Chapitre : Fusion (partie 2).

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Au même instant, Vatican.

Le pape Louis XXII travaillait tard ce soir là. Le conseil de Foi avait obtenu une bonne dizaines de nouvelles pistes, dont la plus perspicace localisait les cibles en Syrie. Le contexte géopolitique actuel ne facilitait pas les choses, mais son homonyme Mahomet avait de bons éléments sur place.

Le Saint-père soupira longuement, un doute l'assaillant. Se comportait il comme le Seigneur le souhaitait ?

Le Conseil de Foi s'était déjà occupé de purifier soixante huit personnes. Tant de vies enlevées par précaution. Le cœur serré, il imagina les nombreuses familles en deuil. Les cellules avaient réussis à masquer ces purifications, mais le Saint père savait. Et cette connaissance serait sa condamnation, son fardeau durant le reste de son règne.

Le bureau du Pape était plongé dans l'obscurité, seul une petite lumière éclairait le bureau en désordre. C'est pourquoi le Saint père remarqua la petite lueur rouge sur le mur au fond de la pièce. Dans un premier temps, il n'y prêta pas attention, puis son cerveau le prévint. C'était pile l'endroit où le coffret contenant la tablette prophétique était rangé.

Il s'approcha rapidement, et ouvrit le placard contenant ladite boîte. Aussitôt une vive lumière rouge envahit la pièce, des reflets chatoyants dansant sur le plafond.

La Pierre au centre du coffret était redevenu d'un rouge vif, mais la pierre semblait pulser, comme si elle était en vie. Effaré, le Pape prit le coffret et le déposa sur la table en fer forgé où se déroulait les Conseils de Foi.

Soucieux, Le Pape se dirigea vers le téléphone et convoqua ces Archevêques de la Légion.


A quelques centimètres de Derek, sentant son lourd souffle chaud contre son coup dénudé, Stiles releva délicatement le visage de l'alpha, pour que leurs regards se croisent.

A l'instant précis où ce fut le cas, tout changea instantanément.

Le monde entier cessa d'exister. Tout tourbillonna autours d'eux, les couleurs ayant disparu pour laisser place un unique gris terne qui recouvrait toutes choses en tourbillonnant autours d'eux. Seuls Stiles et Derek conservèrent leurs couleurs, et même plus si c'était possible.

Comme si la vie s'était brusquement mis à envahis leurs veines, chaque détails de leurs corps ressortaient plus marquant, plus voyant pour l'autre. Chacun ressentait ce que l'autre ressentait.

Exaltés, les deux garçons se rapprochèrent, le souffle coupé et les yeux grands ouverts.

Lorsque leurs lèvres se frôlèrent, un flot d'adrénaline se déversa dans le corps des deux hommes, balayant tout sur leurs passages.

Leurs cœurs affolés s'arrêtèrent brièvement, puis dans un souffle, repartirent à l'unisson, battant désormais la même cadence.


Le pape Louis XXII venait de raccrocher le téléphone lorsque la lumière qui illuminait la pièce se transforma. D'un rouge vif, une multitudes de lueurs colorées envahirent la pièce, telles une aurore boréale, offrant au Saint père le plus beau spectacle qu'il n'est jamais vu de ces yeux d'humains.

Puis l'intensité augmenta, et le Pape eut l'impression que la lumière filtrait au delà des murs pour illuminer toute la battisse et bien au delà.

Et soudainement, dans un murmure, tout disparu. Ébahis, le Saint père se rapprocha du coffret, et frôla du bout du doigt la pierre qui était redevenu inerte, en conservant cependant sa couleur vermeil.

C'est à cet instant que le coffret pris feu.

Louis XXII n'eut pas le temps de retirer sa main que les flammes bleues, traduisant l'intensité de ces dernières, s'éteignirent dans un souffle.

Mais le mal était fait. Le Pape Louis XXII hurla à plein poumons de douleur et d'horreur, en découvrant sa main carbonisée.

Aussitôt, une impressionnante quantité de garde s'engouffra dans la pièce et découvrirent le Saint père, écroulé au sol, au pied de la table en fer qui était recouvert d'une fine couche de cendre.

Le Pape fut conduit immédiatement auprès d'un médecin, seuls restèrent dans la pièce deux Archevêques de la Légion, dont Sieur Francesco.

