Sakuraetsasuke : j'ai bien reçu tom MP. Nan, pas de syndrôme de la page blanche, juste beaucoup beaucoup de boulot à faire.

Et non, je n'abandonne pas mon histoire, quand je commence quelque chose, je le finis (même si cela va demander un peu de temps).

Mais comme je l'ai dit, beaucoup de boulot, un peu fatigué, et un peu démotivé parfois devant le manque de reviews par rapport au nombre de vues …

Donc me revoilà pour un nouveau chapitre, un peu particulier celui-ci, mais nécessaire à mon histoire. J'espère qu'il vous plaira, moi ça m'a fait plaisir de le lire !

REVIEWEZ ! ^^


Danny (Partie 1)


16 ans plus tôt.

Le néon de la salle d'accouchement bourdonnait, ce qui agaçait au plus haut point la femme allongée sur le lit. Le bip régulier du monitoring cardiaque n'arrangeait pas les choses. Heureusement, son mari était assis à côté d'elle et lui soufflait des paroles rassurantes, tandis qu'il caressait d'une main douce le ventre rebondit de sa femme :

-ça ira, ma chérie, tout va bien se passer …

La femme, âgée d'une quarantaine d'année -mais au regard toujours jeune- lui sourit en réponse. Soudainement, son visage se crispa, signe annonciateur d'une nouvelle contraction. Elle inspira brusquement, et se plia en deux.

A cet instant précis, le monitoring cardiaque s'emballa. L'homme, assis au chevet de sa femme, vira au blanc et se précipita sur la sonnette. Il ne fallut que trente seconde à l'équipe médicale pour débouler dans la chambre, mais cela paru une éternité pour le couple mort d'inquiétude.

A partir de cet instant là, tout devint flou pour la femme. Dans les vapes, elle songea brièvement que son état était probablement dû à des médicaments qu'on devait lui avoir administrés, puis son esprit embrumé se focalisa à nouveau sur les visages qui s'affairaient au-dessus d'elle. Elle sombra dans l'inconscience.

Elle ne se réveilla que 6 heures plus tard. Son premier réflexe fut de toucher son ventre qui contenait quelques heures plus tôt ses jumeaux. Et maintenant, il n'y avait plus rien, juste un tas flasque de peau et un immense vide qui venait tout juste de se créer dans le cœur de la femme.

Pris d'une panique subite, elle gémit longuement et tenta de se redresser. Elle parvint difficilement à s'assoir, tandis qu'une vive douleur lui striait le ventre.

C'est à cet instant que son mari rentra dans la chambre. Il n'était pas seul : il portait dans ses bras deux couffins. Un rose et un bleu. Aussitôt, le vide immense qui était apparu dans la poitrine de la femme se combla d'amour pour les deux petits êtres en face d'elle, et bientôt, tout son corps trembla d'émotions.

Son mari, un large sourire accroché à son visage, s'approcha doucement et présenta à sa femme leurs enfants. D'une voix émue, il annonça :

-Ma chérie, je te présente nos enfants.

D'un geste peu sûr, il passa le premier couffin à sa femme, le rose.

-Voici ta fille, la première à naître, en pleine santé, qui mesure 52 cm et pèse 2 kilos 520.

Le visage ruisselant de larmes, la femme s'empara de sa fille, et lorsque son regard croisa celui du nouveau-né, toutes ces inquiétudes, toutes ces peurs, tous ses projets se volatilisèrent instantanément. Désormais, et cela la frappa comme une évidence, elle réalisa ce pour quoi elle existait : Aimer et protéger sa fille. Elle sut qu'elle ne pourrait jamais autant aimer qu'à cet instant précis.

Le mari attendit un instant, puis d'une voix douce, il continua :

-Et voici son frère, en parfaite santé aussi, qui mesure 55 cm et qui pèse 2 kilos 700.

Lorsque sa femme s'empara de son second enfant, les certitudes qu'elle venait d'avoir plus tôt furent de nouveau balayées. Elle qui croyait ne pas pouvoir autant aimer que lorsqu'elle venait de voir sa fille, voici que ces émotions se multiplièrent par deux en découvrant le visage rougeaud de son fils.

Folle de bonheur, à tel point que la cicatrice qui lui barrait le ventre due à la césarienne ne lui procurait désormais qu'un léger chatouillis, elle murmura :

-Bienvenue mes amours, mes anges.

