Salut à tous.
Désolé pour le retard, je suis partis en vacance et ce n'était pas du tout prévu ^^
Me voilà de retour, pour continuer cette histoire. Les chapitres arriveront rapidement, vu que je n'ai rien à glander jusqu'à ma rentrée le 10 septembre. ^^
Merci pour vos reviews, comme d'hab, n'hésitez pas, moi je n'attend que ça !
Départ.
A moitié fou de plaisir, Derek avait une vue plongeante sur leurs masculinités côte à côte. Et un nouveau sentiment l'envahit, un sentiment qu'il n'aurait jamais cru ressentir durant ces instants.
Le gourmandise.
Enivré, il plaqua les deux mains de Stiles derrière sa tête, et par des petits baiser, sentant le ventre frémissant de Stiles sous ses lèvres, il parcouru le chemin du cou de l'adolescent jusqu'au début de sa toison pubienne. Là il se redressa brièvement pour observer un instant Stiles qui avait les yeux grands ouverts et observait amoureusement son homme.
Puis sans se poser de question, il plongea,
Stiles vit comme au ralentis la bouche pulpeuse de Derek entrouverte descendre vers son anatomie. Lorsqu'elle y parvint, un gigantesque choc électrique le parcouru, quintuplé par la sensation de la barbe de trois jours de l'alpha qui effleurait ses testicules.
C'est à ce moment précis que Stiles décida de s'offrir à son alpha.
Derek était impressionné. Il savait quel effet cela faisait d'avoir son Stilinski à genou devant lui à s'occuper vaillamment de son érection – et quel plaisir enivrant l'envahissait alors- mais il n'aurait jamais cru qu'être celui qui prodiguait les caresses avec sa langue était si … délicieux.
Ses sens de loup-garou lui permettait de ressentir le flot de sang qui battait dans le membre de Stiles, et il adorait ça. Il le suça longuement, alternant entre des petits coups de langues sur le gland et une franche fellation, le tout en caressant du bout des doigts ses testicules.
Il se redressa et lentement, remonta sa bouche vers celle de Stiles qui grande ouverte, happait l'air à grandes goulées. Corps contre corps, bouche contre bouche, les deux hommes étaient au paradis, au delà du temps.
Derek était au dessus de Stiles, et lorsque ces tablettes de chocolat frôlaient le pénis de l'adolescent, ce dernier ne pouvait s'empêchait de frémir de plaisir, provoquant alors un grognement chez le premier.
Dans un mouvement langoureux, Stiles écarta ses jambes et remonta son bassin, afin de sentir le pénis de Derek contre le creux de ses fesses. La sensation du sexe brûlant et pulsatile de son amant le rendait fou.
-Derek ? S'enquit Stiles, essoufflé.
-Mmmm, répondit Derek, occupé à lécher le lobe de l'oreille de Stilinski.
-Prend moi.
Puis, soudain avide, Stiles referma ses jambes contre le dos de Derek, l'intimant de se dépêcher.
Ce dernier ne se fit pas attendre. Un peu ébahis -une expression que Stiles adorait voir sur son Loup-garou d'ordinaire si impassible- il branla un instant leurs deux virilités, l'une contre l'autre. Puis, affichant un petit sourire coquin, il saisit Stiles par la taille et le déplaça d'un bon demi mètre vers le haut du lit, aussi facilement que si l'adolescent n'était qu'une poupée de chiffon.
Ce dernier le regarda d'un air interrogateur puis manqua de s'étouffer lorsqu'il vit le visage de son homme disparaître lentement vers son intimité.
Derek saisit les fesses de Stiles avec ses grandes mains puissantes et les ouvrit délicatement, tandis que sa langue se mit à explorer le territoire rosée jusque là inconnu pour les deux hommes.
Derek devint immédiatement dépendant du goût musqué teinté de sueur de Stilinski. Stiles quand à lui perdait pieds tant les sensations qui l'envahissait le laissait pantelant.
D'une manière toute à fait incongru, ce dernier songea à un :
-Putaaaaaain, mais tout le monde devrait essayer çaaaaaaa …
Puis son corps le transporta dans un monde où sa faculté de penser avait disparue, où il ne restait que le vision des yeux de Derek flamboyant d'un rouge vif.
Il retourna brièvement sur terre lorsque Derek cessa de prodiguer sa délicieuse caresse. Un soupçon de peur aurait pu l'envahir lorsqu'il vit que l'homme en face de lui commencer à se préparer à le pénétrer.
Mais l'homme en face de lui n'était pas n'importe qui, et le seul sentiment que Stiles ressentit alors était de la curiosité teintée d'un peu d'appréhension.
-C'est parti, Stilinski ...
