NOTE :

Bonjour à tous ! Je tiens tout d'abord à m'excuser pour mon absence de réponse et de mise à jour de mon histoire. Étant moi aussi un fan de fan fics, je sais à quel point c'est frustrant d'attendre !

Mais je suis dans une année universitaire très très chargée, et je n'ai pas de temps pour moi.

Donc me revoilà reprenant mon histoire où je l'avais laissée. Les prochaines parties viendront sporadiquement, sachant que je prendrais un rythme plus régulier à partir du mois d'avril.

Concernant cette partie, c'est la dernière qui nous éloigne aussi longtemps de Stiles et Derek, je vous le promets, mais j'avais un certain nombre de chose à clôturer afin de poursuivre mon récit. La rédaction a té difficie, j'ai du survoler prés de deux années de la vie de Danny.

Cette partie, je le préviens, et une des plus sombre de mon histoire. Le prochain sera un peu plus joyeux, je vous le promets.

Bonne lecture, et reviewez !


DANNY, Partie 2

Héléna, la sœur jumelle de Danny, était enchantée. La soirée se déroulait parfaitement, et elle s'amusait comme une petite folle. Elodie avait un talent fou pour planifier des soirées, et pour son anniversaire, elle s'était lâchée. Une cinquantaine d'invités se trémoussaient au rythme de Daft Punk, pendant que le reste s'abreuvait de Vouvray ou mangeait des petits fours confectionnés par Elodie elle-même. L'ambiance était feutrée, et on ne voyait pas plus loin que son voisin immédiat. Ce qui convenait parfaitement à Héléna, qui, d'une nature d'ordinaire réservée, profitait de l'obscurité pour se déchaîner sur la piste de Dance. La soirée atteignit son point culminant lorsque Charles, un dernier année absolument craquant, lui proposa de danser avec lui.

Mais on était jeudi, et ses parents lui avaient donnés la permission de sortir jusqu'à deux heures du matin. Quelque peu ivre, elle remercia chaleureusement Elodie pour cette soirée, redemanda confirmation que son cadeau – un cache-cœur beige- lui convenait et s'éclipsa finalement avec Aurore, une amie d'Elodie qui habitait à trois rues de chez elle.

Aurore et elle s'étaient toujours bien entendues, et rentraient souvent ensemble lors de soirée qui se terminait un peu tard. Le voisinage était historiquement calme, même si c'est vrai que depuis quelques mois, un tas d'accidents dingues survenaient sans cesse. Mais cela n'empêchera jamais Elodie de sortir pour s'amuser.

L'écho de la musique résonnait encore dans ces oreilles lorsqu'Héléna et Aurore sortirent dehors. Le temps s'était nettement rafraîchit, et un frisson la parcouru brièvement. En soupirant, elles adoptèrent un pas rapide pour se réchauffer.

Pompette, elle mit un certain temps à réaliser que son amie était silencieuse. Elle qui d'ordinaire était une véritable pipelette, voilà que ce soir, elle était muette. Lui jetant un regard à la dérobé, elle s'aperçut que sa voisine affichait une mine refrognée.

-Tout va bien ?

Le regard glacial que lui jeta Aurore la fit frissonner de nouveau.

-Bien ? Alors que t'as draguée toute la soirée Charles ?

Elle réalisa subitement que Charles était l'ex de la meilleure amie d'Aurore, et que la rupture –à l'initiative de Charles- s'était mal passée. Héléna n'avait pas réalisé que cette histoire, vielle de plus d'un an, pourrait poser un problème. Et c'est ce qu'elle tenta d'expliquer :

-Je suis désolé, je ne pensais pas, depuis le temps, que ça …

-Justement, la coupa sèchement Aurore. Tu ne penses pas, c'est ça ton problème.

Et elle l'a laissa en plan, en plein milieu de la rue.

D'abord furieuse, Héléna réalisa rapidement qu'elle devrait se farcir le dernier kilomètre la séparant de sa maison seule, et elle commença à avoir peur. Resserrant son gilet autours de son cou, elle accéléra le pas.

C'est à ce moment qu'un hurlement animal déchira le silence nocturne. Le bruit donnait l'impression que la bête qui venait de s'exprimer se trouver juste à la gauche d'Héléna. Un second hurlement, plus rauque cette fois, répondit au premier. Cette fois, la source du bruit se trouvait à sa droite.

Prise de panique, Héléna s'arrêta subitement et enleva à la hâte sa paire de talons. Le contact du ciment glacé la prit par surprise, mais cela ne l'empêcha pas de commencer à courir.

Cela ne fut pas suffisant. Aussitôt, une énorme bête poilue surgit devant elle, découvrant sa mâchoire dotée d'une impressionnante série de croc d'où coulait un léger filet de salive. La bête possédait un regard violacée, terrifiant et son grondement résonnant dans son poitrail accentuait cette impression.

Héléna hurla, précisément au moment où la créature plongea sur elle, la gueule béante. La dernière chose qu'elle sentit était l'odeur putride qui émanait de la bouche du monstre. Une odeur de cadavre en décomposition.


Derek avait chassé l'infâme oméga pendant plus de deux semaines. D'ordinaire, il ne s'occupait pas de ces loups solitaires, mais l'oméga en question était un malade mental. Au sens littéral du terme. L'humain qui avait été mordu était un schizophrène, et depuis sa mutation, semblait errer en permanence un monde de folie. Certes, il ne s'attachait pas à ce que ses semblables faisait, mais il estimait qu'un tel monstre, dont le dernier crime avait était de pénétrer dans une maternité et de dévorer vivant plus d'une dizaine de nourrisson, n'avait pas sa place dans le monde. A tel point qu'il avait rencontré durant sa chasse près de cinq autres loups garous, tous membres d'un clan différent. Une trêve provisoire avait été mise en place pour former une véritable force de frappe afin d'exterminer cette aberration de la nature.