Et comme pour s'habituer aux prénoms qu'elles allaient répéter des millions de fois au cours de sa vie, elle regarda d'abord sa fille et chuchota :

-Bienvenue, ma Héléna.

Comme pour lui répondre, sa fille plissa les paupières et émit un adorable gémissement.

Puis, elle contempla son fils et souffla :

-Bienvenue à toi aussi, mon Danny.

Le bébé la regarda gravement, et émit un léger rot, déclenchant un doux rire de sa mère.


6 ans plus tôt :

Héléna, Danny et Marco -un ami à Danny- venait de passer l'après-midi à s'amuser dans la chambre des jumeaux. Les trois enfants s'entendaient comme larrons en foire, et Danny était en train de provoquait l'hilarité de son auditoire en simulant un combat sanglant entre Batman et Coralie, la poupée de sa sœur. Mais emporté par son action, il brisa une des jambes de la poupée par inadvertance. Aussitôt, les larmes aux yeux, sa sœur hurla :

-MAMANNNNN ! DANNY A Cassé MA POUPEE !

Danny leva les yeux au ciel et lui répondit :

-M'man est en bas. Tu peux toujours crier !

Danny n'était pas méchant, mais lorsqu'il y avait quelqu'un avec eux, Danny ne pouvait s'empêcher de prétendre détester sa sœur.

Héléna, d'abord heurtée par le comportement de son frère (qui d'ordinaire était si gentil avec elle), avait laissé couler lorsqu'elle avait remarquée qu'il était toujours le même lorsqu'ils étaient que tous les deux. Elle avait mis ça sur le compte de l'âge, mais aussi des stupides copains que Danny s'était fait à l'école.

Mais cette fois-ci, ça alla trop loin. Héléna lui lança un regard meurtrier, et dans une colère noire, elle s'empara du Batman de son frère.

Aussitôt ce dernier régit au quart de tour :

-NAN ! S'il te plaît, j'ai pas fait exprès, je suis désolé, ne casse pas Batman, c'est papa qui me l'a offert ! Je ferais tout ce que tu voudras !

Sa sœur se figea, et un petit sourire sardonique s'afficha sur son visage d'ange.

-Tout ?

Danny sentait qu'il allait le regretter, mais il accepta.

-Okay. Je te rends ton Batman tout moche si tu embrasses Marco.

Marco s'esclaffa, mais pas Danny qui vira instantanément au rouge. Mais Héléna resta impassible, et Danny dû se conformer aux exigences de sa sœur.

Danny embrassa rapidement son compagnon. Marco était mort de rire pendant l'échange, mais pas Danny, qui silencieux, sentait que son cœur allait exploser dans sa poitrine.

Héléna comprit qu'elle avait été trop loin lorsque son frère refusa de lui adresser la parole par la suite. Au début, elle trouva ça irritant, puis inquiétant et pour finir, totalement paniquant.

Trois jours après l'incident, elle bloqua son frère après le repas dans leur chambre.

-Danny, pourquoi tu me parle plus ?

L'intéressé ne souffla pas un mot, il ne la regarda même pas. Alors Héléna se mit à pleurer. C'est la première fois qu'elle et son frère étaient brouillés aussi sérieusement, et elle commençait à paniquer.

Danny la regarda enfin, et lorsque leurs regards se croisèrent, la jeune fille réalisa que son frère n'était pas en colère contre elle, mais qu'il avait honte.

Surprise, elle stoppa ses sanglots, ne comprenant pas de quoi son frère pouvait avoir honte. Puis elle se remémora la couleur pivoine de son frère lors du bisou, puis son regard affreusement gêné ensuite. Alors –et seulement à cet instant- elle comprit.

Le soir même les parents des jumeaux furent soulagé. Ils avaient remarqués que quelque chose ne tournait pas rond entre leurs enfants, mais le mari avait conseillé d'essayer de les laisser régler ça tout seuls, au grand dam de sa femme. Apparemment, cela avait marché, et la mère ne put s'empêcher de s'esclaffer lorsqu'elle aperçut le regard suffisant de son mari qui ne sous entendait qu'une chose.

« Je te l'avais bien dit ».