Lorsque Derek le pénétra doucement, Stiles ne put s'empêcher de gémir de douleur, les yeux clos. Aussitôt, il sentit le souffle chaud de Derek au dessus de lui, et ressentit une pluie de baisers affectueux couvrir son visage.
-Détend toi Stilinski …
Mais Stiles ressentait toujours un douloureux élancement au niveau de son bassin.
-Regarde moi, Stilinski …, souffla Derek qui s'était immobilisé.
Stiles, le visage sur le côté, un peu perdu, ne répondit pas de suite. La douleur était trop présente.
-Stiles …
Le fait que Derek l'appelle par son prénom -d'une voix quasi gémissante- poussa l'adolescent à réagir, et il s'exécuta.
Stiles plongea alors son regard dans celui de Derek, s'enfonçant dans le regard langoureux de l'Alpha et s'entourant de l'imposante sérénité qui se dégageait de lui.
Il se détendit rapidement, et la douleur disparût.
Tout ce que Stiles ressentait désormais, c'était le sexe dur de Derek en lui, son corps collé au sien, et leurs bouches qui commençaient de nouveau à s'amuser ensemble.
Plus qu'un réel plaisir physique, c'était d'abord la situation qui excita le jeune homme.
Savoir que Derek -le gars dont il était désespérément amoureux- prenait un pied d'enfer en le pénétrant lui procura une immense satisfaction. Il resta ainsi quelques secondes à admirer son homme commencer un léger mouvement de va et viens. Stiles prenait son pied à le voir … prendre son pied.
Et soudainement, alors que Derek amplifiait son mouvement d'aller retour, un bref éclair électrique le traversa.
Stiles constata que le visage de Derek affichait un large sourire et souffla tendrement dans son oreille :
-Maintenant, c'est réellement parti mon Stilinski …
Et il réitéra son mouvement, pénétrant l'intimité de Stiles un peu plus brusquement. Aussitôt, un nouvel éclair se produisit, plongeant Stiles dans un monde de délice.
A moitié désorienté, il entendit les grognements croissants de Derek, tandis que des vagues de plaisirs de plus en plus fortes l'envahissait, à chaque fois que l'Alpha buttait sur sa prostate.
Le claquement du bassin du Loup-garou contre ses fesses résonnait dans la chambre, accompagné par un concert de gémissement des deux hommes. Derek commençait à grogner sans retenu, tandis que Stiles lui griffait involontairement le dos sous ses assauts répétés.
Les yeux mi clos, Stiles fixa le visage ruisselant de Derek qui le contemplait, et il ne put réussir à retenir son orgasme.
Un voile blanc recouvrit sa vision, et son cœur implosa, tandis qu'il se déchargea longuement sur son ventre frémissant.
Il alla redescendre sur la terre ferme lorsqu'il sentit Derek se contracter, poussant un grognement entre le hurlement et l'éructation. Voyant que son amant atteignait à son tour les limbes du plaisir, Stiles ne pût empêcher un nouvel orgasme l'envahir lorsqu'il sentit son homme jouir en lui.
Et ce fut un mini cercle vicieux, puisque l'orgasme de l'un accroissait réciproquement celui de l'autre. Tordu de plaisir, l'anneau intime de Stiles se serrait er se desserrait, enchâssant le pénis de Derek dans un délicieux fourreau, qui tremblant de plaisir, tamponnait spasmodiquement le point G de Stiles.
Cela dura un moment.
Finalement, ils redescendirent à l'unisson sur la terre ferme.
A bout de souffle, Derek se laissa tomber sur Stiles. Ce n'est pas ce dernier qui allait s'en plaindre.
Sentir le corps chaud de son amant -encore haletant- contre lui, et son menton barbu niché contre son cou, tandis qu'une délicieuse chaleur occupait son pénis encore humide et continuait de se diffuser au niveau de son bassin, alors que Derek était toujours en lui, enivrait Stiles.
D'une main, il commença à caresser doucement la tignasse de l'Alpha, provoquant chez lui un petit ronronnement. Ils restèrent un long moment ainsi, serein et heureux, l'esprit vide.
Le sentiment de malaise qui avait envahit le Shérif Stilinski depuis qu'il avait commencé sa filature des sept prêtres ne cessait de croître, surtout depuis que les hommes devant lui avait pris une route qu'il connaissait parfaitement bien.
Forcément, puisque 9 kilomètres plus loin, se trouvait sa maison.
Les jeunes hommes étaient montés -une fois sortis de l'aéroport- dans deux grosses voitures noirs qui les attendait sur le parking. Aucun des hommes n'avaient ouvert la bouche.
Mais cette fois ci, le shérif avait bien l'intention de suivre son instinct (ou le gigantesque nœud qui s'était formé dans son estomac, cela dépendait de comment on appelait ça).
