Désolé pour le retard.

De nouveau un chapitre coupé en deux(avec des passages pour adultes miam miam ^^), la suite arrive très prochainement

N'hésitez pas à reviewers, franchement, ça me fait plaisir, mais ça me motive aussi.

Quand je vois que l'histoire a été vu par près 4500 personnes et que j'ai 24 reviews, c'est un peu décevant.

En aucun cas je n'arrêterais cette histoire, même si personne reviewe, je ne ferais pas de chantage (je trouve ça con), mais pour l'info :

Temps de rédaction d'un chapitre : 4 à 5 heures.

Temps de rédaction d'un review : 1 à 2 minutes.

Bonne lecture.


Chapitre 9 : Acceptation (partie 1).


Scott courait à en perdre haleine. Le monde défilait à une vitesse folle, ses pieds nus martelant le sol à tout allure, une unique pensée en tête.

Allison.

L'étau qui avait emprisonné son cœur quelques minutes auparavant ne cessait de se resserrer. Au comble de la frustration, en pleine course, il hurla à la mort.

Scott n'était pas transformé, mais le hurlement qui était sortit de sa gorge était le plus bestial qu'il n'est jamais poussé.

Comprenant que désormais, il bénéficiait d'une nouvelle force sans même se métamorphoser, il fit rapidement le calcul et compris.

Il était en train de devenir un Alpha.


Erika était en train d'aider sa mère à préparer un gâteau à l'ananas tandis que son père s'affairait dans le salon. Elle adorait ces petits moments -devenue trop rare- où elle se sentait complice avec ses parents. Rigolant, elle nettoya une trace de farine que l'adulte avait sur sa joue.

-Mon cœur, tu me passe le sucre vanillé ?

S'exécutant, Erika lui passa le récipient. Elle était pressée de voir la tête de son petit frère lorsque il découvrirait la fête que sa famille était en train d'organiser pour ses 8 ans. Erika était heureuse, et elle en profitait largement.

Surtout que dernièrement, elle n'avait pas eu le temps de vivre avec Stiles, Derek puis Scott dans le coma. Elle en avait assez d'avoir l'impression de jouer le rôle de la méchante dans un mauvais feuilleton de série B.

Elle se figea lorsqu'un terriblement hurlement retentit à ses oreilles.

Abasourdis, elle fixa sa mère qui continuait sa pâtisserie en sifflotant, comme si elle n'avait rien entendue.

Lorsque le hurlement retentit à nouveau, elle ne se posa pas de question. Son nouveau chef de meute lui donnait l'ordre de se ramener. Et vite.


Isaac, quand à lui, venait de finir de ranger ses courses. Depuis qu'il vivait seul, suite au décès de son père, il avait du apprendre -beaucoup trop tôt pour un garçon de son âge- à se débrouiller seul. Il avait eu un peu de mal avec les papiers administratifs, mais ce qu'il détestait le plus, c'était de faire la ménagère : les courses,le ménage, le repassage … Enfin, il ne se plaignait pas, puisque la vie qu'il vivait désormais était préférable à celle d'avant.

Après avoir finis ses corvées, il grimpa dans sa chambre, alluma son pc, et surfa un peu sur internet. Vite lassé par les commentaires imbéciles laissés par ces contacts Facebook sur leurs murs respectifs, il débrancha l'appareil, et alla prendre une douche.

Le hurlement d'appel de son chef de meute lui procura un immense frisson, et il se hâta de le rejoindre, un sourire aux lèvres.

Le fun étaient de retour.


Isaac arriva le premier et rejoignis Scott dans sa course effrénée. Ce dernier, sans un regard, leva son bras où sa main était désormais ornés de cinq ongles blancs, et griffa Isaac sur l'avant bras.

Aussitôt, les yeux de Scott se mirent à se teinter d'une légère couleur violette.

Il recommença avec Erika lorsqu'elle parvint à leurs côtés. Cette fois, le regard de l'adolescent affichait une vive lumière surnaturelle.

Scott ne s'était jamais sentit aussi fort de toute sa vie. Sans même s'être transformé, il percevait les choses loin devant lui, il pouvait entendre un enfant pleurer à l'autre bout de la route, et sentir l'odeur de la peur. Mais surtout, il sentait désormais en lui deux entités, deux présences en lui.

Erika et Isaac. Il était devenu chef de meute, et ces deux là étaient sa meute.

Le processus était complet.

Scott était un alpha. Et il le sentait.


Ils arrivèrent trente seconde plus tard au stade où Scott percevait Allison, et ils s'engouffrèrent dans les vestiaires.

Juste à temps.

Sans réfléchir, Scott pris appuis sur ses jambes et s'élança.

Ce fut un saut gigantesque et puissant. Il bascula sur le Kanima : il agrippa d'une main ferme la queue reptilienne qui brassait l'air, et de l'autre, il plaça ces doigts autours du cou de la créature.

A cet instant, pour la première fois, une envie de meurtre traversa le corps de Scott. Il resserra sa prise, et il entendit sous sa main une des vertèbres craquer.

Plongeant son regard dans celui du Kanima qui se savait condamné, Scott ouvrit sa bouche en grand, tandis que ses canines grandissaient à vue d'œil. Il venait de décider d'arracher la gorge de la créature en face de lui.

