Le S.T.A.R.S actuel de Raccoon city comporte deux équipes: ALPHA et BRAVO. La première est consituée de Chris Redfield, Jill Valentine, Joseph Frost, Barry Burton et Albert Wesker ainsi que Brad Vickers, tandis que les membres de la seconde sont Richard Aiken, Edward Dewey, Enrico Marini, Forest Speyer, Kenneth Sullivan, Rebecca Chambers et enfin Kevin Dooley. Le 23 juillet, l'équipe BRAVO a décidée de partir en reconnaissance plus loin dans la forêt. Cette mission fut décidée en hâte car les corps avaient alarmés les forces de l'ordre. La voie des airs semblant la mieux appropriée, la mission consistait donc à survoler en hélicoptère une zone prédéfinie dans l'espoir de trouver quelque chose. Chacun des membres de l'équipe s'étaient préparés au cas où un quelconque problème ne surviendrait. Des armes à feu et leurs munitions ainsi que des trousses de secours étaient les bienvenues, sans oublier les radios afin de garder contact entre les membres. Une fois les préparatifs terminés, l'opération pouvait enfin débuter. Il était 19h environ, Jill Valentine regardait l'appareil s'élever peu à peu puis s'en aller vers les montagnes, assise sur un siège au premier étage du commissariat. Le ciel était gris et parsemé de nuages.
La demoiselle avait des cheveux châtains foncés et lui arrivaient au niveau de la nuque. Elle était plutôt grande de taille, et sa maturité constituait son principal atout. Agée de 24 ans, elle fût d'abord employée par l'US Delta Force, et parvint à intégrer l'unité S.T.A.R.S au début de l'année dès qu'une place fut libérée. Elle décida d'aller rejoindre Chris, qui devait sûrement fumer une cigarette devant l'établissement comme à son habitude. Elle entreprit alors le chemin vers l'extérieur. Elle descendit au rez-de-chaussée, traversa quelques couloirs puis arriva dans le bureau de réception. A peine eût-elle franchi la porte qu'elle aperçut celui qu'elle cherchait. Il était en face d'une machine à café et semblait attendre sa boisson. Chris est un jeune homme de 25 ans aux cheveux court brun. Ancien membre de l'armée de l'air, il fut recruté chez les S.T.A.R.S grâce à Barry. Grand et musclé, il ne laisse pas Jill indifférente. S'approchant de lui, elle s'écria avec un ton taquin:
Jill: Tu m'en offre un ?
Chris: Oh Jill, salut ! Tu vas bien ?
Jill: J'ai un petit coup de barre mais ça va plutôt bien, et toi ?
Chris: Oui bien. Alors l'équipe BRAVO est partie ça y est ?
Jill: Oui, il n'y a pas longtemps. A peine cinq minutes.
Chris: J'espère qu'ils vont trouver quelque chose parce que ça a assez duré toutes ces conneries.
Jill: Tu as vu les photos des victimes qui ont étés retrouvées ?
Chris: J'ai consulté le dossier ouais. Je suis resté bouche bée.
Jill: Plus j'y pense, plus ça me fous les jetons cette histoire.
Chris: Tu verras, on va dénicher le ou les coupables. Si ce sont des animaux alors on prendra les mesures qu'il faut.
Jill: On verra bien ce que l'équipe va nous ramener.
Chris: Oui. Bon sinon, tu faisais quoi de beau ?
Jill: Je te cherchais figure toi.
Chris: Pourquoi, tu as quelque chose à me dire ?
Jill: Non pas spécialement, c'était comme ça je te cherchais c'est tout.
Chris: Il fait pas super beau dehors aujourd'hui, il va faire nuit tôt je pense.
Jill: Ouais on dirait bien.
Chris: Attends je prends mon café. Doucement bien sûr, c'est toujours brûlant avec ces trucs là...
Chris prit son gobelet par le rebord à l'aide de son pouce et de son index en expirant. Jill se mit à rire.
