Salut à tous !
Merci pour vos reviews, continuez, ça fait bien plaisir ! ^^
En effet, j'avoue avoir été bâtard de faire une fin comme celle du chapitre dernier, pile où nos deux tourtereaux prenaient leurs pieds. Ne vous inquiétez pas, je me suis rattrapé dans ce chapitre ^^
Chapitre encore plus long (je n'arrive plus à en faire des cours, c'est catastrophique).
Et pour répondre à Lydia89 qui dit aimer ma fic, mais s'inquiète de voir mon histoire bien complexe à tel point que je ne saurais pas comment la finir, rassure toi, l'histoire de Stiles et de Derek est déjà finis dans mon esprit, et je sais précisément où vont nos deux amoureux ! Ce qui me prend du temps, c'est juste de la retranscrire via des mots ^^
Bonne lecture à tous ! Et pensez aux reviews ^^
Chapitre 7 : Renonciation.
A l'instant où les lèvres de Stiles se posèrent délicatement sur le gland gonflé de plaisir de Derek, tout explosa, et leurs corps se trouvèrent séparés de force, contre leur volonté, envahis soudainement par la souffrance.
Comme au ralentis, Stiles put voir le regard rougeoyant de son ami s'éloigner de lui et la myriade de lumières multicolores s'évanouir dans une bourrasque, alors qu'une seconde auparavant, ils succombaient tout les deux aux affres du plaisir.
Stiles hurla de douleur.
Un éclair de souffrance traversa le corps des deux hommes, comme arrachés au plaisir et la myriade de lumières multicolores disparue dans un souffle, laissant place à la réalité : la chambre de Derek, qu'occupait désormais les protégés de l'alpha.
Stiles se retrouva emprisonné dans les bras de Scott, tandis que Erika, Isaac maintenait Derek à distance.
Halluciné, Stiles mit à moment à se remettre du choc de la séparation, puis réalisant qu'il était nu et que absolument tout le monde le regardait – plutôt le dévorait des yeux- il agrippa la couverture du lit avec laquelle il se couvrit rapidement.
Derek grogna, dans un rage noir :
-Vous avez tout les trois intérêt à avoir une putain d'explication, sinon vous venez tous juste de signer votre arrêt de mort.
Stiles sentit que la menace était sérieuse, et il comprenait son compagnon.
Erika regarda Isaac en biais, puis annonça, d'une voix emprunte de tristesse :
-Boyd est mort, Derek.
Le visage de l'alpha changea brusquement : il passa d'un faciès exprimant la colère, à une expression incroyablement neutre. Stiles avait saisis son jeu depuis quelques temps, et il savait que Derek faisait cela quand il se savait incapable de maîtriser ses émotions.
-Comment ? Parvint à souffler l'alpha.
Cette fois, ce fut Scott qui répondit :
-Il s'est suicidé, Derek.
Cette fois, le compagnon de Stiles ne put s'empêcher d'afficher un air de douloureuse surprise.
-Il s'est …. quoi ? Mais pourquoi, bordel ?
Scott, mal à l'aise, avoua :
-On ne sait pas trop comment, mais ça à un rapport avec vous deux : Toi Derek, et Toi Stiles.
Les deux intéressés regardèrent Scott, d'abord stupéfaits, puis ensuite sceptiques.
-Tu pourrais approfondir, Scott ? Parce que là, on comprend que dalle, dit Stiles.
Mais ce fut Erika qui s'en chargea :
-On ne sait pas comment, mais … disons que l'on ressent tous un truc pour Stiles.
Derek grogna, mais cela n'empêcha pas la jeune blonde de continuer :
-T'excite pas, moi perso, ça me plaît pas du tout. Ça fait quatre mois que je flaire une odeur à tomber par terre au lycée sans savoir réellement à qui elle appartient. Et puis, il y a trois jours, l'image de Stiles est apparu dans ma tête, comme une putain de vision, et depuis je ne pense qu'à lui. J'ai été le voir à l'hosto pour essayer de tirer ça au clair, mais une fois que je l'ai vu, j'ai perdu tout mes moyens, et l'unique chose que j'ai réussis à faire, c'est l'embrasser.
Derek Grogna encore, plus longuement cette fois. Isaac compléta :
-Pareil pour moi, la même histoire. J'ai aussi vu Stiles dans mon esprit. A partir de là, je ne pense qu'à des trucs très bizarre, comme le protéger, être avec lui et puis aussi d'autres trucs …
Isaac finit son histoire en rougissant furieusement.
-Pareil pour moi, Termina Scott. Sa voix était faible, presque mourante. Et je pense que c'était pareil pour Boyd. Avant hier soir, on a tous ressentis ce que tu vivait avec Stiles, et c'était sacrément grandiose …
Erika et Isaac opinèrent vigoureusement.
-Puis après plus rien. Je … On avait toujours les même sentiments pour Stiles, mais c'est comme si … comme si on savait qu'il était désormais inaccessible ...
Isaac déglutit bruyamment, tandis que Erika reprit la parole :
-J'ai aussitôt eu envie de me tirer une balle. C'est comme si je n'avais plus envie de vivre, sachant que ma raison de vivre avait disparu.
-Pareil, ajoutèrent Isaac et Scott.
Durant tout le speech, Stiles s'était assis sur le rebord du lit, désorienté.
Depuis que Scott avait été mordu, et qu'il était devenu un loup-garou, le surnaturel faisait maintenant partie intégrante de sa vie. Il avait vécu avec son ami des aventures fantastiques, qu'il aurait cru auparavant impossible.