Sa chasse l'avait entrainé bien plus loin qu'il ne l'avait imaginé. Cela faisait près de deux semaines qu'il n'avait pas vu Sophia, une belle petite serveuse qu'il avait rencontrée quatre mois plus tôt. Elle était bonde et plantureuse à souhait, et ne recherchait aucunement à se caser, uniquement un partenaire sexuel. Et cela convenait parfaitement à Derek.

Mais maintenant, sa virilité dans son pantalon, ainsi que son estomac trop régulièrement vide ces derniers temps, lui disait que cela suffisait, et qu'il fallait mettre un terme à cette chasse. Cette nuit.

Il s'était mis d'accord avec les autres loups pour traquer la bête aux alentours de la clairière Désolée, comme les gens du coin aimait l'appeler, au cœur de la vaste forêt qui jouxtait sa ville natale.

Mais le monstre leur avait échappé, et se dirigeait à nouveau vers le centre-ville.

Courant à perdre haleine, Derek parvint à localiser la bête dans une rue adjacente. Le loup-garou déboula à toute allure pour découvrir une vision digne d'un film d'horreur.

L'immondicité, obèse, était penchée au-dessus d'une adolescente, et mâchouillait quelque chose, comme un gigantesque os. Ce n'est qu'en se rapprochant doucement qu'il pouvait voir que l' « os » était en réalité la jambe de la gamine, que la bête avait arraché.

Luttant contre un haut de cœur, Derek se ramassa en boule avant de s'élancer en hurlant à la mort pour alerter les autres de sa position.

Lorsqu'il parvint à proximité de l'animal, celui-ci insérait ses griffes dans le ventre de l'adolescente, ignorant complétement la charge de Derek.


Ce fut une bataille affreuse. La cavalerie ne tarda pas à se ramener, ce qui faisait un combat à un contre 16. Ce fut toute de même juste. Deux jeunes omégas moururent sous les assauts du monstre qui luttait avec une violence inouïe. Au bout d'un long quart d'heure, la créature tomba à terre, morte.

Essoufflé, Derek regarda la victime ensanglantée au sol et se figea. Il mit quelques secondes à réaliser qu'il avait déjà vu cette fille quelque part, sans se rappeler où. Horrifié, le jeune homme constata que la fille respirait toujours.

Tandis que les autres loups garous s'occupaient de leurs défunts, et de dépecer le monstre afin de le transporter et de l'enterrer, Derek saisit l'adolescente et se mit à courir direction l'hôpital. Il déposa la gamine sur le parvis, et gueulant un grand coup « A l'aide », puis il partit se cacher. La bataille l'avait laissé pantelant, ensanglanté et il avait déjà assez de problème avec la police- et plus particulièrement le Shérif- pour ne pas aggraver son cas.

C'est une infirmière qui arriva la première. Après avoir laissé un petit cri d'horreur, elle reprit le dessus et commença à s'occuper de l'adolescente pendant que le reste de l'équipe médical arrivait à ses côtés.

Derek attendit jusqu'au lendemain matin, puis suivit le policier qui venait de sortir de l'hôpital. Il voulait absolument savoir d'où il connaissait cette fille. Quinze minutes plus tard, il arriva devant une petite maison de banlieue. A pas feutrés, il se rapprocha de la fenêtre de la cuisine et observa l'intérieur de la pièce.

Le policier expliquait à un couple en larme la mauvaise nouvelle. Le visage sombre, Derek tenta de comprendre pourquoi l'adolescente, et maintenant les deux adultes dans la cuisine lui disait quelque chose. C'était exactement la même sensation que lorsque l'on avait un mot sur le bout de la langue, sans être capable de trouver lequel.

Il entendit alors un bruit derrière lui et se coucha à plat ventre sur la pelouse, dissimulé par un buisson. La porte d'entrée claqua.

Tout doucement, le loup garou se redressa tantôt qu'il entendit le père annoncer à la personne qui venait de rentrer :

-Danny, ta sœur a eu un accident. Elle a été attaquée par une sorte d'animal ce soir. Elle est actuellement à l'hôpital, mais son état est très sérieux.

Derek était suffisamment redressé pour voir de nouveau l'intérieur de la pièce. Et c'est à cet instant précis qu'il croisa le regard de Danny.


Derek s'enfuit en une milliseconde, maugréant : il s'en voulait de ne pas avoir reconnu dans les traits de la gamine l'air de famille du garçon qu'il avait rencontré hier chez Stiles. Il espérait que Danny ne l'avait pas vu suffisamment longtemps pour croire qu'il était réellement là.


Danny, hébété, fixait un point au niveau de la fenêtre. Il était sûr et certain d'avoir vu Miguel, le cousin de Stiles derrière elle. Mais cela avait été si vite, une simple fraction de seconde, que maintenant qu'il s'approchait du rebord de la fenêtre et qu'il apercevait uniquement une rue déserte, il commença à douter de ce qu'il venait de voir.


Tout semblait cotonneux, il marchait sur un sol en mousse, les gens lui parlaient à travers un oreiller, et tout semblait pâle et fade. Danny ne percevait plus non plus la notion du temps. Il était dans la cuisine, puis la seconde d'après dans une voiture de police, puis l'instant d'après au chevet de sa sœur.