Le reste de la soirée, se passa calmement : les parents étaient pelotonnés sur le canapé en regardant la télévision, tandis que des rires se faisaient entendre à l'étage.

Une soirée ordinaire en fin de compte.


2 ans plus tôt.

Danny transpirait comme un porc. Il faisait chaud, et le coach était intraitable.

-Danny, tu fous quoi ? Démarque-toi, bordel !

Exaspéré, l'adolescent obéit et fonça vers son adversaire. La crosse entre ses mains semblait peser une tonne, et son équipement lui donnait l'impression de porter une armure. Mais il parvint à voler la balle à l'équipe d'en face, virevolta sur le côté pour éviter une attaque et fit une impressionnante passe à Marco qui se trouvait à l'autre bout du terrain. Ce dernier marqua, ce qui entraina un cri de joie de la part du Coach.

-Ah, je te retrouve enfin !

L'entrainement cessa 20 minutes plus tard, et Danny n'avait qu'une hâte : prendre une douche froide.

Son équipe s'engouffra dans les vestiaires, et ses camarades commencèrent à se déshabiller. Danny ne put s'empêcher de laisser son regard vagabonder sur les corps ruisselants de sueur de ses amis, et il sentit dans son jockstrap son pénis approuver la vision qui s'offrait à lui. A moitié embarrassé, il se dépêcha de filer à la douche tout en cachant difficilement son érection.

Il resta un long moment sous l'eau glacée, enivré par le plaisir que lui procurait la douche. Il plongea dans ses pensées, et ne remarqua pas que les douches s'étaient vidées. Il ne restait que lui, Marco et un gars qui connaissait mal, un certain Jackson.

-Yo, Danny, s'esclaffa Marco, t'es pas obligé de montrer à quel point tu es content de m'avoir fait une passe d'enfer !

Jackson pouffa, et Danny ne mit pas longtemps à réaliser qu'il était toujours en érection.

Il bafouilla, mort de honte, tout en tentant de cacher son anatomie :

-Putain, désolé, les gars !

Ce qui eut pour effet de décupler l'hilarité des deux compères. Jackson s'en mêla :

-Nan, mais laisse le Marco. Prend ça comme un compliment : il te trouve à croquer !

Marco sourit à pleine bouche, et se rapprocha en se dandinant vers Danny.

-Ohhh, Dannnny, je te plais?

Ce dernier ne savait plus où se mettre, surtout que son pénis refusait littéralement de se calmer, et pulsait au rythme des battements de son cœur. En même temps, il ne voyait pas comment il aurait pu se calmer face au spectacle devant lui.

Marco, un jeune latino musclé et poilu, exhibait devant lui son pénis comme un trophée. Jackson, à côté, affichant le sourire d'un dieu grec, savonnait lentement ses pectoraux tandis que sa queue, parfaitement proportionné, ruisselait d'eau savonneuse.

Marco continua son petit manège :

-Danny, oh mon Danny, je veux tellement qu'on s'embrasse à nouveau toi et moi !

Mortifié, Danny ne put s'empêcher de croiser le regard semi-choqué de Jackson qui beugla un :

-Hein ?

Marco, comprenant que sa remarque pouvait être mal prise, s'expliqua rapidement :

-Nan, t'inquiète Jackson. Quand on était petit, sa sœur nous a forcés à faire un smack. Juste une connerie de gamin!

Danny, qui venait de voir son rêve érotique (embrassant Marco encore et encore) ridiculiser de la sorte, lança, soudainement mesquin :

-De nous deux, ce n'est pas moi le Pd, Marco.

L'atmosphère changea du tout au tout. Marco, éberlué par l'insulte de son ami d'enfance, se figea, et Jackson affichait une mine sombre.

-Ah oui, c'est moi le Pd alors ? Commença Marco.

Et dans un mouvement rapide, il fit une clé à Danny qui se retrouva par terre. Il eut tout juste le temps de se relever que Marco se faufila derrière lui et plaça son avant-bras sur la gorge de Danny, l'empêchant de bouger.

Sentir son ami de toujours derrière lui, ses tablettes de chocolat contre son dos et son pénis rendu légèrement dur par l'eau chaude contre ses fesses excita au plus haut point Danny, qui se mit à gémir constatant que son érection croissait de seconde en seconde.

Marco s'esclaffa bruyamment tout en se frottant contre Danny et souffla :

-Alors c'est qui le Pd ?