D'une main, il continua à conduire, tout en gardant en vue les voitures noirs devant lui, et il décrocha son portable.
Il avait appris le miraculeux réveil de Scott quelques heures plus tôt par son adjoint. Des fois le hasard était bien foutu.
Après deux sonneries, la voix de Scott se fit entendre.
-Oui ?
-Scott, c'est le père de Stiles … commença le Shérif
-Stiles va bien ? Le coupa aussitôt Scott.
L'adulte leva les yeux au ciel.
Même en étant désormais un loup-garou, Scott était resté un ado comme les autres.
Incroyablement transparent.
-Oui. Mais c'est pour ça que je t'appelle. Stiles … Stiles m'a raconté à propos de toi et aussi de Derek.
Un silence gêné s'installa au bout du fil.
-Monsieur, j'aime beaucoup votre fils. Je sais ce que vous devez vous dire de moi, surtout par rapport à Allison, mais je vous jure, tout ce que j'ai fait avec Stiles…
Le Shérif grimaça, puis secoua sa tête pour chasser les images qui était apparu dans sa tête.
-Scott, je ne parle pas de ça. Oui, Stiles m'as dit pour vous deux, mais il n'y avait pas grand chose à me révéler, vous n'étiez pas très discret.
Même à sans le voir, le Shérif devinait que l'adolescent rougissait furieusement. Le glapissement qui suivait confirma sa supposition.
-Ce dont je parle, précisa l'officier de police, c'est de ta … nouvelle condition.
Le shérif se tût un instant, le temps de rattraper un petit retard qu'il avait pris dans sa filature, et poursuivit :
-Je ne veux pas en parler. Mais j'ai une mauvaise impression. Et maintenant, j'ai décidé de me fier à mes mauvaises impressions. Tu peux aller chez moi et rester avec Stiles et Derek ?
Scott répondit mal à l'aise :
-M. Stilinski, je ne sais pas si Stiles a envie de …
-Je me fout de ce que ressent Stiles. Je veux que tu aille chez nous, et que tu reste avec Derek, le temps que j'arrive. Et je veux que tu y aille tout de suite.
La voix amicale du Shérif s'était transformé en voix cassante. Scott ne mit pas longtemps à répondre.
-Tout de suite, Monsieur.
Le shérif raccrocha.
Son cœur se serra lorsqu'il passa devant la supérette où il allait faire chaque semaine les courses.
Scott mis moins de deux minutes à arriver chez Stiles. L'adolescent alla sauter sur le toit pour passer par la fenêtre – l'habitude- lorsqu'il se ravisa et sonna à la porte.
Il entendit des bruits à l'étage via ses nouveaux sens d'alpha – des personnes qui se rhabillaient et pouffaient doucement – puis il entendit quelqu'un -Stiles vu la cadence- descendre précipitamment les escaliers et ouvrir la porte.
Stiles se figea et observa Scott en face de lui.
-Hey ! Balbuita Scott, embarrassé.
Stiles n'attendit pas : il s'avança et l'enlaça. Sentir le jeune loup-garou contre lui, sentir son cœur puissant résonner dans sa poitrine et sentir le souffle chaud de son ancien amant contre lui procura une joie immense à Stiles, qui contrastait avec la tristesse infinie qui l'avait envahit lors du coma de Scott.
-Putain, c'est bon de te revoir Scott.
Ému, l'intéressé baissa les yeux tandis que Stiles se dégageait doucement.
Scott fit une grimace bizarre -il venait de sentir l'odeur de Derek contre son ami, mélangé à l'odeur du sperme- et recula un peu.
C'est à cet instant que Derek apparut.
Un étrange parfum parvint au nez du nouvel alpha -la même que Stiles- mélangé à autre chose. Mais il ne parvenait pas à discerner quoi.
Et c'est alors qu'il l'entendit.
Boum boum boum.
Un rythme cardiaque.
Déboussolé, il chercha du coin de l'œil et à l'odeur une troisième personne.
Mais ce battement là était trop faible.
Trop faible pour un adulte.
Mais pas pour un bébé.
Éberlué, il fixa Derek et bafouilla un :
-Maiscommentcestpossible ?
Derek ne répondit pas, et Scott compris qu'il n'avait pas lui même la réponse.
Puis ce fut au tour de Derek de se figer. L'odeur de Scott avait changé, tout comme sa posture -plus sûr, plus puissante, plus dominatrice. Exactement comme la sienne. La posture d'un Alpha.
Stiles observait, fasciné, les échanges que les deux hommes semblaient effectuer. Une nouvelle fois, il regretta presque de n'être qu'un simple humain, car il avait l'impression de louper tant de chose.