Le temps parut se figer lorsqu'il regarda le visage de sa jumelle. Blanc. Détournant les yeux de cette image cauchemardesque, il se mit à suivre des yeux les tubes qui sortaient des narines et de la gorge de sa sœur. Lentement, il redescendit vers le pied de lit, et s'arrêta, perdu. Pourquoi le drap au niveau des jambes de sa sœur étaient si plat, comme s'il n'y avait rien en dessous. Lentement, très lentement comme un poison que l'on distille, la réalité émergea dans son esprit et il réalisa que sa sœur n'avait tout simplement plus de jambes.

L'instant d'après, il était sous la douche. Sa tante lui massait les cheveux, les yeux rougis et boursouflés à force d'avoir trop pleurer.

-Allez mon ange, il faut que tu

Le moment d'après, il se trouva dans le lit de sa sœur. Souriant, il inspira longuement la flagrance de sa sœur avant de réaliser que sa sœur n'était pas là. Horrifié, il ferma les yeux.

Quand il ouvrit les yeux, il était assis à une table. Sa mère en face de lui ne ressemblait plus à sa mère, c'était une simple coquille vide, et il bafouilla :

-Papa ?

Sa tante, assis à sa droite, releva la tête et lui sourit, mais d'un sourire sans joie.

-Il est à l'hôpital mon ange, les médecins

De nouveau le lit de sa sœur. Il entend sa mère pleurer dans la salle de bain. Son père lui murmurait :

-Elisabeth, elle ne se réveillera pas. Les docteurs disent que son cerveau n'a plus d'activité. On n'a pas le choix, on doit

La chambre d'hôpital d'Héléna. Son père, en pleurs, se tordant, aux affres d'une souffrance invisible. Sa mère, quasi translucide, est assise sur un fauteuil de l'autre côté du lit, tenant la main de sa sœur. Elle regarde longuement le docteur et hoche la tête, provoquant une ultime plainte de la part de son père. Le médecin s'approche d'une grosse machine. Danny ne veut pas. Alors il le dit.

-Non.

Tout le monde se fige. Interloqué.

-C'est à moi de le faire.

Et comme s'il sortait d'un gigantesque brouillard, Danny recommence à être soumis au temps. Il sent son cœur, ou plutôt le trou béant qui l'a remplacé, il voit ses mains tremblantes se rapprocher d'Héléna. D'une voix rauque, il lui souffle à l'oreille :

-Je te jure …

Nul n'entendit ce que Danny murmura ensuite à sa sœur. Mais en voyant son visage glacial et son regard ferme, tous comprirent que Danny tiendrait sa promesse. Puis, sans une hésitation, il se rapprocha de la machine et appuya sur le bouton off.

Un long bip monotone emplit la pièce alors que Danny sortit de la chambre, laissant ses parents écroulés aux pieds de leur fille.

S'il n'avait eu aucun mal à appuyer sur ce bouton, c'est parce que Danny savait que sa sœur était déjà morte. Ce qui était dans cette chambre n'était rien d'autre que son corps, mais son âme n'était plus là.

C'est d'un pas ferme qu'il sortit de l'hôpital, tandis que la dernière promesse qu'il venait de faire à sa sœur résonnait encore dans son esprit.

« Je te jure, ma Nana, que je retrouverais celui qui t'a fait ça. Et je lui ferais exactement la même chose. »


Il fallut trois mois pour que Danny arrête de pleurer au réveil, lorsqu'il réalisait que sa sœur était morte. Enquêter sur la personne qui avait fait sa à sa sœur le maintenait en vie.

Il était retourné au lycée, plus pour rassurer ces parents que par réel envie. Il suivait les cours, se dépensait durant les entrainements et rentrait aussitôt à la maison.

Jackson avait tenté plusieurs fois de l'approcher. Danny l'aimait bien, sa présence le réconfortait et Jackson le réalisa rapidement. Mais après plusieurs refus de Danny, son amant d'un soir comprit que leur relation ne serait jamais au-delà de ce qu'il avait vécu. Le sportif était un peu amer de cette situation, mais il voulait réconforter son nouvel ami. Alors il le suivait simplement, en silence, sans rien demander en échange.

Ce manège dura deux semaines, puis un jour Danny lui demanda de lui passer l'eau durant un déjeuner. Et c'est ainsi qu'ils commencèrent à parler. De l'école, du sport, des meufs de Jackson. Jamais d'Héléna.

Danny avait tout l'apparence de quelqu'un qui avait fait son deuil. C'était faux. Sa jumelle était morte, et il savait qu'il était mort avec elle. Qu'il lui restait une chose, une dernière chose avec d'aller la rejoindre. Tuer le monstre qui l'avait assassinée.


Il commença à enquêter après l'école, interrogeant l'infirmière qui avait découvert sa sœur, les invités de la soirée d'Elodie, sans succès. Redevable, Stiles l'aida à s'introduire dans le bureau de son père où Danny hacka l'unité centrale. Il copia sur une clé USB le fichier relatif à sa sœur et sortit aussitôt, faisant croire à Stiles que cela n'avait pas marché.

Une fois chez lui, il se lança dans la lecture du dossier, qui tenait en deux pages word et un fichier .avi. Le premier document texte était le rapport médico-légal, qui s'étonnait de la présence d'un grand nombre de griffure d'animal, mais de taille anormal. Le second fichier était les témoignages de l'infirmière et d'Aurore, la fille qui avait planté sa sœur en plein milieu de la rue à cause d'un mec.