Mal à l'aise, Jackson ne savait plus trop quoi faire, et ne bougea pas lorsque lentement la main de Marco descendit vers la virilité de Danny. Il lui saisit son anatomie d'une main ferme, puis commença à la serrer petit à petit.

Danny gémit, et en tentant de se libérer, déplaça la queue de Marco dans le sillon de ses fesses. Il sentit alors qu'il n'était plus le seul en érection, vu la barre qu'il sentait dans le bas de son dos.

Pétrifié et incroyablement excité, Danny cessa de bouger. Lorsque la main de Marco cessa de le presser intimement, et frôla son gland à semi découvert, il ne put s'empêcher de gémir de plaisir.

Jackson intervint alors :

-Vous foutez quoi les gars ?

Marco répondit d'une voix suave :

-Je démontre par A+B que ce connard est PD. Regarde comment il aime ça, que je lui touche sa queue. ..

-Tu deviens Relou Marco, lança Jackson, mais qui ne bougea cependant pas.

-Ah, fout moi la paix, Jackson, en quoi c'est différent des fins de soirées chez toi où on termine par se branler devant un porno ensemble ?

Danny fut ébahi. Branler ? Ensemble ?

Jackson ne se démonta pas :

-Le truc différent, c'est que là, c'est toi qui le branle.

Marco rigola, et répondit du tac au tac :

-Tu t'es vu Jackson, j'ai l'impression que c'est toi qui avoir besoin de quelqu'un pour te branler !

Et Marco avait raison, car Jackson avait désormais rejoint ces camarades dans l'état d'excitation ambiante. Danny dévorait du regard la queue du garçon en face de lui, et en tomba amoureux.

Son pénis était parfait : assez épais, mais pas trop long, il déviait un peu sur la gauche quand Jackson marchait. La vision de ce Dieu grec nu en face de lui plongea Danny dans un état d'excitation sans nom.

Le fait que Marco était collé à lui et commençait à le branler lentement n'y était surement pas pour rien.

Jackson, un peu gêné, fila dans les vestiaires. Danny cru qu'il allait les abandonner, lorsqu'il revint une minute plus tard pour annoncer que tout le monde était parti.

Alors, et seulement là, Jackson se rapprocha et se plaça à côté de Danny.

Les trois garçons se retrouvèrent en demi-cercle, les épaules se frôlant au rythme de leurs masturbations frénétiques. Marco avait délaissé le pénis de Danny – au plus grand regret de l'intéressé – et s'était focalisé sur sa propre érection, les yeux mi-clos. Ceux de Danny était grand ouvert et ne perdait pas une miette de ce qui était en train de se passer. Marco fut le premier à venir, éjaculant de longues salves de semences sur le carrelage blanc des douches. Il fit un petit geste de victoire, et s'esclaffa :

-Encore gagné, les gonzesses.

Et sans un mot, il sortit des douches en affichant un air victorieux.


Danny ne savait plus trop quoi faire, puisqu'il se retrouvait subitement seul avec un gars qu'il connaissait mal, à poil et avec une trique d'enfer.

Mais Jackson ne se posait pas la même question, puisqu'il continua –les yeux clos- à se faire plaisir en soufflant bruyamment.

Il n'en fallu pas plus pour convaincre Danny de continuer l'expérience : il reprit de nouveau un langoureux mouvement de va et vient sur son pénis, provoquant en lui des vagues de plaisirs électriques tandis qu'il dévorait du regard le corps de Jackson à côté de lui.

C'est à cet instant que Jackson ouvrit les yeux et le surpris à le mater.

D'abord étonné, Jackson se mit à sourire et joua de la situation. Tandis que l'eau continuait de couler sur son corps en ébullition, il commença à contracter ses muscles. Tout y passa, de ses abdominaux magnifiquement dessinés à ses impressionnants biceps. Danny se lécha involontairement les lèvres, les yeux plissés par le plaisir, ce qui fit rire Jackson, qui se retourna alors.

Le garçon plaça une main sur le mur, tandis que l'autre s'occupait de sa virilité. Le jumeau pouvait observer à loisirs tous les muscles de Jackson, en passant par ses fesses et ses jambes puissamment velus.