Puis il vit dans sa tête Derek, et il se remémora son petit speech :

-Être alpha, ce n'est pas seulement être plus fort, c'est aussi être responsable de la vie des membres de ta meute.

Au fond de lui, Scott savait pertinemment qu'il ne voulait pas commencer son rôle d'alpha par un meurtre pur et simple. Ça n'était pas lui, même si son cœur emplit de colère semblait lui crier le contraire.

Soudain calmé, Scott lâcha prise.

Le Kanima fut le plus surpris de tous. Il resta figé là, dans une position un peu étrange, les bras ballants. Il fixait Scott, d'un regard plus perdu que haineux. Jackson siffla doucement, et se courba devant l'adolescent.

-Je crois … je crois que tu es son maître maintenant, murmura Erika, à moitié impressionnée.

Scott acquiesça, il en était arrivé au même raisonnement.

Ne pas le tuer emportait décidément des conséquences inattendues. Mais Scott les assuma.

Il s'avança, et d'une longue griffure -peut être plus longue que nécessaire- il marqua le Kanima sur la poitrine. Aussitôt, le nouvel alpha sentit la présence de Jackson rejoindre celle d'Erika et d'Isaac.

Le Kanima recula docilement, et alla se placer aux côtés de ces nouveaux compagnons.

Durant ce mouvement, la queue de la bête disparu, et Jackson se redressa. Des stigmates du Kanima étaient toujours présentes, comme les larges séries d'écailles qui lui balafrait le visage, les longues canines qui pointaient hors de sa bouche, ou encore ses pupilles ovales jaunâtres. Mais désormais, c'était Jackson qui contrôlait la puissance du Kanima, et non l'inverse.

Et sans le savoir, Scott venait d'admettre dans sa meute un homme qui lui serait à tout jamais fidèle, car il lui avait offert une nouvelle destinée, une destinée qu'il avait longtemps désiré.

D'un œil appréciateur, Scott reprenait son souffle lorsque que la voix d'Allison l'attira.

-Scott ?

Allison, à demi assise, inspira brutalement, surprise, puis se jeta à son cou pour le serrer de toutes ses forces.

Scott ronronna longuement, lorsque la jeune fille le repoussa brutalement et le gifla.

-Ça, c'est pour m'avoir trompé.

Elle se baissa, ramassa son arbalète, et de son air le plus hautain, sortit sans un mot par la porte d'entrée arraché à coup de griffe par Jackson.

Mais au battement de cœur que Scott percevait, Allison était folle de joie du retour de l'adolescent. Amusé, il se dit que tout n'était peut être pas perdu.


-Apparemment, je suis enceint. On a fait une écho, et je l'ai vu Stiles, c'est en moi. D'après elle j'en suis à mon deuxième mois de grossesse.

L'énormité et l'absurdité de ce que venait de dire Derek aurait normalement donné à Stiles un gigantesque fou rire. C'était sans compter le regard de l'alpha.

Hagard, il demanda :

-Mais comment …

Derek haussa les épaules.

-J'en sais foutrement rien.

Les yeux baissé, il poursuivi :

-Mais je ne vois qu'une explication à tout cela : le fait que je sois un Loup-garou.

Stiles rétorqua :

-Donc tu es un loup-garou ... femelle ?

Il laissa échapper un petit rire nerveux. Derek n'y fit pas attention et continua :

-Peut être. Où peut être que les loup-garous sont hermaphrodites, comme les escargots. Quand je me transforme, des poils me poussent sur la tronche, je vois pas pourquoi un utérus pourrait pas se former …

Derek s'immobilisa un instant, et posa une main sur son ventre.

-De toute façon, on se fout comment c'est arrivé. C'est comme ça, point barre. La date de conception coïncide avec la nuit où on a couché ensemble, et tu es le seul mec avec qui j'ai jamais couché.

Stiles s'en voulut de poser la question, mais une terrible angoisse le taraudait :

-Derek, est ce que ce truc est … humain ?

Une ombre traversa le visage de Derek, qui disparut presque aussitôt, et il se retourna pour prendre quelques choses dans sa veste. Il en sortit une petite photographie carré en noir et blanc.

Stiles, les mains tremblantes, s'en saisit et regarda, fasciné, l'échographie. Elle n'était pas terrible, même un peu flou, mais on apercevait aisément un petit têtard avec une grosse tête.

-Le médecin m'a dit que le fœtus était parfaitement normal pour son âge. Elle ne m'a pas dit qu'il ressemblait à un monstre.

Stiles, extrêmement nerveux, voulait poser une nouvelle question à Derek, mais celui ci la saisit avant qu'il l'ai exprimée à haute voix.

-Avorter ? J'en sais rien Stiles, je suis complètement paumé. On se donne 24 heures ?

Stiles approuva l'idée, se redressa de sa chaise et enlaça doucement Derek, plaçant sa tête sous le menton de l'alpha.

-Quoi qu'il nous arrive, Derek, sache que je t'aime. Tu es mon élu, et à jamais. Tu le sais, hein ?

