Merci pour vos reviews ...
Reviewez, reviewez, reviewez pour ce chapitre ^^
Enfin quelques réponses dans ce chapitre.
Et j'ai oublié d'ajouter cela à la fin de mon chapitre précédent :
Que tu sois un jeune ou un vieux, un homme ou une femme,homo ou hétéro, et que tu aies trouvé ton Stiles ou ton Derek, avant de faire comme dans ma fic, et se tripoter allègrement sans protection, il faut user (et abuser) des préservatifs ^^ avant de e faire dépister en couple ^^.
Bonne lecture.
Chapitre 8: Prophétie.
2 semaines plus tard.
Stiles ouvrit doucement les yeux, réveillé par la douce caresse que la main de Derek lui prodiguait sur son anatomie encore à moitié endormis. Il tourna la tête, et aperçut son loup, les yeux clos, légèrement souriant.
Stiles l'embrassa, puis coupa court aux investigations de son amant en se redressant pour partir faire un tour dans la salle de bain. Derek, déçu, laissa retomber mollement sa main sur la place encore chaude que Stiles occupait quelques secondes auparavant, s'enivrant doucement de son odeur qui plainait dans la pièce.
Ils n'avaient rien fait depuis l'incident, il y avait près de deux semaines. Derek comprenait Stiles, mais ressentait à chaque fois une pointe de déception devant le comportement de son homme.
Se plaçant sur son dos, entendant Stiles tirer la chasse d'eau et se préparant pour prendre une douche, Derek songea à sa relation avec Stiles.
Depuis leur première -leur seule- nuit ensemble, le phénomène bizarroïde qui se passait à chaque baiser ou chaque geste sensuel avait disparu. Certes, les sensations restaient les même pour les deux hommes, enivré de plaisir et de sérénité, mais le monde avait cessé de disparaître dans un tourbillon incolore à chaque baisers. Pour le sexe, Derek ne savait pas si les aurores boréales perdureraient, vu qu'ils n'avaient couché qu'une fois ensemble.
À l'évocation de ce puissant souvenir, son pénis mit assez peu de temps à se redresser, résultat des images qui défilaient à toute vitesse dans l'esprit de Derek.
L'alpha se leva, en érection, se dirigea vers la salle de bain, et se glissa sous la douche, rejoignant Stiles. Il ne fallut pas beaucoup de temps à ce dernier pour sentir l'émoi de son partenaire cotre lui. Stiles alla parler quand Derek le rassura :
-Ne t'en fais pas Stilinski, je ne tenterais rien. Je veux juste me réveiller dans tes bras.
Et posant son érection entre les fesses de Stiles, collant son ventre dur contre le dos de l'adolescent, Derek commença à fredonner doucement, l'eau chaude coulant sur leurs deux corps enlacées, se balançant doucement.
Ils restèrent un long moment ainsi, profitant de la présence de l'autre, s'installant dans une sorte de léthargie. L'instant fut brisé par le voix du Shérif qui résonna dans la cage de l'escalier :
-Stiles ! Derek ! Grouillez vous si vous voulez passer à l'hôpital avant que je dépose Stiles au lycée.
Les deux hommes stoppèrent donc l'eau, se séchèrent mutuellement, et descendirent en bas après s'être habillés.
-Je vous ai préparé le petit déjeuner. Dépêchez vous, on part dans 5 minutes.
Les deux hommes mangèrent rapidement, pendant que, dans le couloir d'entrée, le Shérif installait son baudrier sous sa veste, et y inséra son arme de service. Le père de Stiles se pencha doucement sur un pied pour observer les garçons dans la cuisine.
Stiles jouait avec sa cuillère, ne mangeant pas. Derek, le regard doux, tentait de le persuader de boire ne serait ce qu'un verre de jus d'orange. Pour lui faire plaisir, le garçon lui obéit, mais un peu réticent.
Le shérif ne regrettait pas sa décision d'avoir invité Derek ici la semaine. Son fils en avait besoin, surtout en ce moment. Contrairement à ce qu'il aurait pu croire, Derek était un homme excessivement attentionné.