Il n'en fallu pas plus à Danny qu'il s'abandonna dans le plaisir, inondant son corps d'un orgasme indescriptible. Cela sembla durer une éternité, et lorsqu'il redescendit sur la terre ferme, le souffle court, il regarda de nouveau Jackson devant lui.

Ce dernier affichait une drôle d'expression. Danny mit un certain temps à comprendre que c'était de la déception.

Mal à l'aise, il alla partir, mais son instinct le poussa à faire une chose qu'il n'aurait jamais cru pouvoir faire. Légèrement hésitant, il se rapprocha de Jackson qui fit un léger mouvement de recul. Sans y prêter attention, l'adolescent continua d'avancer, et plaça sa main encore humide de sperme sur le pénis dur de Jackson. Ce dernier gémit longuement.

Enthousiasmé par sa réaction, le jumeau s'activa sur le pénis qu'il avait entre les mains. C'était la première fois qu'il tenait la queue de quelqu'un d'autre et cette sensation était incroyable : on aurait pu croire que cela reviendrait au même que se branler soi-même, mais ça ne l'était pas. Comme si ses sens étaient décuplés, Danny sentait le membre de Jackson pulser entre ses doigts, il sentait le souffle chaud de l'adolescent contre son cou, et il contemplait, fasciné, son ventre dur qui frissonnait de plaisir.

Jackson souffla alors :

-Je vais jouir, mec !

Et il jouit. Ce fut une jouissance spectaculaire, et –assez étrangement- honnête. En effet, les traits durs constamment inscrit sur le visage de Jackson disparurent, et ce dernier sembla s'adoucir, comme si un ange s'était déguisé en un homme froid : son regard sembla devenir d'avantage bleuté, ses lèvres s'ouvrirent dans un franc sourire, tandis que tout son corps se relâcha d'un coup pour venir s'appuyer sur l'épaule de Danny.

Et presque inconsciemment, Jackson, toujours perdu dans les affres du plaisir, s'approcha du visage de Danny et y déposa un chaste baiser.

Il n'en fallut pas plus pour le jumeau pour jouir une seconde fois, sans même se toucher, ce qu'il n'aurait jamais cru possible. Son pénis, en semi-érection, laissa échapper de nouveau un filet de semence, tandis qu'une puissante chaleur l'inonda à nouveau.

Danny ne put s'empêcher de répondre au baiser, frôlant avec le bout de sa langue les lèvres charnues de son compagnon.

Ce fut alors comme si tout se brisa. Jackson ouvrit de nouveau les yeux, et apercevant Danny, se dégagea brusquement. Il recula de quelques pas et s'engouffra précipitamment dans les vestiaires, laissant un Danny seul et déboussolé.


Pendant deux jours, Danny ne parla pas une seule fois à Jackson. Il l'aperçut deux trois fois entre les cours, mais en classe, Jackson s'arrangeait toujours pour être derrière lui. Il pouvait presque sentir son regard perçant sur sa nuque.

Evidemment, cela n'empêcha pas le jumeau de se rappeler encore et encore la scène sous la douche, et de l'utiliser pour se faire plaisir quand il était … sous la douche. Mais une fois qu'il avait jouit, il y avait dans sa bouche comme un goût amer d'inachevée.


Cette après-midi-là, ce fut Stiles qui lui permit de se changer les idées.

Danny le trouvait fun, quoi qu'un peu trop énergique. Mais son sourire charmeur le faisait un peu craquer, ce qui excusait le reste. Alors lorsque Stiles lui demanda de l'aide pour un problème informatique, il accepta sans hésiter, presque soulagé de pouvoir songer à autre chose pendant quelques heures.

Juste après les cours, Danny accompagna Stiles chez lui. Il vivait à une vingtaine de minutes du lycée, et ils accomplirent le voyage vers la maison en parlant de tout et rien. Stiles s'engouffra en premier dans la maison, et l'invita dans sa chambre, tout en indiquant :

-Bon, mon problème est que je dois localiser quelqu'un à partir d'un sms qu'il m'a envoyé …

En levant les yeux au ciel, Danny s'assit au bureau de Stiles, sentant qu'il passer du rôle d'informaticien à celui de hacker professionnel, ce qu'il n'approuvait guère, et il l'indiqua assez sèchement à Stiles.

