Salut à tous.

Désolé pour le retard, j'ai mis beaucoup de temps à écrire la suite, qui est tellement longue que je l'ai divisé en deux parties. Le prochain chapitre arrive demain au plus tard à minuit, promis.

J'espère que le chapitre va vous plaire !

Laissez vos reviews : quand je vois que la fic a était lu prés d'un millier de fois et 9 commentaires, je me dis que ma histoire est peut être moyenne. Donc commentez (vous êtes pas obligé de dire que vous aimez, juste donnez vos impressions, ça m'aiderait ^^)

a : je veux bien te prévenir, mais ton commentaire a été modéré.

A tequila.29 : Ah ah je suis un sadique, j'aime faire durer le suspens ^^ Moi aussi je suis un grand fan de Sterek, mais je trouve que la relation Stiles Scott a tout de même un potentiel. Alors pourquoi s'en priver:p merci pour tes compliments.

A liz54210 : merciiii et je me retiens, parce que j'ai tellement d'idée que si je couchait tout sur le papier, ça deviendrait illisible. J'espère que le chap te plaira !

A kell uzumaki : merci pour ta review, ça fait bien plaisir:p Rohh je veux pas que tu boude, allez hop je m'arrange pour éviter ça!^^ J'espère que le chapitre te plaira, je l'ai trouvé difficile à écrire.

A shalfox : merci ! Je suis impatient moi d'avoir vos réactions sur ce chapitre !

A Spoiled child : Merciii ! Dsl pour les fautes, j'ai beau me relire, y'a toujours pas mal de coquilles qui m'échappent. Je suis un habitué du papier, et la relecture sur pc, je trouve ça difficile ^^

Bon, j'arrête de parler,

Bonne lecture à tous !


Chapitre cinq : Fusion (partie 1).


48 heures plus tôt, Vatican.

La seizième sessions du Conseil de Foi allait arriver à sa fin. Les personnes disposées autour d'une lourde table en fer faisait triste mine. Le Pape Louis XXII sembla sur le point de parler, ces Archevêques de la Légion le regardant fixement -comme s'il allait, d'une simple parole, résoudre cette situation cauchemardesque- lorsque le téléphone sonna. Le Saint père le décrocha en activant le haut parleur.

-Monseigneur, je suis désolé d'interrompre le Conseil, mais j'ai une information capitale à vous transmettre.

-Allez-y Ma sœur.

-Un prêtre d'Atlanta, en Géorgie, aux États unis a cherché à joindre le Concile. Je me suis permis de le mettre en attente sur votre ligne, Monseigneur, parce qu'il n'arrêtait pas de répéter le mot clé que vous nous avez transmis. Stasia Erectus Diabolica.

Tout les participants de la réunion se relevèrent à l'unisson. Le pape les intima au silence d'un regard et ordonna :

-Passez le moi.

Un bip se fit entendre suivit de la voix d'un homme qui se présenta.

-Bonjour, Mon enfant. Vous vous adressez directement au Conseil de Foi, que je préside en tant que Pape.

L'homme au bout du fil déglutit discrètement, mais ce fut néanmoins avec une voix claire qu'il raconta son histoire. Lorsqu'il arriva au Discours qu'il avait tenu au jeune homme, le prêtre éclata en sanglot.

Louis XXII était parfaitement conscient du sacrifice que cet homme de foi avait accomplis. Dans le secret de son âme, il lui voua une gratitude éternel, mais face à ces collaborateurs, il resta silencieux. Le prêtre le compris parfaitement, et après avoir donné quelques détails techniques, la communication fut rompue.

-Activez notre cellule aux États-unis, qu'il retrouve ce Stiles Stilinski et le…

-Pardonnez moi mon père le coupa l'Archevêque Francesco.

Les autres le regardèrent abasourdis par son audace. Interrompre le Saint père ? Mais le Pape Louis XXII agita sa main d'une manière désinvolte en répétant :

-Je vous ai déjà indiqué mes amis – et ce sera le dernière fois que je le dirais -, que pendant ces conseils, je souhaitais que nous soyons à égalités, sans la lourdeur du protocole J'ai besoin de contradictions pour faire évoluer nos réflexions, pas de serviles serviteurs. Continuez, mon ami.

-D'après le peu que vous nous avez confié de la Prophétie, poursuivit l'Archevêque, enhardis par les encouragements du Saint père, l'histoire du prêtre ne peut concorder avec ce que l'on recherche.