Et c'est pas parce que des imbéciles qui suivent un conte pour enfant écrit il y a des milliers d'années que ça va changer. J'ai trop ramer pour t'avoir, alors maintenant que j'ai réussis, pas moyen de changer ça. Tu es mon loup-garou, point final.

Derek ne répondit pas, mais son regard lui répondit qu'il ressentait la même chose.

Ils s'embrasèrent doucement, comme deux adolescents découvrant la magie d'un baiser, leurs cœurs battant à l'unisson.


L'archevêque Francesco avait eu une idée et l'avait soumis au Saint père, qui l'avait immédiatement approuvée. Aussitôt, le Pape avait confié le fameux coffret à Francesco.

L'objet -qui avait résisté aux flammes qui avait calciné la main du Pape- était resté le même. Mais désormais, en plus de la pierre centrale rougeoyante, deux des neufs rubis s'étaient allumés dans une petite lumière dorée. Le compte à rebours avait commençait, il restait donc désormais 7 mois.

Sieur Francisco avait ramené l'objet chez son cousin, un ingénieur dans les transmission de l'armée, et avant toute chose, l'avait forcé à signer un accord de confidentialité sous le regard ébahis de son allié.

Une fois le contrat conclut, l'Archevêque de la Légion expliqua brièvement l'histoire à son cousin, Romuald -un homme aux visages marqués par les années mais au regard vif - et lui exposa son idée de sa voix posée :

-C'est un objet très ancien, mais je suis convaincu qu'il est avertit de certains changements. Alors je me suis demandé : comment ? Et si c'était via des ondes ? Donc voilà, j'aimerais que tu analyse le coffret, et que tu me dise ce que tu trouve. Évidemment, tu sera dédommagé pour ton travail.

Son cousin hocha la tête, peu convaincu.

Mais son attitude avait changée le lendemain lorsqu'il joignit Francesco au téléphone. Ce dernier le rejoignis prestement.

-Tu vois, Frances', au début je croyais que tu divaguait. Mais regarde ce que j'ai trouvé.

Il déposa le coffret dans un conteneur métallique, et referma la lourde porte en acier trempé. Puis il appuya sur un bouton, et au milieu d'un écran bleu, un légère ligne blanche fluctuante se mit à danser.

L'homme d'église ne comprenait rien à l'enthousiasme de son cousin, et demanda quelques explications.

-Frances', cette grosse machine, on l'appelle le Sarcophage : aucune onde n'est capable de pénétrer cet espace. On s'en sert beaucoup pour l'étude de la radioactivité. Mais tu vois cette ligne, là, sur l'écran ? Ça veut dire que ce truc émet des ondes, mais d'une façon très particulière, je ne comprend pas tout à fait comment.

Francesco alla l'interrompre quand son cousin le devança :

-J'ai déjà lu un article sur ces ondes, Frances'. Dans des magazines scientifiques, rédigés par des scientifiques japonais. Ils ont étudiés le phénomène appelé « le sixième sens » chez les animaux, tu sais, celui capable de percevoir des événements qui vont survenir dans un futur proche ?

Mais Francesco ne voyait pas.

-Rah, mais tu as bien entendu des trucs à propos de ces chiens qui hurlaient à la mort quelques secondes avant un séisme, ou de ces élevages entiers de lapins qui crevaient une demi minute avant l'arrivé d'un tsunami ?

Francesco se rappela vaguement avoir entendu parler de ces histoires.

-Et bien les scientifiques japonais ont essayés d'étudier ce mécanisme, afin d'en faire une sorte d'alarme naturelle. Bref, ici ce sont les même oscillations ondulaires sur cet écran, et tu vois c'est fantastique parce que ..

L'archêque de la Légion le coupa :

-Romuald, est ce que cet objet peut communiquer avec quelque chose ou quelqu'un d'autre ?

Surpris par la question, son cousin répondit cependant par l'affirmative.

-Et s'il communique, est ce qu'on pourra remonter à l'autre source d'émission de ces ondes ?

Romuald réfléchit un instant, puis acquiesça doucement.

Sieur Francesco sourit à pleine dents, et dans son esprit, un cri de triomphe résonna.

Il avait trouvé l'Antéchrist.


Les 24 heures s'étaient déroulés presque en silence, chacun dans son coin. Stiles était dans un état semi léthargique, où tout lui paraissait atténué. Il eu beau essayer de raisonner logiquement, à chaque fois, la vision d'un petit têtard s'imposait dans son esprit. La moitié du temps, le têtard se transformait en un adorable petit bébé souriant dans ces bras, et l'autre moitié du temps le têtard se métamorphosait en une créature monstrueuse, à mi chemin entre king kong et godzilla qui dévorait tout sur son passage.

Une autre pensée absurde traversait régulièrement son esprit. Il n'arrêtait pas de se dire que c'était lui qui aurait dû être enceinte- où plutôt enceint- quand on regardait le couple qu'il formait avec Derek.

L'alpha était le mec viril par excellence, qui parlait parfois de manière plus significative avec des grognement qu'avec des mots. Sa barbe de trois jours, et son regard austère n'arrangeait pas les choses. Alors que lui Stiles, le petit gars chétif, hyperactif, intégralement humain, ressemblait plus à la fille dans le couple. Bon d'accord, une fille qui menait son mec à la baguette, mais quand même.