C'est là qu'il vit l'homme assis derrière lui, entre le lit et le placard de Stiles. Un pur canon, LE regard ténébreux, les cheveux noirs, une expression de rage incroyablement sexy accrochée à son visage. Derek l'avait déjà aperçut un soir après le lycée, en train de parler à Scott. Un certain Derek.

D'une voix basse, Il souffla à Stiles :

-C'est qui ?

Stiles se retourna aussitôt, et sembla s'étouffer en voyant l'homme derrière eux. Il bafouilla un peu et expliqua :

-Hum, mon cousin … Miguel

Danny réalisa en deux secondes que Stiles mentait mais il ne pouvait détacher son regard des bras musclés de Derek, de son regard ravageur, de ses pectoraux puissants et des taches de sang sur son t-shirt. Les taches de sang ? Danny se figea, et murmura :

-C'est du sang sur son t-shirt ?

Stiles sembla une nouvelle fois surpris, et lança un :

-Yeap ! Je pense que c'est à nouveau son nez qui a saigné … Eh, Miguel ? Je t'ai dit que tu pouvais emprunter un de mes t-shirts !

Le regard que Derek lança à Stiles aurait pu faire mourir quelqu'un par crise cardiaque, mais Stiles semblait immunisé, et il continua :

-Donc pour le sms …

Danny, évidemment, n'écoutait pas, et observait, l'eau à la bouche, Derek se dévêtir et exhiber innocemment son corps musclé. L'homme enfila alors un t-shirt de Stiles, rouge et rayé bleu, qui était trop petit, mais qui le moulait à la perfection. Comme un grognement, Derek dit :

-Stiles ? Ce t-shirt ne me va pas.

-Bah essaye un autre alors. Désolé, Danny de …

Stiles se figea en remarquant le regard emplis de luxure de Danny, fut d'abord surpris, puis il décida d'en profiter :

-Moi, je pense qu'il te va bien, hein ! T'en pense quoi, Danny ? Le t-shirt ?

Mal à l'aise, Danny ne put s'empêcher de répondre de mauvaise foi, avide de revoir le corps de Derek :

-C'est pas vraiment sa couleur …

Derek se crispa, et changea de nouveau de t-shirt. Stiles en profita pour souffler :

-Il nage dans une différente équipe, mais il est n'empêche qu'il est apparemment assez chaud pour toi !

-Tu es une horrible personne, Stiles, l'accusa Danny qui ne pouvait cependant pas s'empêcher de mater Derek.

-Je sais, ça me tiens éveiller la nuit … A propos de cette localisation de l'origine du sms, est ce que …

Derek grogna une nouvelle fois, torse nu :

-Stiles, Aucun ne me va !

Danny réalisa que s'il continuer de fixer aussi ouvertement Derek du regard, il allait se faire remarquer par ce dernier, et il ne le voulait vraiment pas. Vite, il devait penser à autre chose, et il se focalisa aussitôt sur le sms.

Il n'aperçut pas l'expression victorieuse de Stiles, mais il continua cependant d'espionner l'habillage de Derek via le reflet de l'ordinateur de Stiles.


Danny rentra chez lui tard ce soir-là. Sa mère le lui reprocha assez bruyamment. Lorsqu'il grimpa dans sa chambre, il découvrit sa sœur jumelle en train de se faire belle. Elle portait une robe bleue qui lui allait remarquablement bien, et ses cheveux bruns cascadaient sur ses épaules dénudés.

-Tu sors ? S'enquit Danny.

-Oui, répondit Héléna. C'est l'anniversaire d'Elodie, et vu que moi j'ai demandé l'autorisation aux parents de sortir, ils me l'ont donnés ! Ce n'est pas comme certain qui sorte à pas d'heure sans donner de nouvelles !

Danny leva les yeux au ciel et s'affala sur son lit, le visage sombre.

-Qu'est qu'il y a, Dada ?

Dada était le surnom que sa sœur lui donnait affectueusement, et Danny l'appréciait, mais uniquement quand personne était là pour l'entendre.

-C'est ce gars, Jackson, celui dont je t'ai parlé il y a deux jours.

-Le beau gosse dans la douche ? répondit sa sœur en affichant un sourire coquin.

Elle était heureuse qu'avec l'âge, Danny ait continué à se confier à elle sur absolument tout. Et c'était réciproque.

