... Hin hin hin. Je sais, je vous ai fait attendre et vous me détestez aussi pour ça. Je pensais avoir internet là où j'étais et puis il s'est avéré que non donc voilà (transition de malade)

Le voilà, en retard, et très long (3 500 mots, c'est un record!) . Selon ma motivation (et vos reviews, surtout vos reviews :3), je posterai le suivant dans quelques jours.

Au moment où j'écris ces lignes, et où donc je relis une toute dernière fois mon chapitre avant de le poster, il y a un orage chez moi. Un orage sans pluie, j'adore ça. Enfin, j'adore la pluie, mais j'aime les orages sans pluie aussi.

NeverLearn raconte sa vie, parfait. Le jour où j'aurais converti le monde entier aux Quincests et où je deviendrais une icône mondiale dans ce domaine, je mentionnerai ce jour d'orage sans pluie dans ma biographie, qui deviendra un livre sacré.

Bref, bonne lecture.

Disclaimer ; Don't own bleach.


Empreintes

Uryuu soutenait sans ciller le regard glacial de son père.

Certes, inviter Tenshi dans son appartement n'avait pas été la décision la plus prudente de sa vie.

Et le laisser passer la nuit dans son lit ensuite avait été carrément stupide. Notamment pour la sécurité de son ami.

Il n'y avait pas vraiment réfléchi, mais il sentait, il avait toujours senti que son père n'accepterait jamais qu'il….

Qu'il quoi ?

Qu'il le trompe ?

Ha, ha.

Tenshi s'agita près de lui, cherchant dans son sommeil la couverture qui avait glissé sur le côté. Ne la trouvant pas, il finit par ouvrir un œil. Puis un deuxième, encore ensommeillé. Il regarda Uryuu, puis Ryuken. Puis Uryuu. Puis Ryuken. Ni l'un ni l'autre ne lui accordèrent la moindre attention, trop occupés à s'affronter du regard. Son cerveau dans les vapes commença à faire le rapprochement entre les différents éléments qui se présentaient à lui.

-Tenshi ? Dit Uryuu, se souvenant soudain de son existence.

-Euh, oui ?

Son ami-amant se tourna vers lui, rompant le contact visuel avec son père, sciemment provoquant.

-Je suggère que tu récupère tes affaires et que tu t'en ailles.

Sa voix était parfaitement éveillée, et son ton calme cachait mal la tension qui l'habitait.

-Euh, ouais, je vais faire ça…. Répondit-il, pas encore tout à fait lucide.

Ryuken lui adressa un regard polaire qui le dégrisa instantanément. Il lui fallut quinze secondes pour se rhabiller et prendre son sac.

-ça ira ? demanda t il à Uryuu, en prenant son sac.

-T'inquiètes. Et puis ça ne te concerne pas.

Cette dernière phrase avait été dite sans agacement ou colère, c'était juste une constatation. Tenshi n'insista pas. C'était dans sa nature de ne s'occuper que de ses affaires, tant qu'on ne l'appelait pas à l'aide. Et Uryuu lui faisait confiance pour cela.

Sortant de la pièce, il se retourna, s'inclina et lança au père et au fils

-Bonne soirée !

Puis il sortit.

….

'' Bonne soirée'' ? Il avait bien dit ''bonne soirée'' ? Uryuu avait l'air un peu surpris. Ah ouais, ''bonne soirée'' à toi aussi, Ten. Il ne cesserait jamais de l'étonner.

Au moins, Ryuken n'avait pas décidé de venger l'affront.

Sortant de l'immeuble, Tenshi déplia le morceau de papier qu'Uryuu lui avait glissé à la dérobée. Une adresse et un nom y était griffonnés à la va-vite, ainsi que des excuses et le conseil de quitter la ville au plus vite.

Tenshi sourit. Il avait prévu de retourner à Tokyo le lendemain, de toute façon. Il enverrait juste un mail à son ami pour le rassurer.

En attendant, il avait envie de finir sa nuit. Il n'avait plus qu'à trouver ce Yasutora Sado et espérer qu'il voudrait bien accueillir un inconnu chez lui à onze heures et demi.