La nuit était en train de tomber, et un voile de fraîcheur s'installait dans la banlieue. Les deux loups-garous étant des bouilloires sur pattes, il ne le remarquèrent pas, mais Stiles -simple humain- si. Son frissonnement involontaire interrompis la discussion silencieuse des deux hommes qui s'était mis à le fixer.
-Quoi ? J'ai le droit de me les cailler nan ? Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un sang dans son corps qui avoisine les 50 degrés Celsius !
Scott s'esclaffa, bientôt rejoint par Derek. Ils rentrèrent à l'intérieur.
-Pourquoi tu es là ? S'enquit Stiles. Pas que je ne sois pas content de te revoir, au contraire, mais on devait pas se retrouver que demain ?
Scott répondit.
-Yep. Mais ton père m'a dit -ou plutôt m'a ordonné- de te rejoindre. Une mauvaise impression selon lui. Au fait, comment il a réagis quand tu lui a dit pour moi et Derek, tout le côté loup-garou du truc ?
Stiles haussa les épaules.
-Je lui ai dit il n'y a même pas 5 heures. On en a pas reparlé depuis. Mais son premier réflexe a été de sauter sur son flingue …
-Mmm pas bon.
Ils furent interrompu par une sonnerie stridente. Scott s'excusa d'un regard et saisis son téléphone portable.
-Yep ? Hum … Hum … Oui, je suis bien arrivé. Pourquoi ? … Quoi ? … Quand ?
Le visage de Scott changea du tout au tout et il raccrocha.
-Ton père nous dit qu'on va avoir de la visite. Et pas des amis.
Derek n'attendit pas plus longtemps. Il pivota sur lui, ouvrit la porte de la cave, puis descendit d'un bond l'escalier. Scott et Stiles l'entendirent trifouiller dans le sous-sol au niveau du disjoncteur, et un claquement retentit au même moment, toutes les lumières de la maison s'éteignirent.
En remontant, Derek tenait fermement dans ses mains deux barres en acier légèrement tordus. Il en garda une et lança la seconde à Scott qui la rattrapa en plein vol.
Stiles mit un peu de temps à s'habituer au noir, mais il put néanmoins apercevoir deux paires de phares déchirer la nuit et se refléter à l'intérieur de la maison plongée dans les ténèbres.
Stiles eut l'impression d'être à l'ouverture d'un show : les lumières des phares qui miroitaient sur les murs, l'apparition d'une tension presque palpable dans un silence absolu, et les comédiens, alors incarné par Scott et Derek qui se mettait en place pour le début du spectacle.
Mais ce n'était pas un show, et un sentiment supplémentaire s'insinua dans les tréfonds du corps de Stiles.
La peur.
Mais cela ne l'empêcha pas de débiter dans un unique murmure :
-Mais c'est quoi encore ce bordel ? On peut pas être tranquille, genre 24 heures dans cette ville, sans que quelqu'un ne se fasse tirer dessus ou que l'on se batte ? J'en ai marre, c'est …
Il s'interrompit, contraint par Derek qui venait de lui bloquer la bouche avec sa main.
-Silence Stilinski. Regarde.
D'un mouvement de la tête, il indiqua la fenêtre.
Plusieurs hommes en noirs sortaient de deux grosses voitures. Les portières se refermèrent dans un silence. Deux des hommes se dirigèrent vers le coffre et en sortirent deux imposants sacs blancs.
-C'est des curés, souffla Scott.
Stiles n'en croyait pas ses yeux, mais son ami avait bel et bien raison. Les hommes dehors, qui maintenant s'étaient déplacés pour former un petit cercle, étaient bel et bien des prêtres.
Scott parut presque soulagé puisqu'il commença à se redresser, mais pas Stiles, qui s'alarma davantage.
-Attend, Scott, j'ai pas confiance. La dernière fois que j'ai vu un curé, il m'a presque dit de me suicider.
Derek le fixa étrangement, ce qui gêna Stiles. Mais les garçons furent rapidement attiré par le mouvement qui se passait à l'extérieur de la bâtisse.
Les hommes avaient enlevés leurs robes noirs, dévoilant une étrange tenue. Ils étaient affublés d'un pantalon blanc immaculé, terminé par des bottes en cuirs, et d'une chemise également blanche, où une croix doré était brodé sur leurs manches droites. Leurs bras gauches étaient quand à eux cerclés par un morceaux de cuir, où on pouvait deviner des inscriptions en lettre d'argent.
Le visage impassibles, les hommes se faisaient face. Les yeux clos, leurs lèvres semblaient bouger à toute allure.
C'est Scott qui murmura l'évidence.
-Putain, j'ai l'impression qu'ils prient.
Et le visage extatique, presque fanatique, des hommes dehors lui donnaient raison.