Stiles secoua sa tête, exaspéré par son raisonnement. Il était gay, pas une fille, et c'était Derek le mec enceint, point barre. On ne change pas ce que le destin accomplit.

Alors, lorsque Derek et lui se rassasièrent à la table de la cuisine, Stiles n'était pas plus avancé que la veille, même si l'idée d'un avortement lui donnait des frissons. Mais ce n'était pas le cas de Derek, qui d'un ton implacable, annonça :

-Je le garde, Stillinski.

Et puis comme un puzzle qu'on met longtemps à résoudre la situation devint évidente pour Stiles. Ses peurs étaient toujours là, mais désormais, elles étaient dominées par une certitude : Lui et Derek allait avoir un bébé.

Il s'esclaffa, et Derek le rejoignit bientôt. Le shérif les surpris en rentrant du boulot à gesticuler comme des dératés dans la cuisine, hilares.


Ce n'est qu'au repas du soir que Stiles parla à son père. Il ne pouvait évidemment pas lui cacher les futurs événements, vu que dans quelques mois, voir quelques semaines, ça allait être plus qu'évident. Ils allaient avoir besoin d'un complice pour cette histoire.

Son père était un choix d'une évidence absolue.

Ils devaient lui dire toute la vérité. Toute la vérité.

C'est Stiles qui se lança, d'une voix nerveuse :

-Papa, j'ai une nouvelle importante à te dire.

Son père grimaça et répondit :

-Je m'attend au pire avec toi, par « nouvelle importante ».

-ça dépend comment tu définis nouvelle importante, P'pa.

Son père, en levant les yeux au ciel, le contredit :

-Oui oui, je connais ton sens particulier des expressions. Accouche, fils.

-P'pa il faut que je t'avoue un truc …

-Si c'est pour faire ton coming out, c'est trop tard, Stiles, c'est légèrement évident.

Derek émit un drôle de bruit, à mi chemin entre le grognement et le rire nerveux.

-Nan, ce n'est pas à propos de moi, mais à propos de Derek. Enfin, si ça va aussi être à propos de moi, parce que on a pas qu'un truc à te dire, tu comprend, c'est compliqué et pour te dire la deuxième chose, il faut que je te dise la première, mais la première chose n'est pas facile à dire, même si elle l'est sûrement moins que la seconde. Mais j'ai pas le choix si je veux que la seconde chose te soit …

Le shérif, mi figue, mi raisin, le coupa :

-Stiles.

L'adolescent, légèrement tremblant, se lança :

-Il y a des choses que tu ne connais pas P'pa. Comment dire, il y a des choses qu'on ne croit pas possible, mais qui existe pourtant. C'est comme dans l'ancien temps où personne ne croyait que la terre était ronde parce que personne ne pouvait le prouver, et bah là c'est pareil, même si c'est différent.

Le shérif était perdu, mais il resta silencieux, sentant que ce son fils s'apprêtait à lui révéler quelque chose d'important.

-Bon, P'pa, je vais pas y aller par quatre chemins. Derek est un loup-garou.

L'homme regarda son fils, et ne put s'empêcher de s'esclaffer.

-Un loup-garou ? Et toi, tu es devenu un vampire ? Tu me refait le remake de Toulight ?

-Twilight, Papa, et nan, je ne refait rien. Derek, montre lui.

Et l'Alpha le montra.

En voyant les yeux de Derek se teinter de rouge et émettre une douce lumière, le shérif se redressa précipitamment et t s'engouffra précipitamment dans le couloir.

En attendant un bruit de tiroir que l'on ouvre violemment, Stiles s'écria :

-P'pa, c'est pas la peine de chercher, c'est moi qui ai ton arme.

Le silence se fit, et le policier réapparut lentement dans l'encadrement de la porte de la cuisine.

-Je veux qu'il parte d'ici, prononça t-il d'un ton implacable.

-Il part, je pars avec lui, répondit son fils sur le même ton.

Le shérif déglutit. Stiles savait pertinemment qu'il n'était pas prêt à le perdre et il en profitait.

La conversation dura une éternité, où l'adulte écoutait plus qu'il ne posait des questions. Le shérif comprenait enfin la présence de son fils sur la plupart des scènes de crime, et les raisons qui avait poussé son instinct à se méfier automatiquement de Derek. Il ressentit une profonde compassion pour Scott lorsqu'il apprit qu'il avait été mordu, et parallèlement, un profond soulagement que ce coup de malchance ne soit pas tombé sur son fils unique.

Derek,en face de lui était silencieux, presque songeur et le Shérif ne pouvait s'empêcher de l'observer à la dérobé. Cette homme … était réellement … un loup-garou.

Son fils continua encore, alors que l'homme croyait que tout avait été dit.

La révélation sur le Kanima soulagea étrangement le Shérif. Au moins, maintenant, il savait à quoi faire face.

L'horloge de la pièce affichait près d'une heure du matin, mais le Shérif n'avait absolument pas sommeil. Il doutait d'ailleurs pouvoir dormir tranquillement avant longtemps. Mais il voulait prendre un peu de temps pour réfléchir seul, et surtout, pour arrêter son fils qui déblatérait maintenant depuis plusieurs heures.