Ce dernier s'approcha du meuble et balaya du revers de la main un amas de cendre. Il découvris en dessous le coffret sacré. Mais ce dernier s'était métamorphosé.

Le couvercle, auparavant bombé, était dorénavant plat. La pierre au centre était resté, bien qu'elle semblait plus grosse à l'Archevêque. La nouveauté résidait dans les 9 petites émeraudes qui encerclait la pierre rouge centrale.

Seul la pierre vermeil semblait refléter une lumière venu d'ailleurs, les neuf autres pierres semblaient ternis par le temps, comme morte.

Sieur Francesco analysa cette transformation comme un mauvais présage, et se surpris à effectuer le signe de croix.


Ils étaient ensemble, enfin réunis, enfin complet.

Les sensations qui traversaient leurs corps tendus par l'extase étaient indescriptibles : un mélange d'excitation, de bonheur et de plaisir.

Comme si avant ce moment, ils étaient mort, et que désormais ils étaient en vie.

Leurs mains se frôlaient délicatement, tandis que leurs bouches continuaient leurs explorations mutuelles.

Les yeux mi clos, transporté d'ivresse, Stiles enroula ses bras autours des épaules de Derek, qui réagit en grognant, et d'une poigne ferme, le colla à lui.

Ce qui était déjà absolu se démultiplia alors, les transportant au delà de ce que tout humain -et n'importe quel être vivant – n'avait jamais exploré.


Erika, Boyd et Isaac, en plein entraînement, se figèrent à l'unisson. Sans se regarder, ils s'affalèrent au sol, envahis par un plaisir indescriptible. Extatique, ils se cambrèrent au sol, tel des animaux blessés.

Scott, quand à lui, prenait sa douche. Allison avait refusé de lui adresser la parole, et il était rentré chez lui, apeuré par le futur.

L'eau chaude qui coulait depuis une vingtaine de minute sur son corps dénudé n'arrivait pas à le détendre. C'est précisément à cet instant qu'il sentit son cœur défaillir, et qu'il s'écroula dans la baignoire. Sa tête heurta violemment le rebord, libérant un léger filet de sang, mais le loup-garou n'en avait cure. Une sensation de bien être absolu l'avait envahis, le laissant pantelant et hagard, ses pupilles dilatés par ses hormones.


Le monde avait cessé d'exister. Le baiser qui échangèrent semblait hors du temps. Mais ils étaient humains, et ils avaient besoin de respirer. Ils se séparèrent à contre cœur.

Aussitôt le tourbillon grisâtre autours d'eux cessa, et le monde retrouva ces couleurs d'origines. Légèrement hagard, ils se regardèrent. Stiles ne comprenait pas le phénomène auquel il était sujet, mais il s'en foutait royalement.

Derek était là, avec lui.

Il avait maigris depuis la dernière fois qu'il l'avait aperçu. Son visage émaciée traduisait une profonde fatigue, mais ses yeux semblait contredire cette constation : ils luisaient d'un rouge éclatant, et son regard exprimait une tendresse infini envers Stiles.

Le cœur débordant de joie, Stiles peina à parler, comme si cet intermède lui avait enlever toutes ces facultés primaires.

-Derek …. Mon Derek …

Puis une vanne s'ouvrit, et la joie de Stiles se transforma rapidement.

L'alpha souris, mais se rembrunit aussitôt lorsque Stiles poursuivit :

-Très cher Derek … où te cachais tu Bordel ? Quatre mois. Quatre foutus mois sans une nouvelle, sans un signe de toi ! Ne refait jamais, jamais ça, tu entend, ou je t'étripe.

La menace était sérieuse, et Derek le comprit. Ce fut l'une des rares fois de sa vie où l'alpha eut réellement peur.

-QUATRE MOIS DEREK ! MAIS DIS QUELQUE CHOSE BORDEL !

Derek plaqua sa main contre la bouche de Stiles.

-Stilinski, baisse d'un ton. Je te rappelle que je ne suis pas censé être ici à cette heure ci.

Stiles, incapable de parler, le fusilla néanmoins du regard. Puis, sans le prévenir, son corps le trahis et il s'effondra mollement dans les bras de Derek. Ce dernier le porta jusqu'à son lit et le déposa avec douceur.