Le shérif Stilinski commençait à avoir peur. Il était prêt à tout un tas de situation – grâce à l'école de police- comme désarmé un suspect dangereux, évacuer rapidement un immeuble ou filer de longues journées des suspects, coincé dans une voiture pourrie.
Mais apprendre l'existence de loups-garous et de « Kanima » l'avait passablement mis à l'épreuve. Sans parler du … bébé. Et là il se retrouvait à observer les sept curés les plus bizarre de la planète en train de prier devant sa maison.
Il fallait qu'il sorte pour régler ça, mais son sixième sens lui disait que c'était trop dangereux.
C'est à cet instant qu'il entraperçut le visage de Stiles derrière la fenêtre du salon.
Sa peur disparue, remplacée par un large flot d'adrénaline qui activa toutes les cellules de son corps.
Il fallait protéger son fils.
Derek alla ouvrir la bouche lorsque les hommes dehors se mirent soudainement à s'activer.
Alors tout se passa comme au ralentis.
Quatre des hommes se baisèrent simultanément et ouvrirent les sacs blancs pour en ressortir des canons sciés. Deux des hommes sortirent du creux de leurs bottes de longs poignards effilés.
Ils se dirigèrent à l'unisson vers la maison de Stiles, tandis que le septième se retournait et se positionna devant une voiture qui avait échappé à la vigilance de Stiles.
Celle de son père.
Il alla crier, lorsque l'homme sortit un petit pistolet dont ne sait où et vida son chargeur sur le pare-brise de la voiture du Shérif.
Stiles, figé d'effroi, vit à côté de lui Scott se transformer en Loup-garou. Mais sa transformation était différente, presque plus douloureuse. Comme celle de Derek.
L'esprit de Stiles réalisa que Scott était devenu un Alpha, mais devant le manque de temps, il laissa l'information de côté, car les hommes étaient face à la porte et la défoncèrent avec une facilité déconcertante.
Scott hurla et sauta sur le premier des prêtres, le jetant contre la chambarde de la porte. Il esquiva le poignard d'un des hommes et griffa profondément un des assaillants.
Stiles ne vit rien d'autre, car Derek l'avait attrapé et l'avait balancé sur ses épaules comme un sac de pommes de terre. Le couloir défila rapidement, et il se retrouva aussitôt dans la cave.
Hébété, il se tourna vers Derek et se figea.
Le Loup-garou affichait un visage d'une extrême détresse.
-Quoi ? Qu'est qu'il y a ? Tu es blessé ?
Derek déglutit, mais répondit par la négative, tandis que les bruits du combat qui faisait rage à l'étage parvenait à leurs oreilles.
-Je ne … Je n'arrive pas à me transformer.
Et comme pour illustrer ses dires, son visage se crispa, comme avant chaque métamorphose, mais rien ne changea, excepté ses yeux qui se mirent à rougeoyer.
La porte de la Cave que Derek avait grossièrement bloquée implosa.
Puis deux corps furent jetés au bas des escaliers. Celui de Scott où un poignard dépassait de sa poitrine, et celui du père de Stiles, où un léger filet de sang perlait à la commissure de ses lèvres.
Stiles et Derek se précipitèrent à leurs côtés. Ils furent vite rassurés, les deux respiraient encore.
C'est alors que cinq prêtres descendirent les escaliers.
Le Saint père était en train de se préparer à exécuter la messe de minuit pour ses fidèles lorsque le téléphone sonna. D'une main, il décrocha.
-Votre Seigneurie, nous avons M. Stilinski en face de nous. Nous avons également trois autres hommes, dont l'un d'entre eux est un Loup-garou. Nous attendons la confirmation de vos ordres.
Sans hésitation, et d'un ton implacable, Le Pape Louis XXII ordonna :
-Purifiez-les. Tous.
Derek, Stiles et le Shérif étaient maintenus par de lourdes chaînes en aciers, tandis que Scott était placé au centre d'un cercle d'Aconit.
Le plus vieux des prêtres, et il n'avait que la trentaine, raccrocha le portable qu'il avait sortis quelques instants plus tôt et sans un mot, hocha la tête vers ses compagnons.
Les cinq hommes se mirent en ligne et leva respectivement leurs fusils.
Une nouvelle fois, la scène se passa au ralentis. Stiles regarda son père et Scott toujours inconscient, puis Derek, qui -les yeux rougeoyants- s'acharnait sur ses menottes à tel point que ses mains saignaient abondamment.
Lorsque les hommes en face de lui armèrent leurs armes à l'unisson, provoquant un cliquetis glauque qui résonna dans la cave, Stiles abandonna tout espoir. Il se déplaça légèrement, et toucha Derek, comme pour le rassurer, comme pour lui dire qu'ils seraient encore ensemble, même après la mort.