Mais depuis quatre mois, il était lui même devenu un sujet du surnaturel. Il ne savait pas comment, ni pourquoi, mais il le sentait. Ça avait commencé avec Derek, cette fameuse soirée.
Et cela recommencait chaque fois qu'il s'approchait de son loup-garou, qu'il l'embrassait, qui le touchait.
Cette sensation de vide grisâtre qui les entouraient, comme si plus rien n'avait d'importance en ce monde exceptés eux deux. Puis il y avait moins de trente minute, cette impression de faire l'amour en plein cœur d'une aurore boréale.
Plus rien n'avait de sens.
Et Stiles détestaient cela.
Son esprit hyperactif s'activa soudainement, traitant une impressionnante quantité d'informations, et rajoutant désormais dans l'équation la variable « Scott me kiffe » « Isaac me Kiffe » « Erika me Kiffe » « Boyd me kiffe … ou plutôt me kiffait. »
Stiles était intelligent, plus que la majorité des gens, mais peu de personnes le savaient. Certes, ses résultats scolaires étaient excellents, mais ces professeurs le prenaient pour un élève studieux, ce qui était complément faux. Stiles n'apprenait pas ces cours, inutile puisque il les retenait à l'instant où leurs professeurs leur dictaient, et faisait ces exercices à la va vite durant les interclasses.
Mais cette fois ci, Stiles sentit qu'il ne pouvait compter que sur lui même car les personnes en face de lui étaient désormais inutile.
Son esprit travailla à toute vitesse, analysant chaque détails de ces quatre dernier mois, et soudain, le dénominateur commun s'imposa en lui comme une évidence.
C'est pour ça qu'il ne put s'empêcher de beugler :
-Vous êtes les protégés de Derek.
Devant l'incompréhension qui régnait dans la chambre, Stiles agacé, s'expliqua :
-Vous êtes tous les quatre les protégés de Derek, et Derek est votre chef de meute. Vous avez commencés à sentir mon odeur probablement la fameuse nuit où on est resté ensemble, Derek et moi. Et puis vous avez tous hallucinés à propos de moi quand j'ai embrassé pour la première fois Derek.Vous ressentez ce que votre chef de meute ressent !
Ébahis, les trois jeunes gens se retournèrent vers Derek, et le questionnèrent :
-C'est possible ?
Derek, le visage toujours marqué par la peine, répondit :
-I mois, je vous aurais répondu non. Mais aujourd'hui, j'en sais rien. Ce que je … (Mal à l'aise, il baissa les yeux), ce que je ressens pour Stilinski est indescriptible, c'est puissant -trop puissant peut être- et ce n'est pas naturel, c'est bien au delà. Et puis, il y a …
Derek revécu sa scène avec l'Ermite dans la caverne, et se remémora ce qu'il y avait appris.
-Oui, je crois que c'est ça. Ce qui se passe entre Stilinski et moi vous atteint, par mon intermédiaire.
Soudainement, l'alpha se redressa et fis les quatre cent pas.
-C'est même sûr ! Je peux vous appeler quand je suis en danger, vous aussi, d'une certaine manière , nous sommes connectés …
Erika l'interrompis :
-Et il se passe quoi entre toi et Stiles ?
Le visage de Derek se rembrunit, et il dit d'une voix tranchante :
-Ça, ça ne concerne que Stilinski et moi.
Erika, vexée, répliqua :
-D'accord, d'accord. Mais comment on arrête tout ça ?
Derek haussa les épaules en signe d'impuissance.
Stiles déglutit. Il connaissait la réponse dès le moment où il avait compris ce qui se tramait, mais il ne savait pas comment leurs annoncer. Cependant la situation ne pouvait pas perdurer ainsi -Boyd en avait déjà payé le prix – et il prit son courage à deux mains pour dire à voir haute.
-Il faut que Derek renonce à vous en tant que meute.
Un silence stupéfait envahis la pièce, traduisant l'énormité de la chose que Stiles venait d'annoncer.
Ils parlèrent longuement. Scott, Erika et Isaac avaient la voix brisés, mais depuis que Derek avait entendu l'idée de Stiles, il était intraitable et voulait la mettre à exécution.
-Mais pourquoi être aussi extrême, Derek ? Demanda Erika, les larmes aux yeux. On n'a même pas cherché s'il existait un autre moyen, on n'est même pas sur que la théorie de Stiles soit la bonne !
Mais l'absence de conviction dans ses paroles ne fit que renforcer la position de Derek.
-On ne sait même pas si c'est possible, avança Scott.
Mais Derek le contredit, en savant d'instinct ce qu'il fallait faire.
Isaac, silencieux, regardait Stiles étrangement. Parfois, ses yeux exprimaient une haine sans nom, de lui avoir volé Derek, et puis parfois, son regard était emplis d'une grande tendresse doublé d'amour. Dans ces instants, Stiles regardait ailleurs, mal à l'aise.
Pendant que les autres continuaient leurs débats en vain, Stiles prit Scott à part.
-Bon, Scott, je …
Scott l'interrompis.
-Je sais ce que tu vas dire. Si on a fait ce que l'on a fait, c'était à cause de ce phénomène.
Scott, rougissant, précisa :
-Je ne veux pas paraître méchant, Stiles, mais je suis soulagé à un point, tu n'as même pas idée. Je viens de passer les dernières 48 heures à ne penser qu'à toi, et j'envisageais même de rompre avec Allison. Maintenant, je vais -on va – pouvoir mettre ça derrière nous et je vais tenter de réparer les choses avec Allison.
Stiles sourit, et le serra tendrement dans ses bras. Il put presque sentir ronronner Scott près de lui.
Derek interrompit la dispute d'un beuglement.
-SUFFIT.