-Stilinski, calme toi, je suis là, et je te promet de t'expliquer. Mais tu dois te reposer avant, tu es à bout de force.

-Nan, mais tu te fout de moi ? Parvint à répondre faiblement l'adolescent, tu t'es vu dernièrement ? Tu ressemble à un chien errant qui n'a rien mangé depuis deux semaines.

Derek s'esclaffa doucement.

-Tu n'es pas si loin de la vérité, Stilinski. Dors, je reste à côté de toi.

Devant le regard suspicieux de Stiles, le loup-garou rajouta :

-Je te le promet.

Et Stiles sut qu'il disait la vérité, sans savoir comment.

L'adolescent se positionna dans le lit, de tel manière que Derek se place derrière lui, dans la position de la cuillère.

Sentir le corps chaud de l'alpha contre lui réveilla une partie de l'anatomie de Stiles, qui pointa fièrement vers le ciel, dressant la chemise de nuit de l'hôpital comme une tente.

Cette fois, Derek ne put contenir un rire guttural, entre le rire et les grognements. Timide, il effleura du bout de doigt la virilité de Stiles, mais retira sa main aussitôt. Cela ne l'empêcha pourtant pas de lui susurra à l'oreille :

-Pas tout de suite Stilinski. Pas maintenant, pas comme ça. Tu sais, il y a pas mal de choses que je ne comprend pas, et je déteste ça. Tu es le premier … enfin tu vois quoi, le premier gars qui me fait de l'effet -et quel effet- mais tu sais, c'est tout nouveau pour moi, comme ça doit l'être pour toi.

Stiles rougit -en songeant à son histoire avec Scott -, provoquant un regard étonné de Derek mais sans s'appesantir sur la question, le loup-garou continua :

-Enfin bref, ça me fait peur. Quand j'ai été mordu, j'ai eu un maître, mon alpha qui était là avec moi. Là, les sensations sont différentes, et tellement plus fortes, et il y a personne pour m'expliquer -nous expliquer- pourquoi.

Stiles se colla plus à lui, comme pour le rassurer.

-Et puis, avant tout, comme je te l'ai dit, tu es un mec, et je sais pas, il y a pleins de chose que je ne sais pas faire … enfin tu vois ce que je veux dire, avec un garçon, comment on … tu saisis ?

Stiles rigola à son tour devant l'embarra manifeste de Derek. C'était la première fois qu'il le voyait exprimer de la gêne.

-Donc voici le programme, Stilinski. Tu dors, je dors, puis demain je te raconte ce que j'ai fait ces quatre derniers mois, toi aussi et puis on essaye de résoudre ça ensemble. Ça te va ?

Stiles était satisfait. Non seulement, Derek venait de dire « ensemble » mais en plus il lui demandait son avis.

Il se retourna, et sans le regarder, répondit :

-J'approuve ton programme, Hales, mais ma menace tiens toujours, tu te barre, je te tue. Et pis, concernant le truc, tu sais, ce qui se passe en dessous de la ceinture, moi aussi, je ne suis pas un expert. Mais si c'est aussi grandiose que le patin que tu viens de me rouler, je peux te jurer que je vais vite devenir addict. Et tu me connais, que je veux quelque chose, je l'ai !

Cette fois, c'est Derek qui sentis son sang ne faire qu'un tour, et sa virilité se retrouva rapidement trop à l'étroit dans son caleçon.

Mais l'alpha était -pour la première fois depuis très longtemps- timide, et n'osa pas bouger de peur de faire découvrir son état à Stiles.

C'était sans compter sur la sensibilité de Stiles qui sentait une belle barre contre sa fesse. D'une main sûr, il s'engouffra dans le pantalon de Derek, saisis à pleine main la virilité de Derek et le repositionna pour que son compagnon ne soit plus gêné.

La pensée qui traversa l'esprit de Stiles fut :

-Bordel, il est membré comme un loup ! (ce qui n'était pas pour lui déplaire).

Celle qui s'imposa dans l'esprit de Derek fut :

-Bordel, bordel, bordel, bordel, Retiens toi, Retiens toi, Bordel, bordel !

C'est pourquoi Derek ne put s'empêcher de libérer un délicieux grognement de plaisir, comblant Stiles au plus au point.