-Précisez votre pensée, murmura Louis XXII, songeur.

-Le prêtre a indiqué que le jeune homme serait … homosexuel. Cela ne peut pas être physiquement possible.

Le Pape pesa le pour et le contre.

-Je comprend votre point de vue, et dans une autre situation, je le rejoindrais. Mais pas aujourd'hui. La Prophétie a été divulguée. Certes, ce jeune homme semble être une brebis égarée, et donc une faible chance d'être une de nos cibles, mais l'enjeu est trop important ici. Un de mes professeurs, un homme extrêmement sage, m'a appris que parfois, nous sommes simplement au delà du Bien et du Mal. Il s'agit parfois d'une question de Nécessité. Et si j'ai bien appris une chose singulière durant mon existence, c'est que lorsque la Nécessité veut, elle peut.

L'ancien Diacre acquiesça. Le Pape Louis XXII repris donc :

-Activez notre cellule aux États-unis, qu'il retrouve ce Stiles Stilinski et qu'il le purifie.

Tous autours de cette table déglutirent. Ils savaient tous ce que le terme purifier signifiait réellement.


-On est au carrefour Lemesle. On prend la prochaine sortie, on sera là d'ici une dizaine de minute.

L'ambulancier raccrocha sa radio et jeta un œil derrière. Ces collègues pratiquaient un massage cardiaque sur un adolescent qui s'était tranché les veines.

-Une tragédie, songea le conducteur. Ce gosse a le même âge que le mien.

Puis ses pensées se focalisèrent sur la voiture devant eux qui bougeait à la vitesse d'une limace, malgré la sirène stridente de l'ambulance qui raisonnait dans le silence nocturne.

A l'arrière, un médecin pratiquait les premiers soins d'urgences sur Stiles. L'adolescent était en arrêt cardiaque depuis près de 30 minutes. Son teint blanchâtre traduisait l'impressionnante quantité de sang qu'il avait perdu. Il serait déjà mort si le médecin, ancien traumatologue de l'armée, n'avait pas cru le père du garçon en affirmant qu'il était donneur universel. C'est pourquoi, depuis prés de dix minutes, la seule chose qui le maintenait dans ce monde était la petite tubule de plastique qui reliait une artère de son père à la veine de Stiles. Le médecin savait qu'il risquait des poursuites judiciaires, mais il doutait que l'homme, terrorisé en face de lui, ne lui colle un procès pour avoir tenté cette manœuvre pour sauver son fils.

L'ambulance arriva à l'entrée de l'hôpital par un dérapage contrôlé et s'engouffra dans le couloir qui les menait à l'entrée des urgences. Stiles fut rapidement pris en charge. La dernière fois que son père le vit, il était allongé sur un brancard, le corps quasi-froid, poussé par une myriade d'infirmiers et de médecins.

Le shérif eut le droit à l'intégrale. Les services sociaux virent lui parler, puis ses confrères de la police. Il raconta à tous la même histoire : le téléphone l'avait réveillé, c'était Scott, un ami de Stiles qui hurlait dans le combiné d'aller sauver Stiles. A demi endormis, il ne s'était pas posé de question et s'était précipité dans la chambre de son fils pour y trouver un lit vide. Puis il était allé dans la salle de bain où il avait découvert son fils baignant dans le sang. Il avait aussitôt appelé les urgences.

Les policiers hochèrent la tête par compassion et lui tapotèrent l'épaule.

-Stiles, c'est un brave garçon, on est avec toi.


Et le shérif les remercia d'un vague sourire, perdu dans son esprit où il revivait en boucle la découverte du corps ensanglantée de son fils. Encore et encore.

Le Shérif n'était pas le seul à revivre cette scène. Derek, toujours à moitié transformé, était roulé en boule dans un égout à proximité de l'hôpital. Indifférent à l'odeur putride que charriait l'eau usagée, l'alpha, les yeux rougeoyant, se remémorait également le moment où il avait découvert le corps inanimée de Stiles. Il était parvenu à la maison de l'adolescent en une fraction de minute. Sautant, plus qu'il ne courrait, Derek avait entendu, lorsqu'il s'était engouffré dans la ruelle où demeurait Stiles, la sonnerie aigu d'un téléphone qui s'arrêta brusquement. D'un gigantesque bond, il avait atterris au premier étage de la bâtisse, défonçant à son impact plusieurs ardoises, et avait regardé à travers la fenêtre.