Danny avait croisé plusieurs fois cette fille au lycée. A chaque fois, il lui avait lancé un regard meurtrier qui provoqué chez la jeune fille des pleurs mal dissimulés. Danny s'en voulu lorsqu'il lut son témoignage. Aurore était effondrée, et s'en voulait à mort pour ce qu'elle avait fait. Une note de bas de page indiquait que juste après l'accident, la jeune fille avait tentée de se tuer en laissant la voiture de ses parents allumé dans leur garage fermé à double tours.

C'est là que Danny réalisa qu'il n'était pas le seul à souffrir de la mort de sa sœur. Il dut s'arrêter, le cœur lourd et les lèvres tremblantes, afin de reprendre son souffle.

Lorsqu'il réussit à se calmer, Il ouvrit le dernier fichier, qui était une vidéo. On voyait une silhouette courir à toute allure pour déposer une autre silhouette au seuil de l'hôpital, avant que la première personne ne s'enfuie.

Danny se figea aussitôt. Enfin une piste. Excité, il tenta par plusieurs moyens d'améliorer la qualité de l'image. Aucun essai ne fut fructueux. Le jeune homme appela alors son cousin, un ingénieur graphiste, qui lui refila un logiciel de retraitement d'image, en le prévenant tout de fois qu'il lui fallait une bonne bécane. Et en effet, une fois le logiciel installé, et l'image transférée dans le programme pour améliorer la qualité, son pc annonça :

Temps restant estimé : 78 jours et 14 heures.

Cela n'arrêta pas Danny qui cliqua sur « Lancer l'application ».


Deux mois plus tard, après un entrainement particulièrement éprouvant, Danny rentrait chez lui, accompagné de Jackson. Aux yeux de tous, ils étaient devenus inséparable, et d'une certaine manière, Danny tirait de cette situation un sentiment de réconfort.

Jackson parlait de Lydia, une fille avec laquelle il sortait depuis maintenant un mois et demie. L'écoutant d'une oreille distraite, Danny était plongé dans ses réflexions. Mais un mot prononcé par son ami l'en extirpa :

-Pardon ?

-Je disais que j'en avais marre de Scott. (Apparemment, le sujet avait bien dérivé pendant qu'il était perdu dans ses pensées). Je le trouve trop chelou comme mec : t'as vu les lancers qu'il fait ? Et je te disais que j'ai trouvé ses gants dans les vestiaires : ils étaient tout défoncés au bout des doigts, comme s'ils avaient des ongles de dingue.

Aussitôt, Danny fit l'association avec sa sœur et murmura inconsciemment son prénom.

Jackson mit quelques secondes à s'arrêter.

-Danny, arrête ça. Scott est un con, mais pas un meurtrier. Tu dois arrêter de penser tout le temps qu'à ça. Héléna a été tué par un animal.

-Et tu veux que je pense à quoi d'autre, connard ?

Danny était passablement énervé par le ton de son camarade, et ne voulait pas lui parler de l'image qui était toujours en cours de traitement. Mais ce dernier répondit du tac au tac :

-Je veux que tu penses à nous.

Cela stupéfia le jeune homme et pour la première fois depuis des mois, il ne songea plus du tout à sa sœur.

-A nous ?

Jackson avait les yeux baissés mais Danny pouvait voir qu'il s'empourprait furieusement.

- A nous, répéta-t-il d'un ton ferme.

Ils venaient d'arriver devant le palier de la maison de Jackson. Ce dernier releva la tête, agrippa la main de Danny et le tira vers l'intérieur.

Comme un zombie, l'adolescent suivit son ami vers sa chambre. La pièce était impeccable : un grand lit occupé le centre, tandis qu'un bureau quasi vide se trouvait à l'extrémité.

Jackson referma la porte derrière lui et se retourna pour murmurer une nouvelle fois :

-Oui, à nous, Danny. Je veux que tu penses à nous.

Et sans avertissement, il l'embrassa.

Un choc électrique parcourut tout le corps de Danny, et son cœur s'accéléra. La langue de Jackson s'engouffra dans sa bouche, et laissa un goût de miel sur son passage. Le souffle coupé, hors du temps, il se laissa faire et finis même par croiser ses bras derrière la tête de son ami afin de profiter un maximum de la sensation.

Ils passèrent le reste de l'après-midi ainsi, à s'embrasser, et se peloter un minimum. Jackson ne voulait pas aller trop vite, mais retrouver la bouche de son amant lui enflamma l'esprit de pensée peu catholique.

En rentrant chez lui, Danny s'installa pour le diner, un petit sourire en coin. Ce fut le premier dîner où ils ne parlèrent pas d'Héléna, et d'une certaine manière, cela fit un bien fou à toute la famille.


Les jours passèrent, puis les semaines et une routine s'installa. Danny et Jackson s'arrangeait des rendez-vous secrets, qu'ils passaient à se rouler des pelles et se palucher (sans aller plus loin), mais en public Jackson était toujours avec Lydia. Cela arrangeait bien Danny, car il trouvait la situation des « amants secrets » terriblement excitante.

Mais durant ces rendez-vous, Danny sentait que Jackson lui cachait quelque chose. Il semblait plus nerveux, plus anxieux. Il mettait ça sur le compte des examens de fin d'année qui approchait, mais au fond de lui-même, il savait que quelque chose était en train de rendre Jackson fou.

Mais il était enfin calme et leurs après-midis lui procuraient tellement de paix qu'il ferma les yeux.

Héléna était toujours dans l'esprit de son frère, mais d'une manière un peu plus apaisé.

