Yosh! Neverlearn continu son travail de correction et de re-publication.

Chapitre 2, aujourd'hui. Plutôt court, quand j'y repense. Vous m'en voulez?

Don't own bleach.

Bonne lecture !


Note laissée sur le bureau, juste avant le départ pour le Hueco Mondo :

"Cher Ryuuken.

Je ne sais pas pourquoi tu rejette la nature Quincy, mais essaye de comprendre que je suis obligé d'aider les gens qui ont besoin de mon aide. Inoue est mon amie, je ne l'abandonnerais pas.
Je voulais que tu sois fier de moi. Je garde espoir qu'un jour tu le sois.
Merci pour tout.
Ton fils, Uryuu"


Peu de choses étaient capable de stupéfier Uryuu au point de le tétaniser jusqu'à ce qu'il ne puisse plus bouger le petit doigt. Être plaqué contre le mur et embrassé par son géniteur en faisait partie. Mais ce genre d'événement appartenait à la catégorie "inimaginable".

Pourtant...

Un goût métallique de sang envahissait petit à petit sa bouche. Il gémit d'appréhension. Ryuuken passa une main sur son torse.

-Arrête... Arrête, je t'en prie, arrête! Murmura t il lorsque le médecin libéra ses lèvres.

-Tais toi.

Il sentit une main recouvrir sa bouche. Une autre descendre, batailler avec l'ouverture de son pantalon... Il poussa un gémissement paniqué. Tant pis pour sa fierté.

Ryuken eut un soupir moqueur.

Uryuu avait déjà entendu les râles sourds des Hollows, les plaintes d'agonie des Plus et le gémissement sinistre qu'ils émettaient alors qu'ils commençaient à se transformer. Il avait été témoin des rires et des menaces de Szayel Aporro Grantz, alors que son avenir s'était teinté de rouge; mais jamais, jamais un son ne l'avait autant glacé.

Son père s'était appuyé contre on bras blessé.

-AAaah! Non! NON! Hurla t il, en se débattant de plus belle lorsque son père glissa la main dans son jean, l'embrassant de plus belle.

Il refusait que cela puisse avoir lieu.

Il refusait catégoriquement.

C'était impossible.

... N'est ce pas?

Ryuuken relâcha son attention, bataillant avec les boutons de sa chemise. Oh, peu de temps, à peine une seconde, pourtant cela suffit à Uryuu pour se dégager de son emprise; il bondit sur le côté, plongea à terre pour éviter une flèche, et...

Se retrouva allongé sur le bureau, deux mains fermement serrées sur ses épaules.

-Aaah!

Il avait du mal à respirer, et des larmes brouillaient sa vue. La peur et le dégout lui retournaient les entrailles.

Il aurait voulu fermer les yeux très fort jusqu'à ce que tout disparaisse. Il ne le fit pas. Il s'était toujours dit qu'il serait capable de regarder la mort ou la torture en face, avec courage, mais là, ce n'était pas du courage, c'était... De la peur... De la colère. De la répulsion. Et une incapacité totale à plier son corps à ses désirs.

Ryuuken lui enleva ses lunettes et les laissa tomber sur le sol. Le "gling" cristallin qu'elles firent en touchant le sol sonna comme un glas.

-Ne t'inquiète pas, tout ira bien.

Uryuu eut la pensée fugace que c'était sans doute la première fois de sa vie qu'il entendait son père lui dire des paroles de réconfort. Il avait envie de répondre "je te hais!". De hurler. D'appeler à l'aie, qui sait?

Il ne put rien émettre d'autre qu'un couinement terrifié lorsque son pantalon fut baissé au niveau de ses chevilles. Très vite rejoint par son boxer.

Ça ne se passait pas. Ça ne lui arrivait pas.

Des doigts fins et habiles vinrent défaire les boutons de sa chemise un à un, puis écartèrent les pans de tissus de son torse.

Non.

C'était impossible.

Il refusait purement et simplement de le croire.

La main de Ryuuken se posa sur son ventre, plus dissuasive que des liens de cuir et des chaines d'acier. Mais, même si il l'avait lâché totalement, Uryuu n'aurait pas pu bouger le moindre membre.

Un flot d'émotions le submergeait.

Panique, douleur, peur.

Détresse. Incompréhension...

Terreur.

Ryuken avait baissé son pantalon et il sentait sa main caresser en mouvements circulaires la peau de ses cuisses.

Et il se rendit compte que ça allait se passer.

-Je... te hais, murmura t il.

-Tu m'en vois désolé, répondit son père.

Il l'embrassa au niveau de l'aine. Doucement. Puis, le regardant dans les yeux, inséra un doigt en lui.