Il avait vu le shérif en pleurs, tenant Stiles entre les mains, qui faisait pression sur un amas de torchons ensanglantés aux niveaux des poignets de l'adolescent, un téléphone échoué à leur côté. Puis il avait entendit l'homme hoqueter :

-S'il vous plaît, vite ! Dépêchez vous !

L'ambulance n'était arrivée que de longues minutes plus tard -beaucoup trop longue pour Derek – et il avait vu une équipes d'ambulanciers emmener Stiles à toute vitesse.

L'alpha avait suivit le véhicule à l'odeur -quasi écœurante- du sang, et s'était calfeutré dans une bouche d'égout proche du centre de soin.

Il attendait depuis, en gémissant tel une bête blessée, ressentant toujours le gouffre gigantesque qui s'était ouvert au dessus de son cœur il y avait prés de trente minutes maintenant.


Les voix calmes des praticiens dans le bloc opératoire contrastaient avec le bip strident d'une des machines placées à côté de Stiles.

-Rajoutez 5 mg d'épinéphrine.

Une infirmière s'exécuta rapidement, insérant le liquide dans un des nombreux tuyaux reliées au corps de Stiles.

Le chef de la chirurgie avertit son équipe :

-On lui laisse encore 5 mn. Après on arrête. Je refuse de redonner au Shérif un légume à la place de son fils.

Puis, s'approchant de l'oreille de l'adolescent, il lui murmura, de tel façon que seul Stiles pouvait l'entendre :

-Grouillez vous, Monsieur Stilinski, le temps est contre vous.


Au delà du temps et de l'espace, Stiles, entièrement nu, marchait dans le néant. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le néant avait une apparence physique. Les contours de chaque choses étaient flous, imperceptibles. Même les noms de ces objets qui ornementaient cet étrange endroit, échappait à Stiles, comme un mot que l'on aurait sur le bout de la langue.

Il marchait donc, insouciant, serein lorsqu'il entendit un bruissement devant lui. Il le sentit plus qu'il ne l'entendit pour être exact, car les sons dans cette place étaient comme cotonneux.

La plus belle femme que Stiles n'ai j'aimais vu apparu délicatement devant lui. Une lourde chevelure brune cascadait sur ses épaules, une légère robe ocre couvrait sa nudité. Ses yeux, d'un bleu infini, se répercuta au tréfonds de l'âme de Stiles. Cette fois ci, il put dénommer sans aucun problème la personne qui lui faisait face.

-Maman …

Lorsque sa mère prit la parole, sa voix avait des allures de chants cristallins.

-Mon amour, ma chair et mon sang. Si tu savais combien j'étais impatiente de te revoir.

Mû par un instinct, il se précipita dans les bras de sa mère qui le câlina un long moment.

-Mon chéri, il est vrai que j'étais impatiente de te revoir, mais peut être pas à ce point, pas si tôt.

L'esprit embrumé de Stiles mit un certain temps à comprendre qu'il n'aurait pas dû être ici de si bonne heure.

-Stiles, mon cœur, es tu réellement sûr d'être prêt à me rejoindre ?

Une image s'imposa aussitôt en Stiles. Celle d'une homme, le visage au trait dur mais au regard tendre- bien que rougeoyant- , une barbe de trois jours envahissant son menton, les cheveux en bataille.

Stiles réalisa qu'il était mort pour cette homme, sans savoir pourquoi. Tout ce qu'il percevait, c'est qui vouait plus d'amour à cet individu qu'à lui même.

-Mon ange, il ne faut pas abandonner.

Puis sa mère le repoussa brusquement. Elle leva haut sa main, et en l'abaissant, donna à Stiles la plus fantastique gifle qu'il n'ait jamais reçu.

La douleur irradia aussitôt dans tout son corps et ses poignets se mirent à gonfler rapidement.

-BATS TOI MON FILS !

Et la femme le gifla de nouveau, avec plus de force si c'était possible. Stiles cru que sa tête allait se détacher de son corps. Mais à peine eut il le temps d'inspirer une goulée d'air que sa mère recommença.

Aussitôt, une gigantesque force le happa, l'éloignant de sa mère à une vitesse folle. Le monde défilait indistinctement autour de lui, et soudainement, au sein de sa poitrine, son cœur implosa.


-Heure du décès, 23h52.

Le médecin était écœuré. C'était un de ces rares instant où son métier lui donnait envie de vomir et de balancer toutes les objets présent dans la pièce contre le mur.