Jusqu'au jour où son ordinateur, qui tournait sans cesse depuis plusieurs mois, afficha : « De-pixellisation achevé ».

Le cœur battant, Danny cliqua sur le lien, et une image s'afficha. Celle de Miguel, le cousin de Stiles.

Le souvenir de Miguel, derrière la fenêtre de sa cuisine cette terrible nuit ressurgit aussitôt.

Danny devait en avoir le cœur net.


Il se mit donc à suivre Stiles, ce qui revenait en bref à suivre Stiles ET Scott. Après plus d'une semaine de filatures infructueuses, sa persévérance paya enfin.

Stiles et Scott venait de rentrer dans un hangar, et Danny les suivit silencieusement à distance. Lorsque ce dernier parvint à les retrouver dans cette obscurité (il n'y avait pas de lumière), il aperçut enfin Miguel.

Sauf qu'apparemment, il ne s'appelait pas Miguel.

-Qu'est-ce que tu veux Derek ?

-La même chose que d'habitude, Scott. Je veux que tu arrêtes de sortir avec Allison. Son connard de père n'arrête pas de me harceler.

Scott leva les yeux au ciel.

-Tu crois que c'est un jeu ? Je commence à en avoir marre : entre ta petite copine chasseur et l'autre crétin de Jackson qui veut à tout prix que je le morde pour le transformer en loup-garou, c'est invivable. Démerde-toi !

Et soudainement, les yeux de Miguel/Derek se mirent à rougeoyer.

Danny n'écouta pas la suite. Effrayé, il s'enfuit, les paroles de Derek lui transperçant le cœur. Jackson ? Transformer ? Loup-garou ?

Les yeux flamboyant de Derek le hantèrent de longues nuit, à tel point qu'il en perdit le sommeil.


Danny eut toutes ses réponses le soir du bal de fin d'année. Il n'était pas accompagné, et il était à l'affut, guettant Stiles, Scott et Jackson.

Lorsqu'en fin de soirée, il vit un loup garou agresser Lydia, puis Stiles, Scott métamorphosé en créature infâme et Derek dans le même état tout sembla s'emboiter dans sa tête.

Derek avait agressé sa sœur. Cela expliquait les marques de griffures anormales. Scott et Stiles le savait.

Ces réflexions le frappèrent de plein fouet. Il était certain, de toutes les fibres de son corps, d'avoir trouvé la réponse à l'énigme qui l'habitait depuis plusieurs mois.


Une fois Lydia emmenée à l'hôpital en urgence, Danny voulu parler à tout prix à Jackson. Mais ce dernier se précipitait dans sa voiture qui démarra en trombe. Danny le suivit, et arriva au final devant une maison complétement délabrée.

Il s'arrêta à distance pour ne pas se faire repérer, et parvint à entendre la supplique de Jackson à Derek. « Transforme-moi ».

Danny rentra ce soir-là complétement choqué, et refusa de sortir de sa chambre pendant deux longues journées. Il devait faire quelque chose. Mais il ne savait pas quoi. En désespoir de cause, il décida de retourner voir Jackson.

Ce dernier fut tellement heureux de le voir qu'il ne lui laissa même pas le temps de parler. C'est vrai que cela faisait plus d'une semaine qu'il ne s'était pas vu, puisque leur dernier rendez-vous remontait à avant le bal de fin d'année. Le souffle coupé, Danny tenta de résister mais sans y mettre beaucoup de conviction. Le simple fait de regarder les yeux bleus azur de son amant le faisait chavirer, et il réalisa qu'au fil du temps, Jackson était devenu bien plus important que ce qu'il s'était permis de croire.

Cette soirée-là fut remplie de douceur, d'attention et de baisers volés. Danny, vidé, à bout de tout, se laissait enfin aller, à apprécier le moment présent, apprécier la chaleur entre ses bras, apprécier le simple fait d'être en vie, caressant d'une main discrète le pansement que son ami avait dans le cou.

Mais en plein milieu de la nuit, Jackson le réveilla. Il s'était redressé de tout son séant sur le lit, son torse parfaitement perpendiculaire à ses jambes. Inquiet, il se redressa à son tour et croisa son regard. Ce n'était plus Jackson, mais un monstre avec des yeux reptiliens jaunâtres. Effrayé, Danny bafouilla quelque chose, mais le Kanima ne bougea pas d'un pouce. Plus calmement, il souffla :

-Jackson, ça va ? Tu veux te lever ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Aucune réaction.

-Jackson, bouge, bordel !

Et le Kanima bougea. Il se leva instantanément, et se mit debout dans la pièce, immobile à le fixer. Il avait presque dans son attitude quelque chose de … servile.

Tellement servile que Danny ne put s'empêcher de dire :

-Assis.

Et le Kanima obéit.

Danny ne comprenait rien, de rien. Mais il ne chercha pas plus loin. Essoufflé, effrayé par ce qu'il allait dire, comme dans un rêve, il murmura :

-Trouve qui a tué ma sœur. Suit Stiles, Scott et Derek et découvre qui a tué ma sœur. Une fois que tu l'as fait, tue l'assassin.

Aussitôt dit, le Kanima se retourna, ouvrit la fenêtre et s'engouffra dans la nuit noir.


Commença alors une sombre période dans la vie de Danny. Il avait le pouvoir de faire ce qu'il voulait, et il s'en servait avec un unique but : la vengeance. Danny était un bon garçon, et lorsqu'il envoyé son Kanima chasser la nuit, un sentiment de regret l'habitait toujours, mais vite chassé par l'image de sa sœur, étendue dans son lit d'hôpital.

