le monde, décrocha son téléphone.

Il passa deux coups de fil : Un à Mahomet, le représentant de l'oumma et de la communauté musulmane, qui avait été désigné comme tel, et un au Rav Omadia Yossef, le chef officieux des grands Rabbins du monde. Les trois hommes s'accordèrent pour ce voir dans la nuit.


Une habitude s'était installée entre Stiles et Scott, voir même un jeu. Officiellement, ils n'étaient toujours que potes, mais dès qu'ils pouvait se retrouver seul, le masque tombait et il franchissait aisément la barrière de la simple fraternité.

Leurs comportements ne dépassaient jamais la branlette mutuelle. Le baiser que Scott avait déposé sur les lèvres de Stiles le fameux soir était le seul qu'ils avaient échangés depuis 9 jours. Stiles avait interprété ce geste comme un des effets de la drogue et de l'alcool.

Et c'était le seul regret de Stiles, de ne pas pouvoir approfondir l'exploration des lèvres charnus de son ami. Quand ils s'amusaient, à toute vitesse dans la chambre de Stiles alors que le père de ce dernier s'affairait en bas, Stiles conservait les yeux grand ouvert, dévorant des yeux le corps de Scott. Ce dernier quand à lui fixait la virilité de Stiles sur laquelle il s'activait, ou il reposait sa tête contre l'épaule de son ami. Mais jamais Scott ne le regardait droit dans les yeux lorsqu'ils assouvissaient mutuellement leurs passions.

Excepté ce regret -mais Stiles n'avait pas abandonné la partie pour autant et il espérait bien un jour introduire sa langue dans cet antre secret – Stiles n'avait jamais été aussi heureux, et aussi satisfait.

Il jouait littéralement avec Scott. Pas plus tard que la veille, en pleine classe de chimie, pendant qu'ils essayaient de réaliser une expérience censé produire un liquide fluorescent, Stiles s'était amusé à frôler les jambes de son ami. Il avait choisit sciemment la dernière paillasse tout au fond de la classe, pour que personne ne remarque son petit manège.

Scott avait déglutit et son regard avait balayé la classe, de peur d'être découvert. Stiles, lui, tirait une immense satisfaction de l'inconfortable plaisir de son ami. C'était peut être une petit vengeance pour le délaisser chaque soir pour aller retrouver Allison.

La main sur son genou, Stiles remonta doucement jusqu'à la braguette de Scott tandis que leur professeur s'évertuait à leur expliquer la réaction chimique qu'ils étaient censé reproduire. En arrivant au pénis gorgée de sang de Scott, Stiles poussa un léger ronronnement, qui fit tressaillir son ami de plaisir.

Délicatement, le cœur battant la chamade, d'une main, il ouvrit la braguette de Scott et en sortit sa virilité. Pour éviter d'être vu, Stiles était obligé de branler son ami à l'horizontale, mais cela ne semblait pas gêner Scott, bien au contraire.

-Et maintenant, vous devez rajouter 25 Ml de Sulfure d'iode...

Scott commença la manipulation lorsque Stiles retira sa main.

Son ami le regarda, interrogateur, et un chouilla déçu de l'arrêt du traitement que Stiles lui prodiguait, lorsqu'il inspira bruyamment à la vision qui s'offrait à lui.

Stiles avait également libérer sa masculinité de son pantalon et avait, dans un silence absolue qui avait demandé à Stiles un effort surhumain, jouit dans sa main un peu en catastrophe.

Scott, un sourire carnassier accroché sur le visage, ne put s'empêcher de déglutir quand la main de Stiles -remplie de sperme chaud- retourna sur son pénis. Stiles recommença le long mouvement de va et viens, utilisant sa semence comme un lubrifiant. Scott ne tarda pas à jouir, giclant abondement sur la main de son ami et sur le sol.