Puis l'adolescent, les yeux mi-clos, rapprocha une nouvelle fois son visage de Derek et tout en le regardant, déposa un léger baiser sur ses lèvres salées.

Une nouvelle fois, le monde disparut autours d'eux, remplacé par un tornade grisâtre où ils se trouvaient au centre, et ils s'endormirent ainsi.

Les deux hommes les plus serein sur terre.


Le shérif Stilinski revint de bonne heure le lendemain à l'hôpital.

Il s'était levé tôt, avait pris une rapide douche et avait filé au bureau pour se mettre à jour dans ces dossier. A tout juste 8h30, il arriva devant la chambre de son fils.

Il entra et s'arrêta sur le seuil.

Stiles ne dormait pas seul. Derek, le criminel, était allongé avec lui -contre lui- et ils affichaient tous les deux un sourire crétin.

Stiles, son fils sortait avec ça ? Ce criminel ?

Une foule de questions se bousculaient dans sa tête. Et ils voulaient des réponses. Tout de suite.

Il toussa assez fort pour réveiller l'hôpital dans son intégralité.

Derek sauta quasiment au plafond, et tomba lourdement sur le sol. Son fils, un petit filet de bave s'échappant de sa bouche, était toujours plongé dans les bras de Morphée.

Quand Derek aperçut le Shérif en face de lui, il blêmit d'un coup et bafouilla :

-M. Stilinski, ce n'est absolument pas ce vous croyez !

-Ah ouais ? Et qu'est ce que je crois à ton avis ?

Le jeune homme blanchit encore plus. À ce rythme, il allait devenir transparent dans moins d'une minute.

Derek bafouilla une excuse pitoyable, du genre « je suis venu prendre des nouvelles », mais il s'arrêta rapidement devant l'air furieux de l'adulte en face de lui. Ne sachant plus quoi faire, il secoua de toute ses forces Stiles, en bref, il l'éjecta quasiment du lit. Imperturbable, le garçon ,les yeux toujours clos, grommela un :

-Moi je me lève pas tant que j'ai pas mon bisou.

Cela suffit à faire rentrer le Shérif dans la plus grande fureur de sa vie.

- JE VAIS TE TUER DEREK ! TU AS OSÉ TOUCHÉ À MON FILS ? MON FILS ! IL EST MINEUR , SOMBRE CRÉTIN ! JE VAIS TE JETER EN PRISON, TOI ET TON CUL DE CRIMINEL POUR LE RESTE DE TA VIE !

La voix tonitruante de son père réveilla enfin Stiles qui compris rapidement la situation. Il secourra vivement Derek, en parlant à une vitesse folle :

-Papa, calme toi ! Ce n'est as ce que tu crois, enfin si c'est ce que tu crois mais en différent ! Je te jure on n'a rien rien rien fait ! Et je te rappelle que Derek est innocent ! Innocent, tu sais ce que ça veut dire ? Il a rien fait ! Si j'ai envie de sortir avec lui, je fais ce que je veux ! Et depuis quand tu es homophobe papa ? Toi qui m'a débité un tas de discours sur la tolérance bla bla, à propos de ta collègue lesbienne ! Hein ? Alors tu vois je ne

Il fut coupé en plein discours par son père, qui beugla aussitôt :

-NAN, MAIS TU CROIS QUE JE SUIS HOMOPHOBE STILES ! J'AI SU QUE TU ÉTAIS GAY QUE T'AVAIS MÊME PAS 5 ANS ! ET PUIS TU T'ES ENTENDU GÉMIR DANS TA CHAMBRE AVEC SCOTT ? JE ME FOUT ROYALEMENT QUE TU SOIS GAY, MAIS PAS AVEC … PAS AVEC LUI !

La situation devenait surréaliste. Son père savait pour son attirance pour les garçons, alors que lui ne l'avais réalisé que quelques mois plus tôt ? Il l'avait entendu avec Scott ?

Mortifié, il se mit à rougir comme une pucelle, tant par le discours de son père que par l'air abasourdis de Scott devant la révélation du Shérif sur lui et Scott.

-Et depuis quand tu gémis avec Scott, Stilinski ? Grogna Derek.

Le Loup-garou avait mis le masque de l'homme dur, mais son ton était emprunt de souffrance.

-Tu sors avec lui ? Tu as couché avec lui ? Répond, Stilinski !

