Yoshe!
Je sais que je vous avais dit, dans mon trailer pour la deuxième partie, que "l'espoir renaissait", et que pour l'instant, je ne fais qu'enfoncer encore et toujours plus mon petit Uryuu. Voyez-vous, chers amis, JE VOUS AI MENTI MOUHAHAHAHAA! *hum* nah, c'est juste que je ne savais pas où allait cette fanfiction à ce moment là (je ne le sais toujours pas, hein) et que je ne pouvais pas m'empêcher de prolonger un peu ses souffrances.
Vous aimez ça aussi, avouez.
Sadiques.
Mais le moment est venu d'amorcer la fin de cette histoire. Voici l'avant avant dernier chapitre, je crois.
...o
Nan, je déconne. J'en sais rien. Peut être. On verra bien. Vous n'êtes pas moins au courant de la suite de la fic que votre serviteur.

Par les yeux de Merlin. 4 100 vues, 40 reviews *.* Quel plaisir d'écrire pour vous, chers tarés!


Dernière fois.

Le premier son que fut capable de discerner Uryuu était le battement régulier de la pluie sur les carreaux. Quand il était enfant, ce bruit le ravissait, car son grand père avait l'habitude de lui préparer un chocolat chaud lorsqu'il s'entrainait sous la pluie. Il sentit ses lèvres s'étirer en un fin sourire. Puis, sans ouvrir les yeux, il continua à écouter. Passé la pluie sur les vitres, le vent qui chantait entre les immeubles comme un fantôme mélancolique, les bruits de la ville qui grondait doucement, une respiration peuplait le silence de la pièce. Non, deux. Il ne reconnaissait pas parmi elles le souffle feutré, trahissant une ancienne tendance à l'asthme, qui caractérisait Ryuken.

Alors il ouvrit les yeux. Puis les referma immédiatement, aveuglé par la lumière trop forte des néons.

Chad releva la tête en le voyant bouger. Ichigo, lui, s'était assoupi sur une chaise en plastique appuyée sur le mur, près de la fenêtre, et n'eut aucune réaction.

Lorsqu'il fut capable d'ouvrir les yeux sans se brûler les rétines, il se tourna vers Chad qui hocha la tête.

-Tenshi va bien, dit le jeune homme. Il est reparti ce matin. Il te passe le bonjour.

-Merci beaucoup. Je... Je suis désolé de t'avoir envoyé un inconnu en plein milieu de la nuit.

Chad secoua la tête, l'air de dire "pas de problème".

Uryuu se laissa retomber dans son lit, fixant le plafond. Las.

Et maintenant? se demandait-il. Il se tourna vers Ichigo. Lui, il pourrait jouer un rôle dans ce qui allait se passer. ça l'ennuyait de le reconnaître, mais il aurait besoin de son aide.

Il y avait toujours une troisième option. Se laisser disparaître, ou fuir... Ou bien tuer Ryuken. Non, il n'arriverait jamais à s'y résoudre. Même au plus profond de la haine et de la folie... Et de la terreur... Non, il ne pourrait jamais, jamais relâcher une flèche destinée à mettre fin à sa vie.

Ce n'était pas une option. Il devait y avoir autre chose.

Alors, où était-elle, cette troisième possibilité? Réussir sa fuite ou se laisser devenir une poupée sans âme entre les mains de son père, c'était tout ce qu'il lui restait?

Il ferma les yeux.

Le bruit de la pluie contre les carreaux. Rassurant comme une berceuse.

Et d'une porte qui s'ouvre.

-Merci d'être passés. Mais l'heure des visites est passée, il va falloir que vous y alliez.

Oh. Avait-il vraiment besoin de spécifier à qui appartenait cette voix?

-D'accord, monsieur, répondit Ichigo d'une voix qui cachait mal qu'il venait de se réveiller en sursaut.

Bruits de chaises qui frottent contre le sol.

Uryuu avait un goût d'amertume dans la bouche. Et si il se levait, qu'il suppliait Ichigo et Chad de ne pas partir, de ne pas l'abandonner avec lui? De ne pas le laisser, de le protéger, de...

Tsss. Où était passé son honneur...? Mauvaise question, il se savait très bien.

Il sentait le regard d'Ichigo sur lui. Un regard doux. Plus tendre qu'il ne le laissait voir. Il avait conscience que le shinigami s'inquiétait beaucoup plus pour lui que de raison. Il avait aussi compris ce que ça impliquait. Il savait aussi que si il lui demandait de l'aider, il ne le laisserait jamais tomber.

