Hlloooo!
Dsiclaimer Don't own Bleach.
Aujourd'hui, un chapitre assez court. Mais je n'ai pas mis longtemps pour le publier. Et il faut que je mette en place la deuxième partie de mon histoire -dans deux chapitres.
Bonne lecture!
La vie, les amis, le lycée, et le sens de l'ironie de Dieu
Uryuu avait toujours été d'une simplicité très formelle dans ses choix. Et, à part sa fugue (mais pouvait-on parler d'un choix?) la plupart de ses décisions étaient dictées par la logique. Pourtant, il était quelqu'un de passionné, et il ne pouvait souvent pas s'empêcher d'aller à l'encontre de ce qu'il décidait. Aller sauver Inoue au Hueco Mondo en trahissant la promesse qu'il avait faite à son père en était un bon exemple.
Mais là, sa décision n'aurait pas d'influence sur ses amis. Elle lui semblait donc moins importante.
Oui. Ce n'était pas son père qu'il trahissait ici. Ni Ichigo ou les autres.
C'était lui. C'était sa fierté, son honneur, sa dignité d'être humain qu'il était en train de pietiner en restant ici.
Mais il resterait tout de même.
Il continuerait à maintenir les apparences, en espérant que la situation n'empire pas, jusqu'à ce qu'il soit libre de partir.
Même si il devait ne jamais revenir. Surtout si il pouvait ne jamais revenir...
Il se cloitra dans sa chambre jusqu'à ce que la faim l'oblige à sortir, le lendemain matin.
On était samedi, et son père était appelé à l'hôpital. Ils ne firent que se croiser dans la cuisine.
En lui versant une tasse de thé, il précisa qu'il passerait sans doute moins de nuits à son travail maintenant.
... Maintenant? Maintenant que quoi?
Ryuken enfila son pardessus et quitta l'appartement en lui souhaitant une bonne journée.
Uryuu vida sa tasse dans l'évier, dégouté par l'odeur de la boisson que cet homme lui avait préparé. Il était tombé bien bas... Lutter contre l'abomination qui lui arrivait par thé interposé...
Il mangea rapidement puis se mit à errer dans l'appartement. Sur la table basse du salon, son portable l'attendait depuis son départ. Il sourit en découvrant une dizaine d'appels manqués de ses amis.
"Amis"... Arriverait il un jour à leur avouer la vérité? Sans doute pas.
Il se demanda si son père avait ébruité la nouvelle de sa fugue, ou si le lycée et ses camarades ignoraient la raison de son absence.
La journée passa en révisions. Non pas qu'il en ait besoin, mais il n'avait rien d'autre à faire. Lorsque son père rentra, au soir, il était couché et dormait déjà.
Dimanche, Ryuken ne travaillait que le matin. Uryuu s'attela à ne rien faire sur le balcon. Il cousit un peu. Il lui restait un tissus bleu foncé dont il pensait faire un haut féminin. Peut être l'enverrait-il à Morgane... Alors, il lui faudrait aussi un cadeau pour Tenshi. Une veste, par exemple. Ou des gants.
Le bruit de la porte de l'appartement qui s'ouvrait mit fin à ses pensées.
Il guetta les sons qui parvenaient de l'extérieur de sa chambre. Des bruits de cuisine, entre autres. Son père aux fourneaux? Voilà qui était inédit.
Il fut appelé à table, chose qui n'était plus arrivée depuis la mort de sa mère, et sortit en cachant tant bien que mal son léger boitement.
Ryuken et lui mangèrent en silence.
Tout était affreusement... Normal. Ils ressemblaient plus que jamais à une famille classique, et ce, alors qu'ils avaient toujours maintenu lers rapports au strict minimum, qu'il n'avaient aucune affection l'un pour l'autre, et qu'Uryuu avait été violé par son père.
... Si Dieu existait, il avait un sens de l'humour vraiment très particulier.
Uryuu regagna sa chambre. Quand allait venir le coup fourré?
Il ne tarda pas.
Ryuken entra dans la pièce alors qu'il se changeait.
Il nota amèrement qu'il faudrait penser à dormir tout habillé, désormais.
Avec une armure ou une ceinture de chasteté.
Il était torse nu. Il se retourna calmement et lança:
-Je te hais.
Ryuken resta imperturbable.
Il s'approcha d'Uryuu qui eut pour seule réaction de détourner le regard.
Il passa ses doigts sur sa joue, presque tendrement.
-Je le sais. Mais...
Il l'embrassa.
-Tu ne pourra jamais me haïr autant que je te hais. Et que je t'admire.
Il le poussa doucement jusqu'à ce qu'il soit assis sur son lit. Puis il releva sa tête, pour pouvoir le fixer dans les yeux.
-Regarde toi. Tu es magnifique.
Sa voix glaciale contrastait étrangement avec ses paroles, pourtant, il était sincère.
Uryuu eut un sourire sombre.
Ryuken s'assit à côté de lui et dénoua le pansement qui lui couvrait l'épaule. Uryuu l'avait changé depuis son retour, mais il était tout de même imprégné de sang.
-J'aurais dû m'occuper de cette blessure plus tôt, dit il en examinant la plaie infectée. ça ne te fait pas mal?
Uryuu haussa son épaule valide.
-Je crois que je vais avoir à recoudre. Je le ferais plus tard.
Plus tard...
Uryuu se tendit. Il aurait été prêt à fuir...Si il avait eut une chance de s'échapper.
Ryuken l'embrassa.
Voilà. Pas d'explicite, je commence à en avoir marre de taper des lemons. Allez, boudez pas! J'ai quand même mis un baiser.
Promis, Je vous en prépare un pour la deuxième partie qui arrive.
je verrais bien un trailer pour ça. Genre :
*fond noir, musique calme, perçu battement de coeur*
*texte blanc en fondu lent*
"Alors que la réalité n'était plus qu'un enfer"
*Flash, plan rapproché du visage d'Uryuu en train de se débattre*
"Alors que la seule issue vous semblait être la mort"
*Flash, plan d'Uryuu sanglotant contre le mur suite à son combat avec Ryuken*
"Vous êtes en vie."
*Flash, vision panoramique de Karakura*
"Vous avez résisté. Grandi."
"Et maintenant..."
*Plan en fondu lent d'Uryuu, le front posé contre la baie vitrée où on voit la pluie tomber*
*Incrustation lente des lettres sur l'image, on voit Uryuu fermer les yeux*
"L'espoir renaît"
*Fondu au noir*
"Sur vos écrans dès que l'auteur trouvera de la motivation"
"Soyez prêts"
... Voilà \o/
Merci d'avoir lu! Et n'oubliez pas que tout flatteur vit au dépends de ceux qui le lisent. Cette leçon vaut bien une review, sans doute?
