Hllooooo! C'est encore moi! NeverLearn, pour vous servir!

Bienvenue dans la partie II de Père et fils. Pourquoi partie 2? Parce que je fais une ellipse de 6 mois (pas besoin d'être un génie pour le comprendre, hein^^) Je ferais peut être une partie III, je ne sais pas. Une fois encore, je ne pensais pas que me fic atteindrait ces dimensions là! Moi, je n'avais écrit qu'un tout petit Two-Shot au début... Et me voilà embarquée dans une fic à chapitres. Ah là là.

Je suis vraiment heureuse de pouvoir continuer encore à écrire. Vu que je suis en terminale, et que je suppose que d'autres candidats au bac me lisent, j'en profite pour leur souhaiter bonne chance (bon courage^^)

Voilà que je fais dans le mélo! Pas bon, ça, pas bon du tout. Reprends toi, NeverLearn. Ce doit être la fatigue.

Disclaimer bleach n'est pas à moi.

Bonne lecture!


Joyeux anniversaire

Écrasé sous le poids de son père, Uryuu se débattait comme il pouvait. Sans réel succès, cependant.

Ryuken dévorait avidement ses lèvres, et maintenait en même temps ses bras collés au matelas.

Le corps du plus jeune s'arqua, dans une vaine tentative de le faire tomber.

Lorsque Uryuu sentit son père commencer à masturber son sexe encore inerte, il hurla "NON!" juste avant qu'il ne recommence à l'embrasser.

Il tenta de résister le plus longtemps possible, mais les caresses finirent par le faire réagir. Haletant de dégout et de plaisir, il se répandit dans sa main. Il lui arrivait de céder ainsi et détestait cette jouissance humiliante et sans plaisir, peut être plus encore que tout ce que lui faisait son père à côté.

-A-Arrête!

Ryuken se cala entre ses cuisses.

-Cesse de te débattre.

-Hhhhh... A-arrê... Non...

Six mois étaient passés et Uryuu n'avait jamais abandonné. Il avait toujours lutté, vainement, certes, mais de tout son cœur. Plus pour conserver son honneur que par espoir de fuir le viol.

Fuir, pour faire quoi, pour aller où?

Ryuken finirait par le retrouver. Et ce serait pire encore. Comme ça l'avait été par deux fois.

-Cesse de te débattre! répéta Ryuken, avant de tordre violemment son bras, lui arrachant un cri de douleur.

Il écarta ses cuisses, puis, sans préparation, le pénétra.

Uryuu se cambra de douleur.

-Aaahhhh...

Ryuken fit quelques va et viens jusqu'à ce que ses hanches soient collées à celle de son fils.

A ce stade, Uryuu, le corps choqué par la souffrance, n'arrivait plus à résister. Les yeux plus bleus que jamais, à moitié clos, le cou tendu le plus loin possible, la peau salée par la sueur et les larmes, les bras lâches et alanguis, il se réfugiait dans un coin de son esprit où tout cela n'arrivait pas. Au fil des viols, il s'était créé son cocon mental, presque hermétique, où il pouvait couper les liens avec ses sensation corporelles. Dans un autre contexte, il aurait trouvé cet état de transe fascinant.

Il haletait juste lorsque la douleur se rappelait à lui.

Parfois, il le suppliait faiblement d'arrêter.

Ryuken éjacula à l'intérieur de lui.

Puis, toujours impassible malgré la situation, il l'embrassa doucement. Il se retira et s'allongea à ses côtés, sa respiration erratique emplissant le silence soudain de la pièce.

Des fois, il le prenait dans ses bras. C'était si ironique qu'Uryuu aurait presque pu en rire. Il en riait, d'ailleurs, dans ses phases de cynisme. Le voilà qui se mettait à le câliner, alors que d'aussi loin que remontaient ses souvenirs, il n'avait jamais reçu de marques d'affection de son père, autres que les viols qu'il subissait régulièrement depuis six mois.

Six mois.

Six mois étaient passés depuis sa première fugue. Une autre avait suivi en juillet, lorsque la solitude s'était faite trop lourde. Elle avait été inutile.

Ryuken avait immédiatement appelé la police qui l'avait ramené deux heures plus tard. Uryuu avait appris que son père tenait réellement à lui, et ne le laisserait pas partir comme ça.

Six mois étaient passés depuis sa rencontre avec Morgane et Tenshi, et aujourd'hui était son anniversaire.

Il avait passé la journée au lycée. Ses amis lui avaient offert des cadeaux et Inoue avait même préparé un gâteau qu'ils avaient mangé tous ensemble sur le toit. Ils étaient tranquilles; une bande d'ados qui n'avaient pas d'autres soucis dans la vie que les cours, les amours, et les amitiés. Et des fois, le sauvetage du monde. Mais pas à temps plein.

Ensuite, il était rentré chez lui, et il avait trouvé dans son courrier une lettre de Morgane, avec qui il entretenait une vague correspondance. Elle lui avait offert un bracelet.

Puis son père était rentré du travail et l'avait violé.

Comme pour marquer au fer rouge qu'il était à lui.

Ryuken finit par se lever et quitter la chambre. Uryuu regarda l'heure qui clignotait sur le réveil -19h02- et décida que cette journée devait s'arrêter là.
Il se laissa sombrer dans le sommeil comateux qui suivait les scènes de ce genre, avec un soupir en forme de promesse -plus qu'un an.


