Yop!
J'espère que vous allez bien, que votre fin d'année se passe bien et bla bla bla.
Perso, je sors du bac, et pour être franche, je suis épuisée et j'ai encore les oraux de langue. Donc le chapitre de cette semaine sera assez court, désolée^^
... Enfin, non, pas désolée du tout, en fait. Court mais intense, ne vous inquiétez pas! Et puis, même si je ne voulais pas vous faire attendre encore une semaine de plus alors que mon rythme de parution était passé à un chapitre tout les week ends, je ne veux pas non plus vous offrir une histoire bâclée et terminée à l'arrache! et puis, je suis en train d'étudier le développement de mes trois prochains chapitres... si je fais la moindre erreur dans celui là, j'aurai du mal à la rattraper.
P.S : C'est pas vrai, c'est l'un des chapitres les plus longs (peut être le plus long en fait) que j'ai publié jusqu'à maintenant. Au début, il était tout court, et puis j'ai décidé de m'y repencher.
Bonne lecture!
Disclaimer bleach n'est pas à moi.
Question de karma
Les êtres qui vous parlent, vous touchent, vous embrassent ou habitent vos pensées laissent sur vous une empreinte.
Ryuuken avait fait bien plus que lui parler ou l'embrasser. Et il était une ombre constante sur ses pensée, une menace immuable dans sa vie.
Alors, n'était-ce pas normal que pour un soir, un seul soir, il veuille effacer, ou même juste estomper la marque de son père sur son corps?
Tenshi commençait à ouvrir les boutons de sa chemise. Uryuu avait cessé de se demander si il devait le laisser faire. Si il pouvait se laisser faire.
Il était un être tiraillé entre la logique et la passion. Mais là, les deux se mélangeaient et savait où en venir.
Tenshi déposa un baiser sur son torse nu. Il le sentait tendu. Il murmura:
-Si tu veux, on arrête là.
Ils étaient dans la chambre d'Uryuu. Cette même chambre qui avait accueilli des viols par dizaines, et qui semblait encore résonner des cris de souffrance de son propriétaire. Pourtant ce soir, cette chambre lui semblait douce. Pas accueillante, et certainement pas idéale, mais... Vivable. Juste vivable.
Uryuu embrassa Tenshi. Maintenant cette chambre porterait aussi la marque de leurs baisers. Pas d'amour entre eux non, juste l'attirance irrésistible qu'éprouvaient l'un pour l'autre deux adolescent trop vite grandis qui n'espéraient plus grand chose de leur existence, sinon un ailleurs. Deux paumés en mal de tendresse et de compréhension.
-T'as déjà fait l'amour à des mecs? Reprit Tenshi, voyant qu'il ne lui répondait pas.
-On peut dire ça comme ça, oui, dit Uryuu dans un sourire amer (il était dans une période de cynisme) qui dissuada son ami de chercher à en savoir plus. Et toi?
-Euh... Je suis pas gay, tu sais... C'est juste que... C'est juste toi.
Il laissa Uryuu lui retirer son T-shirt puis le renversa sur le lit.
-Mais avec des filles, oui, ajouta t il.
Uryuu ne dit rien. Leur relation n'admettait aucune jalousie. Et puis, c'était plutôt flatteur, au fond.
Tenshi mordilla sa clavicule, puis descendit en baisers papillons le long de son torse mince. La braguette fit résistance, ce qui tira un sourire moqueur à Uryuu. Puis, une fois qu'elle céda, il fit descendre son boxer et contempla le garçon nu qui se tenait devant lui. Uryuu s'était redressé sur ses coudes, agacé par cet examen visuel.
Tenshi remarqua des traces d'ecchymoses bleuâtres sur le corps. Des morsures, des griffures sur son ventre et ses cuisses. Et Uryuu était maigre à en faire pleurer une anorexique.
En relevant les yeux, il croisa le regard bleu glacial de son ami-amant qui le défiait de faire le moindre commentaire. Alors il n'en fit pas. Il n'y en avait pas besoin. Les conclusions s'imposaient d'elles-mêmes. Il ne savait pas qui avait violé Uryuu, ce n'était de toute façon pas à lui de le chercher et de le punir. Il ne s'en fichait pas, non. Mais... Il comprenait ce que ressentait -et ce que cherchait à se prouver- Uryuu. On a tous son bagage... Et le sien n'était pas mal non plus.
Il se pencha vers le plus jeune, qui s'était rallongé en le voyant s'approcher, et l'embrassa à l'aine, sentant avec satisfaction un frisson parcourir sa peau. Il n'avait jamais fait ce genre de chose à quelqu'un, mais on lui en avait fait plusieurs fois.
Il prit son sexe en main et en embrassa le bout, puis le suçota légèrement. Le goût était dégueulasse, et la sensation... Bizarre. Se rappelaient à lui les images des filles qui lui avait fait. Mais Uryuu se cambra, en gémissant de plaisir. Bon, alors avec cette réaction... De sa main libre, Tenshi attrapa celle d'Uryuu et leurs doigts se nouèrent. Puis il se pencha se nouveau vers lui et fit glisser sa langue le long de sa verge, tirant un petit cri, mélange de surprise et de plaisir, à son amant.