Jill: C'est fait pour limiter la consommation des dépendants au café comme toi !
Chris: Je vais finir par le croire ! C'est impressionnant comment tu peux te brûler les pattes là-dessus !
Jill: Laisse moi deviner, je parie que c'est un café court ultra-sucré ?
Chris: Tu me connais si bien ! Tu m'espionnes c'est ça ?
Jill: Ça dépend si tu considères qu'avoir fait mille et une pause café avec toi relève de l'espionnage.
Chris: Ah non je vois plutôt ça comme un rituel. Avant que tu arrives je m'apprêtais à rejoindre Barry dans la salle du S.T.A.R.S, tu viens ?
Jill: J'ai rien à faire donc ouais. Mais faut pas que ça te dérange quoi.
Chris: Nan bah nan, autrement je te proposerais pas. Mais bon je devais le rejoindre donc voilà.
Jill: Ouais bah dans ce cas ouais. On y va.
Tout en continuant leur discussion, les deux agents se rendirent à la salle qui leur était réservée, le bureau de l'unité. Chris continuait de boire son café en parcourant les couloirs et autres allées du bâtiment. De temps à autres, lui et Jill disaient bonjour à des officiers avec qui ils entretenaient de bon rapport ou se contentaient de faire un signe de la main. Ils arrivaient enfin devant la salle du S.T.A.R.S, une double porte bleue avec une inscription sur le côté droit où l'on pouvait lire "Salle du S.T.A.R.S. L'accès est réservé aux membres." Cette salle contenait le bureau de chacun des membres avec leurs affaires personnelles. Les documents et dossiers relatifs au S.T.A.R.S étaient rangés dans des bibliothèques. Plusieurs étagères mettaient en évidence les divers trophées remportés, comme la coupe du meilleur tireur d'élite qui était décernée à Chris. Un grand comptoir muni d'un moniteur radio complexe et visiblement dernier cri était situé à l'extrême droite de la pièce. Une armoire metallique renfermait l'équipement, les armes et les munitions. Ils rentrèrent dans la salle et virent un homme d'une quarantaine d'années, barbe grisâtre et cheveux coiffés vers l'arrière. Il s'agissait de Barry.
Né en 1960, Barry a travaillé pour le SWAT avant d'être promu chez les S.T.A.R.S en septembre 1996. Il est marié et père de deux filles nommées Moira et Polly. Lui et Chris se sont liés d'amitié lors d'une démonstration de vol de l'armée, et n'ont fait que se rapprocher au fil du temps. Quand il apprit que Chris fût renvoyé pour mauvaise conduite, il décida de le prendre sous son aile et lui offrit une seconde chance, en lui faisant rejoindre l'unité en fin d'année 1996. Touché par son geste, Chris considère désormais Barry comme son mentor, et se remit par la même occasion dans le droit chemin. Barry a toujours fait preuve d'une grande maturité, et cela en fait un membre très apprécié par les autres.
Il était en contact avec l'équipe BRAVO. Un bip retenti puis une voix se fit entendre: "Nous poursuivons les recherches dans la zone, rien à signaler. Terminé". Un second bip conclut le dialogue. Barry soupira, se leva du fauteuil sur lequel il s'était assis puis se dirigea vers Jill et Chris. Il les regardait d'un air inquiet.
Barry: Ils ont étés victimes d'un problème de moteur et se sont posés d'urgence. Enrico m'a fait un rapport, personne n'est blessé mais l'hélicoptère a besoin de réparations. Kevin se charge de faire les principales pendant que le reste de l'équipe fouille la zone.
Chris: Oh merde ! De quand date la dernière révision ?
Barry: Alors là bonne question, mais pas d'hier apparemment.
Jill: L'important est qu'ils aillent bien non ?
Chris: Oui bien sûr, mais tu vois la sécurité...
Barry: Tu parles d'une fiabilité.