Il l'avait d'abord constaté quand il était venu le chercher le lundi soir de la semaine d'avant, sur son palier, pour lui annoncer que son fils avait besoin d'aide, quelques heures après avoir appris pour Scott. La maison était métamorphosée, elle était habitable, voir presque coquette. Derek n'avait pas répondu sur les raisons de ce changement, mais le Shérif avait compris que son fils en était la cause principale. Puis il se souvint son visage livide lorsqu'il lui avait annoncé la nouvelle, et puis son haut le cœur, suivit aussitôt par une course effréné vers un buisson pour vomir. Et malgré son état, la première chose que Derek avait dit, c'était : « Stiles ? ».
Lui et Derek avait passé la nuit à côté de Stiles qui était inconsolable.
Puis depuis lors, une routine s'était installée : Le Shérif emportait Derek et Stiles à l'hôpital, puis il accompagnait son fils au lycée. Derek rentrait chez les Stilinski à pied, en passant à chaque fois dans quelques magasins pour faire des emplettes, tandis que le Shérif partait travailler.
Il savait que Derek rejoignait Stiles pour le déjeuner, et qu'ils mangeaient ensemble sur la pelouse du lycée, souvent accompagné d'Allison et de Danny. C'était le directeur qui l'avait avertis, mais le Shérif avait laissé coulé.
Et quand il rentrait le soir, il trouvait toujours un repas prêt sur la table. Ce n'était jamais de la grande cuisine, mais il voyait que Derek faisait des efforts. Et la maison avait perdu tout ces petits défauts que le Shérif n'avait jamais le temps d'arranger : le robinet de la salle de bain du haut avait cesser de fuir, l'ampoule du placard dans le couloir avait été changée, et la porte de la cave ne grinçait plus. Tout ces petits gestes avaient progressivement poussé le shérif à revoir sa position sur Derek.
Il sentait toujours que l'homme lui cachait quelque chose, mais il avait l'impression cependant que ce n'était pas le cas avec Stiles, et que son fils connaissait tout de son compagnon. Il connaissait son fils, et le savait assez mature pour être un adulte responsable. Il avait donc cédé, petit à petit, intégrant doucement mais sûrement Derek dans la famille.
Et heureusement que ce dernier était là, surtout pendant les repas, où Stiles mangeait très peu, et uniquement à cause des encouragements incessants de Derek. Sans l'homme, le Shérif savait que son fils aurait perdu énormément de poids.
A l'instar de son fils, Derek quand à lui mangeait comme quatre. Il engloutissait la nourriture à vue d'œil, et même son fils levait parfois un sourcil lorsque son compagnon se resservait pour la cinquième fois.
Et puis, sans pouvoir mettre le doigt sur ce que c'était, le Shérif percevait un changement chez Derek, très léger toutefois. Comme si on avait rajouté soudainement de la tempérance dans le comportement de Derek : il évoluait doucement, effectuant ces actions tranquillement et observait beaucoup les choses, d'un air pensif. Ça tranchait avec l'homme qu'il avait connu le soir où il l'avait suspecté de meurtre, avec cet homme dur, froid et vif.
Ses réflexions furent interrompus par le bruit des bols que l'on dépose dans l'évier, son fils accompagné de Derek s'engouffrèrent dans le couloir, et enfilèrent rapidement leurs chaussures.
Sans un mot, ils montèrent dans la voiture du shérif, et roulèrent en direction de l'hôpital.
Arrivé à l'hôpital, Stiles remarqua Tiphanie puis hocha la tête. Tiphanie était étudiante en médecine, et elle avait fait partie du personnel qui l'avait soigné quand il était patient ici.
C'était également la jeune femme qui était sortit en pleurs lors de son opération, et qui avait parlé à un prêtre, lui sauvant involontairement la vie, mais cela Stiles Stilinski l'ignorait.
Comme chaque jours où il croisait l'étudiante en médecine, il se remémora la soirée où Scott s'était fait tiré dessus.
Il avait crut défaillir lorsque son père lui avait annoncé la nouvelle, dans sa chambre. L'esprit vif de Stiles avait analysé la situation, en supposant que la balle devait être chargée d'Aconit, pour que Scott soit toujours inconscient et que son métabolisme de loup-garou ne l'ait pas déjà guéris.