Stiles, ahuris, hurla :

-MAIS FOUTEZ MOI LA PAIX, BORDEL ! PAPA, JE SORS AVEC QUI JE VEUX, TU N'AS RIEN À DIRE ! MOI J'AI FERMÉ MA TRONCHE QUAND TU AS RAMENÉ L'AUTRE GROGNASSE DE PHARMACIENNE Y'A UN ANS !

-C'est quoi le rapport, contre argumenta le Shérif, qui semblait toutefois légèrement calmé.

-LE RAPPORT ? C4ES TUNE PUTAIN DE RACISTE PAPA ! ELLE AFFIRMAIT QUE LA CRISE A ÉTÉ CAUSÉ PAR LES NOIRS ET LES JUIFS ! ET OKAY, ELLE EST BIEN FOUTU, MAIS C'EST PAS UNE TON AVIS SUR MES MECS, JE M'EN TAPE !

Son père eut l'air quelque peu embarrassé, tandis que Derek répétait pour lui même,abasourdis « tes mecs? »

-ET TOI, LE LOUVETEAU !

Derek grogna devant son surnom,

-TU T'ES BARRÉ PENDANT QUATRE MOIS, SANS RIEN DIRE ! TU CROYAIS QUOI, QUE J'ALLAIS PASSER MA VIE À T'ATTENDRE, COMME UN PUCEAU EFFAROUCHÉ ? BORDEL, PAS UN SIGNE ! JE ME SUIS TRANCHÉ LES VEINES A CAUSE DE TOI, ÇA TE SUFFIT PAS COMME PREUVE D'AMOUR ?

Tout le monde se figea, même Stiles. Certaines vérités, même si elles étaient vrai, ne pouvaient que choquer les gens. Ce fut le cas ici: le shérif se tut, blessé et Derek le regarda fixement, la mâchoire crispée, serrant et desserrant son poing.

Stiles réalisa qu'il avait été trop loin dans ces confessions et s'expliqua :

-Bon, tout le monde se calme, d'accord ? Je vais bien, personne n'est blessée, et tu sais quoi papa ? Je suis même plutôt heureux ! Okay, Derek est loin d'être le gendre idéal, il est trop … ténébreux et tout …

L'intéresse lui lança un regard plein de reproche, accompagné d'un raclement de gorge.

-Mais hier soir il m'a fait une promesse, et il sait que s'il ne la tient pas je le … comment dire, il vaut mieux pour lui qu'il la respecte.

Son père regarda longuement son fils et sortit brusquement de la chambre.

Stiles voulu le rejoindre, mais Derek l'en empêcha en lui agrippant le bras:

-Laisse le, Stilinski, il a besoin de temps je pense.

Stiles se dégagea et alla s'asseoir sur le bout de son lit. Ce n'est qu'après cinq bonnes minutes de silence qu'il regarda de nouveau Derek et remarqua le visage triste de l'alpha. Ce dernier se décida à parler :

-Alors, avec Scott, que …

Stiles l'interrompis et se précipita dans ses bras.

La chambre disparu dans une bourrasque, balayant tout ce qu'il y avait autours d'eux , mais aussi leurs sentiments de peur et d'abandon, dans un nuage grisâtre, tandis que leurs deux corps pulsaient d'une vitalité retrouvée. Ils s'embrassèrent, et tout alla aussitôt pour le mieux. Ils étaient ensemble.


Le shérif arpentait les jardins de l'hôpital, regardant sans vraiment les voir les plantations qui avaient commencées pour la plupart leurs floraisons. Ses pensées vagabondaient dans ses souvenirs.

Il se remémorait Stiles, tout juste âgé de deux ans, délaisser le camion de pompier que sa mère lui avait offert pour s'amuser comme un petit fou avec le papier cadeau rouge.

Puis une autre scène lui vint à l'esprit : Stiles, dans les 8 ans, qui se pressait de manger pour rejoindre son pote Scott au parc après le repas, enfournant la nourriture à grande bouchée, se tartinant au passage le visage de ketchup, provoquant l'hilarité de ces parents.