Uryuu s'était levé, tendu. Le regard de son père parcourait son torse nu, passant sur les bleus et les griffures qui le constellaient, s'arrêtant un instant sur la cicatrice en étoile qu'il portait depuis qu'il lui avait fait regagner ses pouvoirs, et celle, plus récente, sur son épaule.

Son précieux et fragile fils à la peau d'ivoire, marqué par lui des dizaines de fois.

Ne voyait-il donc pas qu'il lui appartenait ?

En attendant, Uryuu le fixait sombrement. Il respirait la peur et son regard brillait de terreur et de défi.

Sans un mot, Ryuken s'avança vers lui. Uryuu aurait voulu s'enfuir en courant. Rejoindre Tenshi, même si ça les mettait en danger tous les deux, et partir à Tokyo vivre avec Morgane. Ouais, ils pourraient avoir une vraie vie tous les trois. Il le sentait au plus profond de lui. Mais dans l'immédiat, son problème principal portait des cheveux blanc mi-longs et des lunettes et il continuait de le regarder, glacial, furieux et presque amusé.

Oh….

Il allait regretter.

Non.

Il n'allait pas regretter.

Ryuken prit son menton entre ses doigts, relevant son visage vers lui.

-Je refuse que tu…. Que tu couche avec qui que ce soit.

-Je ne t'appartiens pas, répondit Uryuu sans conviction.

Il n'allait pas regretter. Il pouvait prouver qu'il restait libre même dans l'horreur.
Il allait haïr le jour où il était né. Mais jamais celui où il aurait résisté.

Ryuken commença par le gifler. Puis il descendit ses doigts sur sa gorge et l'embrassa brutalement. Uryuu tenta de se dégager d'un mouvement d'épaule ; Ryuken attrapa son bras et le tordit sans pitié derrière son dos, le serrant encore plus contre lui.

Le jour où il aurait commencé à résister.

Des larmes perlaient à ses yeux. Il avait l'impression que son bras allait se briser comme une brindille d'un minute à l'autre, et il sentait contre son ventre l'érection de son père –il était terrorisé. Il ne voyait plus rien, sans ses lunettes, et avec les larmes qui brouillaient sa vue ; il sentit juste Ryuken l'entrainer en arrière, puis tomber sur lui dans le lit, martyrisant encore plus son bras déjà douloureux. Il se cambra, essayant en vain de le faire tomber.

Les doigts de Ryuken attaquèrent la fermeture de son pantalon de pyjama.

Le Jour où il aurait commencé à retrouver son humanité.

Ryuken finit par arracher les boutons et se redressa au dessus d'Uryuu pour lui ôter son pantalon. Puis il commença à détacher sa ceinture.

-Cesse de te débattre, murmura t il.

Uryuu ne répondit pas. Il arqua son corps, puis se redressa d'un coup, saisissant son père à la gorge, et ils tombèrent tout les deux en arrière.

Il ne voulait pas le tuer Non Oh non pas le moins du monde.
Mais rien dans tout l'univers n'aurait pu le rendre plus heureux que sa mort.

Seulement Ryuken ne fut pas long à retrouver ses esprits. Il invoqua son arc. Uryuu tenta de se dégager de sa prise, de fuir ; D'une main, Ryuken tira pour le déconcentrer ; la flèche le frôla à la jointure de l'épaule et de la gorge, laissant une trace ensanglantée sur son passage et un trou fumant dans le mur derrière. En l'évitant, le fils avait basculé en arrière, laissant Ryuken reprendre l'avantage.

Ryuken qui le plaqua à même le sol en appuyant sur ses épaules. Uryuu hurla, son corps s'arquant un peu plus.

Il ne supplierait pas. Il ne pleurerait pas.

Ryuken avait détaché sa ceinture. Rassemblant les bras de son fils au dessus de sa tête, il l'utilisa pour les attacher au pied du lit.

Lorsqu'il eut finit, il se releva. Son fils avait arrêté de se débattre, en comprenant sans doute l'inutilité, et il le regardait, plein de rage. Sa poitrine se soulevait et se baissait au rythme de ses respirations, mais c'était de la colère qu'il inspirait et expirait au travers de ses mâchoires serrées.

Son attitude avait changé. Il n'était pas sûr de savoir en quoi.

Ryuken ôta ce qui restait de ses vêtements, constatant avec regret que sa chemise et sa cravate étaient réduites à l'état de lambeaux.