C'est pourquoi Le Shérif, sous l'insistance de son fils, avait fait un détour par chez Scott avant de rejoindre l'hôpital. Son père venait à peine de se garer que son fils s'était précipité dans la maison, qui commençait à être investit par les forces de police. Les collègues du Shérif, connaissant son fils, l'avait laissé passer sans encombre.
Une fois dans la chambre, il avait observé rapidement les lieux : la fenêtre brisée- la porte d'entrée de la balle- , et une tâche de sang impressionnante à côté du lit. Il s'était déplacé, et avait suivis du regard ce qu'il supputait être la trajectoire de la balle d'aconit. Ses yeux s'était rapidement arrêté sur l'écran d'ordinateur brisé. Et derrière, incrusté dans le mur, le petit morceau de fer dépassait légèrement du mur. Sans précaution, Stiles s'en était saisis et était retourné auprès de son père, puis direction l'hôpital.
Le shérif avait conduit à toute allure, toutes sirènes hurlantes, et arriva près de cinq minutes plus tard devant le centre de soin.
La secrétaire d'accueil avait refusée de les laissé passer. Pendant que son père avait tenté de négocier en montrant son badge, Stiles en avait profité pour disparaître.
Il avait rapidement rejoint le service réanimation mais s'était retrouvé bloqué, face à deux gardes armés à la porte de la chambre de Stiles.
C'est là qu'il avait rencontré Tiphanie, et qui l'avait supplié de l'aider à voir Scott. Convaincu, elle lui avait intimée de se vêtir d'une blouse d'hôpital, et l'avait aidée à rentrer auprès de Scott.
Stiles avait pénétré doucement dans la chambre pour découvrir un Scott blême, recouvert de fils et de tubes. Il avait l'air d'un cadavre, et les bips irréguliers corroboraient cette impression.
A peine l'étudiante avait refermée la porte pour lui laisser un peu d'intimité que Stiles avait traversé à grande enjambée la pièce, soulevé le drap et décollé rapidement le pansement située au niveau du cœur de Scott.
Puis il avait sortit de la poche la fameuse balle et un briquet qu'il avait pris chez lui avant de partir. Puis, plaçant le projectile au dessus du trou béant dans la poitrine de Scott, il avait allumé juste en dessous une flamme. Quelques instants plus tard, un petit grésillement s'était fait entendre, et quelques cendres été tombés sur la plaie. Stiles avait étalé le tout, puis repositionné le pansement.
Stiles avait espéré que ce geste, que Derek avait effectué lorsqu'une balle d'aconit l'avait touché au niveau du bras, produirait la même guérison spectaculaire.
Ce n'était pas pas tout à fait exact. Les cendres eurent leurs petits effets, puisque le rythme cardiaque de Scott se stabilisa, et qu'il put enfin respirer sans l'aide de machine. Mais l'amélioration s'arrêta là, puisque que Scott était resté plongé dans un profond coma.
Une annonce résonna dans le couloir, invitant un Médecin à rejoindre précipitamment la salle d'opération. Stiles chassa de son esprit ces sombres souvenirs et rentra rapidement dans la chambre de Scott, alors que son père et Derek restèrent dans le couloir.
La mère de Scott venait tout juste de finir de lui donner la toilette, et elle était en train de vider un bassine d'eau savonneuse dans l'évier de la salle de bain.
-Bonjours Stiles, annonça t-elle en retournant auprès de son fils pour le coiffer.
-Bonjour, M'dame. Comment va t-il aujourd'hui ?
-Pas d'amélioration Stiles pour l'instant, mais les médecins sont toujours optimistes. L'encéphalogramme de Scott est toujours aussi bon. Il rêve selon eux.
Stiles sourit doucement, et se rapprocha de l'oreille de Scott, tandis que sa mère s'éloigna pour leurs laisser un peu d'intimité.
-Maintenant, murmura Stiles, ça commence à faire long, alors t'arrête de rêvasser, et tu reviens sur la terre ferme.
Les yeux de Scott demeurèrent immobiles.
-Blaireau va...