Jackson, quant à lui, commençait au fur et à mesure à réaliser ce qu'il était en train de devenir, et ce qu'il était en train de faire via des bribes de souvenirs. Mais l'amour qu'il portait à Danny était immense, et il le laissa user de lui consciemment.

Un soir, le Kanima rentra grièvement blessé : il lui manqua une partie de son bras gauche. Horrifié, Danny s'en occupa, hébergeant Jackson dans une cabane en bois à proximité de chez ses parents, là où personne n'allait plus depuis des années. Cette période fut la préférée de Jackson. Pour la première fois de sa vie, quelqu'un s'occupait de lui, quelqu'un se souciait de son bien-être. Son bras commençait à repousser, et Jackson accepta complétement sa vrai nature. Il passait chaque nuit dans les bras de Danny, et rien ne le rendait plus heureux.

Près d'un mois plus tard, Jackson avait retrouvé l'intégralité de l'usage de son membre supérieur, et ils mirent en place un scénario pour expliquer son absence. Il fut même prévu un épisode de lynchage au lycée qui soit crédible, vu que Danny avait répondu depuis plus d'un mois à la police que non, il ne savait pas où se trouvait Jackson.

Jackson se remit alors à suivre Stiles, Derek et Scott. Il vit de loin Derek renoncer à sa meute, et il sut qu'enfin Derek, Scott et Stiles serait vulnérable séparé. Il appela Danny.

Au bout du fil, il trouva une voix brisée par le chagrin. Cela faisait exactement un an qu'Héléna était morte, et s'en savoir pourquoi, son absence fut beaucoup plus douloureuse ce jour-là. Et c'est sans hésitation lorsque Jackson lui demanda par lequel il devait commencer, qu'il dit : Scott. Derek, il voulait s'en occuper personnellement.

Jackson échoua de tuer Scott, et d'une certaine manière, cela soulagea Danny. Certes Scott côtoyait ce monstre, était lui-même un de ces monstres, mais sa haine envers lui était moins importante que celle envers Derek. Le chagrin l'aveuglait toujours autant, et il ne s'en rendait pas compte.


Deux semaines passèrent où Scott resta dans le coma. Danny avait décidé d'attendre un petit peu avant de s'attaquer à Derek. Malgré toute sa haine, il voulait protéger Jackson et avait peur que deux tentatives de meurtres rapprochés ne mettent la police sur les traces de Jackson. Puis Danny apprit que Scott s'était réveillé.


Jackson frappa trois coups rapidement sur la porte en bois. La nuit était déjà bien avancée et seules quelques étoiles solitaires éclairaient le paysage. Depuis sa transformation, et son admission dans la meute de Scott, Jackson avait l'impression de revivre.

Les longs mois qui s'étaient écoulés depuis lors semblaient se dissiper dans un nuage de fumée, comme un mauvais cauchemar. La sensation qu'il contrôlait désormais son corps à plein temps lui procurait une immense jouissance, et il sentait revivre. Une seconde naissance en somme.

Lorsque la porte s'ouvrit pour laisser place à son ancien maître, il hésita. Après tout, il ne savait pas comment il allait réagir.

L'adolescent en face de lui se poussa pour le laisser entrer dans la petite cabane en bois abandonnée qui leurs servaient depuis quelques temps de point de contact.

-Entre Jackson.

Mal à l'aise, il franchit le pas et souffla aussitôt :

-Il faut que je te parle.

Le garçon sourit, mais le coupa.

-Pas le temps Jackson. J'ai appris que Scott s'était réveillé. Il faut que tu termines ce que tu as commencé.

Jackson baissa les yeux, mais c'est avec une voix ferme qui répondit :

-Non.

Danny s'arrêta, ébahis.

-Quoi ?

-Non, je ne vais pas finir ce que j'ai commencé. Je ne suis plus sous tes ordres, c'est fini.

L'adolescent en face de lui déglutit en le regardant étrangement.

-Alors maintenant, tu es avec eux ?

Jackson alla répondre que la situation n'était pas aussi simple, lorsque l'adolescent en face de lui pivota brusquement et s'enfuit en ouvrant violemment la porte.

Jackson voulut le rattraper mais il était trop tard. Il regarda, le cœur lourd, son maître qui l'avait dirigé avec affection pendant plusieurs mois, son ami, son amant, courir dans le noir. Il cria en vain :

-Danny, reviens !


Danny était effondré, même Jackson l'avait trahi. Mais son cœur ne put s'empêcher de battre la chamade lorsqu'il reçut le lendemain un texto de Jackson.

« Rv au lieu habituel. Je t'aime. »

Je t'aime. Jackson ne lui avait encore jamais dit ces trois magnifiques mots. Danny était complétement paumé, déchiré par son désir de vengeance et les vagues de tendresses et d'affection qui déferlait dans son corps en pensant à Jackson.

Il décida d'aller au rendez-vous.

Tandis que Scott venait de s'engouffrer dans l'allée qui conduisait vers la porte d'entrée de la maison à Allison pour lui dire au revoir, Jackson quant à lui attendait dans la cabane en bois, comme il l'avait fait si souvent ces derniers temps.

Mais après avoir attendu près de 45 mn en vain, il abandonna. Il se redressa, et ouvrit la porte du cabanon.

Jackson tomba alors nez à nez avec Danny qui faisait les cent pas devant la cabane délabré.

Le sportif releva la tête, et d'une voix mal assuré, dit :

-Jackson, il faut qu'on parle.