Son fils était à ses pieds, fier et rebelle, et pourtant entièrement à sa merci. Ses bras s'étaient rapprochés de sa tête, dans un geste de défense aussi inconscient qu'inutile.

Uryuu était beau. Infiniment séduisant.

Et Ryuken était dangereusement fasciné par ce genre de beauté.

Il sourit et se pencha sur son corps. Uryuu semblait au bord des larmes. Peut être même sur le point de vomir. Il le vit fermer les yeux lorsque ses doigts approchèrent de son bas-ventre. Il sentait son fils frissonner. De froid, peut être, de dégoût, sans doute.

Il l'embrassa au niveau du sternum.

Il avait envie de mordre cette chair de nacre, de la déchirer, d'imprimer encore plus avidement sa marque en elle jusqu'à ce qu'elle lui appartienne totalement.

Il écarta les jambes d'Uryuu, sous son regard glacial et terrifié.

Puis, sans préparation, il commença à le pénétrer.

-Aahhh- Hhhh- Hhh….

Uryuu ne hurla pas.

Il ne gémit même pas.

L'air refusait purement et simplement d'entrer dans sa gorge.

Oh.
C'est-
Je vais mourir.

Il ne voyait plus rien, ne sentait plus rien ; son corps se résumait à cette colonne de douleur qui montait, qui enflait, qui grandissait-

-encore et encore jusqu'à l'empêcher de respirer et il faudrait que ça s'arrête il faut que ça s'arrête que ça s'arrête MAINTENANT Mais-

Mais ça ne s'arrêtait pas.

Et ses pensées tourbillonnaient dans sa tête, noyées dans ce flot de douleur qui l'emportait

Il savait faire la différence entre le sexe pour le sexe et le sexe pour faire mal. Jamais auparavant Ryuken ne l'avait violé que pour le faire souffrir ; à sa façon, il avait parfois même essayé de lui rendre les choses plus faciles. Mais là…. Non, c'était juste une punition de base, il cherchait seulement à lui causer le plus de douleur possible.

Pour l'humilier.

Le détruire….

Il tremblait.

Il sentait Ryuken le pénétrer toujours plus profondément et il tremblait encore plus violement.

Une odeur de sang le prit à la gorge.

Son sang.

Des taches rouges maculaient ses jambes et son ventre. Des doigts se glissèrent dans ses cheveux et tirèrent sa tête en avant, avec tant de violence qu'il crut qu'elle allait se détacher.

-Aaaah-AAAAAAAH !

La douleur remontait le long de sa colonne vertébrale, paralysant ses muscles, tétanisant son corps tout entier. Tirant sur les liens qui retenaient ses bras, il sentit quelque chose se briser d'un coup sec au niveau de ses poignets.

Il s'arrêta de respirer pendant une seconde avant que l'information et la douleur arrivent elles aussi dans son cerveau ; son corps entier n'était plus qu'une vague de souffrance.

Ryuken s'était enfoncé au plus profond possible. Il lâcha ses cheveux, laissant sa tête retomber et heurter le sol.

Il le sentait en lui.

Il sentait précisément le membre de son père s'enfoncer en lui,

Se retirer,

S'enfoncer encore, toujours plus loin lui semblait-il,

Et se retirer encore, le laissant déchiré.

Et revenir comme une vague qui recouvre et engloutit un noyé.

Uryuu fixait un point loin au dessus de lui.

Il aurait voulu vomir toutes ses entrailles.

Il n'arrivait pas à oublier la douleur comme il le faisait habituellement. Ryuken ne le laisserait pas rejoindre son nid hermétique.

Ses yeux se fixèrent sur le visage de son père, étrangement sérieux et appliqué, bien qu'un peu essoufflé. Il avait posé ses mains sur ses côtes. Et appuyait. Uryuu en gémit de douleur. Ryuken sourit.

Appuya un peu plus.

Encore un peu plus.

Encore.

Dans une sensation étrange –fascinante- Uryuu sentit une de ses côtes se fendre doucement.

Il eut un hoquet terriblement douloureux.

Puis….

Il se sentait…

Cotonneux.

L'inconscience était là, juste à quelques respirations de distance, prête à l'emporter.