Mais le visage de Stiles contredisait son ton cassant. Il repositionna doucement une mèche de cheveux folâtre derrière l'oreille de Scott.
Le shérif déposa Stiles et Derek au lycée, puis fila rapidement au travail.
Stiles marcha doucement, l'air songeur, lorsque Derek cessa de le suivre. Stiles se retourna, juste à temps pour voir Derek s'écarter de la route et disparaître dans un amas de buissons.
Alarmé, il se dépêcha de le rejoindre mais Derek réapparu aussitôt, en s'essuyant la bouche. Il fit un sourire d'excuse à Stiles.
-T'as la crève au quoi, Derek ? C'est la troisième fois que tu vomis cette semaine !
Derek haussa les épaules, et répondit :
-J'en sais rien, à part ça, je me sens bien. Je dois me faire trop de soucis pour Scott.
Stiles se rapprocha, lui déposa un baiser sur la joue et lui ordonna :
-Le coma de Scott n'est pas une excuse pour ne pas faire attention à toi, bébé.
Derek ricana, et répondit entre ses dents :
-Et c'est Stilinski l'anorexique qui me répond ça.
Devant le visage soudain renfermé de Stiles, Derek souffla et le prit dans ses bras.
-Stilinski, il faut que tu mange plus, c'est important.
-J'ai pas faim.
-J'en ai rien à carrer. Ce soir, je te fais des carbonnara, et tu aurais intérêt à manger toute ton assiette.
-Sinon quoi ? S'enquit Stiles.
-Si tu me le promet pas maintenant, je t'embrasse à pleine bouche directe. Tu pourra goûter avec allégresse ma délicieuse haleine de vomito, menaça Derek.
Stiles le regarda, légèrement dégoûté, et lâcha un :
-Ok, ok, ce soir, je bouffe.
Derek rigola, et glissa tendrement sa main dans celle de Stiles.
Lorsque Derek fut partit, Stiles rejoignit sa classe et s'installa à côté d'Allison. Les deux adolescents s'étaient rabibochés, depuis que Stiles avait raconté toute l'histoire à cette dernière.
Allison en avait voulu terriblement aux deux garçons dans un premier temps.
Mais avec la récente situation de Scott et l'e-mail que ce dernier avait envoyé à Stiles disant qu'il voulait rester avec Allison (celui d'avant la tentative de Stiles), Allison avait mis de côté ces sentiments de colère, et s'était consacrée à la poursuite de l'assassin de Scott.
Mais Stiles savait qu'elle gardait au fond d'elle un discours bien sentis qu'elle servirait à Scott aussitôt que celui ci se réveillerait.
Donc Allison, depuis deux semaines, s'était lancée dans une chasse à l'homme. Elle avait étudiée les relevés téléphoniques de Scott, sans succès. Elle savait que ce n'était pas un membre de sa famille de chasseur, vue que le soir en question, ils dînaient ensemble.
Elle avait fouillée les alentours de la chambre de Scott, mais la superficie duquel le tireur aurait pu tirer couvrait près de 500 mètre carré, soit une aiguille dans une botte de foin. Cependant, elle n'avait pas abandonnée cette piste, et passait son rare temps libre à fouiller les alentours.
C'était une Argent après tout.
Et finalement, ça avait payé selon elle, parce que Allison se ramena ce matin là, excitée comme une puce.
-Regarde ce que j'ai trouvée !
Elle montra à Stiles un mouchoir en papier, avec un peu de sang dessus.
Sceptique, Stiles répondit prudemment :
-Euh ok, Allison, mais euh … pourquoi tu es convaincu que ce mouchoir est au tireur ? D'ailleurs tu l'as trouvé où ?
-Justement, c'est le lieu où je l'ai trouvé qui me fait penser que c'est celui du tireur : il était au pied d'un arbre. Je suis montée dedans, et il y a une branche où tu tombe pile sur la chambre de Scott au loin !
Stiles, toujours peu confiant, haussa les épaules et indiqua qu'il n'aurait de réponse que cette après midi, lorsque Derek les rejoindrait pour pique niquer.