Mais lorsque Stiles effleura le bras de Derek, tout bascula.
Jackson frappa trois coups rapidement sur la porte en bois. La nuit était déjà bien avancée et seules quelques étoiles solitaires éclairaient le paysage. Depuis sa transformation, et son admission dans la meute de Scott, Jackson avait l'impression de revivre.
Les longs mois qui s'étaient écoulés depuis lors semblaient se dissiper dans un nuage de fumée, comme un mauvais cauchemar. La sensation qu'il contrôlait désormais son corps à plein temps lui procurait une immense jouissance, et il sentait revivre. Une seconde naissance en somme.
Lorsque la porte s'ouvrit pour laisser place à son ancien maître, il hésita. Après tout, il ne savait pas comment il allait réagir.
L'adolescent en face de lui se poussa pour le laisser entrer dans la petite cabane en bois abandonnée qui leurs servaient depuis quelques temps de point de contact.
-Entre Jackson.
Mal à l'aise, il franchit le pas et souffla aussitôt :
-Il faut que je te parle.
Le garçon sourit, mais le coupa.
-Pas le temps Jackson. J'ai appris que Scott s'était réveillé. Il faut que tu termine ce que tu as commencé.
Jackson baissa les yeux, mais c'est avec une voix ferme qui répondit :
-Non.
La personne en face de lui s'arrêta, ébahis.
-Quoi ?
-Non, je ne vais pas finir ce que j'ai commencé. Je ne suis plus sous tes ordres, c'est finis.
L'adolescent en face de lui déglutit en le regardant étrangement.
-Alors maintenant, tu es avec eux ?
Jackson alla répondre que la situation n'était pas aussi simple, lorsque l'adolescent en face de lui pivota brusquement et s'enfuit en ouvrant violemment la porte.
Jackson voulut le rattraper mais il était trop tard. Il regarda, le cœur lourd, son maître qui l'avait dirigé avec affection pendant plusieurs mois, son ami, courir dans le noir. Il cria en vain :
-Danny, reviens !
Lorsque Stiles effleura le bras de Derek, tout bascula.
Le monde se figea, excepté la conscience de Stiles. Un puissant choc électrique engourdit sa main, puis remonta le long de son bras pour se diffuser dans tout son corps.
Et c'est comme si une porte s'ouvrit en Stiles.
Par delà le temps et l'espace, la conscience de Stiles fila à tout allure, s'infiltrant dans chaque once de son être, dans chaque parcelle de son âme, le grandissant, le transformant en quelque chose d'autre.
Puis soudainement, Stiles réintégra brutalement son corps.
Un léger bang retentit, assourdit par les silencieux dont les armes étaient munis, et cinq balles se dirigèrent vers les hommes en face des prêtres. Deux se dirigèrent vers la cervelle de Stiles, puis une pour chacun des autres compagnons.
Jackson s'alarma soudain, une étrange sensation l'envahit alors. Comme une panique maîtrisé, et il se sentait fortement attiré vers le nord.
Sans se poser de question, il se pressa de suivre la direction que son corps lui dictait.
Il était en train de vivre son premier appel de meute.
Pour Erika et Isaac, ce n'était pas leurs premiers appels, mais ils répondirent avec autant d'empressement que Jackson.
Ils se retrouvèrent bientôt tout les trois devant la maison de Stiles à contempler la porte défoncée.
C'est à cet instant qu'un bruit de fusil résonna dans leurs ouïes hypersensibles.
Les deux balles qui fusaient vers lui étaient longues, avec un socle doré et une tête pointu. Deux traits barraient les projectiles sur leurs longueurs, tandis qu'un troisième cerclait le métal sur sa largeur. Une légère odeur de brûlé apparaissait dans le sillon des deux balles, tandis qu'un petit nuage de fumé s'échappaient des canons des armes.
Tout ces détails apparurent comme une évidence à Stiles.
Il ne les appréciait pas, et voulait les changer.
Alors sans un geste, en fixant les deux balles en face de lui, il s'imagina deux boules de lumières qui imploseraient à l'impact. Il fit de même avec les trois autres balles.
Lorsque la première balle atteignit le front de Stiles, elle explosa en une gerbe d'étincelle. La seconde produisit le même phénomène. Les autres balles finirent de la même manière, recouvrant les quatre hommes enchaînés d'une multitude de lumières rouge flamboyantes.
Derek regardait Stiles sans comprendre. Il venait de sentir la main de son amant se poser sur son bras, et il avait bel et bien ressentit ce gigantesque frisson qui l'avait laissé pantelant. Mais depuis, Stiles avait changé d'expression, laissant le masque de la peur remplacé par une expression d'une sérénité absolue.
Une petite brûlure se fit sentir sur son front, et une pluie d'étincelle tomba devant ces yeux. Et ce fut tout.