Stiles, satisfait de son action, caressa encore quelques instants le pénis de Scott qui gardait une certaine énergie pour finalement la retirer. Avec un certain regret, Scott referma sa braguette.

-Putain, Stiles, je ne sais pas où tu as appris ces conneries, mais t'es sacrément doué !

Stiles sourit sous le compliment et chuchota :

-Que veux tu Scott, tu as un Dieu du sexe à côté de toi ! C'est vrai que ce n'est pas donné à tout le monde, mais je t'apprendrais si tu veux ...

Scott se retourna et le frappa à l'épaule :

-Blaireau ! Tu t'es entendu gémir quand je …

-Hummmm, Messieurs, je vous dérange peut être ?

Scott et Stiles se retournèrent à l'unisson vers leur professeur qui se trouvait dangereusement proche de leur paillasse.

-Eh bien Messieurs, qu'est ce que je viens tout juste d'expliquer ?

Une fois de plus, le sérieux de Stiles les sauva, puisqu'il parvint à débiter tout son cours en rapport avec l'expérience, tout en rajoutant quelques commentaires personnels. Le professeur, satisfait, oublia rapidement l'incident. Pas Scott et Stiles qui avaient eu une frousse d'enfer.

-Intello, insulta Scott sans ouvrir la bouche.

Stiles répliqua en lui essuyant sa main remplis de leurs semences conjuguées sur le bras dénudé du jeune loup-garou, provoquant un mouvement de recul de ce dernier.

-Si tu continu, le louveteau, la prochaine fois, ce n'est pas sur ton bras que je m'essuierais !

Stiles voulait énerver Scott, mais lorsqu'il vit dans le regard de son ami une lueur d'intérêt, il se dit qu'il faudrait peut être bientôt passer à l'échelon supérieur. Stiles avait hâte.


Ce n'est que le lendemain, pendant le déjeuner à la cafétéria, que l'incident survint. Stiles et Scott était face à face, seuls à une table. Le pied de Scott caressait l'entrejambe de son ami, alors que sa conversation était des plus sérieuses : son point de vue sur l'évolution des arrières de terrain en football américain. Évidemment, Stiles n'écoutait rien, et profitait à plein régime du traitement que son ami lui procurait en dessous de la table.

C'est à cet instant que Jackson rentra dans la salle de la cafétéria. Les deux jeunes hommes se redressèrent brusquement, toute excitation envolée.

Jackson était dans une forme d'enfer : son bronzage récent lui donnait le teint d'une personne en excellente santé, et il semblait avoir fait de la musculation, au vue de son impressionnante carrure qui semblait s'être démultipliée depuis la dernière fois qu'ils l'avaient vu. Un léger sourire barrant son visage, il chercha du regard quelqu'un alors que tout les lycéens l'observait dans un silence assourdissant.

Ce quelqu'un, ce fut Stiles. Lorsque Jackson le localisa, son petit rictus se transforma en un franc sourire, et il se dirigea d'une démarche ferme vers l'adolescent qui commençait à sentir son cœur remonter dans sa gorge.

-Ah Stilinski, te voilà !

L'intéressé déglutit difficilement, et Scott vient se placer devant son ami, toutes griffes sorties.

-Qu'est ce que tu veux, Jackson ?

Ce n'est qu'à cet instant que Stiles mis le doigt sur une impression dérangeante qui l'habitait depuis qu'il avait aperçut le sportif. Jackson avait ses deux bras.

Suivant le regard de l'adolescent, Jackson sourit de plus belle et expliqua :

-Ah, Stilinski, tu sais, je vois de plus en plus d'avantage à ne pas être comme Scott et Derek. Je suis comment dire .. unique. Disons que je bénéficie de certaines propriétés de reptiles. Je vais pas te dévoiler tout mes secret, Stilinski, mais disons que j'ai quelques ressemblances avec le lézard tu sais le reptile où si tu lui arrache la queue, elle repousse ...

Stiles afficha une moue dégoûté.