Avait-il déjà connu plus doux que cette ombre blanche qui lui tendait les bras, comme une délivrance ?

Ryuken continuait d'appuyer sur sa cage thoracique. Il le sentait vaguement.

Violé rapidement, douloureusement, à même le sol… Qui espérait-il tromper en parlant d'humanité ? Il était au tout dernier stade de l'humiliation.

Il ouvrit les yeux encore, fixant ses poignets en sang attachés au pied de son lit…

Pas la peine.

Puis se laissa sombrer.


Il reprit conscience un peu plus tard.

Il mit quelques secondes à comprendre que quelque chose n'allait pas. Pas du tout même.

Cette sensation étrange au niveau de son bas ventre.

Non.

Dans son bas ventre.

Alors que l'ensemble de son corps sortait peu à peu de sa torpeur, il poussa un petit cri, mélange de surprise et de douleur, en sentant quelque chose vibrer en lui.

Oh, non.

C'était si trivial.

Il tressaillit.

Le vibromasseur avait été placé d'une main experte en lui, à l'endroit idéal où-

Oh-

Il retint de justesse un gémissement, la tête penchée en arrière.

Ses bras était toujours attachés, et, tirant dessus, Uryuu en réveilla la douleur. Il essaya d'en faire abstraction –et d'oublier le jouet qui stimulait ce point précis de son anatomie- pour se rendre compte de son état. Il regarda son corps d'abord. Une substance blanchâtre facilement identifiable recouvrait son ventre, et l'odeur de son père remplissait ses narines, mais ses côtes avaient été bandées et, si il ne respirait pas trop fort, ne faisaient pas trop mal.

Le vibromasseur gagna en intensité.

-Mmmh !

… Il avait été bâillonné aussi.

Il se cambra de nouveau, les yeux fermés, la tête penchée en arrière.

La sensation était totalement nouvelle.

Envoutante.

Il ferma les yeux.

Il sentait son bas ventre se réchauffer sous le traitement du sextoy.

Il se sentait….

Bien.

Et tout son corps répondait avec enthousiasme.

Ça ne ressemblait à rien de ce que son père lui avait fait auparavant, c'était plutôt comme avec Tenshi, mais…. Mais ça venait de Ryuken. Ce n'était qu'une humiliation de plus.

Uryuu, l'esprit embrumé de plaisir, essaya quelques secondes de se retenir de jouir.

-Mh !

Le sextoy prit encore en intensité.

C'était dérangeant

Mais vraiment délicieux.

Dans un gémissement étouffé, Uryuu éjacula sur son ventre, mêlant sa semence à celle de son géniteur. Le jouet continuait à vibrer toujours plus fort. La douleur des viols commençait à se réveiller, mariée à la double extase d'Uryuu. Le quincy eut un léger rictus, puis le sextoy se mit à vibrer de moins en moins vite, le laissant essoufflé, humilié et les idées en vrac.

Son esprit se clarifia quelques secondes.

Quelque chose d'autre n'allait pas du tout.

Il faisait jour, à en voir la lumière dans sa chambre. Il se tordit le cou pour apercevoir son réveil. Un peu plus de huit heures.

Son père était parti au travail depuis une demi-heure.

Son père était parti, et l'avait laissé dans cet état.

Pour toute la journée.

Et encore, si il avait prévu de rentrer le soir.

Uryuu écarquilla les yeux. Le vibromasseur contre sa prostate prenait une toute autre dimension.

Et les vibrations reprenaient.


Il était dix heures. Uryuu avait joui et joui, mais la présence du sextoy en lui devenait plus douloureuse au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient.

Son esprit n'arrivait plus très bien à formuler des pensées cohérentes.

Les vibrations le dérangeaient de plus en plus, et il se rendait compte qu'elles n'allaient pas tarder à le paralyser de souffrance. La douleur des viols déjà subis se réveillait à chaque orgasme un peu plus, et était déjà quasiment insupportable.

Il n'arrivait pas à expulser le petit objet, alors il avait tiré sur ses bras, et ses poignets étaient en sang de nouveau. Il essayait de les faire glisser de la ceinture.

Il fallait qu'il se libère.

Il fallait qu'il se libère.

Plutôt crever que de supporter ça encore une fois.

Sauf qu'il n'avait pas vraiment le choix.