Le silence se fit.
-Je suis le chef de meute, et je décide de vous renier. Je ne le fait pas de gaîté de cœur, au contraire. Ce n'est pas une punition, mais Stilinski et moi avont beaucoup de chose à faire tout les deux, et je ne veux pas que vous en souffriez.
Stiles lorgna Derek du coin des yeux, surpris. Il réalisa qu'il en savait plus que lui sur le phénomène dont ils étaient victime. Mais ce n'était ni le temps, ni le lieu de s'occuper de cela.
-Je vais donc vous renier tout de suite. Vous allez devenir des oméga, des loups sans meute. Je vous conseille de le rester pendant une petite semaine, le temps de s'adapter à la séparation du groupe. Ensuite, et c'est le meilleur conseil que je puisse vous donner, j'aimerais que vous reformiez une meute tout les trois. Et j'aimerais que ce soit Scott qui soit le chef de meute.
L'intéressé déglutit, et alla répliquer, lorsque Derek le devança :
-Je sais, tu ne crois pas à ces conneries de meute. Tu es en colère d'avoir été transformé contre ton grès, mais tu es un bon loup-garou, Scott, tu es fort, intelligent, et surtout, tu te soucie des autres.
Tu feras un bon chef de meute.
Devant l'air grave de Derek, Scott se tut, mais il sembla vouloir poser une question. Une fois encore, Scott anticipa :
-Comment ? Je vous ai mentis, mais pour de bonne raison : vous êtes trop jeune. Mais je n'ai pas le choix. Un bêta peut devenir Alpha en se créant sa propre meute, sans forcément tuer un autre alpha.
C'est pour ça que Scott est devenu si fort cette année, il commençait à se forger sa propre meute, avec Allison, Stiles, Lydia et Jackson. Si tu les marque Scott, une simple égratignure, et qu'ils acceptent d'appartenir à ta meute, alors tu deviendra un Alpha.
L'énormité du discours s'insinua en Scott, et il sembla défaillir. Mais cela ne dura qu'un instant, car une seconde plus tard, il dit d'une voix ferme :
-Erika, Isaac. Je veux bien faire ça, à condition que vous soyez d'accord.
Erika accepta rapidement, mais Isaac hésita plus longuement.
-Je sais ce que pense, Isaac, le prévint Derek, mais tu es encore trop jeune pour être un alpha et créer ta propre meute. Il te reste beaucoup à apprendre, crois moi. Être alpha, ce n'est pas seulement être plus fort, c'est aussi être responsable de la vie des membres de ta meute. Il faut que tu sois capable de les protéger.
Derek j'interrompis brièvement, et pour la première fois, se dévoila à ces protégés.
-Boyd est mort. Boyd est mort par ma faute. Je devrais vivre avec ça toute ma vie. Et je ne sais pas si j'en suis capable …
Isaac tiqua, puis finalement murmura
-J'accepte.
Ils sortirent tous dehors -excepté Stiles qui resta dans la chambre-, mais qui regarda néanmoins la scène depuis la fenêtre.
Derek faisait face à Scott, Isaac et Erika. L'alpha se métamorphosa et subitement, les trois protégés eux l'air affolée. Figés sur place, ils crièrent, se tordant les mains, le visage crispé.
Leur chef grogna doucement, ce qui sembla les apaiser, puisqu'ils s'immobilisèrent à l'unisson.
C'est alors que Derek bomba le torse, leva la tête et rugit, un rugissement comme Stiles n'en avait jamais entendu : plein de souffrance, mais aussi de joie et de confiance, Derek venait de renier ces protégés.
Comme frappés par une arme invisible, les trois adolescents tombèrent à terre. Mais ils ne mirent pas longtemps à se relever, hébété. Ils étaient libres, et ils ne savaient pas si c'était une bonne chose.
Stiles dévala les escaliers et les retrouva dehors, le cœur pincé par l'appréhension. Sa théorie avait elle fonctionné ?
En arrivant dans le jardin, il tomba d'abord sur une Erika un peu paumé.
-Alors ? demanda t-il impatient.
-Ne te fais pas, Stilinski, ma folie est passée.
Puis elle sembla se remémorer quelque chose, et mima grossièrement le dégoût en le regardant :
-Pouah, comment j'ai pu avoir envie de t'embrasser ?
Stiles, satisfait, la corrigea :
-Tu n'a pas qu'eut envie, Erika, tu m'as roulé un patin monumental. Enfin bon, c'était loin d'être le meilleur de ma vie, il faudrait que tu t'améliore si tu vois ce que je veux dire …
Erika grogna et le menaça :
-Fais gaffe, le paquet de chair, je peux te bouffer quand je veux maintenant que Derek n'est plus mon maître.
C'était une petite chose qui avait échappé à Stiles, et il s'étrangla légèrement.
-Okay okay, tes baisers sont magiques Erika, j'en ai encore des frissons. D'ailleurs le soir, je ne peux m'empêcher de penser à toi, tu vois, et je …
Comme agacée par le comportement de Stiles, elle le poussa en arrière, et ce dernier tomba sur la pelouse sans se faire mal. Elle partie aussitôt, sans s'être néanmoins retournée une dernière fois pour observer Derek.
Isaac quand à lui, était redevenu le même psychopathe qu'auparavant, le regard dérangé, et Stiles ne s'attarda pas à ses côtés.
Il alla rejoindre Derek et Scott, lorsque l'alpha le dissuada d'un regard de s'approcher. Stiles comprit que quelque chose n'allait pas.
Scott et Derek étaient face à face et se parlaient rapidement. Derek mis fin à la conversation en grognant longuement, et Scott s'enfuit, mais tout en grognant à son tour.