Il savait que cette sensation passerait.

Il resta debout, immobile, pendant que les infirmières s'affairaient autours du corps désormais sans vie du garçon, éteignant les machines et retirant progressivement chaque tubes.

Une étudiante en médecine, les mains tremblantes, se mit soudain à pleurer, choquée. Elle s'enfuit aussitôt sous le regard compatissant du médecin.

-Elle fera un bon médecin, songea ce dernier, l'âme en deuil.

Le manège autours de la dépouille de Stiles dura encore quelques minutes puis il fut brusquement le dernier dans la pièce.

Il ne savait pas comment annoncer au shérif que son fils était mort. L'homme, âgé d'une quarantaine d'années, était désemparé.

Une femme, du même âge, entra dans le bloc opératoire. Elle se prénommait Lucie. Elle et lui avaient effectuées leurs études ensemble, et ils étaient devenu au fil du temps des amis, mais surtout des soutiens infaillibles, indispensable au métier qu'ils effectuaient. Cependant, en croisant le regard de son ami, Lucie sut que cette fois, elle ne serait pas d'une grande aide. Son ami s'était trop impliqué dans le soin de son patient. Seul le temps aurait raison de cette souffrance, bien qu'elle sut que son compagnon garderait à jamais une cicatrice de son histoire. C'était le lot quotidien de ses pairs. Elle avait elle même ces propres stigmates.


La jeune étudiante en médecine pleurait doucement sur le parvis de l'hôpital. L'air frais n'arrivait pas à la calmer.

Les yeux envahis par les larmes, elle ne vit pas l'homme se positionner face à elle.

-Qui y a t-il, mon enfant, pour que vous soyez aussi désemparée ?

Elle releva son visage tordu par le chagrin et hoqueta à l'homme d'église qu'elle découvrit :

-Excusez moi, Monsieur. Je suis étudiante, et je n'ai pas l'habitude de la mort.

L'homme posa une main réconfortante sur les épaules tremblantes de la jeune fille.

-Vous exercez une profession difficile Mademoiselle. Vous savez, dans l'ancien temps, on racontait que si l'homme de foi, le médecin et l'avocat arboraient des robes noirs, c'est parce que c'étaient les seuls à avoir fait le deuil des espoirs de notre monde. Je ne suis pas d'accord. La vie sera toujours injuste, mais grâce à votre métier, à votre cœur, vous pourrez tenter de guérir petit à petit l'humanité.

L'étudiante, un peu calmée, hocha brièvement la tête.

-Peut être. Mais comment réagir lorsque l'homme est capable de détruire des villes entières d'un claquement de doigts, mais reste incapable de sauver un ado qui a tenté de se tuer ?

Le prêtre, soudainement intéressé, demanda brusquement :

-Un adolescent ? Ne serait ce pas un garçon, dont le nom est Stilinski ?

La jeune étudiante, réalisant que l'homme face à lui connaissait apparemment le jeune garçon, inspira profondément, et s'auto-disciplina pour revenir à son rôle de personnel soignant. Elle se rappela ses cours et les mis en exécution.

Elle s'approcha de l'homme, posa à son tour une main sur son épaule et dit :

-Monsieur, je suis désolé de vous l'apprendre, mais le jeune homme, Stiles Stilinski, est décédé ce soir suite à un suicide. Notre équipe a fait tout notre possible pour le réanimer mais en vain. Notre équipe social est à votre disposition si vous souhaitez en parler, et …

Elle s'interrompit soudainement, choquée par ce qu'elle venait de voir. Elle avait cru discerner dans les yeux du prêtre en face d'elle, au fond de ces yeux, pas de la tristesse mais du … soulagement.

Soudainement mal à l'aise, elle retira sa main et murmura :

-Maintenant, Monsieur, veuillez m'excusez, je dois retourner à mon travail.

Elle se retourna, non sans observer à la dérobé l'homme qu'elle quittait.

Le prêtre sortit précipitamment un portable de sa sacoche, appuya sur un unique bouton, et se mit à parler très rapidement.

Cette fois, le jeune femme n'eut plus de doute. L'homme affichait clairement un immense soulagement. Écœurée, elle se demanda dans quelle monde elle vivait.


Lucie répéta :

-Allez, viens Gilles, ça ne sert à rien de rester ici, et le père a le droit de savoir que son fils est mort.

Mais le médecin, prostré, ne l'écoutait pas. Il s'approcha de la dépouille et remit doucement en place une mèche de cheveux.