-Ah oui, Stilinski, on a connu moins ragoutant, mais j'avoue que sur le coup, c'était bien pratique …

Scott l'interrompis :

-Et tu veux quoi, vu que la dernière fois excepté bouffer de l'humain, tu ne voulait pas grand chose d'autre …

Jackson sembla se crisper, mais il répondit cependant :

-Ah, mais ça, Scott, c'était avant … Maintenant que j'ai rencontré des gens charmants, je me focalise sur une autre proie, disons des bêtes plus poilus.

Jackson avait bien insisté sur ces derniers mots. Le message était clair. Jackson était devenu un chasseur.

-C'est beaucoup moins ennuyant, continua le revenant, et après tu te sens beaucoup moins coupable. Ce que ...

Jackson se tut, car Danny l'avait empoigné par les épaules et l'avait forcé à se retourner pour lui faire face. Jackson, surpris, ne put esquiver le poing de Danny qui vint s'écraser sur sa mâchoire.

-Tiens Connard. Ça t'apprendra à prévenir ton futur meilleur ami quand tu décidera une nouvelle fois de te casser à cause de tes humeurs de gonzesse, pour éviter qu'il crève de trouille en te croyant mort dans un caniveau.

Jackson, à terre, sembla désolé, mais Danny continua

-N'y pense même pas mec. Trop tard pour les excuses. Maintenant trouve toi d'autres potes, parce que si tu reviens me parler, je te brise en deux. Capich ?

Danny se retourna sans un mot et sortit de la pièce. Scott et Stiles profita de la confusion pour se faufiler dehors également.

-Rahhh, avoua Stiles, je crois que l'on devrait faire un cadeau à Danny, tu sais pour avoir été si courageux et tout et tout …

Scott souris, mais le cœur n'y était pas. Après ces quelques mois de tranquillité, voilà que les emmerdes revenaient. La boule de stress qui avait réussis à disparaître revint en force, se localisant pile au niveau de son estomac.


Cette soirée là, Stiles et Scott ne firent rien de particulier, excepté rester dans les bras l'un de l'autre, ou plus précisément Scott dans les bras de Stiles.

C'est la première fois depuis que Scott était devenu loup-garou que Stiles avait l'impression d'être le protecteur dans leur relation. Attendris, il passa la soirée à lui caresser les cheveux et le visage, en lui murmurant des paroles apaisantes alors que Scott l'écoutait les yeux clos.

La dépendance de Scott à Stiles devenait de plus en plus évidente : tant au niveau des cours que pendant leurs temps libres. Au tout début, c'était Stiles qui entreprenait leurs session « plaisir », mais désormais c'était Scott qui faisait le premier pas quasiment systématiquement. C'est pourquoi Stiles osa poser ce soir là une question, qui lui brûlait les lèvres depuis quelques jours déjà :

-Scott, je sais que ce n'est pas le bon moment de parler de ça, avec Jackson l'invincible qui a ramener ces grosses fesses de crétin en ville et tout, mais je me disais, tu vois ça fait tout de même un petit moment où on se tourne autours et tout, mais on ne parle jamais de ce qui se passe vraiment. Entend moi bien, je veux pas faire ma meuf, je veux pas étaler mes sentiments « ahhh Scott je te kiffeeeee graaaveeee » mais je pense que ça serait sympa que tu me parle un peu quand même, même si je sais que …

Il fut interrompu dans sa diatribe par Scott qui se retourna et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Ce dernier, d'abord surpris, saisis l'occasion et répondit au geste de Scott.

Ce fut très tendre : leurs langues, hésitantes, se caressèrent doucement, presque timidement pour au final s'étreindre avec plus de force. Sentir la barbe de trois jours de Scott frôler sa joue plu immédiatement à Stiles, qui aurait aimé que ce moment dure plus longtemps.

Un stade avait été franchis, ils le savaient bien tout les deux. On était passé à un jeu que certains potes auraient pu faire, à quelque chose de plus profond, de plus intense, quelque chose de différent.