-Oui, il m'évite complétement depuis … enfin, tu vois de quoi je parle. Et ça m'agace, parce que je n'arrête pas de penser à lui.

-Laisse couler, Dada. S'il t'évite, c'est qui doit se sentir mal, soit pour ce qu'il a fait, soit pour ce qu'il voudrait refaire. Laisse-lui du temps, c'est le meilleur conseil que je puisse te donner.

Une fois sa sœur partie, Danny décida d'écouter son conseil. Mais cela ne l'empêcha pas, une nouvelle fois, de se remémorer cette scène, lors de sa douche quotidienne.


Le lendemain, il y avait de nouveau entraînement. Jackson ne le regarda pas une seule fois, ne lui adressa pas la parole. Même Marco l'évita, comme embarrassé par ce qui s'était passé.

Le cœur lourd, il joua affreusement mal durant l'entraînement, se fit rembarrer par le coach et fut de corvée de ramassage des balles. Ce qui eut pour résultat de laisser Danny seul dans les vestiaires, une fois sa punition achevée, vu que tout le monde s'était barré.

Triste, il se déshabilla rapidement et fila vers les douches. Il commença à ouvrir le robinet d'eau chaude.

C'est alors qu'il entendit du bruit.

Il se retourna, et vit Jackson, simplement vêtu d'une serviette blanche qui lui enserrait la taille. Sans un regard ni un mot, il s'avança vers la place à côté de Danny, enleva sa serviette et la laissa tomber au sol.

Danny était mortifié. Il ne comprenait plus ce qui se passait. Pourquoi Jackson était resté si tard ? Pourquoi se placer juste à côté de lui alors qu'il y avait une dizaine d'autres douches de disponibles ? Pourquoi ce dernier ne lui adressait pas un mot, pas un regard ?

Mais toutes ces questions ne l'empêchèrent pas d'afficher de nouveau une érection monumentale. Tétanisé, il se figea, mort de honte, à moitié effrayé. Il en oublia même de respirer.

-Respire, Danny, souffla Jackson à côté de lui.

Alors Danny respira, et lança un regard en biais, pour constater que le pénis de Jackson était également aussi dur que la pierre.

Un immense soulagement l'envahit –il venait de se créer des scénarios où il se faisait tabasser à mort dans sa tête. Tellement soulagé qu'il se retourna, et enlaça Jackson spontanément.

Ce dernier s'immobilisa et hoqueta, surpris. Mais il ne fit pas un seul geste pour le repousser.

Ils restèrent ainsi, Jackson, les bras ballants, figé, tandis que Jackson le serrait dans ses bras, la tête niché au creux de son épaule, et que leurs ventres collés emprisonnaient comme un délicieux fourreau leurs deux virilités en pleine forme. Ils étaient tellement serrés que l'eau chaude ne parvenait pas à s'infiltrer entre leurs deux corps.

C'est à cet instant que Jackson chuchota

-oh, Putain, c'est booonnn …

Il n'en fallu pas plus à Danny, qui laissa glisser ses mains dans le dos de son compagnon, frôlant avidement tout ce qu'il pouvait toucher : les épaules, les reins, les fesses de Jackson. Le joueur de Crosse quant à lui, commençait à bouger également, et d'une main tremblante, glissa ses doigts le long de la colonne vertébrales de Danny pour se positionner sur les deux fesses rebondis du jumeau.

Ils commencèrent à gémir, et à se frotter délicatement. Jackson pris les choses en main et allongea par terre Danny pour se repositionner sur lui.

Sentir que cet homme reposait entièrement contre son corps rendit fou Danny, et il commença à haleter allégrement. Jackson n'en mener pas large non plus, au vu du rythme saccadé de sa respiration.

Le cerveau du jumeau tentait d'enregistrer chaque détail qui s'offrait à lui : le corps parfait de Jackson, son odeur suave et sa respiration hachée. Il voulait le garder pour lui, à tout jamais.

C'est Danny qui –cette fois ci- approcha son visage de celui de Jackson et déposa un doux baiser sur les lèvres de son amant. Celui-ci, d'abord réfractaire, se laissa faire et pénétra doucement la cavité buccale de Danny pour l'explorer, tandis que leurs corps commençaient à se frotter de plus en plus vigoureusement l'un contre l'autre.