Lorsque l'alpha revint avec un sac remplis de sandwichs et de canettes, il fut accueillit par une Allison qui sauta sur lui en exhibant le mouchoir.
-Sens !
Poussé par le regard encourageant de Stiles, Derek s'exécuta.
Il blanchit aussitôt.
-Je connais cet odeur, affirma Derek.
-Jackson ? Demanda Allison, les yeux brillant.
Stiles la regarda : elle devait avoir ce soupçon depuis un petit bout de temps, mais elle n'en avait pas parlée à Stiles. Ce dernier quand à lui avait envisage l'option lézard géant, mais il l'avait écarté, en se demandant pourquoi un être vécu d'une queue venimeuse utiliserait un fusil de sniper.
Mais Derek le détrompa lorsqu'il répondit par l'affirmative à la question d' Allison.
La jeune femme ne dit rien, mais une expression meurtrière traversa brièvement son visage.
Quelques jours plus tard, toujours dans la même routine, Derek se réveilla un matin avec une nausée à tomber par terre, et de très mauvaise humeur.
Stiles se redressa et pris grossièrement la température de l'alpha du plat de la main, sans remarquer quelque chose d'étrange.
-Bon cette fois, on va chez le médecin, Derek.
Ce dernier ne put le contredire, vu qu'il abandonna rapidement le lit double pour aller se vider l'estomac dans un spasme écœurant dans les wc.
Stiles descendit en caleçon et croisa son père dans la cuisine qui préparait le petit déjeuner.
-P'pa, tu as un truc contre les envies de vomir ?
Devant la moue dubitative de son père, Stiles leva les yeux au ciel, et alla fouiller dans l'armoire à pharmacie en vain. Derek devrait patienter jusqu'au médecin.
On était dimanche, et le médecin de garde se trouvait à plus d'une heure de route. C'est pourquoi Stiles décida d'emmener Derek aux urgences.
Derek supporta assez mal la voiture, mais parvint à ne pas vomir sur les tapis.
D'un œil inquiet, Stiles observa Derek, et très bizarrement, il le trouva diablement attirant. Il avait ses yeux de cocker et une petite moue fatiguée. Stiles se rendit subitement compte qu'il avait délaissé son homme en s'inquiétant pour Scott. Il se promit intérieurement de corriger cela.
Il y avait foule dans la salle d'attente, et ils durent prendre leur courage à deux mains. Le loup-garou somnolait tandis qu'à ses côtés, Stiles remplissait un énième formulaire.
Il ne se passa rien pendant près de deux heures, et exaspéré, l'adolescent alla se plaindre au secrétariat. On le rembarra allègrement.
Une nouvelle demi-heure s'écoula très lentement, et Derek était désormais munis d'une bassine que Stiles avait réussis à extirper à l'hôtesse (« Je te préviens, la garce, mon mec dégueule pas terre, c'est pas moi qui nettoie . »).
Stiles commençait sérieusement à désespérer lorsqu'il entendit un petit :
-Bonjour Monsieur Stilinski.
Stiles leva les yeux et reconnu aussitôt son interlocutrice : c'était Tiphanie, l'étudiante en médecine.
-Que faites vous ici ? S'enquit-elle.
-Derek est malade, et on voudrait juste voir un médecin.
Tiphanie hésita, puis les invita à les suivre. Ils s'installèrent dans un petit box, et Tiphanie commença son questionnaire :
-Autre chose à part des nausées, Monsieur Hale ?
L'interrogatoire dura cinq bonnes minutes, et l'étudiante fronça progressivement les sourcils. Inquiet, Stiles répondit :
-C'est grave, docteur ?
Tiphanie souris, rassurante :
-je ne crois pas, c'est juste que je ne vois pas ce qui pourrait donner de telles nausées à Monsieur Hale. Habitez vous à proximité d'une usine de produits chimiques ?
Devant la négation de Stilinski, Tiphanie effectua une prise de sang, et donna des anti-vomitifs.
-J'aurais les résultats des analyses demain dans la matinée, je vous donnerais un coup de fil.
Stiles la remercia chaleureusement. Ils rentrèrent chez eux, et Stiles força Derek à se recoucher.