Une fois qu'il eut rejoins Derek, Stiles demanda :
-C'est quoi ce bordel Derek ? Scott, c'est mon meilleur pote malgré tout et ….
-Ça n'a pas marché pour lui, avoua Derek, non sans avoir pris une pause pour se calmer.
-Comment ça, ça n'a pas marché ? Tu es toujours son chef de meute ? Je ne comprend pas, ça à fonctionné du tonnerre pour Erika et Isaac, pourquoi ça ne …
-Nan, Stilinski, la renonciation a très bien marché. Mais … mais il ressent toujours quelque chose pour toi.
Stiles, soufflé, bafouilla :
-Quelque chose ? Quelque chose ?
Sa voix grimpa dans les aiguës.
-Mais comment c'est possible si la renonciation a marchée ? Comment il peut toujours être connecté à toi, et ressentir ce que tu ressens ?
-Ce n'est pas ça, Stilinski. Il ne ressent plus ce que je ressens.
-Mais …
Et Stiles compris. Si Scott ressentait toujours quelque chose pour lui, ce n'est pas parce que la renonciation avait échoué, mais parce, Scott, au fond de son propre cœur, ressentait aussi quelque chose pour Stiles
-Ohhhhh, j'ai compris.
Et ce n'est que là qu'il réalisa le merdier dans lequel il était.
-Donc si vous vous disputiez, c'était à propos de …
-Toi. Yep,Stilinski. Il veut revendiquer ta propriété.
-Hein ?
Derek se balança sur ces jambes quand il débita :
-Quand un loup-garou veut quelqu'un, il doit en revendiquer la propriété si un autre loup-garou est déjà avec cette personne.
-Okay. Et je m'adresse à qui pour signaler que je ne suis pas un balai ? Je suis un humain, okay, c'est pas grand chose comparé à la puissance de vous autre, les loup-garous, mais n'empêche, je suis a peu près sur qu'on ne peut pas devenir propriétaire d'un humain. Je vais devoir expliquer deux trois trucs à Scott.
Derek perçut dans la voix de Stiles un début de crise de colère, et il décida de l'interrompre de suite. Il se rapprocha de l'adolescent, et le serra dans ses bras.
Une nouvelle fois, le temps se figea, et une bourrasque grisâtre les environna. Puis Derek, prenant pour la première fois l'initiative, rapprocha ses lèvres légèrement tremblantes de celle de Stiles et l'embrassa longuement. Le cœur de Stiles déborda aussitôt d'amour.
Jackson, grimpé au sommet d'un sapin, resplendissait. Il avait aperçut la scène au loin, et il avait logiquement compris ce qui se tramait. Depuis qu'ils avaient rencontrés d'autres chasseurs qui lui avaient appris une foule de chose sur ces monstres, il savait ce qu'était un oméga.
Il décrocha son cellulaire, et composa un numéro, qui connaissait par cœur. Une voix froide répondit :
-Yep ?
-C'est moi. Je suis devant chez Derek. Je crois qu'il vient de renier sa meute.
-Quoi ?
-Je sais, ça paraît dingue. Mais je jure que c'est vrai. Et ça nous arrange, non ? Tuer des oméga est toujours plus simple que s'attaquer à une meute, surtout quand le chef est Derek.
Un silence approbateur lui répondit.
-Je commence par qui ? S'enquit Jackson, impatient de se mettre en chasse.
-Scott.
Quand Jackson raccrocha, un plan se mettait déjà en place dans les recoins de son esprit solitaire.
La journée du dimanche s'écoula lentement.
Au réveil (rien ne s'était passé, ils s'étaient juste endormis, exténué, dans les bras de l'autre) Derek était d'une morosité à toute épreuve,et refusait de répondre à Stiles qui le harcelait de question, notamment sur le phénomène qui se tramait lorsqu'ils se roulaient des patins, ou attaquaient les préliminaires.
L'adolescent cessa son interrogatoire quand il vit qu'une infinie tristesse avait envahis le regard de son loup-garou. Après tout, Boyd était mort, et Derek se sentait probablement responsable. Sans compter qu'il venait aussi de renier toute sa meute, et juste pour lui.
Stiles décida donc qu'attendre quelques jours de plus n'allait pas changer fondamentalement sa vie.
Il s'extirpa du lit, et descendit préparer le petit déjeuner.
En ouvrant les placards, Stiles constata rapidement qu'il allait devoir faire des miracles tant il y avait peu de provisions. Il alluma son smartphone, et en visitant des sites de recette de cuisine, remarqua qu'il avait assez pour faire des pancakes. Il se mit donc à la tache, et prépara le repas en une petite demi-heure, qu'il disposa ensuite sur un plateau.
Il retourna dans la chambre, et posa les victuailles sur le lit où Derek était toujours assis.
Il flaira la délicieuse odeur qui émanait de la nourriture, et souris légèrement.
-Merci, Stilinski.
Le repas fut pris en silence.
Les deux hommes, comme s'ils venaient de s'en rendre compte, se connaissait tout compte fait assez peu et une petite gêne s'était installée entre eux.
Mais Stiles, bien que conscient que ce n'était pas aujourd'hui que Derek allait s'ouvrir, s'installa sur Derek, positionnant son dos sur le ventre de l'alpha toujours assis au niveau de la tête de lit. Ce dernier enlaça tendrement Stiles, et lui déposa un baiser dans le coup.
Le monde avait de nouveau disparu dans un mouvement circulaire, incolore et terne, laissant les deux hommes rayonnants et apaisés.
Stiles commença alors a parler, et raconta approximativement toute sa vie.