Il fixa, abasourdis, les cinq prêtres qui lançait des regards hallucinés les uns aux autres.
Puis il vit horrifié, la tête de chacun des cinq prêtres en face de lui tourner doucement. Et dans un craquement macabre, elle se mirent à se retourner à 180 degrés. Aussitôt, les cinq prêtres s'effondrèrent au sol, mort.
Derek redirigea son regard vers Stiles, qui se mit également à le fixer.
La personne en face de lui n'était pas Stiles.
Ces yeux d'un blanc laiteux le prouvaient aisément.
C'était quelqu'un d'autre.
Ou quelque chose d'autre.
Et puis, sans un geste, les yeux de Stiles redevinrent normal, et son visage se crispa à nouveau. A bout de force, il s'effondra dans les bras de Derek.
Un vacarme se fit entendre à l'étage, et Erika, Isaac et Jackson déboulèrent à tout allure dans la pièce. Isaac et Erika siffla en voyant le cercle d'aconit, mais Jackson le balaya d'un revers du pieds. Aussitôt, Scott retrouva ces esprits pour découvrir la scène lugubre qui s'offrait à lui.
Derek, quand à lui, contemplait, fasciné, la nouvelle meute de Scott … qui incluait Jackson. Avoir un membre qui n'était pas un loup-garou avait de sacrés avantages, et rare était les meutes avec ce genre de membre.
Mais son attention fut rapidement détournée, et il contempla son homme qui avait calé sa tête contre ses jambes.
Des larmes silencieuses ruisselaient sur le visage de Stiles.
-C'est finis, Stilinski, tu as gagné.
-C'était pas moi Derek, c'était autre chose. C'était …. Je ne sais …. mais j'ai tout vu. J'ai tué ces mecs.
Derek le coupa :
-Ah non Stilinski, tu ne me fait pas ce coup. C'était eux ou nous, ils ont perdus. Ensuite, je sais que ce n'était pas toi.
-Alors, c'était qui ?
Une réponse resta en suspens, mais Stiles ne voulait pas la prononcer à voix haute. Derek ne s'embêta pas de ces considérations.
-Ce n'était pas le bébé, Stilinski. Je le sais.
Et l'absolue certitude qui se lisait sur le visage de l'Alpha dissipa tout les doutes de Stiles.
-Le truc qui m'a permis d'avoir le … le bébé, et bien ça doit aussi avoir un système de défense, vu qu'apparemment, je ne peux plus me transformer. La nature est bien faite, Stiles, même dans le monde du surnaturelle.
-D'accord, mais c'est quoi tout ça ? Qui ou quoi a fait tout ça ? J'en ai marre, Derek, de ne rien savoir, comme si on était des gamins à qui on devait cacher des choses. On risque nos vies, bon sang, et je veux savoir pourquoi !
-Et on trouvera, Stilinski. Je crois que c'est notre prochaine étape. On ira chercher tout les deux des réponses.
Et se retournant, et en constatant le monde autours de Scott, le cerveau de Stiles analysa enfin l'information du nouveau statut de l'adolescent en tant qu'Alpha. Et cela ne surpris pas Stiles au final.
-Tout les deux ? Rétorqua Scott. Mais vous avez fumés ou quoi ?
Le shérif se réveilla le lendemain matin, avec une belle bosse sur le front. Il trouva Stiles et Derek en pleins préparatifs de voyage. Des pansements pansaient les poignets blessés de Derek, et il vit que la porte d'entrée avait été sommairement réparée.
-Vous allez où comme ça ? Bougonna l'officier. Puis il sembla reprendre ces esprits :
-Et les curés ?
Stiles, d'abord ravi de le voir debout, afficha un air contrit.
-Mort. On a caché leurs corps, P'pa dans le domaine de Derek.
Le shérif, abasourdis par le sang froid de son fils, fixa étrangement le tas de valise qui s'accumulait dans la chambre de Stiles.
-P'pa, Derek et moi, on va partir. Il faut qu'on se protège tout les deux, enfin tout les trois. Et pour ça, il faut qu'on comprenne ce qui se passe. C'est pour ça qu'on va chez le Cousin de Derek en Angleterre.
-En Angleterre ? Mais ça va pas ? Et le lycée ? Tes cours ? Je t'interdis de …
-P'pa, le coupa Stiles, j'en ai rien à carrer du lycée. Je suis en couple avec un loup-garou qui à renié sa meute pour moi. La première fois qu'on s'est embrassé, ou qu'on a fait tu-sais-quoi -arrête de grimacer P'pa-, tout disparaissait autours de nous comme un cyclone. Maintenant Derek est enceint, de moi, P'pa ce qui veut dire que je vais être Papa et toi grand-père -vraiment, arrête de grimacer ! Puis des prêtes armés de flingues nous ont attaque, et c'est moi -enfin indirectement- qui les ai descendu. Alors j'en ai rien à cirer de mon examen final !