Leurs corps ne se frottaient pas à l'autre pas parce qu'ils voulaient ressentir du plaisir, ils se frottaient l'un à l'autre parce qu'ils en avaient besoin. Ajouté à ce langoureux mouvement le le baiser humide, et les deux garçons furent très proche d'un orgasme fantastique.

C'est ce qui effraya Scott. Auparavant le plaisir qu'il avait ressentit avec Stiles était différent de celui ressentit avec Allison, l'absence de baiser y jouant probablement un rôle mais ce soir, ce n'est pas seulement son corps, son pénis qui réclamait Stiles, c'était également sa bouche,son cœur, et le plaisir qu'il l'enivrait ressemblait beaucoup trop à celui qu'il connaissait avec Allison. S'en était d'autant plus dérangeant qu'il sentait qu'il n'allait pas tarder à dépasser le seuil de satisfaction auquel Allison l'habituait.

D'un simple jeu un peu étrange, sa relation avec Stiles venait instantanément de changer de nature, et était devenu une véritable histoire. Une histoire que le jeune loup-garou ne se sentait pas près à vivre- ou à assumer. Il repoussa Stiles, peut être un peu trop brusquement et sortit de sa chambre en sautant par sa fenêtre, en laissant un Stiles ému par le comportement de son ami. Il comprenait qu'il lui fallait du temps, mais il ne savait pas ce que le temps donnerait comme résultat.


La journée du lendemain au lycée fut morose, Scott l'évitait, mais il n'était pas le seul à souffrir de ce comportement, puisque Allison le coinça à un interclasse :

-Qu'est ce qui se passe avec Scott ? Il n'est pas venu ce matin avant la sonnerie me voir, et depuis il m'évite tout le temps et il ne répond pas à mes messages.

Stiles fut incapable de tout lui avouer, et cela suffit à agacer Allison, qui le snoba en force.

Le même jeu recommença le lendemain, et Stiles commença à se sentir très seul. Comprenant que quelque chose se tramait, Danny mangeait avec lui à la cafet' mais cela ne remplaçait pas Scott.

Stiles réalisa que, même s'il n'était pas amoureux de Scott, les sentiments qu'il avait à son égard était tout de même assez proche, et il souffrait du mutisme de son amant.

C'est pourquoi dans l'après midi, il le suivit en cachette et le coinça dans les WC pour homme. Lorsque Scott le vit, il parut mal à l'aise mais Stiles ne lui laissa aucune échappatoire. Il le pris dans ses bras en murmurant que tout allait bien se passer. Ce qui eu pour conséquence de déclencher une crise de larme. Stiles n'avait jamais vu Scott pleurer avant aujourd'hui, et cela le rendit d'autant plus triste. Tout ce qu'il pu saisir à travers deux sanglots de son ami fut un :

-Mais mec, tu comprend pas ? Hier, tu sentais comme Allison...

Puis Scott se dégagea brusquement et s'enfuit.

Le lendemain, samedi, Stiles refusa de se lever et son père s'assit à son chevet, la main sur son front.

-Pourtant tu n'as pas de fièvre Stiles …

Devant le silence de son fils, son père le borda et l'intima à rester au lit. Après tout, on était samedi, et il n'avait rien de prévu ce jour là.


Le week-end fut long et ennuyeux, et Stiles sombra dans un gouffre de tristesse lorsqu'il reçu un mail de Scott :

« Mec, comprend que ces derniers jours, j'ai été tiraillé par notre amitié, mes pulsions, tes pulsions, le désir d'expérience et le désir d'une vie plus simple. Je m'excuse de ma réaction, mais il faut qu'on arrête. J'espère qu'on continuera à être pote, et qu'on finira par rigoler de tout ça. »

Une vie plus simple ? Rire de cette histoire ? Stiles, abasourdit, fut envahis par un sentiment de peine et de solitude sans borne. Et il n'avait absolument personne à qui en parler. Son père aurait pu comprendre, mais Stiles ne se sentait vraiment pas prêt de lui raconter son attirance pour les hommes.