Il détailla tout ce qui lui semblait important, raconta même les choses qui lui faisait honte : il avait fait pipi au lit jusqu'à 9 ans, il avait fait partie à l'âge de quatorze ans pendant quelques semaines d'une bande de brute qui terrorisait les gamins du quartier. Il expliqua aussi, mortifié, que cette année, avant l'intermède Scott, il avait percé un petit trou dans les WC de son lycée, lui donnant une vue direct aux douches des garçons où ils pouvaient contempler à loisirs ces camarades se doucher, et voir même parfois se faire plaisir lorsqu'ils se croyaient seul dans les vestiaires.
Il sauta l'épisode du vol du magazine porno de Derek, pour la simple raison qu'il l'avait oublié en toute bonne foie.
Puis, plongeant plus profondément dans ces confidences, il raconta sa relation avec son père, sa mère -pleine de vie lors de son vivant- et de son décès, puis enfin de sa relation avec Scott.
Il lui confessa absolument tout : la première soirée, drogué et bourré, sous la douche, puis les autres instants, tout aussi bon, comblant sa solitude, à se faire plaisir. Il raconta la dispute qu'il avait eu avec Scott, et de son baiser échangé avec lui.
Enfin, Stiles parla de Derek. A l'évocation de son nom, il sentit dans son dos le cœur de l'homme augmenter la cadence. Pendant qu'il continuait son monologue, Derek lui caressait doucement le bras du bout des doigts.
-Avant ce soir là, je t'appréciais pas des masses. Je te trouvais … comment dire … malsain. Et puis je ne sais pas si tu l'avais remarqué, mais cette nuit là dans la piscine, quand tu étais paralysé, te sentir contre moi m'a filé une trique d'enfer.
Derek s'esclaffa et le coupa pour la première fois depuis un long moment :
-Il y avait Jackson métamorphosé en lézard tueur, j'étais paralysé et au bord de la noyade tandis que tu me retenais, on était clairement en danger de mort …. mais tu avais la trique ?
Stiles le bouscula légèrement et s'expliqua :
-Yep, comme les scouts. Toujours prêt. Nan, sans déconner, j'y ai pas du tout fait intention sur le coup, j'ai pris ça pour une réaction à la peur qu'un bizarre penchant pour toi.
Cette fois, Derek rit aux éclats.
-Maiiissss attend, c'est pas finis. Ce soir là, quand je suis revenu te voir chez toi, et que tu venais de te battre contre Jackson, ce qui s'est passé à cet instant, c'était un truc de dingue. J'ai jamais ressentit ça de toute ma putain de vie !
Stiles sentit Derek acquiescer derrière lui.
-Puis tu es partis. D'abord il y a eu Scott, comme je te l'ai dit, puis il a voulu qu'on arrête de se voir. Et sans Scott, je ne pensais qu'à toi. Scott, c'était un peu mon substitut, mais ça je ne l'ai réalisé que plus tard. Comprend moi bien Derek, que si tu n'existais pas, ça serait lui. Il compte énormément pour moi.
Stiles ne se laissa pas impressionner par le léger grognement qui filtra des lèvres de Derek.
-Derek, arrête. C'est sérieux, je veux pas que tu lui fasse de mal. Mais comparé à nous, y'a pas photos. Je ne sais pas comment je peux autant …
Stiles se sentit mal à l'aise de dire ça si vite, mais après tout, ça ne serait pas la chose la plus étrange comparé à ce qui venait de se passer ces dernières semaines.
-...comment je peux autant t'aimer.
Stiles sentit Derek se figer.
-Okay, t'es canon comme pas possible, et je sens que je vais kiffer ce qu'il y a en dessous de ta ceinture …
Cette fois, Stiles sentit que Derek rougissait.
-Remet en, Derek. Okay tu n'es pas expérimenté, mais faut faire face. On est gay, mais genre bien gay quoi.
-Parle pour toi, Stilinski … souffla Derek.
-Nan, mais tu t'es vu ! Quand t'as vu ma queue, j'ai cru que tu allais me l'avaler sur place, cash.
-Blaireau … Tu peux parler, Stilinski, mais c'est toi qui a craqué le premier.
-Si tu crois que c'est forcement moi qui vais faire le passif, tu te goure à deux cent à l'heure !
Derek tenta de réprimer un petit rire, mais ce fut peine perdu. Ils finirent tout les deux à se battre sur le lit, comme deux gamins de cinq ans.
Ils s'arrêtèrent, essoufflés.
Derek était couché sur le dos, tandis que Stiles était affalé sur lui, leurs jambes entremêlées, sa main caressant doucement le torse musclé de son loup-garou. Stiles sentait la masculinité de Derek pleinement éveillée qui pulsait contre son ventre, et percevait le long souffle chaud de l'alpha sur sa tête. Il se sentait parfaitement bien.
Ils restèrent ainsi, toute l'après midi, à chahuter gentiment, parfois en se frôlant plus que nécessaire.
Stiles parla encore beaucoup, déblatérant sur tout ce qui lui traversait l'esprit.
En résumé, la journée passa beaucoup trop vite aux yeux des deux garçons. Stiles songea que si, pour une raison quelconque, il devait passer sa vie de cette manière, il serait le plus heureux des hommes.
Mais la vie est autrement faîte, et la promesse que Stiles avait fait à son père repointa le bout de son nez lorsque le cadran du Réveil de Derek indiqua 18 heures.
-Derek ?
-Hummm ? Ce dernier observait, fasciné, les oreilles de Stiles.
-Il faut que je retourne chez mon père, il est tard.