Mais lorsque le Shérif se leva de son siège, il comprit aux visages des deux hommes installés en face de lui qu'ils n'en avaient pas finis.

-Tu vois P'pa, ça, ça n'était que la première chose que je,euh ... qu'on avait à te dire. Mais il y en a une autre, un truc qui te concerne personnellement, enfin non, mais qui va te concerner dans le futur, dans un futur proche pour être précis …

-Ce que Stiles cherche à vous dire, c'est que vous allez être grand père.

Le shérif se figea, surpris. Tout d'abord parce que ce fut les premiers mots que Derek prononçait de la soirée, et dans un second temps pour la nouvelle en elle même.

-Grand-père ? C'est quoi cette histoire Stiles ? Tu as mis la petite Lysa enceinte ? Ou la blonde, celle de l'hôpital, Anouka ?

-Non, ce n'est pas Lydia, et ce n'est pas non plus Erika, P'pa. C'est Derek.

-C'est Derek ? Comment ça c'est Derek ? C'est toi qui as couché avec ces filles ? En quoi ça me concerne alors ?

Derek sentait que l'esprit du Shérif n'accepterait jamais les choses, à moins de dire les choses abruptement. Ce qu'il fit.

-Monsieur Stilinski, ce que Stiles essaye de vous dire, c'est que lui, Stiles, m'a mit enceint, et que moi, Derek, je porte votre petit fils depuis deux mois environ.

Et pour corroborer ces dires, il poussa doucement sur la table la petite échographie qu'il venait de sortir sa poche.

Le shérif saisit l'image d'une main tremblante, et observa silencieux son petit enfant. Puis il se mit à parler pour lui tout seul …

-Je dois être en train de rêver … Derek enceint ? C'est quoi ce truc ? D'abord les loups garous et les serpents géants, pour ...ça. Je dois forcément être en train de rêver, ou de cauchemarder, c'est pas possible, c'est pas possible, ça ne se peut pas, je ne comprend …

Stiles, touché par son père, lui prit la main. Mais cela ne change rien.

-Grand père d'un enfant fait par deux mecs … Ah la blague, quand je raconterais ça à Stiles quand je me réveillerais, il va bien se marrer ! De toute façon c'est pas possible, si jamais ce truc se passerait, ça ne serait pas Derek, mais Stiles qui serait enceint …

-PAPA ! S'exclama Stiles, légèrement offusqué.

La réaction de son fils sortit le shérif de sa brève léthargie, et il sembla reconnecter avec la réalité. Hébété, il dit :

-J'ai besoin de temps, Stiles. Laisse moi ... du temps.

Il agrippa son arme de service, enfila ses bottes et sortit.

Le visage de Stiles était triste. C'est pourquoi Derek décala sa chaise sur le côté et se rapprocha de son amant. Il lui agrippa la main, et tout sembla aller mieux.


Cette même nuit, le portable de Stiles vibra sur la table de nuit.

Derek était en train de soulever des haltères (il avait divisé le poids par deux, au cas où) tandis que Stiles faisait des recherches sur le web pour trouver des informations sur des hommes enceints.

L'adolescent se redressa et agrippa son mobile, puis se figea en voyant le nom de son correspondant qui était affiché sur l'écran tactile.

Scott.

-Euh, yep ?

-Stiles, c'est moi.

Choqué, Stiles s'affala sur son lit, tandis que la voix au bout du fil continua :

-Euh t'es toujours là ? Bah je t'appelle parce que voilà, je suis sortis de mon coma, mais j'ai l'impression de n'avoir fait qu'une sieste. C'est ma mère qui m'a tout expliquée. Je vais impec. Bref, j'ai trop trop de trucs à te raconter, donc tu ramène tes fesses demain chez moi ?

-Euh okay …

-Bon je te laisse, ça doit te faire bizarre, je vais te laisser un peu de temps pour digérer la nouvelle.

A demain mon gros.

Stiles raccrocha automatiquement, et en fixant Derek, dit d'un ton morne.

-C'était Scott. Il va bien. On se voit demain soir.

Et puis comme s'il venait de réaliser la nouvelle, il se releva comme une puce, et commença à hurler en détachant les syllabes :

-RE-VEI-LLÉ ! RE-VEI-LLÉ ! TU TE REND COMPTE ! IL EST RE-VEI-LLÉ !

Derek affichait un grand sourire. Il était lui aussi soulagé, peut être beaucoup plus que ce qu'il aurait cru. Et puis, plus égoïstement, il songea à deux choses :

1-Stiles allait redevenir lui même maintenant que Scott était hors de danger, finis la phase anorexique.

2-Stiles allait de nouveau avoir envie de lui.

Excité d'avance, Derek resta muet, mais il mordit doucement sa langue en songeant à la nuit qui l'attendait. Alors que Stiles s'engouffrait dans la salle de vain, toujours dans une humeur de surexcitation totale, Derek finit la série qu'il avait commencée, mais son bras qui hissait d'une geste ferme l'haltère n'était pas la seule partie de l'anatomie du Loup-garou à se redresser en cet instant.