Mais...

Il entendit un "au revoir" murmuré, puis des pas et le son d'une porte refermée. A clé.

Il ouvrit les yeux.

Son père était debout près de son lit. Il leva son regard vers lui.

-Bonjour.

Ryuken ne répondit pas. Au fur et à mesure que le temps passait, il avait appris à connaître un peu ses émotions; debout, sans bouger, muet, proche de lui mais pas trop. L'esprit rempli de ses envies malsaines et d'un soupçon très léger, de remords. Hésitant, à sa manière. Ryuken, au fond, n'était pas si difficile à comprendre. Combien de temps avait-il résisté à la violence de ses désirs incestueux? Il l'ignorait. Longtemps, sans doute. Il se souvenait de chaque geste de tendresse purement paternelle qu'il aurait pu lui prodiguer, mais qui avait avorté. Parce que tous auraient pu dériver. Sans doute avait-il flanché ce jour-là, six mois auparavant, et n'avait pas pu résister par la suite. Et maintenant, il l'aimait et le détestait trop pour pouvoir se passer de lui.

Il ferait n'importe quoi pour le garder à ses côtés.

Ryuken s'assit près de lui, et, tout doucement, passa la main dans ses cheveux. Puis embrassa une de ses mèches. Il ne se les était pas coupé depuis sa fugue, et ils tombaient en longues trainées noires de part et d'autre de son visage jusqu'à ses épaules. Comme des traits tracés à l'encre sur une feuille pâle. Comme des plumes.

Doucement, Ryuken posa son front sur le sien. Uryuu referma les yeux. Pas la peine de voir ça. Il sentait pour l'instant juste son souffle froid sur sa peau. Sur ses lèvres.

Il ne supplierait pas, il ne lutterait pas. Il mettrait fin à tout cela, mais d'une autre manière.

Les lèvres de Ryuken finirent par se poser sur les siennes. Ses mains. Sur ses joues. Son cou. Son torse. Dégrafant doucement les boutons de son pyjama. Descendant le long de ses côtes.

Il ouvrit les yeux et son père se noya dedans.

Il embrassa son front, tendrement. Puis écarta les pans de sa chemise pour passer sa bouche sur sa gorge, sa poitrine et son ventre, s'arrêtant sur son nombril, goûtant avidement sa peau d'ivoire. Ses mains descendaient au niveau de la fermeture de son pantalon. Il mordilla sa hanche, et l'embrassa encore au niveau de l'aine. Il ouvrit sa propre chemise et retira son pantalon, à quatre pattes au dessus de lui. Puis il fondit de nouveau sur ses lèvres, commençant à caresser d'une main son sexe inerte. Uryuu n'eut aucune réaction. Il n'eut même pas besoin de forcer son corps à ne pas répondre aux attentes de l'homme qui le dominait. Il n'éprouvait rien. Pas de peur. Pas de mépris. Un peu d'appréhension lorsque son père écarta ses jambes et inséra un doigt en lui. De l'inconfort et de la douleur. Mais pour Ryuken?

Oh, il avait compris.

Il avait pitié de lui.

Le médecin le pénétra, lui tirant un gémissement de douleur, à peine étouffé, et commença à bouger lentement en lui. Il était plus doux qu'il ne l'avait jamais été. Et Uryuu plus docile.

Il avait pitié de lui. Pitié de cet homme prisonnier de ses désirs malsains, dépendant et possessif.

Il avait pitié!

-Aaaah-hhh!

Il ne maitrisa pas ses cris de douleurs lorsque Ryuken s'enfonça au maximum en lui. Il avait réellement mal, même si ce n'était rien comparé à ce qu'il avait subi la veille, ou l'avant-veille, il ne savait plus; mais au dessus de la douleur, au dessus de l'humiliation toujours présente, il jubilait.

Il voulait que ça cesse, sans rage, sans haine, sans terreur, sans résignation; Il voulait s'en sortir et désormais, il le ferait, car il le pouvait.

Il se cambra sous la douleur, étouffant un râle. Ryuken avait accéléré le rythme, comme mécontent de son apathie, et mordait son épaule. Il lui resterait des traces. De griffures, aussi, et peut être de bleus.

Mais quelle importance? Le physique n'était rien. il se sentait comme dans du coton.

Son torse s'arqua de nouveau lorsque Ryuken éjacula en lui. Uryuu sentait son regard sur son visage, sur ses yeux surtout. Lui, il ne regardait rien que le plafond. Il ne souriait pas, et n'exprimait rien.