-Tu sais, Stilinski, il y a d'autres moyens plus subtiles pour me mettre dans ton lit …
Devant le sourire carnassier de Derek, son père, présent, ne put s''empêcher de s'esclaffer.
La journée passa donc doucement, et Stiles chouchouta outrageusement Derek, ce qui commença d'ailleurs à sérieusement énerver ce dernier.
-Stiles, j'ai des nausées, je suis pas mourant. Déjà que tu me cloître ici, je crève de chaud, si en plus tu me propose une fois de faire ma toilette, je te mord.
Stiles se calma un peu, et ils passèrent la soirée, allongés sur des transats, à profiter des températures estivales. Derek eut rapidement une meilleure mine.
Allison glissa dans son sac un couteau à cran d'arrêt, et un surplus de flèches. A côté d'elle se trouvait un ordinateur où un schéma retraçait les dernières informations sur la position de Jackson.
Le visage dur, elle se dépêcha de glisser toutes ces affaires sous le lit lorsqu'elle entendit son père grimper les escaliers.
-Allison, on va bientôt manger, tu viens ?
Sa fille répondit par la positive, puis se plaça devant le miroir, pour se coiffer les cheveux en une longue tresse qu'elle noua avec un petit cordon de cuir.
Ses mains ne tremblaient pas.
Elle était prête.
Stiles avait presque oublié les analyses sanguines -Derek allait beaucoup mieux ce matin- lorsque le téléphone sonna.
-Résidence Stilinski.
-Bonjour M. Stilinski. Ici, Tiphanie Morlois. Je vous appelle pour les résultats sanguins. Est ce que M. Hale pourrait passer dans la matinée ?
La voix était calme, voir trop : Stiles sentit qu'il y avait un problème. Ils convinrent d'un rendez vous dans une heure trente.
Lorsque Stiles annonça à Derek qu'il devait retourner à l'hôpital, celui ci ne réagit presque pas, imperturbable. Il continua sa série de traction qu'il effectuait avant que Stiles ne l'interrompe.
Les soupçons de l'adolescent se confirmèrent en voyant la tête mal à l'aise de Tiphanie.
-Entrez, les invita t-elle, ouvrant la porte d'un tout petit bureau surchargé de dossiers.
Les garçons commencèrent à s'asseoir lorsqu'elle les interrompis.
-Euh, M. Hale, il faudrait peut être que je vous parle d'abord seul à seul.
Derek, d'abord surpris, rétorqua :
-Tout ce que vous avez à me dire, vous pouvez le dire devant Stilinski.
Tiphanie hésita, puis se positionna en face d'elle.
-Tout d'abord, j'ai une question à vous poser, M. Hale. Hum, avez vous des douleurs à la poitrine, plus exactement au niveau de vos pectoraux ?
Derek ne répondit pas, les yeux grands ouverts.
-Et pourquoi vous me …
Et soudain, son expression changea. Il parut bouleversé, d'une amplitude au delà de ce que Stiles avait déjà aperçut chez son compagnon. L'alpha blêmit d'un coup, et d'une voix tremblante, il souffla :
-Stilinski, tu peux m'attendre dehors s'il te plaît ?
Stiles, abasourdit, alla refuser lorsqu'il capta dans le regard de son loup un sentiment qu'il n'avait jamais vu chez Derek : la terreur.
Silencieux, il sortit.
L'attente fut interminable, et lorsque Derek sortit accompagné de l'étudiante en médecine, il chercha des yeux une réponse dans le visage de Derek.
Mais ce dernier était devenu impassible, et il refusait de croiser le regard de Stiles.
Tiphanie conclut :
-Je vous laisse donc décider. Vous me tiendrez au courant de votre …. décision.
Paniqué, tout un tas de scénario défila dans sa tête : Cancer, hépatite, voir même VIH. Et ses peurs ne se calmèrent pas lorsque Derek murmura d'une voix faible :
-Stiles, il faut que je te parle.
C'était la première fois que Derek l'appelait par son prénom.
Le shérif était partis voir un de ces collègues, ce qui expliqua qu'ils trouvèrent la maison vide en rentrant chez eux. Silencieux, Stiles s'assit à la table de la cuisine, puis fixa Derek qui refusait toujours de le regarder.