Il se rappela également comment son fils fut présent lors de la mort de sa mère, et de comment il avait gérer la maisonnée pendant près d'un an, alors que lui noyait son chagrin dans la bouteille. Enfin, et c'était le pire de ces souvenirs, le plus récent aussi, il se revit ouvrir la porte de la salle de bain, trouvant son fils adoré gisant dans une mare de sang.

Il relativisa aussitôt les informations dont il venait d'être témoin.

Son fils était en vie, et c'était le principal. D'accord, il haïssait Derek de toutes les fibres de son être, parce que son instinct lui disait que cet homme cachait un lourd secret, mais son fils était désormais assez grand pour prendre ses propres décisions, et faire ses propres erreurs.

Et puis, ce qui le convainquis, ce fut le visage de Stiles lorsqu'il était arrivé dans la chambre, cet air quasi extatique que sa femme arborait le soir au coin du feux lorsqu'elle se calait dans ces bras.

Il soupira longuement, cracha par terre, et repositionna son chapeau de shérif. Après tout, il avait peut être exagéré.

Il retourna sur ces pas, et se dirigea vers la chambre de son fils.

C'est à cet instant qu'il croisa le gamin qui avait disparu plus tôt, Jackson.

Le garçon semblait métamorphosé depuis le retour de sa fugue, plus confiant et plus sûr de lui.

Le shérif hocha la tête en guise de salutation, lorsque le garçon lui adressa la parole :

-Bonjour, Shérif Stilinski. Comment va votre fils ?

-Mieux. Il sortira demain.

-Tant mieux. Vous lui transmettrez mes vœux de rétablissement.

-Je n'y manquerais pas, Jackson.

Le shérif mal à l'aise par le ton monocorde de Jackson, alla continuer son chemin lorsque l'adolescent poursuivit, avec une pointe d'intérêt dans la voix cette fois ci :

-Auriez vous vu Derek HALE, Monsieur ? J'ai entend dire qu'il était de retour en ville.

-C'est exact. Il est même en ce moment précis dans la chambre de mon fils.

Jackson paru étonné, mais ne rajouta rien. Il salua le shérif et se détourna pour se diriger vers la sortie d'un pas vif.

Cette rencontre laissa un goût amer dans la bouche du Shérif Stilinski, sentant que Jackson lui cachait quelque chose, ou qu'il n'aurait pas dû parler de Derek.


Le pape Louis XXII était dans une rage folle. Sa main désormais morte, pendait sans vie sur l'écharpe que le Docteur de la papauté avait mis en place. Il parla d'une voix froide, implacable à ces Archevêques, debout devant lui.

-Je croyais avoir été assez clair sur l'absolu nécessité de ne pas laisser se produire ce qui s'est produit.

La tête baissé, les hommes se taisaient.

Le pape renifla, et se retourna brusquement. Tout ses plans étaient à jeter. La situation avait changée, bien pire qu'il ne l'avait imaginé. Il avait naïvement cru qu'il disposerait de plusieurs années devant lui pour résoudre ce cauchemar. Dieu lui en avait laissé quatre mois et il avait lamentablement échoué. Au final, le Sait père était plus en colère contre lui même que contre les autres.

Il se calma et poursuivit :

-Excusez moi, mes amis. Je n'aurais pas dû m'emporter de la sorte.

Il replaça sa main dans une position plus confortable, et continua :

-La situation dans laquelle nous sommes est pire que toutes celles que nous avions imaginé. Il faut donc revoir toutes nos stratégies.

Les Archevêques de la Légions acquiescèrent vivement.

-Nous passons de la prévention à l'inhalation. Activez toutes les cellules, absolument toutes. Vous avez désormais accès aux coffres du Vatican. Je veux que vous retrouviez cette bâtarde et ce bâtard le plus vite possible. Vous connaissez les délais. Dans 9 mois, il sera trop tard.

Sieur Francesco déglutit, ne pouvant concevoir ce que deviendrait le monde s'ils échouaient.

Et pourtant, il savait que l'inconcevable arrivait à grand pas. Le tic tac de la pendule accrochée au mur se mit à résonner sombrement dans sa tête.


Stiles sortis de l'hôpital le lendemain matin. Le Shérif était venu le chercher, et avait grommelé en voyant Derek, enfin vêtu d'une tenue correcte, et propre, patienter au secrétariat de l'hôpital où il venait de se faire refouler par un vigile.