Derek ne répondit pas, mais il se prostra. Devant le comportement enfantin de Derek, Stiles ne put s'empêcher de ricaner, déclenchant à nouveau une bataille d'oreillers, dont l'alpha sortie vainqueur. Cela n'était pas pour déplaire à Stiles, car la lutte avait obligé Derek à s'asseoir sur lui à califourchon.
-Mon Dieu, qu'est ce qu'il est beau, ne put s'empêcher de songer Stiles.
Comme si l'alpha l'entendit, il se bascula en avant, et l'embrassa avidement.
Stiles le repoussa légèrement et murmura :
-C'est pas que je suis contre, bien au contraire, mais tes baisers ne t'empêcheront pas de parler, mon beau. La prochaine fois que l'on se voit, je veux toute l'histoire : ta fugue, l'explication de ce qui nous arrive -ne me fait pas ce regard, Derek, je sais que tu sais quelque chose- et aussi du futur parce que ...
Affichant un sourire carnassier, Derek l'embrassa à nouveau, faisant taire Stiles.
Stiles rentra chez lui peu avant le dîner, et son père l'attendait de pied ferme. Le repas se déroula presque normalement, mais on ne parla ni de la tentative de suicide de Stiles, ni de Derek.
Bref, on se serait cru comme avant. Stiles commença à faire la vaisselle, déjà en manque de Derek, lorsque le téléphone sonna. Le shérif répondit.
Il parla quelques instants, Stiles ne l'entendant qu'indistinctement, mais il pouvait percevoir le ton agacé de son père, qui revint le voir après avoir raccroché.
-Stiles, je suis désolé, il y a des voyous qui ont vandalisés un bar, je dois y aller.
-Et tu reviens à quelle heure ?
-Vers minuit je pense. Vraiment désolé, fils, mais je n'ai pas le choix.
Stiles posa la dernière assiette sur l'égouttoir, s'essuya rapidement les mains et alla embrasser son père.
-Ne t'inquiète pas Papa, je vais bien, et je ne ferais pas de conneries, promis.
Son père parut incertain, mais il n'eut pas trop le choix lorsque son fils le mit quasiment à la porte en le rassurant.
Une fois la voiture du Shérif sortie de l'allée devant la maison, Stiles alla appeler Derek lorsque le sonnette retentit.
Stiles ouvrit pour découvrir l'alpha sur le seuil, un petit sourire en coin.
Un gros soupçon envahis Stiles.
-Mouais, des voyous qui vandalise un bar, ça ne serait pas plutôt l'œuvre d'un loup-garou ?
-Peut-être, répondit Derek, mais alors un sexy !
Stiles s'esclaffa, et redoubla d'hilarité lorsque Derek l'attrapa et monta l'escalier avec l'adolescent sur son épaule. Il ne put finalement se calmer que lorsque l'alpha le reposa sur le lit.
Et là, il sut. Derek avait son fameux regard, celui qui ne signifiait qu'une chose.
Le souffle de Stiles s'accéléra lorsque Derek, légèrement tremblant, enleva ses chaussures et ses chaussettes. Il se redressa sur ses coudes pour l'observer enlever doucement son t-shirt. Cette fois, ce fut Stiles qui grogna.
Le torse de Derek était puissant, et il se soulevait à intervalles rapides, traduisant l'état d'excitation dans lequel l'alpha se trouvait. Une très fine toison recouvrait son torse, tandis que ses tétons, déjà durs, surmontaient fièrement une paire de pectoraux gonflés à bloc.
Une fine touffe de poil partait de sous le nombril pour s'enfoncer dans le caleçon, dont Stiles apercevait l'élastique au dessus du pantalon.
Les yeux de Derek se mirent à briller, et il alla se déboutonner lorsque Stiles lui interdit.
-Non, Derek, laisse moi faire.
Lorsque la main tremblante de Stiles se posa sur les abdominaux de Derek, la chambre disparu, laissant place à un univers de lumières multicolores ondulantes. Les deux hommes étaient connectés.
Stiles, la bouche grande ouverte et les pupilles dilatées par le plaisir, déboutonna maladroitement le pantalon de Derek qui tomba sur les chevilles de ce dernier, dévoilant deux puissantes jambes musclés. En deux trois mouvements, Derek l'enleva.
Il se retrouva donc quasiment nu devant Stiles, portant uniquement un caleçon noir déformée par une érection impressionnante.
Derek se surpris lui même, mais il ordonna d'une voix suppliante :
-Déshabille toi, Stilinski. Vite !
Sa voix suppliante combinée à la quasi nudité du loup-garou eut raison de Stiles qui enleva ses vêtements en cinq seconde, pour n'être uniquement vêtu d'un boxer gris, qui laissait deviner la virilité réveillée de l'adolescent.
Stiles crut défaillir lorsque Derek se posa lentement sur lui, haletant, collant son corps tendu sur le sien. Leurs souffles se mélangea, tandis que leurs pénis faisait timidement connaissance.
Derek caressa longuement le torse de Stiles, tandis que sa langue occupait langoureusement la bouche de Stiles qui, depuis quelques instants, gémissait sans retenu.
Pour se calmer un chouilla, car sinon il allait rapidement exploser, Stiles prit les rennes et se glissa sur le côté, laissant Derek, sur le ventre, seul sur le lit.
L'alpha grogna involontairement quand Stiles s'assit à califourchon sur lui, et commença à lui lécher le sillon qui partait du cou et suivait la colonne vertébrale.
Des gouttes de sueur commencèrent à perler sur les corps en action des deux garçons, laissant sur la langue de Stiles un délicieux goût légèrement salée. Lorsque sa bouche parvint aux creux des reins, il glissa lentement ses doigts dans le caleçon de Derek, parfaitement conscient de l'effet qu'il produisait à l'alpha. Délicatement, il enleva le vêtement noir, révélant des fesses finement poilus, contractés par le plaisir.