-Vas y, parle moi.
Derek, se balançant d'un pied sur l'autre, commença mal à l'aise.
-Bon, je ne sais pas trop comment te dire ça. Je pense que pour comprendre, il faut que je te raconte ce qui s'est passé les quatre mois où j'étais partis.
Stiles, soudainement intrigué, l'écouta attentivement. Derek n'avait jamais parlé de cette période.
-Moi aussi, j'étais bouleversé par ce qui c'est passé, cette nuit. Je n'avais jamais connu ça comme toi, et je ne pensais sûrement pas le connaître avec …
-...avec un garçon, et d'autant plus, moi, compléta logiquement Stiles.
Derek acquiesça et poursuivit :
-Je suis donc partis. J'ai été voir des anciens camarades, des connaissances que j'avais dans le nord du pays. Là bas, j'ai retrouvé Philippe. C'est un vieux loup-garou, très fana des mythes et croyances surnaturelles. Un soir -j'avais un peu trop bu- j'ai raconté de manière détourné ce que j'avais vécu avec toi. Et là, il m'a parlé de Stasia erectus.
-De quoi ?
-Stasia Erectus. C'est une légende populaire, l'extase absolu. Il disait que cet état avait un but précis, mais il ne savait pas lequel. Il a donc fait des recherches pour moi et m'a indiqué que, ce qu'il savait, il l'avait tiré d'un petit paragraphe dans un bouquin de mythologie française. J'ai donc recherché l'auteur, et ça a débouché dans un village paumé de Bretagne.
-Tu es allé en France ?
Passionné, Stiles en avait presque oublié ce qui avait amener la conversation sur le tapis. Presque.
-Et s'est quoi le rapport avec ton analyse sanguine ?
Derek, gêné, expliqua :
-Ça vient, sois patient Stilinski. Donc je me suis ramené en Bretagne, et au bout de deux semaine, j'ai dégoté l'auteur : c'était un ermite, qui vivait dans un grotte près du littoral. Je suis à peine rentré pour me présenter qu'il m'a balancé un filet, et qu'il m'a assommé. Quand je me suis réveillé, j'étais accroché au plafond avec un pentacle en aconit sous moi.
Stiles l'écoutait, fasciné.
-Ça a duré quelques jours. Il me questionnait sur la raison de ma venue. Je lui est donc parlé de ce truc, Stasia erectus, quand il a commencé à flipper. Il m'a frappé, encore et encor,e pour que je lui dise pourquoi je voulais en savoir plus sur ce truc. J'ai eu beau lui dire que c'est parce que je l'avais vécu, il ne me croyait pas.
Et puis, je ne sais pas ce qui à changé, j'ai cru qu'il allait me tuer, mais il a changé d'avis et m'a touché le front. Et là, quelque chose s'est gravé en lettre de feu dans mon esprit.
Stiles n'osait même pas poser la question, Derek poursuivit.
« Et la créature aura dix cornes, comme les dix rois de Judée. Ses pattes puissantes harasseront la terre, et le mal insidieux qui coulera dans ses veines brûlera chaque croyants. Les saints seront soumis,et nul échappatoire ne sera possible.
La bête aura -comme le prophète- deux tuteurs, qui lui enseigneront le mal et la souffrance.
Trouvant son origine de l'extase absolu, le démon perdurera jusqu'à la fin,et le très Saint ne pourra lutter contre lui, car nul ne peut combattre le Mal lui même. »
Stiles était perdu.
-Je ne comprend pas, on parle de quoi là ?
Derek inspira un coup et explicita :
-Pour moi, il s'agit de la description de ceux que les chrétiens appelle … l'Antéchrist. Il a des noms différents pour chaque religion. Et ceux à l'origine de l'Antéchrist seront des personnes qui auront connu l'extase absolu.
Stiles, figé, éclata subitement de rire.
-Donc … Toi et Moi … on va élever un démon … un démon qui va … attend, corrige moi si j'ai tort … qui va détruire le monde !
A bout de souffle, Stiles se plia en deux, le visage cramoisie.