Ce n'est qu'au milieu de la semaine suivante, en passant devant l'église de la ville, que Stiles, poussé par un instinct soudain, franchis le seuil de la maison du seigneur.

L'église était vide. Quelques cierges au fond à gauche finissaient de se consumer. C'était probablement la troisième fois que Stiles rentrait dans un tel lieu, mais il était désormais une telle épave sentimentale qu'il éprouvait un besoin irrépressible de se confier. Après tout, qui de mieux qu'un prêtre tenu par le secret de la confidence pour vider son sac ?

Il rentra dans le confessionnal et tira le rideau pour préserver un peu d'intimité. Quelques minutes plus tard, il entendit du bruit de l'autre côté de la cloison et une voix masculine l'invita à se confesser.

Stiles se libéra de tout ce qu'il avait sur le cœur, excepté le côté surnaturel de l'histoire. Il parla de sa mère, de Lydia, de Derek, de Scott, de son infini sentiment de solitude qu'il avait l'impression qu'il ne pourrait jamais surmonter.

Si Stiles aurait pu voir le prêtre, il se serait posé des questions. En effet, durant tout le récit, le prête acquiesça d'un air compatissant mais son expression changea littéralement lorsque Stiles décrit la soirée avec Derek. L'évocation de cet état de Stase poussa l'homme d'église à prier en silence, murmurant pour lui même « Stasia Erectus diabolica» et à dire une fois que Stiles se tût :

-Mon enfant, votre vie est sombre, trop sombre pour un simple homme.

-Que dois-je faire Monsieur -euh Mon Père ?

-Crois tu pouvoir te remettre de ces récents événements, mon enfant ?

Stiles sonda son cœur, et ne vit que tristesse -d'être abandonné d'abord par sa mère, et Scott mais surtout par Derek, et de son infini solitude.

-Je ne crois pas mon père. Pourquoi vivre si ce n'est que pour ressentir la souffrance ?

La prêtre s'excusa mentalement auprès de son Dieu, et accepta le châtiment -l'enfer pour l'éternité- pour ce qu'il allait accomplir. Mais il l'accepta car il était un soldat de Dieu, et cela impliquait des sacrifice.

-Mon enfant, certaines personnes ne sont pas faîte pour ce monde, elle n'y survive simplement pas. Elles ne trouveront la libération qu'à la fin du chemin, mais en attendant, elles devront supporter le fardeau d'une vie emplie de douleur.

Stiles acquiesça. Le discours du l'homme coïncida exactement avec son état d'esprit. Il partit, le cœur lourd, de sombres pensées flottant autours de lui.


Ce n'est que deux jours plus tard, deux jours sans manger, sans boire -au grand désespoir de son père qui avait appelé trois fois un médecin- qu'il pris la décision de mettre en œuvre ce que le prêtre lui avait confier.

Il écrivit une brève lettre à son père, remplis d'amour, et la déposa sur son lit.

Puis il entra dans la salle de bain, saisis un rasoir, s'assit dans la baignoire, songea « à quoi bon ? » et se trancha les veines.

Huit kilomètres plus loin, Scott se réveilla en pleine angoisse, comme si une partie de son cœur avait été arraché. Complètement perdu, il se mis à hurler à la mort.

Le pire fut pour Derek. Tout juste rentré de son voyage en France, il vomit tripes et boyaux à l'instant précis au le fil de la lame trancha les veines de Stiles, le vidant progressivement de sa vie. Envahis d'une terreur indicible, au delà de ce que l'humain peut supporter, il se transforma en une milliseconde – la transformation la plus rapide et la plus douloureuse de sa vie- et fonça dans la nuit noire, avec une unique pensée en tête :

STILES !