Ce fut électrique, et indescriptible. Ils jouirent à l'unisson, sans avoir touché une seule fois leurs pénis, mais en se serrant mutuellement comme s'ils avaient peur de voir l'autre partir.

Ils restèrent un long moment ainsi, immobiles, joue contre joue, corps contre corps. Sentir la virilité de Jackson contre la sienne procurait à Danny un immense sentiment de puissance et de délice, sentiment qu'il ne voulait pas abandonner.

Mais l'eau cessa alors de couler, et ils se redressèrent doucement. Jackson évita du regard Danny et partis se changer. Mais cette fois ci, le jumeau l'accompagna.

Dans un silence assourdissant, ils se rhabillèrent. Jackson alla partir, lorsque Danny lui agrippa le bras.

-Attend.

Délicatement, il lui attrapa le menton et releva lentement son visage, pour obliger Jackson à le regarder. Ce dernier hésita un instant, mais il plongea finalement ses yeux bleus azurs dans ceux de Danny.

-Tu viens chez moi demain soir ? murmura Danny.

Jackson déglutit, et les yeux embués, il hocha vigoureusement la tête.

Envahis par un bonheur indescriptible, Danny se rapprocha de Jackson et le serra une nouvelle fois en déposant des petits baisers dans le cou de son amant. Il rigola, parce qu'il pouvait sentir de nouveau l'érection de son compagnon contre sa cuisse malgré le fait qu'il était tout habillé.

Pour la première fois, Jackson s'esclaffa, agrippa le visage de Danny et lui déposa un léger baiser sur le front, avant de se retourner et de disparaitre dans le couloir.


Danny n'avait jamais était aussi heureux de sa vie.

Littéralement.

Il avait l'impression qu'il pouvait voler, et il avait cette envie indescriptible de hurler au monde son bonheur.

Il marcha, ou plutôt sautilla, jusqu'à sa maison et en franchit joyeusement le porche.

Il comprit aussitôt que quelque chose n'alla pas. Comme un sentiment, une étrange impression, il se dirigea lentement vers la cuisine, d'où parvenaient les sanglots de sa mère.

Il la trouva attablée à la table de la cuisine, son père derrière elle –le visage grave- lui tenant les épaules pour la réconforter, tandis qu'elle faisait face à deux policiers en uniformes assis à l'autre bout de la table.

Le cœur de Danny se serra aussitôt, et bafouilla d'une voix rauque :

-P'pa ?

Toutes les personnes présentent dans la cuisine se retournèrent vers lui, et sa mère ne put retenir un nouveau sanglot.

Son père laissa sa mère, et se rapprocha de lui pour lui agripper la main.

-Danny, ta sœur a eu un accident. Elle a été attaquée par une sorte d'animal ce soir. Elle est actuellement à l'hôpital, mais son état est très sérieux.

Le monde cessa aussitôt de tourner pour Danny. C'était inconcevable, cela ne pouvait pas se passer ainsi. Sa sœur était obligée d'aller bien, d'être avec lui, tout le temps. C'était sa jumelle, sa moitié, son âme. Une vie sans sa sœur était tout simplement absurde.

Soudainement, sa vie avec sa sœur jumelle défila devant ses yeux, tous les souvenirs où ils jouaient ensembles, dormaient ensembles, rigolaient ensembles, s'engueuler ensemble. Tous ces souvenirs semblèrent soudainement se dilater, puis se déchirèrent en lambeaux devant le spectacle saisissant de sa mère en larme et de son père aux yeux rougis.

Amorphe, il tourna la tête vers le côté, pour ne plus les voir, lorsqu'il aperçut une ombre derrière la fenêtre de la cuisine.

En la fixant, Danny réalisa que ce n'était pas une ombre, mais bel et bien une personne.

Et une personne qu'il connaissait. Mais ce n'était pas le plus choquant dans cette vision.

Le plus choquant, était que cette personne avait le bas du visage recouvert de sang.

Et là, la question se formula dans son esprit :

-« Qu'est-ce qu'il fout, le visage en sang, devant la fenêtre de ma cuisine ? ».

A peine venait-il de songer à cela que la personne disparut, engloutit par la nuit noire.

Mais Danny réalisa que cette image resterait à jamais en lui, comme gravée dans sa rétine :

Derek, debout devant la fenêtre de sa cuisine, le visage en sang et le regard rougeoyant.