Et le jouet vibrait de nouveau de plus en plus fort.


Quatorze heure, et le bâillon était plein de salive et de sang.

Uryuu s'était mordu la langue, essayant de résister aux sensations extatiques que le sextoy provoquait en lui.

Il ne savait plus différencier la douleur du plaisir.

L'un l'aidait à supporter l'autre,

Et réciproquement,

Les deux étaient humiliants et insupportables.

La tête renversée en arrière, il avait l'impression de brûler vivant d'orgasme et de souffrance.

L'odeur entêtante du sperme,

De son sperme,

Se mêlait à celle de ce sang qui coulait le long de ses bras, de ses joues.

Et le vibromasseur était au maximum de son intensité

Et Uryuu se consumait.

Il aurait voulu hurler.


Dix huit heures.

La souffrance irradiait dans tout son corps.

Le sextoy avait été dérangeant,

Il était maintenant…

Affreusement douloureux.

Uryuu se cambrait.

-Mmmmmmmmh !

Il hurlait mais personne ne pouvait l'entendre

Il pleurait

Il saignait

Il se tordait de douleur sur le parquet souillé

Il n'avait jamais autant espéré que son père revienne vite


Vingt deux heures.

Uryuu était prostré sur le sol. Il ne luttait plus.

Il ne cherchait plus à résister à la douleur ou au plaisir.

Epuisé au point d'avoir du mal à respirer, il sanglotait doucement, les bras serrés autour de sa tête.

Il avait l'impression de s'être évanoui plusieurs fois mais n'en était pas sûr.

Alors il se laissait sombrer, espérant un répit plus long.


Ryuken rentra vers vingt trois heures.

Il prit le temps de poser ses affaires, de se préparer un thé et de le savourer à petites gorgées sur son balcon. La journée avait été longue et éreintante. Lorsqu'il se sentit un peu reposé, il posa sa tasse et se dirigea vers la chambre de son fils.

La lumière avare de la lune éclairait le corps inconscient d'Uryuu, recroquevillé par terre. Sous la pâleur coupante de l'éclat nocturne, il avait l'air plus maigre et pathétique que jamais. Il tremblait, des larmes mouillaient ses joues. Du sang et du sperme tâchaient ses jambes, son ventre et le plancher. Ryuken plissa le nez. Quel spectacle pitoyable.

Il chercha dans sa poche la télécommande du vibromasseur pour l'éteindre.

Puis il ouvrit sa ceinture, libérant les mains d'Uryuu. Il manipula quelques secondes ses poignets, essayant de déterminer leur état. Le gauche était cassé. Il envisageait de l'emmener à l'hôpital, où il pourrait en plus garder un œil sur lui les jours suivants. Mais malgré l'état physique déplorable de son fils, avait il vraiment été assez sévère ?

Uryuu avait vaguement repris conscience. Ses yeux bleu-océan qu'il aimait tant, entrouverts, suivaient avec indifférence ses mouvements.

Ryuken eut un minuscule sourire. Comment résister à ces yeux là ?

Il embrassa doucement son fils. Puis il le souleva et l'emmena jusqu'à la salle de bain, où il le lava et approfondit encore son examen. Il retira le sextoy, ennuyé par l'importance des lésions internes qu'il avait causées, puis vérifia que l'état de ses côtes ne s'était pas trop empiré.

Il le sécha, le rhabilla et le porta jusqu'à la voiture. Uryuu était de nouveau plongé dans sa torpeur.

-Tu es à moi.


« A part nous même

Notre propre visage et notre propre voix

Nous n'avons rien

Mais peut être que c'est ce qui est important

Arriver à reconnaître le son de sa propre voix

Et la forme de son propre visage

De l'intérieur il est comme ça

Mais quand je le regarde il est comme ça

Là, maintenant,

Maintenant,

C'est déjà fini. »

Regular Barbary, A Backward Glance On A Travel Road.

Je sais pas trop quoi dire pour clore ce chapitre assez…. Bizarre, alors je mets des paroles de musique pour combler le vide. Ah, si : ce serait vraiment très très gentil de prendre quelques minutes de votre temps pour me laisser un commentaire. S'il vous plaît *tête mignonne*

PS : Il y a toujours de l'orage, mais maintenant, il pleut.