Derek était au bord des larmes, tant le bonheur qui l'envahissait était sans nom. Des vagues successives de plaisirs déferlaient dans son corps, le laissant à moitié pantelant.
Il se retourna et exposa son pénis gorgée de sang devant le visage de Stiles. Ce dernier s'arrêta un instant, voulant mémoriser à jamais dans ses souvenirs la beauté qui s'offrait à lui.
Le pénis de Derek, épais et long, tremblotait légèrement, sensible au souffle de Stiles à proximité, qui s'amusait de cette réaction.
Il souffla doucement, en partant du gland pour descendre lentement vers les bourses appétissantes de Derek. L'alpha grogna à nouveau.
Et puis, soudainement, Stiles saisit à pleine main la virilité de Derek et commença un doux mouvement de va et viens, décalottant périodiquement le pénis non circoncis de Derek.
Soudain, Stiles se figea et arrêta de branler Derek, immobilisé par une jouissance absolue. Stiles regarda son caleçon, mais il n'avait pas éjaculé.
-Bon dieu, ça va monter encore haut ? Ne put s'empêcher de songer Stiles, qui n'était cependant pas réfractaire à cette idée.
Le gland légèrement violacé tremblait doucement à côté du visage de Stiles, dégageant une légère odeur musquée. Soudainement affamé, Stiles plongea et goba Derek à pleine bouche.
Pour Stiles, ce fut légèrement étrange au début, mais pas déplaisant. Puis il prit complètement son pied lorsqu'il vit la réaction de Derek. Il se tordait littéralement de plaisir, jappant par intermittence. Tout les muscles tendu, les yeux mi-clos frémissants, le souffle court, il était partit au delà de la conscience humaine, dans un monde de délice provoqué par Stiles.
Stiles suça longuement Derek, s'amusant à passer régulièrement sa langue sur le frein situé sous le gland de son amant, tout en branlant la base du pénis avec une main.
Ce fut inévitable. Brusquement, Derek, les cheveux plaquées sur son visage par la sueur, les yeux grands ouverts, se redressa sur ses coudes et beugla :
-Bébé attentionnnnnnnnn ….
Stiles ignora littéralement l'avertissement, puisqu'il redoubla d'effort, augmentant la fréquence de passage sur le gland avec sa langue, provoquant un délicieux bruit de succion aux oreilles de Derek à chaque fois.
Derek prit feu intérieurement, et une gigantesque quantité de semence brûlante jaillit de son méat humide, recouvrant la bouche et le visage de Stiles, qui complètement désinhibé, l'avala sans retenu, tombant immédiatement amoureux du goût du sperme de Derek.
Et même une fois toute la semence expulsée, Derek continuait de gémir, le corps tordu, alors que Stiles continuait -ébahis par la performance de l'alpha- et le branler vigoureusement.
-Arrête, sinon je vais re-jouir !
Stiles voulut continuer, un petit sourire coquin accroché aux lèvres, lorsque Derek lui saisit la main, et le força à se coucher.
Puis il se plaça à califourchon sur Stiles et lui enleva enfin son boxer. Il resta un long moment à regarder l'attirail de Stiles, qui était moins longue que la sienne, mais plus épaisse et auréolée d'une toison plus touffu.
Il plaqua sa propre queue contre celle de Stiles, et il les branlèrent simultanément, ses grandes mains emprisonnant les deux virilités, pulsant l'une contre l'autre. Puis, continuant ce mouvement, il se baissa et capta les lèvres de Stiles, leurs salives se mélangeant à son sperme.
Stiles commençait à être au bord de la perte de connaissance, et faillit jouir instantanément lorsque Derek, qui voulu caresser le périnée de Stiles, effleura par inadvertance le bouton rosée du jeune garçon, qui poussa un long râle. Les lumières autours d'eux bougèrent de plus en plus.
Surpris par sa réaction si intense, Derek continua son exploration dans cette zone sans la pénétrer, juste en la caressant par des petits mouvement circulaires, après avoir au préalable humidifié ses doigts. Stiles réagit aussitôt : sa respiration devint désordonnée, ses abdominaux tremblaient furieusement tandis que son pénis trembla fortement dans la main de Derek.
A cet instant précis, une immense vague d'amour envahit Derek Hale et balaya chaque recoin de son être. Stiles Stilinski était désormais tout pour lui, et il voulait lui prouver. Il savait parfaitement comment le démontrer, lui Derek, le solitaire, le dur, le sans cœur.
Il se pencha doucement, goba quelques instants le pénis de Stiles , qui semblait grossir au fur et à mesure, goûtant et appréciant le goût de son amant. Puis il se redressa, avança son bassin afin que le pénis de Stiles frotte sur ses fesses, et inspira profondément.
Stiles rouvrit subitement les yeux, et alla dire quelque chose, mais Derek agit avant que ce dernier n'eut le temps d'ouvrir la bouche.
Il s'assit doucement sur le pénis de Stiles, le gland de se dernier pénétrant avec lenteur dans l'intimité caché de Derek.
Stiles, complètement ébahis, frisant l'explosion en permanence, regardait le visage de Derek exprimer les émotions de l'alpha tandis que celui-ci se mouvait délicatement sur sa virilité : inconfort- léger plaisir-surprise-plaisir.
A un moment donnée, Derek gémit doucement, tandis que le pénis de Stiles semblait l'occuper pleinement. Et c'est comme si un interrupteur fut actionné.