Uryuu tendit le cou, poussant un gémissement d'inconfort et de peur.

-A-Arrête... Arrête, s'il te plaît, ARRÊTE!

Ryuuken sourit presque. Puis il se cala entre ses jambes. Entra en lui, dans lui, doucement, délicatement.

la torse d'Uryuu s'arqua violemment. Son corps se souleva dans un spasme, un cri muet de souffrance résonnant sur ses lèvres.

Le médecin commença de lents va-et-viens à l'intérieur de lui.

Il hurla.

-Aaaa-AAAAAAAAAAAH!

Les mains d'Uryuu se fermèrent sur les bords du bureau, serrant comme si il allait faire disparaître le monde autour de lui. Sa tête, renversée en arrière, heurta brutalement le bois du meuble. Il ne voyait rien. Tout était flou et se confondait dans la douleur malsaine qu'il ressentait. Son corps se soulevait par soubresaut, sans qu'il exerce le moindre contrôle dessus.

Il était déchiré de l'intérieur.

-Hhhh... Ryu-uken...

Pourquoi ? Pourquoi, merde ! Je suis ton fils... Arrête, arrête, arrête, arrête, arrête...

Son père le fixait, une lueur fascinée dans le regard. Le plaisir se lisait sur son visage, pourtant, il semblait toujours impeccablement neutre.

Peut être un peu essoufflé.

-Sais tu comment réagissent les humains lorsque tout ce en quoi il croyait, tout leur univers, est détruit méthodiquement et annihilé jusqu'à la dernière ruine ?

Ryuken ne savait pas pourquoi il avait dit ça. Les yeux de son fils s'ouvrirent, immenses et fiévreux, et se posèrent sur son visage. Un coup plus fort, et un sursaut de douleur les firent se refermer. Dommage. Il ralentit légèrement le rythme, pour qu'il puisse profiter de nouveau de la vue de ce bleu-océan.

Uryuu était beau. Plus beau encore que feu sa mère.

Et Ryuken était esthète dans l'âme.

Les yeux fixés sur son visage tendu de douleur, il finit par se répandre à l'intérieur de son fils, ce qui lui tira un gémissement surpris et douloureux.

Il s'effondra sur son corps, à bout de souffle. Uryuu ne fit pas le moindre geste, mais il pouvait imaginer ses yeux à moitié fermés sur ses prunelles brillantes, ses bras détendus et alanguis, et son visage encore choqué par la douleur qui traversait son corps de part en part.

Il se redressa. Le temps de déposer un baiser tendre au creux de sa gorge. Sa peau était soyeuse et salée.

Sans que son fils ne fasse un geste, ne lui accorde un regard ou une parole, il se retira et enfila son pantalon. Puis il sortit de la pièce, en prenant soin de ne pas claquer la porte et de ne pas faire de bruit en marchant, comme lorsque Uryuu était enfant et qu'il venait l'embrasser sur le front, le soir, dans son sommeil.

ooo

Gare de Tokyo, quatre heures douze du matin.

La nuit s'apprête à céder sa place à l'aube au dessus des grattes ciels.

C'est un garçon long et mince, d'une quinzaine d'années, qui débarque sur les quais gris et sales. Ses yeux sont d'un bleu profond, si pleins de souffrance contenue qu'il en met mal à l'aise les gens qui le regardent. Lui ne regarde personne. Sa vue passe au travers. Ses cheveux noirs, mi-longs, balayent son visage blême, aux traits fins mais maladifs, alourdis par des cernes violacées. Dans sa main, un sac d'écolier presque vide. Il n'a ni argent ni famille dans la capitale japonaise. Ce n'est pas ce qu'il vient y chercher. D'ailleurs... Est ce qu'il cherche encore quelque chose?

Garçon, pourquoi t'exiler ainsi? Que fuis tu? Qu'as tu vu que je ne connais pas, et que t'as fait le genre humain pour que tu pose sur lui des yeux si vides de vie ?

L'adolescent anonyme lève la tête et regarde autour de lui, comme si il voulait se souvenir de cet endroit. Il ne semble pas y parvenir. Alors, il soulève son sac et le cale sur son épaule. À son poignet tinte un pendentif en forme d'étoile.

Au fond, on n'échappe jamais vraiment à soi même.


Comment ai je osé écrire un truc pareil ? :3 Je l'ai écrit pour me divertir et donner corps à ma folie, je suppose! Et vous le lisez sans doute pour les mêmes raisons.

Bref, j'espère que -même si on atteint des sommets dans le malsain- cees deux chapitres (destinés, à l'origine, à être un Two-Shot) vous ont plu. Je vous aime. Portez vous bien.

NeverLearn.