Cela ne s'arrangea pas du tout -au contraire- lorsque Stiles beugla depuis la douche

-Deeerrrreeeeekkkk, prépare toi parce que je peux sentir que le grand Stilinski est de retour ! Rohhh je ne le sens pas, je le vois ! Mouhahaha ça va déchirééééééééééééééééé !

Seul le rire chaud de Derek lui répondit, comme l'acceptation d'un défi.


3 heures plus tôt :

Lorsque l'Archevêque Francesco pénétra dans son boudoir, le Pape Louis XXII arrêta de tourner machinalement les pages du livre -un bestiaire de l'époque du Prophète Noah- qu'il avait entre les mains.

-Des nouvelles ? Demanda le Saint père.

-Oui. Et des bonnes. On l'a localisé. Il est à Atlanta.

-Atlanta ? Pourquoi ça me dit quelque chose ? S'enquit Louis XXII

-Parce que c'est le lieu où le jeune pêcheur, celui qui pratiquait le pêché d'homosexualité, s'est suicidé. Et bien, il s'est avéré ... qu'il n'a pas succombé à ses blessures, et qu'il a pu rentrer chez son père.

L'Archevêque Francesco avait indiqué ces informations d'un air mal à l'aise. C'est lui qui était le chef de la cellule recherche, et cet échec reposait donc sur ses épaules.

-Heureusement, répondit le Pape, que vous revenez avec une nouvelle qui est d'envergure à corriger votre précédente faute, sinon je n'aurais pas fait preuve d'une si grande mansuétude.

Et puis comme une mouche que l'on chasse instinctivement, il agita sa main – la vaide- et continua :

-Je veux cet enfant - Stilinski si je me rappelle bien- purifié avant la matinée. Me suis-je bien fait comprendre ?

-Tout à fait Monseigneur, s'empressa de répondre l'homme de foi. J4envoie la cellule sur place.

Ce n'est que lorsque l'archevêque sortit de la pièce que le Pape s'autorisa à s'asseoir, et à souffler longuement de soulagement.

-Cette histoire est bientôt finis, Père. Nous avons réussis.


Scott patientait devant la fenêtre d'Allison. Cette dernière l'avait bien aperçue, mais avait aussitôt refermée les rideaux, cachant le jeune homme de sa vue.

Cela faisait maintenant deux heures que Scott se trouvait dans cet position inconfortable. Il s'en foutait. Il attendrait le centuple pour Allison.

Elle dûe le comprendre, car quelques instants plus tard, le tissu s'écarta pour laisser place au visage le plus attendrissant que Scott pouvait afficher : les yeux de chien battus, les lèvres légèrement en avant, le front plissé. Allison grogna.

Impossible de lui résister.

En maugréant, elle ouvrit la fenêtre, et laissa passer le tout récent chef de meute.

La première chose que Scott articula fut :

-Je t'aime, Allison.

Ça semblait naïf de le dire à voix haute, mais c'était la pensée qui avait occupée l'esprit de Scott pendant des heures et des heures. Allison ne devait pas s'y attendre, parce qu'elle sembla un bref instant adoucis. Puis aussitôt, elle afficha de nouveau son masque glacial. Seul son regard transmettait ses émotions. Scott ne s'en formalisa pas et enchaîna :

-J'ai merdé, et en beauté Allison. Je le sais, et je ne te demande pas de me pardonner. Mais avant que tu arrête tout, j'aimerais que tu me laisse m'expliquer.

C'est ce qu'elle fit. Tout les sujet y passèrent, touts les détails, même les plus gênant. Scott n'avait pas de problème à raconter son histoire, au contraire, il vivait cela comme une libération mais il fut mal à l'aise qu'à propos d'un sujet : le dernier baiser avec Stiles, et cette phrase indiquant que désormais pour Scott, Stiles sentait comme Allison.

C'est aussi cette information qui perturba le plus Allison, qui ne put empêcher de laisser couler une larme sur sa joue.

-Tu ne m'aime donc pas ? Souffla Allison d'une voix grave.

-Non, c'est le contraire, je t'aime plus que tout. La preuve, c'est toi qui m'a sortis du coma. J'ai ressentis de la souffrance lorsque Stiles s'est tranché les veines, mais avec toi, c'était incomparable. Comme si … on m'arrachait le cœur et les poumons.

Allison ne laissa rien transparaître, mais au fond d'elle -tout au fond -une immense vague de soulagement l'envahit.

Il l'aimait.

Mais cela ne suffisait pas, et les deux adolescents en étaient bien conscient.

-Et Stiles ? Demanda le jeune chasseuse.

-Je l'aime aussi.

Allison ferma les yeux.

-Je suis désolé, mais c'est la vérité, et je ne veux pas te mentir après tout ce que je t'ai fait subir. A part toi, je n'ai jamais ressentit ça pour personne, et encore moi pour ...un mec. Mais c'était évident, et au fond de moi -et je suis désolé parce que ça va te faire mal- mais je n'ai pas de regret.

À bout de souffle, l'adolescente s''assit lourdement sur son lit, les yeux toujours clos, le souffle court.