-MOUHAHAHAHAHA
Derek, quand à lui ne riait pas. Il ne savait pas comment prononcer les mots qui allait changer la vie de Stiles à tout jamais. C'est donc légèrement tremblant qu'il ouvrit la bouche pour parler.
Allison repositionna sa jambe gauche. Elle faisait le guet depuis prés d'une heure, immobile, à côté d'un stade où Jackson courrait. Elle le voyait galoper à toutes allures, le souffle rapide.
Le cœur battant, elle attendit.
Ce n'est qu'une demi heure plus tard que Jackson s'arrêta et se dirigea vers les vestiaires. Elle le stoppa sur la petite allé qui l'amenait vers les bâtiments. Elle avait consciemment choisis ce lieu car il était isolé, convenant parfaitement à la situation.
Sans un mot -Jackson avait compris qu'elle savait d'un simple regard- elle leva son arc, le banda, visa et tira.
La flèche fusa rapidement. Jackson eut tout juste le temps de pencher la tête sur le côté que la pointe tranchante le frôla, entamant la chair de sa joue.
Il siffla, et sauta sur Allison.
Durant tout le temps du saut, la jeune femme vit le corps de Jackson se métamorphoser, sa tête s'allonger et ses vêtements se déchirer pour laisser place à la bête qui venait d'apparaître.
Elle n'eut pas le temps de hurler. La queue tourbillonna et lui entailla l'arrière du cou.
Allison savait qu'il ne lui restait pas beaucoup de temps. Elle courut, entra dans les vestiaires et s'enferma dans une cabine. Elle vit la porte trembler violemment lorsque Jackson tenta de la défoncer.
Allison, paralysée, glissa lentement sur le carrelage froid et commença enfin à faire ce que toute personne censée aurait fait à sa place.
Elle paniqua.
L'infirmière vérifiait les constantes de Scott lorsque la machine à côté d'elle se mit à vrombir. Intriguée, elle se retourna et vit, effarée, les machines afficher des chiffres impossibles.
Un grognement la poussa à faire demi tours, et elle assista à la scène la plus étrange de sa vie.
Le garçon qui était dan le coma depuis près d'un mois était assis dans son lit, et la regarder bizarrement. Puis d'une voix rauque, les yeux soudainement dans le vide, il murmura, comme une question :
-Allison ?
Puis, comme s'il avait la réponse, il hurla :
-ALLISON !
Et Scott s'extirpa de ces draps et sauta à travers la fenêtre, éclaboussant la pièce de petit morceaux de verre.
Ébahis, l'infirmière se rapprocha à petit pas de la fenêtre pour constater que l'adolescent n'était pas mort, écrasé sur le bitume, cinq étages plus bas, mais qu'il était en train de courir comme un dératé en plein milieu de la route.
Stiles parvint enfin à se calmer.
-M'enfin Derek, tu ne crois pas à ces conneries ?
Derek le transperça du regard.
-Sur le coup, si, complètement. Puis après au fil du temps, de moins en moins. Je me suis convaincu que j'avais halluciné, ou que le gars, bien qu'un peu sorcier, était complètement barré. Mais plus maintenant.
Un horrible soupçon glacé s'infiltra en Stiles.
-Stilinski, je ne sais pas comment te dire ça mais …
Stiles, le cœur battant, se figea.
-Je ne sais franchement pas comment c'est possible, mais Tiphanie vient de m'annoncer il y a une heure que …
Avant même que Derek ne parle, Stiles sut ce qu'il allait dire.
-Apparemment, je suis enceint. On a fait une écho, et je l'ai vu Stiles, c'est en moi. D'après elle j'en suis à mon deuxième mois de grossesse.
Le pape Louis XXII venait d'ouvrir une session du Conseil de Foi lorsque le coffret, placé dorénavant en plein cœur de la table en fer forgée, se mit à faire un léger bruit.
Puis un second rubis s'illumina, irradiant tout les membres assis autours de la table. Une fois l'aveuglement passé, tous virent que un deuxième rubis brillait désormais d'une petite lumière dorée, pulsant à un rythme régulier.
Bam Bam Bam.
Le pape Louis XXII gémit.