-Vous n'êtes pas de la famille, Monsieur. Il faut donc revenir pendant les heures de visites du public entre 14h et 17h. Je suis désolé.

Derek répondit quelque chose, mais qui passa aux oreilles du vigile comme un grognement.

Le Shérif soupira, passa à côté de Derek et s'adressa au Vigile qu'il connaissait personnellement :

-Laisse tomber, Marc, il est avec moi.

Le vigile s'excusa pour la forme et laissa passer les deux hommes.

Derek marcha derrière le Shérif, légèrement en retrait, silencieux. Pour la première fois, le père de Stiles approuva le comportement de Derek : l'humilité. Mais il se demandait ce que cela cachait.

Il ne tarda pas à le savoir.

Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre de Stiles, ce dernier était fin prêt. Il était douché, habillé, rasé et les attendait patiemment, assis sur le lit.

Il sourit en les voyant, embrassant son père en premier, puis enlaçant tendrement Derek ensuite.

Mal à l'aise le shérif détourna la tête, mais il ne put s'empêcher de remarquer l'air absolument crétin que les deux jeunes hommes affichaient, serré l'un contre l'autre.

Leur étreinte dura ridiculement près de cinq minutes. Au bout d'un moment, le Shérif en eu assez de ces têtes de merlan frit, et toussota bruyamment.

Derek et Stiles se détachèrent l'un de l'autre, pas le moins gêné du monde. Derek prit le sac de Stiles et ils sortirent en chœur de l'hôpital, laissant derrière eux des sombres souvenirs.

Bref, le shérif découvrit enfin le plan machiavélique de Derek lorsqu'il vit ce dernier placer le sac de Stiles dans sa voiture. Saisis d'un énorme doute, il parvint à demander avec une voix relativement neutre, dont il fut extrêmement fier

-Euh, Derek, tu fais quoi précisément ?

Le jeune homme afficha une tête de chien battu, regardant Stiles du coin de l'œil.

-Papa, commença l'adolescent, je ne rentre pas à la maison. Je vais chez Derek.

Le shérif refusa catégoriquement, avançant la minorité de son fils, et que c'était lui qui prenait les décisions, point barre. Mais Stiles, formé par son père, se battit bec et ongle pour le faire changer d'avis.

Au bout d'un quart d'heure de cris et de semi-pleurs, ils tombèrent d'accord. Stiles retournait chez son père la semaine, et irait chez Derek le week-end.

Il alla reprendre le sac de son fils dans le coffre de Derek pour le placer dans le sien, quand Stiles l'en empêcha :

-Mais, P'pa, tu as fumé ? On est samedi ! C'est le week-end ! Allez bisous, on se voit lundi.

Enragé de s'être fait avoir, il observa Stiles se précipiter dans le véhicule de Derek et regarda d'un œil mauvais la voiture s'engager sur la nationale.

Mais au fond de lui -tout au fond- le Shérif était soulagé de voir Stiles dans cet état. C'était l'ancien Stiles, avec le côté homo en plus peut être.

Il s'esclaffa lorsqu'il imagina la réaction de Stiles s'il lui disait qu'il avait un côté homo.


Il arrivèrent chez Derek sur les 10h tapantes. Sans un mot, Stiles agrippa son sac, pénétra dans la demeure qui sentait le produit ménager.

Halluciné, il constata à quel point la maison avait changée depuis sa dernière visite : les murs avaient été repeints, les fenêtres réparés, et un semblant de meubles garnissaient le tout.

Derek, se balançant d'un pied à l'autre, fut comme gêné par le regard de gratitude que lui lança Stiles.

-J'allais pas te laisser vivre dans un taudis quand même, Stilinski...

Stiles sourit de toutes ses dents et roucoula :

-Rohhh, mais il est trop mignon mon Derek...

Ce dernier grogna, dévoilant ces canines. Stiles le fit taire en l'embrassant à pleine bouche, les déconnectant quelques instants du monde.

Puis Stiles ressaisit son sac, et se dirigea à l'étage. Derek le devança, et ouvrit une porte qui donna sur une petite chambre jaune, face à la sienne. Stiles le fusilla du regard.

-Mec, si tu crois que je vais dormir ailleurs que dans ton lit, tu te fout un pieu dans l'œil.