Il se figea, terrifié.

Lucie réagit aussitôt :

-Quoi ?

Gilles releva doucement sa main et la plaça à un centimètre du nez du garçon. Il resta ainsi de longues secondes lorsqu'il se mit à soudainement à gémir.

-IL RESPIRE ! J'AI BESOIN D'UN CHARIOT DE RÉA ! VITE !

Hallucinée, Lucie déclencha la sonnette d'urgence, et observa de loin la multitude de personnels soignants qui venait de quitter la pièce il y avait moins de cinq minutes revenir en courant, et son ami ordonner :

-Je veux un U.C.B, un test du sang, et une analyse de sa fréquence cardio. Tout de suite.

Ce n'est qu'après deux minutes de traitements intensifs que toutes les personnes dans la salle purent voir, ébahis, la poitrine de Stiles se soulever distinctement, bientôt suivit par le bip-bip rassurant de son électrocardiogramme. Le médecin ne put s'empêcher de murmurer :

-C'est un putain de miracle.

Et pas une seule personne dans la pièce ne songea le contraire.


Stiles n'avait jamais eu beaucoup de chance. Il était plus coutumier de sa sœur jumelle : la poisse.

Mais aujourd'hui, par le plus grand des hasards, Stiles bénéficia d'une chance peu commune qui lui sauva la vie.

Le prêtre que l'étudiante avait rencontré avait pour mission de purifier Stiles Stilinski. Envoyé par la cellule, il avait passé les deux derniers jours à espionner les messages de la police et des urgences. Et ce soir, enfin, son travail avait payé. Il s'était précipité aux urgences, pour apprendre avec un soulagement évident qu'il n'aurait pas besoin de terminer le travail. Le jeune Stilinski s'en était chargé lui même.

Il en avait aussitôt référé à ses supérieurs quin soulagés, l'avait félicité, mais qui lui avait aussi conseillé de se ternir sur ses gardes, au cas où une nouvelle piste surgissait. Le prêtre avait répondu par la positive avec un dévouement sans borne, transporté intérieurement de joie par les félicitations du Saint père.

Si Stiles avait eu vent de cette histoire, il se serait marré et aurait rétorqué, avec son cynisme habituel :

-Ouais cool ! Mais on parle de moi là, le Stiles maudit. On pari combien que ça ne va pas durer ?

Et malheureusement pour lui, Stiles Stilinski avait une fois de plus raison.


Lorsque Stiles revint à lui, son père cru qu'il allait s'écrouler de soulagement. Lorsque le médecin lui avait raconté l'opération -le miracle-, le shérif n'avait jamais été aussi fier de son fils. C'était un battant, comme sa mère.

Après l'embarras de Stiles devant le regard scrutateur de son père, et la promesse de ne jamais recommencer cette connerie, l'homme serra longuement son fils dans ces bras. Il n'était pas naïf, il savait que si son fils avait un comportement suicidaire, cela n'allait pas disparaître avec une simple promesse. Mais au moins, il allait pouvoir tenter de le soigner, avec beaucoup de temps et d'amour. Même si la tâche semblait ardu, l'homme ne s'était jamais sentis autant en forme. Pour son fils, il allait déplacer des montagnes.

Stiles reçu beaucoup de visites : sa famille -dont sa tante qui ne venait jamais lui rendre visite- et ses amis. Les visites de Danny et Lydia firent beaucoup de bien à Stiles. Après leurs départs, il était souriant et avait retrouvé une partie de son mordant.

La visite de Isaac, l'un des protégés de Derek- fut quand à elle très étrange. Stiles confia à son père a posteriori que lui et Isaac n'avaient jamais été très proche. Et pourtant, pendant les 20 minutes où le garçon resta dans la chambre de son fils, le shérif le vit rougir une bonne dizaine de fois, malgré l'indifférence manifeste de Stiles.

Le même manège recommença avec un grand black, dont le shérif avait oublié le nom, mais il se souvenait qu'il s'occupait du nettoyage de la patinoire communale.

Pour rire, le Shérif qui tentait de divertir son fils, blagua en disant qu'il avait un sacré succès auprès des mecs. Stiles faillit s'étouffer avec le verre d'eau qu'il était en train de boire.

L'homme hallucina carrément -et n'était pas le seul au regard du visage surpris de son fils- , lorsqu'une sublime jeune blonde -une certaine Erika – roula un patin monumental à Stiles. Ce fut sa seule action, parce qu'elle sortie aussitôt de la chambre en maugréant des paroles incompréhensibles.