Ryuken l'embrassa encore. Puis il l'entendit se relever. Se rhabiller. Bruit de tissus froissés. Il reposa les yeux sur son père lorsque celui ci le recouvrit de son drap.

Il ne sait ce qu'il y lut, mais cela ne sembla pas lui plaire. Ryuken l'embrassa une dernière fois -dernière fois-, forçant de sa langue l'entrée ses lèvres. Puis il ajusta sa blouse, ouvrit la porte et sortit. Sans un mot.

Uryuu se redressa.

Il avait mal, mais d'expérience, il savait que cela passerait dans les prochaines heures. Il ne saignait pas, ce qui l'étonna. Ryuken s'était montré vraiment moins violent que d'habitude. Ses jambes étaient souillées de sperme. Avec un soupir, il se leva, s'approcha d'un lavabo fixé au mur et entreprit de faire sa toilette. Il pleuvait toujours dehors, et le contact de l'eau chaude avait quelque chose d'apaisant. Il finit par se laver entièrement, trempant le sol. Il utilisa son drap en tant que serviette, et c'est en le passant sur son poignet gauche qu'il remarqua un problème. Une absence.

Non pas sa croix Quincy, qu'il ne portait presque plus, et qu'il gardait dans la poche de son jean. Non, un simple bracelet, une chaine en argent offerte par Morgane à son anniversaire. Au delà de sa valeur sentimentale, il y avait placé de son pouvoir, et y avait ajouté de petits maillons de fer, se confectionnant un inhibiteur à énergie spirituelle. Pour éviter que son reiatsu augmente jusqu'à déferler lorsqu'il en perdait la maîtrise.

Quand en perdait-il la maîtrise? Rarement.

Quand il avait peur. Quand il avait mal.

Quand son père brûlait son corps de son avidité. Quand il le prenait comme si il lui appartenait. Quand il le violait.

Ce qui était précisément ce qu'il venait de se passer.

Ce bijou, il l'avait modifié pour que ses amis ne soient pas au courant de ce qu'il subissait; une vague de reiatsu paniqué de sa part les aurait alerté, et ils seraient venus à son secours.

Il ferma les yeux. Il commença par essayer de se calmer; il avait peur, sa respiration était rapide, trop rapide. Légère hyperventilation. Le reiatsu qu'il émettait en ce moment même était affolé, mais ténu; peut être que, par chance, cela avait été le cas pendant toute la durée de l'acte... Il sonda les alentours. Il ressentait son propre reiatsu, et sa douleur passée à travers lui. C'était... Très étrange. Il ressentait aussi celui de son père, élevé mais pas exceptionnel, Ryuken ayant une maîtrise presque parfaite de ce qu'il émettait. Il élargit son champ de recherche. Les résidus des reiatsu humains, faibles. Les traces de passages d'Ichigo et de Chad. Et, encore plus loin, celui d'Ichigo. Le vrai, le présent. Un peu trop proche à son goût, et perché en hauteur. Interrogatif. Mais il était trop loin pour avoir vu ce qu'il s'était passé par une fenêtre, et il avait une très mauvaise perception du reiatsu, du moins, c'était le cas lorsqu'ils en avaient parlé pour la dernière fois. Il élargit encore son périmètre spirituel, recherchant Chad ou Inoue; ils étaient trop loin pour avoir ressenti quoi que ce soit.

Pris de fatigue lorsqu'il relâcha la tension sur son reiatsu, il se laissa tomber à terre.

Bien. Parfait.

Il pouvait s'en aller, maintenant.


Écrire avec Radiohead en fond musical, c'est l'un des trucs les plus déprimants que j'ai fait... J'adore Radiohead.

Neverlearn a un demi-milliard d'idées qui tourbillonnent dans la tête, et à part quelques intrigues de devenir maître de l'univers, les plans pour construire une machine à voyager dans le temps ou des implants pour récupérer les pouvoirs de Deadpool, il y a de quoi écrire deux trois (cinq six) OS, dont des quincest (aussi angsty que d'habitude; si vous voulez les lire, je ne peux que vous conseiller de me suivre, mais jdis ça, jdis rien). J'ai aussi commencé à écrire une nouvelle fiction à chapitre (sur KHR, cette fois) même si je ne l'ai pas encore publié. Dès que j'aurais terminé père et fils (eh oui, les meilleures choses ont une fin)