Chris: Bah d'un côté, si personne n'a demandé au service technique de faire une vérification faut pas s'étonner s'il y a une mauvaise surprise.
Barry: Je pensais que ce genre de chose se faisait systematiquement à telle ou telle période mais a priori non.
Jill: C'est sur demande, mais c'est vrai qu'une procédure devrait être mise en place de façon a ce que effectivement, ce soit fait régulièrement.
Chris: Je pensais que le RPD prenait plus de précaution.
Barry: Je vous laisse, j'ai un coup de fil à passer.
Chris: Bon bah dans ce cas, moi j'en profite pour fumer ma petite clope.
Jill: A plus tard alors. Je vais dans la salle des archives pour reconsulter le dossier du médecin légiste concernant l'autopsie de la première femme retrouvée. Vous savez où me trouver si vous avez besoin.
Après avoir arpentée les couloirs du commissariat, Jill arriva dans la salle des archives afin de consulter une nouvelle fois le fameux dossier de la victime. Elle fût surnommée "l'inconnue de l'Arklay", car personne n'était venu se présenter comme étant un membre de la famille ou bien un proche. Il était donc impossible de mettre un nom sur son visage. Les officiers qui s'étaient occupés de l'affaire avait conclut qu'elle devait sûrement être une touriste. Jill parcourait les pages du document, et restait stupéfaite malgrés une précédente lecture. Elle arriva à une page qui semblait être un compte rendu, inexistant lors de sa première consultation :
"Après avoir examiné de manière minutieuse la victime, j'en conclus qu'il s'agit d'un animal. A moins que des criminels n'aient eût recours à un instrument imitant des morsures, afin de ne pas être démasqués, ma supposition est fondée. Le ou les specimen(s) ayant attaqué a(ont) fait preuve d'une férocité sans pareil. La chair de la jambe droite a été sectionnée par des crocs à plusieurs reprises, avant d'être arrachée d'une seule fois au mollet. Sa poitrine fût lacérée par ce qui semble être des griffes. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est l'acharnement qu'il y a eu au niveau de sa carotide. La peau a complètement disparue, et les tissus restant sont complètement déchiquetés. Je pense qu'elle a été mordue et que la bête a secoué sa machoire avec une extrême violence. Il est clair que c'est la raison du décès, et qu'elle était morte depuis déjà plusieurs jours avant d'être retrouvée dans la rivière. La pauvre s'est débattue, c'est une évidence. Cependant, ses efforts pour survivre n'ont pas étés suffisant. Quoi qu'il en soit, il faut tout faire pour arrêter ça."
Une enveloppe en papier marron était glissée entre les deux pages suivantes. Elle contenait les photographies de l'autopsie. Jill décida de les regarder à nouveau. Les yeux rivés sur les clichés, elle fit une triste moue. Elle se demandait ce que pouvait bien penser la famille de la pauvre femme, qui ne connaissait sûrement pas son sort. Elle s'imaginait la réaction d'une mère apprenant la mort de sa fille. Une fille qui avait simplement voulu profiter du paysage avant de certainement repartir de Raccoon City. Se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment a coûté la vie à cette jeune femme qui pouvait encore tout faire. Jill remettait maintenant toutes les photos à leur place en gardant sa triste mine. Chris était assis sur un muret en face du bâtiment, devant la porte d'entrée. Il finissait de fumer tout en repensant lui aussi à cette affaire. Les suppositions se multipliaient dans sa tête. Lorsque sa cigarette fût complètement consumée, il jeta un oeil vers le ciel en jetant son mégot au loin. La nuit commencait déjà à tomber. Après s'être relevé, il s'avança de quelques pas vers la grille qui délimitait l'enceinte du commissariat. Il entenda un claquement de porte. Lorsqu'il se retourna, Jill se tenait devant lui.
Chris: T'en fais une tête.