Plus qu'un an.

C'est la pensée avec laquelle il se réveilla le lendemain matin.

Il réalisa que c'était deux fois la durée qui été passée depuis sa première fugue.

Horriblement long.


On était le 12 novembre et il pleuvait. Uryuu sortit du lycée seul; il avait traîné dans les couloirs, et avec le temps qu'il faisait, il ne restait plus personne dehors. Plus personne, sauf un adolescent long et mince sous un parapluie bleu. Une petite vingtaine d'années, le visage fin, les cheveux un peu trop longs, les vêtements élimés...

-Tenshi? murmura Uryuu.

-Tu as changé, répondit celui ci en guise de confirmation.


-J'aurais voulu venir hier, mais j'ai eu quelques soucis en route. Bon anniversaire, donc.

Ils s'étaient installé dans un café proche du lycée, un chocolat chaud chacun.

-Merci d'être venu, sourit Uryuu. Mais j'espère que t'as pas fugué juste pour me voir, non?

-En fait, c'est ma mère qui m'a foutu dehors, cette fois. J'ai logé pendant une semaine chez un pote avant de venir.

-T'as un endroit pour dormir cette nuit?

-Euh, la gare?

-Mon père est absent ce soir. Si tu veux, tu peux venir chez moi.

-C'est pas de refus...

-Et maintenant, tu vas faire quoi?

-Je retourne à Tokyo! Je suis libre, maintenant, je n'ai personne pour me ramener à la maison. Et Morgane a dit qu'elle voulait bien m'accueillir.

-Elle ne vit plus dans un squatt?

-Elle loue une chambre depuis deux semaines, mais ce n'est que temporaire.

Il sembla hésiter quelques secondes.

-Tu sais... reprit il plus bas. Tu pourrais venir avec nous... On se débrouillerait avec la police, on te trouverait un lycée pour continuer... Morgane prendrait un appart, et on bosserait tous après les cours pour vivre en colloc'... Ce serait un peu galère au début... Mais on pourrait avoir une vie géniale, tous les trois! Tu imagines?

Uryuu imaginait très bien. Il en avait la gorge serrée.

-Tenshi...

Le plus grand s'aperçut de son trouble.

-Euh, écoute, c'est pas grave sinon. C'est... Je...

-J'aimerais vraiment venir avec toi. Mais...

-Tu as peur?

Uryuu hocha la tête.

-L'an dernier, nous n'étions que trois ados paumé dans Tokyo. Trois fugueurs. Nous tentions tous de nous échapper de quelque chose, non? Quelque chose d'insupportable...

-Où veux tu en venir?

-La réalité m'a rattrapé, Ten'. J'ai peur comme je n'avais jamais eu peur de ma vie. Peur qu'elle me rattrape encore si je fuis. Et puis, j'ai que dix sept ans... On dirait que tu m'a enlevé, et vous finiriez par avoir des ennuis. Je vous rejoindrais l'an prochain.

Tenshi passa un bras autour de son épaule. Il se laissa tomber contre lui.

-J'insiste pas,mais promets moi de nous dire si il faut qu'on vienne te chercher. On est... Des compagnons de galère. Et n'oublie pas un truc. C'est que je t'aime. Et que Morgane t'aime. Je vous aime tous les deux parce que, pendant ces six derniers mois, vous avez été la seule chose qui m'ai permis de garder la tête hors de l'eau quand je pensais couler. J'étais au fond du gouffre, et je pensais à vous.
Uryuu eut un sourire triste.
-Je croirais m'entendre parler.
-Je voudrais pouvoir te protéger.
-Eh, Tenshi?
-Ouais?
-Embrasse-moi.
-Volontiers, répondit le garçon.
Il pencha sa tête au dessus de celle d'Uryuu, et resta immobile quelques secondes. Leurs fronts collés l'un à l'autre, leurs souffles se mélangeaient, paisible pour celui de Tenshi, erratique pour Uryuu.
Il était au bord des larmes.
Tenshi finit par poser ses lèvres sur celles d'Uryuu. Doucement, délicatement.
Il le serra contre lui, le faisant monter à califourchon sur ses cuisses, et, sentant qu'il ouvrait ses lèvres, prit passionnément possession de sa bouche.
-Je suis en enfer ici, murmura Uryuu entre deux baisers.
-Je sais, répondit Tenshi.
Uryuu se sentait bien. Même si Morgane n'était pas là, il retrouvait l'ambiance sereine et tendre, avec une touche de désespoir, de la nuit qu'il avait passé entre leurs bras.
Le patron du café se racla bruyamment la gorge et Tenshi s'écarta d'Uryuu pour lui adresser un doigt d'honneur. Puis il se leva, paya sa consommation et entraîna son ami derrière lui en partant.
Le quincy était un peu rouge. à la sortie du café, Tenshi déploya son parapluie et l'embrassa de nouveau.
-T'es mignon comme ça.


Voilà ^^

Je ne sais pas trop quoi dire pour clore mon chapitre. Donc oui, Uryuu a fugué une deuxième fois, et non, je ne vous le raconterai pas. J'ai la flemme et puis ça ne serait pas très intéressant.

Une review, s'il vous plaît?