-C'est toi ? Mais comment ?
-Justement, c'est ce que l'on va rechercher. On part demain matin. Scott et la bande part avec nous.
Puis mû par une impulsion subite, Stiles s'avança et enlaça son père.
-P'pa, je sais que tu comprend rien, mais il faut qu'on parte. Je te promet de faire tout ce qu'il faut pour revenir.
La gorge serré, le Shérif regarda son fils, et pour la première fois, il vit en lui un homme prêt à se battre. Emplis d'une fierté gigantesque, il serra à son tour son fils, et l'embrassa sur le crâne. Stiles avait toujours était plus fort que lui -aussi bien à la mort de sa mère qu'avec tout ces histoires de Loup-garou. Il avait toujours cru que Stiles ferait un bon flic, mais maintenant il n'en était pas aussi sûr.
Il commençait à discerner l'homme que Stiles était en train de devenir, un homme bon et aimant, mais aussi emplis d'une certaine obscurité. Il ferait un bon père, un bon compagnon.
Mais surtout, et c'est la première fois que quelqu'un vit cette qualité en Stiles, un bon leader. Lui ne comprenait rien à toute cette histoire, mais son fils si. Il lui ferait donc confiance.
Son père, d'une voix teinté d'une tristesse retenue, plaisanta :
-Bien sûr que tu vas revenir, sinon, c'est moi qui irais te chercher et qui te ramenera à coup de pied au …
-P'PA ! S'offusqua Stiles.
Plus sérieusement, le shérif s'enquit :
-Et pour la Nourriture ? Et l'argent ? Je peux …
-P'pa ne t'en fait pas. Je t'ai pas dit que mon mec était riche ?
Le shérif lorgna sur Derek qui resta de marbre en continuant à plier ses chaussettes.
-Riche ?
-Tu n'as même pas idée, P'pa, c'est ses arrières arrières grands-parents qui ont fait succès dans le cuir, et depuis le pactole s'amplifie d'année en année à la banque. Derek a vécu pour l'instant juste avec les intérêts que lui rapporte sa fortune. Pour te dire, je me suis renseigné avant de faire tomber ce loup mal léché sous mon charme irrésistible et …
Stiles se tut, arrêté par un caleçon lancé en plein visage.
Il lança un regard accusateur à Derek, qui impassible, ferma sa valise.
En les voyant tout les deux, se chamailler ainsi, le Shérif se sentit emplit d'une bouffé d'espoir pour l'avenir.
Mais lorsque plus tard, dans l'après midi, Derek s'allongea sur le canapé, le visage sombre et mélancolique, une main posé sur son ventre inconsciemment, la bouffé d'espoir s'évanouit rapidement. De bien sombres pensées devait amener un loup-garou surpuissant à se comporter de la sorte.
Le soir même, la sonnette retentit dans la maison, et lorsque le Shérif ouvrit la porte (difficilement, la réparation était sommaire), il tomba nez à nez avec Isaac, Erika, Scott et Jackson. Les deux derniers affichaient des têtes de déterrés.
Les au revoir furent succincts, et Stiles ne s'attarda pas. Il promit à son père de donner des nouvelles, l'ordonna d'être vigilant et de se protéger.
Puis ils prirent la route.
Le coffre de la voiture de Stiles était remplis à craquer. Stiles conduisait en silence, avec assis à côté de lui Derek. Derrière se trouvait Scott et Jackson. Isaac et Erika étaient dans la voiture qui les suivait sur l'autoroute.
En fixant le rétroviseur, il constata les sombres mines de Scott et Jackson. Respectueux de leurs sentiments, il ne les dérangea pas.
Durant les trois heures de trajets qui suivirent, chacun des deux garçons repassait en boucle leurs après midi.
Scott se voyait approcher de la demeure d'Allison tandis que Jackson se remémorait autre chose.
7 heures plus tôt.
Tandis que Scott venait de s'engouffrer dans l'allée qui conduisait vers la porte d'entrée de la maison à Allison, Jackson quand à lui attendait dans la cabane en bois, comme il l'avait fait si souvent ces derniers temps.
Il avait envoyé un SMS à Danny, et il espérait depuis lors que son ami se pointe.
Mais après avoir attendu près de 45 mn en vain, il abandonna. Il se redressa, et ouvrit la porte du cabanon.
Jackson tomba alors nez à nez avec Danny qui faisait les cent pas devant la cabane délabré.
Le sportif releva la tête, et d'une voix mal assuré, dit :
-Jackson, il faut qu'on parle.