Jackson ne voulait pas parler. Il franchit en deux pas la distance qui le séparer de Danny, l'enlaça et déposa sur ses lèvres un doux baiser. Il tenta d'y déverser tout son amour, son affection mais aussi sa colère d'avoir été ainsi manipulé dans ce simple geste.

Puis il souffla :

-Ce n'est pas Derek ou Scott qui a tué ta sœur. Je lui ai demandé.

Et ce fut comme si le monde de Danny s'écroulait.

-C'était un autre loup garou. Derek l'a tué la nuit de l'agression de ta sœur. Il a tenté de l'aider en l'amenant à l'hôpital. Derek est loin d'être un ange, c'est même plutôt l'inverse, mais il n'a pas tué ta sœur.

Danny ne pouvait plus respirer. Il s'écroula à même le sol, livide. Tout ce qu'il avait cru cette dernière année, toute cette haine accumulée sembla s'échapper de lui comme un torrent, maintenant que plus rien ne l'empêcher de sortir. Il se retrouva bientôt complétement vidée, avec en face de lui un unique sentiment.

L'absence de sa sœur.

L'énormité de sa prise de conscience le laissa pantois, et il craqua. Toutes les larmes qu'il n'avait pas versées depuis un an coulèrent à présent. En le voyant ainsi, Jackson laissa s'envoler sa rancœur d'avoir été ainsi utilisé. Qui était-il pour juger un homme qui avait tout perdu ?


Il emmitoufla Danny dans une couverture et l'amena à l'intérieur de la cabane. Il sembla inconsolable. Cela dura près d'une heure, où les seuls sons que le jeune homme pouvait émettre étaient des gémissements et des faibles « J'suis désolé ».

Et puis comme toute chose, la crise de larme de Danny cessa, le laissant vidé. En le regardant, Jackson le trouva plus beau que jamais. Il n'y avait plus dans ses yeux cette soif de vengeance, et son visage, bien que triste, exprimait aussi un incroyable soulagement.

Oh, décidément, il était bel et bien amoureux de ce crétin.

Mû par une impulsion subite, Jackson se baissa et goba les lèvres de Danny. Son baiser n'avait plus rien de chaste, au contraire il exprimait tout le désir du monde. Réalisant que c'était la dernière fois qu'il voyait Danny avant de partir avec le Groupe en Angleterre, il redoubla d'ardeur.

A bout de souffle, il se détacha de son homme et enleva son manteau, son pull et son t-shirt, révélant un torse puissant et musclé. Le souffle coupé, Danny le regarda et l'imita aussitôt, bien que plus doucement car il était à bout de force.

Ce fut comme si Danny revenait à la vie. Laissant ses lèvres parcourir la peau salée de Jackson, l'adolescent redécouvrait les sensations. Lorsque d'une main tremblante, il glissa ses doigts sous le jeans et le caleçon de Jackson pour en saisir sa virilité, il ne put s'empêcher de glousser de plaisir.

La bouche grand ouverte, Jackson ne put se retenir et souffla : Je t'en prie, suce moi. Le regard que lui rendit son amant, avec sa petite langue d'affamé au coin de sa bouche doubla son excitation, chose qu'il ne croyait pas possible.

Il se leva, enleva à l'arrache son jeans et son caleçon pour exhiber fièrement son pénis gorgé de sang. Le regard envieux, Danny se rapprocha lentement, et donna un petit coup de langue sur le bout de son gland tandis que ses mains se posaient sur ses fesses incroyablement musclés.

Complétement désinhibé, il prit Jackson en bouche et le suça farouchement. Ce fut sa première fois, et il tenta dans un premier temps d'imiter ce qu'il voyait dans les films porno, mais ce ne fut pas un succès à en voir la grimace de Jackson. Alors il se laissa guider par ses instincts. Alternant entre succion et coup de langue, il en profiter pour admirer un maximum l'engin qu'il avait en face de lui. Il adorait le prendre en entier dans sa bouche et sentir les poils pubiens contre son nez. Jackson sentait tellement bon. A en croire les gémissements de Jackson, il se débrouillait mieux maintenant : le souffle de Jackson était court et saccadé, et un sourire de vainqueur s'affichait sur son visage, faisant pouffer Danny.

-On a l'impression que tu as gagné le jackpot ! S'esclaffa Danny.

-C'est exactement ça mon cœur.

Jackson prit ensuite les choses en main. Il redressa son amoureux et le balança à moitié sur le lit. Il lui enleva d'un seul geste son jeans et son boxer, et s'arrêta un instant pour contempler la queue de Danny. Elle était encore plus belle que dans ces souvenirs …

Danny toussa, légèrement gêné devant l'air d'adoration béate qu'affichait Jackson devant sa queue. Pas qu'il s'en plaigne, mais le désir qui pulsait en lui était tellement fort qui avait besoin de l'extérioriser. Et vite.

Il comprit le message et le goba lentement, faisant frissonner son partenaire de plaisir. Danny se déplaça, de telle manière à pouvoir prendre Jackson en bouche également. S'en suivit le 69 le plus torride que cette cabane en bois n'est jamais connu.

Danny s'arrêta, au bord de l'implosion, et il voulait continuer. Il voulait tout tester, immédiatement, avec Jackson. Il s'allongea sur le lit, écarta docilement les jambes et lança un regard d'invitation à Jackson. Ce dernier ne se fit pas prier. Il posa une main sur les abdos frémissants de Danny, cracha dans son autre main et s'enduit son chibre avec. Puis avec un sourire coquin, il pénétra Danny doucement.