Uryuu haletait. Sa main libre attrapait les oreillers au dessus de lui, et son corps se tordait, couvert de sueur, sous Tenshi. Il était en feu. Son esprit était comme noyé dans le plaisir, la sensation coulait en lui à partir de son sexe et remontait le long de sa colonne vertébrale et le remplissait partout et partout partout il n'était plus que cette sensation et l'odeur de Tenshi qui l'envahissait, qui l'entourait le possédait le faisait vibrer, et il haletait encore comme si sa vie en dépendait... Et sa peau électrisée ressentait chaque frôlement de la main de Ten, et ses cheveux trop longs tombaient en caresses sur son ventre, et son souffle et...
Oh, c'était bon.
Le dos d'Uryuu s'arquait de plus en plus, le bras tendu au dessus de sa tête et sa main serrait les barreaux de sa tête de lit plus fort que jamais; Tenshi, amusé par ses réactions, intensifia le mouvement. Dans un petit cri aigu, Uryuu finit par se répandre sur son ventre et la main de Tenshi.
Tenshi essuya sa main sur les draps et se pencha de nouveau sur Uryuu, à quatre pattes au dessus de lui, pour l'embrasser, leurs mains toujours ensemble. Uryuu, un peu groogy, rit et l'attira soudainement à lui, lui faisant perdre l'équilibre. Il se retrouva allongé sur lui.
-Hé, c'est pas fini, je veux mon tour! protesta Tenshi.
Uryuu eut un sourire malicieux et entoura sa taille de ses jambes.
-Eh bien, vas-y, je t'en prie.
Tenshi sourit à son tour, un peu intrigué.
-T'es sûr que t'es d'accord? Enfin, je vais pas te faire mal?
-T'inquiète.
Il se positionna au dessus d'Uryuu, calé entre ses cuisses. Il semblait partagé entre la peur de blesser son amant et la tentation irrésistible de le prendre, là, tout de suite.
-J'ai jamais fait ça. T'es sûr de ton coup?
-Au point où j'en suis... Murmura Uryuu avec un sourire amer. Vas-y, je te dis! T'en meurs d'envie.
Tenshi sourit. C'était vrai. Il l'embrassa de nouveau.
Il hésitait, ne sachant vraiment pas comment faire. Certes, c'était sans doute un peu comme avec une fille, mais Uryuu semblait déjà blessé -et puis, ça ne se prenait pas dans le même sens. Il commença donc par glisser un doigt en lui. Il sentait l'anneau de chair de son amant se contracter légèrement, puis se détendre. Il en passa un deuxième. Il faillit poser une question mais se retint, pour ne pas irriter Uryuu, et surtout, il commençait à comprendre, presque à l'instinct ce qu'il fallait faire. Il se cala entre les cuisses d'Uryuu, retira ses doigts et, avec précaution, entra en lui. Il vit une grimace d'inconfort tordre le visage de son amant.
-Tu-tu vas trop vite...
-Désolé.
Uryuu avait été curieux de voir les sensations que pourrait lui procurer une relation presque amoureuse... Mais au moins consentie. Aurait il mal? Oui. Pour l'instant, les blessures qui subsistaient des viols à répétition le faisaient atrocement souffrir, et il tentait tant bien que mal de le cacher. Pourtant, lorsque Tenshi fut enfoncé au plus profond de lui, il ne put retenir un gémissement de douleur. Il sentit des larmes perler à ses yeux et battit des paupières pour les cacher.
Tenshi se méprit sur ce gémissement, et, sans lui laisser le temps de s'habituer à sa présence, commença à bouger en lui. Un long frisson glacial remonta le long de son corps, mélangeant le plaisir, qui commençait à monter, à la douleur presque insupportable qu'il ressentait.
-Aaah-Ah! gémit-il encore, incapable de se retenir.
Tenshi ne semblait pas se rendre compte de la douleur qu'il lui causait. Mais l'expression peinte sur son visage était extatique. Il prenait son pied comme jamais avant, sans voir -sans porter attention?- à la souffrance qui déchirait en deux le corps du plus jeune. La douleur était horrible, vicieuse, elle lui coupait le souffle et brouillait ses pensées, et l'indifférence de Tenshi à ce qu'il lui faisait subir le blessait tout autant; il eut la pensée fugitive qu'il l'avait cherché, au fond. Il ne pouvait pas en vouloir à Ten', mais pouvait il accepter de subir ça pour ne pas blesser son amant?
Non.
Il fallait que ça s'arrête. Immédiatement.
Et l'image de son père s'imposait à lui chaque seconde un peu plus, et il ne l'accepterait pas. Il en avait marre d'avoir mal.
Et il était libre, bordel!
Il était libre...
-Ten'...