Stiles ne comprenait pas le comportement des trois protégés de Derek. Mais cela ne l'intriguait pas beaucoup, vu qu'il passait la plupart de son temps à songer à Derek, mais aussi à Scott. Son père lui avait raconté que s'il était encore en vie, c'était grâce à ce dernier.

Stiles ne comprenait pas comment son ami avait su ce qu'il se tramait, mais il ne voulait pas le savoir. Ce bâtard -selon l'expression de Stiles- ne l'avait pas contacté une seule fois. Si c'était pour ne plus lui adresser la parole, il aurait dû le laisser mourir.

Son père rentra finalement chez lui, laissant Stiles seul à l'hôpital. Ce dernier s'endormit rapidement, encore largement fatigué par ses blessures.


Un léger bruit extirpa Stiles d'un doux rêve où lui et Derek nageait tranquillement dans un lac, alors que son père, Scott, Allison et Lydia s'esclaffaient ensemble, installés autours d'une couverture de pique-nique sur la berge.

Ce bruit, c'était Scott et Allison qui venait de rentrer discrètement dans sa chambre.

-Stiles ? Murmura Allison.

Ce dernier répondit par un grognement.

-Stiles, c'est nous, poursuivit la jeune fille.

Le jeune adolescent ouvrit subitement les yeux pour voir au pied de son lit une Allison échevelée et un Scott dans un état pitoyable, le regard baissé.

-Comment tu vas, Stiles ? murmura doucement Allison.

Elle lui saisit le bras, et lui parla pendant un petit moment, alors que Scott restait silencieux à quelques pas, refusant obstinément de regarder Stiles.

Allison s'enquit de son état, puis une fois rassurée, elle lui chuchota à l'oreille que Scott ne parlait plus depuis l'incident, et qu'il avait refusé pour je-ne-sais-quelle-raison d'aller lui rendre visite à l'hôpital. Elle raconta qu'elle avait finalement réussis à le forcer à venir.

Elle déposa un léger baiser sur son front, et sortit de la chambre pour laisser un peu d'intimité aux deux garçons.

Ce n'est que lorsque la porte se referma que Scott releva enfin ses yeux, et fixa Stiles. Aussitôt il blêmit et se précipita à ses côtés. Il s'assit sur le rebord du lit et s'enfouit au creux de l'épaule de son ami, silencieux.

Pas un mot ne furent échangés, mais les deux garçons parvinrent à se comprendre. Scott regrettait la façon dont il l'avait traité, et le regardait avec des yeux débordants d'amour. Stiles, quand à lui, ému par le comportement de son compagnon lui répondit avec une regard plein de tendresse. Scott compris que ces sentiments n'étaient pas réciproque.

Comme pour dire au revoir, Scott rapprocha ses lèvres de celle de Stiles et l'embrassa langoureusement.

Un hoquètement les arrêta dans leur mouvement. Allison les observait,une main sur la bouche, à travers la vitre de la chambre qui donnait sur le couloir. Elle s'enfuit, bientôt poursuivis par Scott qui avant de partir, s'agrippa plus que nécessaire à la main de Stiles.


Après cet intermède, Stiles ne put dormir. L'horloge accrochée sur le mur en face de lui affichait 4h32, et une infirmière venait tout juste de passer pour prendre sa tension. Étonnée de le voir réveillé, elle lui conseilla d'essayer de dormir.

-Ah, parce que vous croyez que c'est mon trip de rester réveillé dans cet chambre sans télévision, sans livres et sans internet ? Je suis suicidaire, pas soda-masochiste !

L'infirmière, légèrement heurtée, s'enfuit rapidement.

C'est près d'une heure plus tard que Stiles, toujours éveillé, entendit de nouveau un bruit dans le couloir. Une personne s'arrêta sur le seuil, comme hésitante, puis la poignée de la porte se mit en mouvement et la porte s'ouvrit.

C'était Derek. Stiles se redressa brusquement de son lit. Derek, mal en point, sale, gardait sa tête baissée. Stiles, comme un automate, se leva et se dirigea vers lui.

A quelques centimètres de Derek, sentant son lourd souffle chaud contre son coup dénudé, Stiles releva délicatement le visage de l'alpha, pour que leurs regards se croisent.

A l'instant précis où ce fut le cas, tout changea instantanément.