Ce fut douloureux au début. Mais Danny se força à regarder Jackson, son corps de dieu grec, ses yeux infinis et la douleur passa. Il se sentait incroyablement bien, à cet instant précis.

Et là, il songea qu'il était en train de perdre sa virginité. Qu'il ne pourrait pas la raconter à Héléna cette première fois. Qu'Héléna ne perdrait jamais sa virginité, avec un homme aussi doux et prévenant que Jackson. C'est la première fois qu'il faisait une chose que sa sœur ne ferait jamais, et ça le rendit soudainement triste.

Voyant qu'une larme coula sur la joue de son amant, Jackson se figea et souffla, inquiet :

-Je te fais mal ?

Comme pour chasser de sombres pensées, Danny secoua brusquement la tête, et lui sourit d'un air coquin :

-Mmmm, maintenant on est vaniteux ? Tu insinue que ton engin est tellement gros qu'il ne peut que me faire mal ?

Jackson s'exclaffa.

-Ah oui, mon chéri, on va voir ça.

Et commença un lent va et vient qui pris progressivement de la vitesse et de la profondeur. Danny ne souriait plus du tout, et ses yeux semi clos indiquait dans quel état de plaisir il se trouvait, laissant échapper involontairement un long et beau gémissement.

Jackson, voyant l'homme de sa vie, allongé devant lui pendant qu'il lui faisait l'amour, sa queue dure comme du béton reposant sur ses abdos magnifiquement sculptés, en perdait la tête.

Devenant une bête de sexe, il redressa les jambes de Danny et les plaça sur ses épaules. Il lui suréleva le bassin et s'enfonça plus profondément en lui tandis qu'il s'agenouillait sur le lit. Avec sa main droite, il se mit à masturber son amant, tandis que sa main gauche se plongea dans la chevelure de Danny pour ramener sa bouche vers la sienne afin que leurs langues se frôlent.

Jackson était au bord de l'orgasme. Et lorsque Danny ouvrit brutalement ses paupières, révélant ses magnifiques bleues débordant d'amour, Jackson implosa, entrainant avec lui Danny dans son orgasme.

Il retomba, pantelant, sur son homme, tout en laissant sa queue bien au chaud dans son fourreau. Il était incroyablement bien.


Quand Jackson décida de se relever, et de rompre cet instant de plénitude total, il souffla dans un souffle.

-Je dois y aller mon cœur.

Le visage de Danny exprima à nouveau de la souffrance.

-Où ?

-Je pars avec Scott. C'est mon chef de meute maintenant, avec Erika et Isaac, et Derek et Scott. On va en Angleterre.

-Pourquoi ? Danny avait l'air totalement abasourdis, et cette impression le rendait très mignon selon Jackson.

-C'est compliqué. Mais on part dans …

Il regarda brièvement sa montre.

-… deux heures, et il faut que j'aille préparer mes bagages. Je te tiendrais au courant dès que j'arriverais à destination. Mais sache que désormais tu es à moi.

Danny grogna de plaisir devant le comportement dominateur de Jackson.

-Donc pas de mec quand je suis partis, pas de branlette si tu ne penses pas à moi. Suis-je clair ?

-Mais mon chéri, répondit Danny d'une voix sensuelle, a qui crois-tu que je pense lorsque je me masturbe, sinon à toi ?

Jackson rougit sous le compliment.

Les adieux ne furent pas aussi larmoyants que Jackson l'aurait cru. Danny semblait résigné, calme et apaisé. Il ne discuta pas lorsque Jackson partis, et ne versa pas une larme. En y réfléchissant bien, ça aurait dû mettre la puce à l'oreille de Jackson …


Ils prirent la route.

Le coffre de la voiture de Stiles était remplis à craquer. Stiles conduisait en silence, avec assis à côté de lui Derek. Derrière se trouvait Scott et Jackson. Isaac et Erika étaient dans la voiture qui les suivait sur l'autoroute.

En fixant le rétroviseur, il constata les sombres mines de Scott et Jackson. Respectueux de leurs sentiments, il ne les dérangea pas.

Durant les trois heures de trajets qui suivirent, chacun des deux garçons repassait en boucle leurs après-midi.

Ils étaient tellement concentrés dans leurs souvenirs respectifs qu'ils ne virent pas la moto à côté de leur voiture.

Ce fut Derek qui le remarqua, et qui s'esclaffa.

Stiles le regarda avec un grand sourire, et s'enquit de la source de son amusement. Derek, plié de rire, ne put que désigner avec sa main la vitre.

Stiles aperçut alors la moto à côté de sa voiture. Et dessus se trouvaient deux personnes.

Stiles s'esclaffa à son tour, ce qui tira les deux compagnons installés à l'arrière de leurs rêveries.

Jackson put voir qu'à côté de la voiture, roulant sur la voie d'autoroute à leur droite, se trouvait une cylindré, avec dessus deux personnes. Le passager arrière était Allison, les cheveux dépassant de son casque virevoltant à cause de la vitesse. Mais c'est la personne qui conduisait la moto qui transcendait Jackson de joie.

C'était Danny, qui avec un petit sourire, lança un regard à Jackson du genre « non-mais-tu-crois-vraiement-que-je-vais-te-laisser-partir-maintenant-qu'on-est-ensemble-crétin ? »

Derek, qui venait à peine de se remettre de son fou rire, lança :

-Bon, ok, pour Allison, je comprends pourquoi elle veut venir. Mais Danny ? Tu n'aurais pas un truc à nous dire, Jackson ?

Jackson, piqua un fard, mais conserva son sourire Colgate, alors que tous les passagers de la voiture replongeaient dans l'hilarité.