-Ça ne veut pas dire que je ne veux pas être avec toi. Et ça j'ai mis du temps à le comprendre je suis désolé. Mais Stiles fait, et devait faire – partie de ma vie. Je ne comprend pas comment, ni pourquoi, mais je sens que ce que j'ai fait avec Stiles était la bonne chose à faire, comme si c'était le dest …

-Tu me sors tes conneries sur le destin, et je t'étripe, Scott.

La voix d'Allison, charriant des glaçons, prouvait qu'elle disait la vérité.

Scott se tût et baissa les yeux.

-Je suis désolé Allison, il y a beaucoup de chose que je ne comprend pas non plus. Je pourrais mourir pour toi, mais je pourrais aussi mourir pour Stiles. Être avec Stiles était la bonne chose à faire sur le moment, comme je sais aujourd'hui que la bonne chose à faire maintenant, c'est d'être à tes côtés pour toujours.

Allison craqua enfin et s'effondra. Ses sanglots l'a faisait trembler. C'est pourquoi Scott s'assit à côté d'elle et l'a prit dans ses bras.

Elle tenta pendant un bref instant de le repousser, mais laissa tomber rapidement.

-Je te hais, Scott ! JE TE HAIS.

Mais les deux adolescents savaient pertinemment que cette affirmation était un mensonge.


Le Shérif était de corvée d'aéroport. Après les révélations de son fils, il avait décidé de retourner bosser. Et deux arrêts maladie avaient justifiés qu'il remplace ses collègues à la surveillance et aux contrôles des passagers.

La nuit suivait son cours, entre les « Bonjour, passeport s'il vous plaît » et les « Non, Monsieur, vous ne pouvez pas monter dans l'appareil si vous avez oublié votre billet », à tel point que le Shérif commençait à regretter d'être venu. La monotonie de sa tâche lui permettait de repasser en boucle la conversation qu'il avait eu avec Stiles, et il recherchait justement le contraire. Tout oublier pendant quelques secondes.

Son souhait fut exaucé lorsqu'un étrange groupement d'homme se présenta devant son guichet. Il s'agissait de 7 prêtres, tous vêtus de robe noir cerné par un col blanc.

Le shérif était perturbé par un détail, mais il ne comprenait pas lequel. Il passa donc en revue leurs papiers, vérifia doublements leurs identités, et fouilla plus que de raison leurs bagages, qui contenait uniquement des affaires, et une bible doré pour chacun des hommes présents.

Ce n'est qu'une fois que l'étrange groupe ait franchit les portes de sortie qu'il mis le doigts sur ce qui le dérangait.

Les 7 hommes étaient jeunes. Tous. Et ils emplissaient très bien leur tenue de prêtre, ce qui laissait présager une musculature impressionnante.

Et depuis quand les prêtres étaient jeunes et musclés ?

Agacé, il passa en revue les papiers qu'il avait scanné sur son ordinateur, mais il ne trouva rien de louche. Il appela le numéro de téléphone qui se trouvait sur la fiche descriptive des passeports de ces personnes, en croyant à une erreur car la machine indiquait que ce numéro était celui du Vatican. Il tomba cependant sur un secrétariat qui l'informa que cet ordre de mission émanait bien du Vatican, et l'accent italien de la secrétaire renforçait ces affirmations. Le shérif demanda néanmoins le nom des prêtres qui étaient censés voyager. Elle lui donna le nom des 7 prêtres, sans la moindre erreur. Il raccrocha, agacé.

Mais son instinct continuait à le tirailler étrangement. Et puisqu'il venait tout juste de comprendre que la dernière fois que son instinct avait agit de la sorte en se trouvant en face de Derek, c'est parce que ce dernier était un loup-garou, le Shérif décida de ne pas ignorer cet avertissement.

Il informa son collègue qu'il prenait une pause d'une heure et les suivit rapidement.


Stiles chantait à tue-tête sous la douche tandis que Derek préparait la chambre pour le retour de son amant. Il n'avait trouvé que trois bougies dans la chambre, mais il les avait rapidement installé autours du lit.

La musique diffusait un morceau de métal, que Derek appréciait. Il laissa tomber son t-shirt, son pantalon pour n'être qu'en caleçon.

Il s'assit un instant sur le lit, en caressant son ventre qui laissait apparaître des tablettes de chocolats.

Un enfant grandissait en lui, et il n'avait jamais été aussi calme de sa vie. Cela lui paraissait étrange, mais il décida de ne pas comprendre ce sentiment de sérénité. Il avait Stiles, il avait le bébé. Tout allait bien.

Son érection le ramena rapidement à la réalité. Il regarda d'un œil appréciateur sa virilité tendre le tissus noir de son caleçon, et grogna de contentement en sachant que cette vision allait plaire à son Stilinski.

Il lui vint soudain un idée : il venait de se rappeler l'une des blagues de Stiles sur le côté vieux jeu de Derek du fait de ne porter que des caleçons. Il se leva rapidement (il venait d'entendre l'eau de la douche s'arrêter) et ouvrit le premier tiroir de la commode de Stiles.

Il enleva son caleçon, et son pénis tressaillit comme un ressort, tendu par l'excitation. Derek enfila à la place un des boxers blancs de Stilinski.

Il le serrait un peu, mais Derek ne prévoyait pas de le garder longtemps. Il approuva son idée, maintenant que sa virilité était plaqué en biais sur lui, et que la moulure du boxer cachait à peine son état d'excitation.