Un déferlement de sensations délicieuses envahirent les deux garçons, qui tremblant, peinés à ne pas sombrer dans l'inconscience, tant leurs corps semblaient connaître leurs limites avec le plaisir qui les , toujours à cheval sur Stiles, rabattit ses jambes pour avoir un meilleur appui, permettant à Stiles de lui saisir sa masculinité et de le branler d'une main, tandis que de l'autre, il lui caressait ses abdominaux frémissants.
Ce fut indescriptible.
A bout de force, Derek bascula sur Stiles, qui prit aussitôt le relais. Derek, affalé sur lui, se laissa faire lorsque Stiles, en s'appuyant sur ses pieds, redressa son bassin de plus en plus vite, pénétrant furieusement Derek.
Le loup-garou, le visage extatique, rechercha d'instinct la bouche de Stiles qu'il trouva sans peine.
Et c'est dans cette position, Derek qui ne tenait que grâce à Stiles qui continuait cependant toujours à le branler, et Stiles, le souffle court, qui augmentait la fréquence de ces allers retours, qu'ils implosèrent à l'unisson.
Les lumières autours d'eux implosèrent à leurs tours dans un gigantesque vacarme. Chaque parcelles lumineuse donna vie à une dizaines de petites étincelles, remplissant leur monde d'un crépitement doré magnifique, comme un feu d'artifice permanent.
Ils jouirent à l'unisson, le sperme de Stiles déferlant dans l'intimité de Derek, tandis que Derek rejoignit son compagnon dans l'extase absolu, en se vidant sur le torse de l'adolescent.
Leurs orgasmes, démultipliés, dura 7 minutes.
Le pape Louis XXII écoutaient pour la énième fois un Diacre lui raconter l'inhalation de 18 personnes en Europe, suite à divers pistes plus au moins sérieuses.
Il était fatigué d'entendre ces sombres nouvelles, mais comme dans chacun de ses instants de découragement, il songea à la Prophétie. Cela était suffisant pour lui redonner des forces et lui permettre d'écouter d'une oreille distraite la fin du discours de l'homme de Foi en face de lui.
Le Diacre à peine sortie, un léger bruit ce fit entendre, comme un vrombissement.
Le coffret, toujours posé sur la table en fer, était à l'origine de ce bruit.
Le Pape, prudent cette fois ci, resta à distance, quand le joyau rouge centrale se mit à luire, projetant dans la pièce une multitudes de traits lumineux dansant au grès d'un vent imaginaire. Et puis cette fois ci, ce qui n'était auparavant qu'une chorégraphie lumineuse aléatoire se transforma petit à petit en une certaine danse organisée, et les traits lumineux, tremblotants, se mire à se regrouper. Ce manège dura quelques instants, et au final, il ne resta plus qu'un gros fil doré dansant sur le mur. Puis, implosant en une myriade de petite étincelle, la lumière se dirigea vivement vers le coffret pour s'engouffrer dans la première des neufs petites émeraudes nouvellement apparus.
Puis tout s'arrêta.
Le Pape Louis XXII, horrifié, s'approcha lentement du coffret pour voir que désormais, en plus de la pierre centrale qui luisait d'un rouge palpitant, une nouvelle pierre s'était activé, reflétant dorénavant une étincelle doré qui éclairait faiblement les alentours.
Sous le choc, le Pape Louis XXII tomba à genou, et voyant ses pires craintes se réaliser, ne put empêcher de grosses larmes de couler sur ses joues ridées par le temps.
Scott refusait de parler à sa mère. Il était en colère contre le monde entier, et particulièrement contre lui même. Il s'en voulait à propos de ces sentiments, il s'en voulait de la manière dont il traitait Allison, elle qui l'avait aimée d'un amour indéfectible, il s'en voulait de ce qu'il était devenu.
Il enleva son t-shirt, et son pantalon pour ne rester qu'en boxer.
Il s'allongea à même le sol, et débuta une série de pompes.
Au bout de trois cent vingt sept mouvements, Scott se releva en titubant, à bout de force. Il constata que sa colère ne 'avait pas quittée. De rage, il frappa dans son lit.
Le bruit que fit le pied de Scott en heurtant le lit en bois couvrit le petit bruit que fit la vitre en se fissurant.
Sans ce geste de colère, Scott aurait entendu ce son cristallin, et aurait pu éviter à temps la balle chargé d'aconit qui fonçait à une vitesse folle vers son torse.
Mais Scott était en colère, et avait bel et bien frappé le lit.
Il se figea, surpris, et regarda son torse où un flot de sang se déversa d'un petit trou à proximité de son cœur.
Il s'écroula, sans force, produisant un bruit choc contre le parquet. A terre, le flot de sang se transforma en mare, qui s'immisça progressivement entre les lattes du parquet, se frayant un chemin à travers le torchis de la vielle demeure de Scott, glissant le long de la charpente, pour finalement venir s'accumuler sur une couche de placo.
La cuisine étant située au dessus de la chambre de Scott, une tâche de sang se forma progressivement au plafond, pile au dessus de la chaise où était assise la mère de Scott qui recousait un des pantalons de son fils.
Elle venait tout juste de terminer lorsqu'elle sentit quelque chose d'humide sur sa main. Elle regarda aussitôt et aperçut une tâche de sang. La mère de Scott trouva ça étrange, car elle n'avait pas sentit de douleur la où l'aiguille l'avait piquée.
La femme comprit qu'il y avait un problème quand une second tâche de sang apparut sur la table blanche de la cuisine.
Horrifiée, elle releva doucement la tête pour voir le plafond de sa cuisine désormais bariolé de sang.
Elle hurla.