Jill: Hum... J'ai regardé encore une fois les photos. Ça me fait de la peine en réalité. Sa famille doit se demander pourquoi elle ne leur réponds plus au téléphone, pourquoi elle ne donne aucune nouvelles, tellement de choses...
Chris: Mouais. Si seulement on savait son nom, ils sauraient.
Jill: Il va faire nuit, j'espère que BRAVO ne va plus trop tarder à rentrer.
Chris: Ouais. D'ailleurs en parlant de plus trop tarder, t'as presque fini ton service toi aujourd'hui nan ?
Jill regarda sa montre et fut suprise de voir qu'il était presque 20h, son temps de travail se terminant à la même heure.
Jill: Ah oui ! Bon bah, dans ce cas je remonte dans la salle du S.T.A.R.S pour prendre mes clés de voiture dans mon casier alors.
Chris: Bon d'accord je t'accompagne.
Les deux partenaires rentrèrent dans le hall principal, la première pièce après avoir franchi les portes d'entrée. Elle était vaste car le bâtiment était un musée avant d'être réhabilité en commissariat. Au centre se trouvait une magnifique statue de pierre représentant une femme portant une vasque. Deux allées situées de chaque côtés de l'oeuvre d'art conduisaient au fond de la salle, où se trouvait un grand comptoir disposé en carré. Le plafond était vitré et donnait donc sur l'obscurité de la nuit tombante. Une première porte sur le flanc gauche avant de franchir la statue, permettait d'accéder au bureau de réception. C'est là que Jill et Chris se dirigaient, car ce même bureau conduit à l'étage où se situe la salle du S.T.A.R.S.
Au moment où Chris prit en main la poignée de porte, une voix l'appella. C'était Marvin Branagh, un officier du RPD en bon terme avec lui. C'était un homme de couleur, trentenaire. Sa tenue lui allait à ravir avec ses cheveux presque rasés et sa barbe de plusieurs jours. Il était assis devant son ordinateur sur le comptoir, et invitait Chris à le rejoindre en faisant des signes de la main. Il ouvrit tout de même gentiment la porte à Jill et hocha la tête comme pour lui dire qu'ils ne se reverront que demain. Jill lui sourit puis poursuivait sa route. Après avoir rejoint Marvin, Chris s'exclama:
Chris: Alors, que puis-je faire pour toi ?
Marvin: J'ai un problème avec l'ordi, j'ai bloqué ça là.
Chris: Fait voir. Alors attends...
Marvin: Je sais pas ce que j'ai foutu.
Chris: Nan mais t'inquiètes pas c'est rien. J'ai juste ça à faire et... voilà c'est bon.
Marvin: Merci heureusement que t'es là. Tu peux en profiter pour me faire un autre truc ?
Chris: Oui.
Marvin: On a reçu une nouvelle imprimante mais j'arrive pas à l'installer, quand je mets le disque apparemment ça...
Marvin n'eut pas le temps de finir sa phrase que la radio de Chris se mit en marche, et le fit sursauter par la même occasion.
"Ici Wesker, réunion dans la salle du S.T.A.R.S immédiatement, terminé."
Marvin: Le devoir t'appelle on dirait.
Chris: Ouais je dois me grouiller je verrais ça demain. Ou alors demande à Amy. Salut Marvin.
Il devait faire vite. Son chef, Albert Wesker, était très autoritaire. Pour lui, le temps était en quelque sorte compté. Comme si l'attente de son supérieur était une bombe à retardement qui allait exploser si il ne se dépêchait pas. Il se précipita et franchissait les salles les unes après les autres en marchant très vite. Il grimpait les escaliers en hâte puis arriva dans le dernier couloir. La porte de la salle était visible. Une fois dedans, Jill et Barry étaient présents. Assit à leur bureau, ils fixaient Chris. Wesker était debout devant le sien. Chris comprit le message et fit comme ses compères. Wesker soupira et s'écria:
Wesker: Il y a eu un incident.