A l'idée que Stiles lui enlève, Derek sentit un petit peu de liquide séminal s'échapper de son méat et tacher légèrement le boxer, l'imprégnant de son odeur musqué de mâle.

Son œil fut attiré par un magazine en dessous des boxers, qu'il reconnu rapidement.

C'était le sien.

C'était son magazine porno, avec lequel il se branlait chez lui tranquillement en pleine journée. Ce magazine était censé se trouver sous son lit, alors comment avait il pu arriver ici ?

L'esprit de Derek résolu rapidement cette question, et le nouveau côté de Stiles, peut être un peu plus pervers, lui donna un coup de chaleur et accéléra son rythme cardiaque.

Une autre idée venait de s'immiscer dans son esprit embrumé par les affres des fantasmes.


Lorsque Stiles sortit de la douche, encore légèrement mouillé et uniquement vêtu d'une serviette enroulé autours de ses hanches, il trouva un Derek, vêtu d'un boxer blanc, qui dissimulait mal le pénis dur de l'alpha. Ce dernier avait un regard sombre et tenait un magazine dans la main.

Le magazine.

Mortifié de la découverte de son vol, ce sentiment disparu instantanément lorsque Derek parla d'une voix dur et implacable :

-Alors Stilinski, on fouille dans mes affaires ?

La vision d'un Derek presque en colère, la poitrine en avant, exhibant son torse musclé, tandis que ses fesses étaient crispés dans le vêtement moulant, fessant d'autant plus ressortir la bosse proéminente du pénis du loup-garou transforma Stiles.

Avec un regard lubrique, il entra dans le petit jeu de l'alpha, et bafouilla :

-Je suis désolé .. désolé Monsieur Hale, vraiment. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je ne sais pas comment me faire pardonner …

En disant cela, Stiles s'était rapproché doucement de son compagnon, à tel point que les deux hommes sentaient leurs souffles chauds sur le corps de l'autre.

-Mais comprenez moi aussi, je n'avais accès à aucun site porno, et vous pouvez comprendre, vous êtes un homme aussi, des fois on a besoin de … Mais je suis vraiment désolé …

Stiles se rapprocha d'avantage et se mit langoureusement à genou. La vision de quelques gouttelettes d'eau qui se mirent à glisser sur le dos de Stiles, pour s'engouffrer dans le sillon de ses fesses que la serviette laissait deviner, fit pousser un grognement involontaire à Derek.

-Je ne sais pas quoi faire …

Son front se posa sur la virilité de Derek, qui pulsa d'autant plus fort.

-pour me faire pardonner mais …

Stiles glissa lentement sa main sous le boxer afin de saisir fermement l'une des fesses du loup-garou.

-peut être que je pourrais …

Avec son autre main, il agrippa l'élastique et fit glisser lentement le vêtement aux pieds de Derek.

-vous aider à quelque chose, Monsieur Hale ?

La vision de l'adorable visage de Stiles à quelques centimètres de son pénis fit bouillir le sang déjà chaud de Derek. Avec une voix teinté de luxure, il ordonna :

-Prend moi dans ta bouche, Stilinski, et peut être que je pourrais être gentil. Mais je ne promets rien.

Sans se faire attendre, Stiles fonça sur le pénis gorgé de sang de Derek et le suça avidement.

Derek eut enfin la réponse qu'il se posait quelque temps auparavant. L'aurore boréale qui les avait entourée lors de leur première fois n'était pas là, et le monde était clairement visible autours de lui. Mais la sensation, cette extrême béatitude, comme un orgasme permanent, était toujours là, ce qui convenait parfaitement à Derek.

D'un geste, L'alpha saisit Stiles, le souleva au dessus du sol à tel point que ces pieds ne touchait plus le parquet, et il le balança à moitié sur le lit. Enivré par le plaisir, il sauta à moitié sur lui, cherchant avidement sa bouche, appréciant de goûter en arrière fond son arôme de mâle.

Lorsque Stiles lui agrippa d'une main son sexe, et tout en le plaçant contre le sien,il commença à les branler vigoureusement. Derek laissa involontairement échappé un petit jappement, qui contenta parfaitement Stiles.

A moitié fou de plaisir, Derek avait une vue plongeante sur leurs masculinités côte à côte. Et un nouveau sentiment l'envahit, un sentiment qu'il n'aurait jamais cru ressentir durant ces instants.

Le gourmandise.

Enivré, il plaqua les deux mains de Stiles derrière sa tête, et par des petits baiser,sentant le ventre frémissant de Stiles sous ses lèvres, il parcouru le chemin du cou de l'adolescent jusqu'au début de sa toison pubienne. Là il se redressa brièvement pour observer un instant Stiles qui avait les yeux grands ouverts et observait amoureusement son homme.

Puis sans se poser de question, il plongea,

Stiles vit comme au ralentis la bouche pulpeuse de Derek entrouverte descendre vers son anatomie. Lorsqu'elle y parvint, un gigantesque choc électrique le parcouru, quintuplé par la sensation de la barbe de trois jours de l'alpha qui effleurait ses testicules.

C'est à ce moment précis que Stiles décida de s'offrir à son alpha.