Il attira Tenshi à lui et l'embrassa passionnément, encore et encore, pour se réconforter et aussi -surtout- pour l'immobiliser le temps que la douleur se calme. Lorsqu'elle fut retombée assez pour qu'il se remette à respirer normalement, Uryuu les fit basculer sur le côté, pour se retrouver à califourchon sur Tenshi, toujours imbriqué en lui. Maître de la situation à présent, il se surprit à sourire. Déjà, il n'avait jamais essayé cette position, et elle faisait nettement moins mal; en plus, c'était lui qui menait la danse maintenant, et c'était puéril, mais ça lui plaisait.
Tenshi, allongé sous lui, avait mis ses mains de chaque côté de ses hanches. Il avait l'air un peu surpris mais l'expression de son visage ne cachait pas qu'il savourait. Uryuu se mit à bouger le bassin d'avant en arrière, contractant ses muscles. Son amant se cambra sous lui, le dos arqué.
-Wow, murmura-t-il. Je...
Uryuu sentait les doigts de Tenshi se resserrer sur ses hanches, ses ongles griffer sa peau, au fur et à mesure qu'il faisait monter le plaisir de son amant. Et le sien. La douleur subsistait mais se mêlait à la sensation de Tenshi en lui, et d'un certain point de son anatomie fortement stimulé par leur union. Il avait la sensation bizarre qu'ils faisaient partie l'un de l'autre et...
Wow, c'était le bon mot. Pas aussi bon que ce que Tenshi lui avait fait juste avant mais wow quand même.
Les yeux mi-clos, la tête penchée en avant, il observait confusément le visage tendu par le plaisir de Tenshi.
-Uryuu... Gémit ce dernier. Uryuu, je...
Uryuu ne put retenir un cri lorsqu'il sentit Tenshi se répandre en lui. Il tremblait un peu, la douleur de nouveau présente se mêlant au plaisir.
à bout de souffle, il se pencha pour embrasser Tenshi et se laissa tomber à côté de lui. Son amant, tout aussi essoufflé, l'attira dans ses bras en s'allongeant presque sur lui.
-ça va? demanda t il.
-Je... Ouais, souffla Uryuu.
Il aurait voulu pleurer. Au lieu de cela, il le serra dans ses bras comme un doudou.
Deux paumés, ouais.
Et, en entendant que la respiration de Tenshi devenait plus régulière et plus calme alors qu'il tombait dans le sommeil, Uryuu se rendit compte qu'il sanglotait doucement. Des larmes ruisselaient sur ses joues et sa gorge était nouée par le chagrin.
Il était libre.
Uryuu somnolait. Depuis six mois, il avait prit l'habitude de ne dormir que d'un œil, et il tenait à savourer encore un peu le contact du corps nu et chaud de Tenshi allongé sur le sien. Il avait l'impression de voguer sur un océan de pensées et de sensation étouffées sans cohérence, et vraiment c'était bon. Les yeux entrouverts, il pouvait voir la lumière de la lune souligner de traits pâle le cou et le début du dos de son amant; Il entendait vaguement le bruit de sa respiration et en sentait le souffle contre sa gorge.
Il n'entendit pas, par contre, la porte s'ouvrir doucement.
-Uryuu.
Il avait encore en mémoire le moment où on lui avait annoncé que sa mère était morte, d'une crise cardiaque que rien n'aurait pu laisser imaginer auparavant. Ce jour là, en rentrant de l'école, son grand père était chez lui et lui avait signifié que son père l'attendait dans son bureau. Lorsque Uryuu s'y était rendu, Ryuuken n'avait pas dit un mot; le menton appuyé sur les mains, il s'était contenté de l'observer, presque impénétrable malgré ses yeux légèrement rougis. Puis, après de longues minutes de silence, il avait prit une grande inspiration et avait murmuré: "Kanae... Ta mère est morte, Uryuu" et ce dernier mot avait semblé retentir dans la pièce pendant une éternité. Et là, le même "Uryuu", une dizaine d'années plus tard, résonnait tout autant dans la chambre.
Sauf que la voix de Ryuuken ne vibrait plus de tristesse mais de stupéfaction -et de colère.
Uryuu se sentit d'un seul coup bien plus réveillé. Poussant Tenshi endormi sur le côté, il se redressa dans son lit, partagé entre le défi et la terreur.
Oh merde. Oh merde. Oh merde.
Donc, la question était; NeverLearn est elle capable de faire un lemon amoureux, sans glauque et sans douleur?
La réponse est donc; Non, même en essayant très fort. Mais c'est pour ça que vous l'aimez!
Nan je plaisante, je sais que vous me détestez. Mais c'est bien! La haine est une passion X)
Note n°1 : Partons du principe que Tenshi a un karma pourri. Mais genre vraiment pourri. Et Uryuu aussi en fait. Fâcheux, n'est ce pas?
Note n°2 : Je n'aime pas trop les relation uke/seme trop habituelles et stéréotypées.
Je ne vous ferais pas mon cirque habituel de "si vous me mettez trois reviews avant mercredi, je poste tout de suite le chapitre suivant!" vu que j'ai pas encore écrit le chapitre suivant et qu'il y a aucune chance que j'ai le temps de l'écrire avant mercredi :3
Les gens! J'ai redécouvert Avenged Sevenfold en écrivant ce chapitre. C'est juste trop bien! J'adore^^