Sans attendre de réponse, Stiles se retourna, ouvrit la porte de la chambre d'un coup de pied, et pénétra dans l'antre de Derek.

Cette dernière avait aussi était rénovée, sur un ton gris et noir, qui correspondait parfaitement au propriétaire des lieux. Le lit n'avait pas changé de place, mais à la place d'une commode, une armoire était placée le long du mur, à côté de la fenêtre désormais réparée.

-C'est classieux, Derek. Je ne savais pas que tu avais du goût.

D'une volée, il ouvrit la porte du placard, tassa grossièrement les affaires de Derek dans un coin, et s'appropria une franche moitié du meuble.

Puis il se retourna pour contempler son loup-garou qui levait les yeux au ciel. Ricanant, Stiles s'approcha de lui, remarquant au passage que désormais, une photo de lui complétait la photo de famille à côté du lit de l'alpha -de leurs lits désormais- et se hissa sur la pointe des pieds pour lui rouler un patin d'enfer.

Derek ne put que gémir de plaisir sous le traitement que lui prodiguait Stiles. Il fut poussé sur le lit, et se retrouva en une seconde sans t-shirt. Stiles pu observer à loisir -et il ne s'en gêna pas- le corps musclé de son futur amant.

Les tourbillons qui les avaient habités lorsqu'ils s'embrassaient auparavant n'avaient pas de connotation sexuelles. C'était du simple bonheur.

Maintenant qu'ils étaient tout les deux, allongés l'un sur l'autre, sachant pertinemment ce qui allait se passer durant la prochaine heure, une tension sexuelle phénoménale s'installa entre eux, comme jamais. Le tourbillon grisâtre autours d'eux avait disparu, laissant place à un océan de lumières multicolores, les environnement et les enivrants.

Le cœur à la limite de l'implosion, Derek osa enfin toucher Stiles, et lui caressa longuement le ventre. Sous le frémissement de ce dernier, et son regard approbateur, Derek s'enhardit et déboutonna le premier bouton du jeans de Stiles. Il voyait sans peine la virilité de ce dernier pulser contre le tissu de son pantalon. Pour la première fois de sa vie, Derek avait une faim … de sexe.

Un sentiment de luxure le posséda, et au delà de toute rationalité, il arracha à moitié les fringues de Stiles, libérant son pénis excité au maximum.

Derek se lécha les lèvres d'envie, ne pouvant attendre de goûter à Stiles de cette façon. Mais il n'était pas le seul : l'adolescent, au bord de la crise d'apoplexie, légèrement vertigineux à cause du tournoiement des lumières arc en ciel autours de lui qui se reflétaient sur leurs corps en sueur, ne put s'empêcher de saisir à travers le pantalon de Derek sa masculinité, pleinement réveillée.

Ils n'en étaient qu'au préliminaire, et déjà le plaisir qui envahissaient Stiles et Derek équivalaient facilement à dix fois le meilleur orgasme de leurs vies. Les yeux papillonnant de plaisir, ils se retrouvèrent rapidement nus, à se frotter l'un contre l'autre.

Stiles, plaqué sur le lit par ses sensations, avait l'impression d'être en éjaculation permanente, tant le plaisir qui l'inondait était indescriptible.

Sous le jeu des chatoiements lumineux, Stiles aperçut enfin le sexe de Derek. L'alpha possédait au dessous de ses tablettes de chocolats une toison pubienne légèrement rasé, en accord avec sa barbe de trois jours duquel émergeait un sexe dur, long et épais. Une perfection absolue aux yeux de Stiles, qui n'avait qu'une envie : le prendre en bouche.

Ce qu'il fit s'en attendre, échappant à Derek qui depuis quelques instants l'avait saisit et le branlait avidement, découvrant l'incroyable sensation de toucher le pénis d'un autre homme, complément désinhibé.

A l'instant où les lèvres de Stiles se posèrent délicatement sur le gland gonflé de plaisir de Derek, tout explosa, et leurs corps se trouvèrent séparés de force, contre leur volonté, envahis soudainement par la souffrance.

Comme au ralentis, Stiles put voir le regard rougeoyant de son ami s'éloigner de lui et la myriade de lumières multicolores s'évanouir dans une bourrasque, alors qu'une seconde auparavant, ils succombaient tout les deux aux affres du plaisir.

Stiles hurla de douleur.